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 The Bitch is Back • Apollon & Lexia

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Tristan W Delacour

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MessageSujet: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Jeu 25 Mar - 16:29



La journée serait longue, mais tant pis. J’allais troquer le ciel gris cendre de Paris pour le ciel gris cendre de Dublin. La pluie, je m’y habituerai, je n’ai rien contre la flotte, j’y goûte souvent, je me rappelais par ailleurs assez bien la tragique fois ou mon cousin Basil avait tenté de me noyer dans la piscine de la voisine, ça ne serait jamais pire, grand dieux ! Grand bien me fasse. Depuis, j’ai un problème avec le chlore, vous me comprendrez. Malgré le temps passé dans la salle de bain entre épilation douloureuse à l’aloé vera et gel coiffant j’ai presque réussi à arriver à l’heure à l’aéroport si on enlève à cela que l’avion a bien faillit partir sans moi. Cela aurait été dommage, tellement dommage.

Mais non, assis près du hublo, j’ai pu (et je dis merci à la vie) m’imprégner de ces charmantes étendues verdoyantes, avant d’atterrir dans une ville aussi polluée que pouvait l’être Paris, mais tout de même charmante. Evidemment mon portable est déchargé, shit, ou avais-je la tête ? Je ne peux prévenir Apollon, et il n’y a personne pour venir me chercher à l’aéroport, c’est presque triste, mais soit je m’y fais, je lui ferais la surprise ! Apollon, c’est le mec qui m’a largué, par pure jalousie. Autant dire que c’était totalement injustifié, je n’avais rien fait ! D’un doigt accusateur il avait dénoncé quelques regards hasardés sur d’autre mecs ! L’affront, ce n’a jamais été mon genre, j’ai toujours été sage comme une image, une vraie bonne sœur, si on ne parle pas de ma carrière cinématographique dans l’industrie du X. Et puis parlons-en d’ailleurs ! Ce n’est qu’un job, un moyen de gagner ma vie honnêtement, je ne me prostitue pas à ce que je sache !

Ayant un sens de l’orientation des plus développé quand il s’agit de trouver l’objet de mes désir, je me lance et part à la conquête de Dublin avec mon accent français marqué. Bien sur des tas de filles se pressent pour m’indiquer le chemin, et en moins de quarante cinq petites minutes, je me trouve devant l’une de ces grande baraques victoriennes. Le nom sur la boite au lettre m’indique que je suis bien au bon endroit. Content de me voir ou pas, ça reste à prouver. Je traîne ma valise avec difficulté jusqu’à la porte d’entrée et sonne, un tantinet anxieux, imaginant quelques poêle brandies en l’air dans le but de m’assommer et me faire payer mon audace de revenir après ce que j’ai « soit disant » fait. Il peut aussi très bien m’accueillir et se dire qu’en fait je lui ai tellement manqué que perdre mon adresse et mon numéro en même temps avait été l’événement le plus dur de sa vie, mais il en avait connu d’autre, et j’étais bien placé pour le savoir.

J’attendais devant la porte comme un de ces chiens errants qui semble crier, adoptez moi, en attendant qu’il daigne répondre, mais à 11heures du matin je l’imaginais déjà sous sa douche, cheveux ruisselants et corps frais enroulé d’une serviette pour venir ouvrir à son viel ex petit ami gay dont il a toute la filmo à coup sur. Je rêve, sûrement, mais je ne suis pas là pour aller faire du shopping, mais bien pour le voir lui et qui sait peut être la rapatrier sur Paris avec moi, je m’ennuie tellement dans ce grand appart tout vide…
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Lexia M. Henley
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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Jeu 25 Mar - 18:20


Lexia Tristan. Tristan Lexia.
Ma futur. Mon passé.

    Une journée de plus, et on n’était même pas samedi. Farniente absolue jusqu’au soir, donc. Que la vie pouvait être agréable, lorsque l’on n’avait pas besoin de travailler huit heures par jour. Surtout lorsque, dans le cas de Lexia, on travaillait moins pour gagner bien plus que la moyenne. Cela avait quelque chose d’injuste, bien entendu. Mais elle ne s’en serait jamais plainte pour autant, bien entendu. Après tout, lorsque l’on pouvait faire la grasse matinée contre son fiancé chaque matin, on pouvait tout à fait dire que la vie était belle.
    C’est ainsi que, comme souvent, elle se réveilla alors qu’il jouait avec les mèches de ses cheveux, encore à moitié endormi. Grognant légèrement – elle n’aurait pas dit non à quelques heures de sommeil en plus, après tout –, elle se retourna pour s’installer sur son torse, luttant pour se rendormir. Sans succès, bien évidement, ce qui lui attira un nouveau grognement de frustration. Oui, Lexia n’était pas du matin, ce n’était pas nouveau.
    Au bout d’un certain temps, cependant, le chien sembla décider qu’il était plus que l’heure de se lever. Sautant sur le matelas pour aller joyeusement lécher la joue de sa maitresse, bien entendu, qui soupira cette fois, en tentant de le repousser, sans succès. Pourquoi diable fallait-il que l’un d’eux oublier toujours de fermer convenablement la porte en allant se coucher ? Devant les bisous canins qui redoublaient d’ardeur, elle finit par se relever, jalouse d’Apollon, toujours endormi. Un train aurait pu foncer dans la maison qu’il n’aurait sans doute pas bougé d’une oreille, d’ailleurs. Chanceux.

    Prenant son chien sous le bras, Lexia sortit donc du lit, puis de la chambre, pour descendre doucement les escaliers jusqu’à la cuisine, bien décidée à se préparer une tasse de café brûlante. La journée de la veille avait été des plus difficiles. Enfin, la nuit l’avait été, du moins. Quelle idée, aussi, d’aller inaugurer comme il se devait la nouvelle boite de nuit du quartier, qui avait ouvert ses portes le soir même. Certes, cela signifiait avoir la carré VIP pour eux dès le premier soir. Mais cela signifiait aussi se coucher tard. Très tard.
    Elle préférait d’ailleurs ne pas croiser de miroir pour l’instant. Elle imaginait déjà assez bien comme cela les larges cernes violettes qui devaient décorer ses yeux, nul besoin de les admirer encore en plus. Simple question de principes. S’installant à la petite table de la cuisine, elle se contenta donc d’avaler son café du bout des lèvres, luttant contre le mal de tête. A chaque fois, elle se disait la même chose, que c’était la dernière fois, qu’elle ne boirait plus après cela. Et, à chaque nouvelle soirée, elle finissait ivre avec une magnifique gueule de bois le lendemain matin. Classique.

    La journée passa donc avec lenteur, sans aucune activité particulière, si ce n’était de s’allonger devant la télévision après avoir lancer un film de Hugh Grant. Bol de pop corn cuit au micro-onde et bouteille de coca en option obligatoire, bien entendu. De toute façon, une virée shopping avec Joylee était prévu le lendemain, elle aurait tout le temps de perdre les calories qu’elle allait avaler ce jour là. Elle pouvait donc se permettre quelques excès sans aucun remord pour sa silhouette de mannequin.
    A l’étage, elle entendait le son des cordes de guitare, alors qu’Apollon s’entrainait ou écrivait une quelconque nouvelle chanson. Parfois, la musique s’arrêtait, elle pouvait alors presque l’entendre râler parce qu’il ne trouvait pas le bon accord, la bonne note, ce qui la faisait sourire avant de se concentrer à nouveau sur son film. Une journée habituelle pour eux, en quelques sortes.
    Rapide repas composé de pizzas – pour continuer dans la diététique – avant de reprendre leurs activités, Lexia troquant sa télévision pour son ordinateur. Officiellement, pour continuer l’écriture d’un roman qu’elle avait commencé depuis quelques semaines. Officieusement, pour aller sur divers blogs et lire les dernières annonces croustillantes sur les stars américaines. Tiens, Jude Law tournait une pub pour Dior. Cela devait d’ailleurs être la seule chose intéressante sur le site ce jour-là. Elle allait d’ailleurs le fermer, pour vérifier ses mails, lorsque l’on frappa à la porte. Surprise, elle hésita quelques instants, avant d’élever la voix.

    - T’attends quelqu’un ?

    Réponse négative de la part de son cher et tendre. Léger soupir alors qu’elle se levait pour se diriger jusqu’à la porte d’entrée. S’ils n’attendaient aucune visite ce jour-là, cela ne devait être qu’un vendeur à domicile prêt à tout pour lui vendre un aspirateur ou des quelconques produits de beauté. Non, mieux encore, deux crétins de témoins de Jéhovah, costume noir de rigueur, prêts à tout pour les joindre à leur cause. Bref, dans tous les cas, Lexia saurait les accueillir comme il se devait.
    Ainsi, lorsqu’elle ouvrit la porte, elle ne s’attendit pas du tout à… Cela. S’efforçant de ne pas ouvrir la bouche de stupéfaction, elle cligna trois fois des yeux, surprise. Depuis quand un mec taillé comme un mannequin s’invitait chez eux, comme ça, pour le plaisir ? Pourquoi pas, après tout. Elle le détailla de bas en haut, alors que lui-même semblait surpris, comme s’il s’attendait à voir quelqu’un d’autre, main posée sur la poignée.

    - Hum… Oui ?

    Au moins, elle était certaine qu’il n’allait rien lui vendre. Et pas uniquement parce qu’il portait un costume hors de prix. Sans doute du Chanel. Parce qu’un vendeur lui aurait sorti son blabla commercial, à peine la porte entrouverte. Là, rien, juste deux personnes l’une en face de l’autre, se demandant qui pouvait bien être l’autre, justement. Dans un soupir, Lexia s’adossa à l’embrassure de la porte, bras croisés.

    - Bon, j’ai au moins le droit de savoir qui vous êtes et ce que vous me voulez ?

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Dim 28 Mar - 4:07

J’avais toujours été heureux d’une chose. J’avais pu faire ce que je voulais de ma vie. Le statut de ma mère m’offrait une liberté sans pareille. J’avais pu quitter la faculté sans aucun souci et ne pas trouver de travail sérieux pour autant. Je pouvais donc faire de la musique, sans vraiment me prendre la tête pour enchaîner les concerts, les dates… Ce n’était pas pour autant que je n’avais aucun projet. Je voulais sérieusement que In Search Of The Lost Time enregistre un album. Se passerait ce qui se passerait ensuite mais un an plus tard je voulais ouvrir un studio d’enregistrement pour permettre à des groupes comme les nôtres d’enregistrer. Depuis la nouvelle de la grossesse de Louanne, tout avait changé. En effet, nous répétions de moins en moins et de toute façon ça se passait mal la plupart du temps. Alors depuis quelques jours, je cherchais des investisseurs, un local, un endroit pour construire ce studio d’enregistrement qui me tenait à cœur. Je n’en avais parlé à personne si ce n’est à ma mère, mon éternelle confidente.
Cette situation me permettait également de pouvoir faire ce que je désirais. Je pouvais donc sortir si je le voulais et pourquoi pas faire l’ouverture de la nouvelle boite de nuit du quartier. Le seul challenge était de convaincre Lexia. Comme toujours, elle n’avait pas tellement été partante pour sortir avec moi. Elle disait à chaque fois qu’on rentrait que ce serait la dernière fois. Mais hier soir encore, j’étais parvenu à la convaincre en lui disant qu’elle passerait la soirée seule sinon. Elle référait encore passer la soirée en boîte que de devoir m’attendre toute la soirée. Nous étions rentré tard hier encore et la seule chose que nous avions été capable de faire fut de monter jusqu’à ma chambre pour nous écrouler. Il ne me fallut pas plus d’une minute pour m’endormir après avoir embrasser Lexia pour la dernière fois. Depuis ma plus tendre enfance, j’avais sue le sommeil lourd. En grandissant, les verres d’alcool n’avaient rien changé. Souvent lorsque je dormais, je bougeais beaucoup, mais quand j’étais en compagnie de quelqu’un j’avais tendance à le toucher sur les épaules, dans le dos et mes doigts se glissaient souvent dans les cheveux de mon compagnon. Henley ne faisait pas exception. J’ouvris les yeux alors qu’il faisait déjà grand jour. Lexia n’était déjà plus là. Spooky avait dû la tirer du lit comme souvent ces derniers temps. Ce petit toutou allait me rendre fou à force de nous tourner autour tout le temps. Enfin bref. Je filais sous la douche entendant en passant par le couloir des bruits venant de la cuisine. Une fois sorti, je rejoins la demoiselle pour prendre une aspirine à cause de mon mal de crâne et déposais un baiser sur ses tempes. Je remontais aussi vite que j’étais descendu et enfilais rapidement quelques trucs. Je n’avais pas tellement envie de monter au grenier, alors je descendis ma guitare et allumais mon pc dans le salon du bas dans l’espoir de composer quelque chose.

S’en suivit donc une succession d’accord, de soupire, d’écrit. Il était à peu près midi lorsqu’elle m’appela après que le livreur soit passé. Après avoir manger, nous passâmes quelques moments ensemble avant de repartir chacun à nos activités. Ce fut peu de temps plus tard, qu’on entendit frapper à la porte. Ma douce me demanda si j’attendais quelqu’un, ce qui n’était pas le cas. Elle eut donc le droit à une réponse négative. Je me levais doucement, et descendis les marches, histoire de voir qui venait frapper chez moi. Lexia avait déjà ouvert la porte et ce tenait les bras croisés contre le cadran de la porte. J’avançais vers elle, passais une main dans son dos sourire aux lèvres avant de poser le regard sur notre visiteur. Et ce fut à ce moment là que tout bascula.

Je connaissais cette personne, il s’agissait de Tristan Delacour et j’eus du mal à déglutir lorsque je plongeais mon regard perdu dans le sien. Le jeune français avait été le premier que j’avais aimé… Que venait-il faire ici ? Pourquoi au moment où je ne pensais plus à lui il fallait qu’il pointe son nez devant chez moi, avec ses valises ? Il pensait vraiment que j’allais l’accueillir les bras ouverts ? Notre rupture avait été assez violente et remontait à l’époque où je vivais à Londres. Je l’avais quitté, pensant qu’il était un eu trop proche des autres hommes. Il m’en avait voulu et m’avait alors fait tout un as de reproches non fondés. Je n’avais rien trouvé d’autre à lui dire que j’étais en faite hétéro, pour pouvoir le blesser, pour lui dire que je ne l’avais en fait jamais aimé et que je m’étais simplement servi de lui, qu’il n’était rien d’autre qu’un objet. Depuis ce jour là, ce fut un long silence radio. Pas un message, pas un mail, rien. Je ne voulais plus entendre parler de lui, et inversement apparemment. Pourtant, le voir ici à ce moment là me faisais autant de mal que de bien. Je fermais les yeux l’espace d’un instant avant de prendre une grande inspiration. Ce fut sur un ton froid, sans émotion que mes mots se libérèrent.

« Tristan, tu peux m'expliquer ce que tu fais ici ? »

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Tristan W Delacour

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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Lun 29 Mar - 21:58

Ahem. Une fille, évidemment. Mon humeur effectua un allez retour vers l’extrême et la pseudo joie que j’avais éprouvée à l’idée de retrouver Apollon s’envola presque instantanément. Je fronçai les sourcils un brin surpris, avant de me dire que finalement, il n’avait peut être pas menti, qu’il était bien un de ces foutus hétéros donjuanesques et odieux. Hey bien tant pis, revoir son ex ne pourrait que lui faire un bien fou. Je dévisageai la fille essayant de cacher mon mépris derrière un de ses sourires franchement hypocrites dont j’avais le secret. Elle n’y étais pour rien et pourtant, elle allait payer ma frustration. Je m’en foutais pas qu’il couche avec cette fille, mais je ne l’épargnerais pas. Soucieux je jetai un regard à mes valises sur le côté avant de concentrer de nouveau mon regard sur la jeune fille qui me faisait face. J’enlevai mes lunettes d’un geste impérieux presque naturel avant d’afficher un sourire de convenance.

Je m’avançai sûr de moi et maniéré pour lui faire une bise, comme si nous avions toujours été de très bon amis. Avec un fort accent français je brassai l’air d’un « Hello » qui se voulait enthousiaste, mais qui cachait bien la haine injustifiée que je pouvais porter à cette fille qui couchait probablement avec l’homme pour qui j’avais troqué ma tour Eiffel et mon champagne hors de prix.

« Tristan ! Tristan. Vous devez être la nouvelle conquête d’Apollon ! Enchanté, je suis son ex ou la pornstar, je ne sais comment il se plait à m’appeler quand je suis à des milliers de kilomètres ! Il est là ? »

J’étais conscient de bousiller tout les rêves de cette fille, ou tout au moins de bousiller sa vision un tantinet onirique du type chez qui elle vivait, mais ça m’apaisait, amoindrissait ma nervosité, et égoïste comme je pouvais l’être c’était tout ce qui pouvait compter pour ma petite gueule d’ange. J’avais toute les chances d’être foutu dehors mais l’objet de mes désirs se pointa et cela eu l’effet d’un électrochoc, ni plus ni une je courrai vers lui dans un excès d’impulsivité pour me jeter dans ses bras. Toute ma haine retomba et un sourire sincère éclaira mon visage, et fit briller mes yeux d’un nouvel éclat. Malheur, j’étais heureux et incapable de me vouer a une rancune insatiable. Mon cœur qui tambourinait contre ma poitrine, m’empêchait sûrement de faire preuve de lucidité, ou tout au moins d’intelligence. A l’inverse, la froideur mêlée à la surprise avec lesquelles il s’était adressé à moi annihila ma candeur un bref instant. Je toussotai un instant avant de sourire de nouveau et de reprendre mon délicieux accent français pour lui répondre.

« T’annoncer mon mariage ! Mais non, je voulais te voir voyons, je suis désolé de ne pas avoir pu te prévenir, mon portââble est complètement déchargé, alors j’me suis dis que rien ne valait l’effet de surprise ! Content de me voir j’espère ! Si tu l’es pas tant pis, mais j’ten veux plus pour le « Je suis hétéro » alors je ne suis pas contre aller boire un Irish Coffee avec toi et ta…charmante invitée. Je paye, on ne vas pas abuser de l’argent de poche de Maman MacNeil. Comment va t’elle d’ailleurs, ses cartes postales me manquent…elle ne m’en envoie plus beaucoup…»

J’administrai un sourire éblouissant à sa « petite amie » qui avait certainement eut sa dose de rebondissements pour l’après midi. Au final je n’avais rien contre elle, pour peu qu’il la vire de cette villa incessamment sous peu, mais pour ça, il fallait qu’il arrête de me jauger comme un alien débarqué fraîchement de Mars.
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Lexia M. Henley
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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Lun 29 Mar - 23:42

    Les visites surprises, ce n’était pas trop son truc. Les surprises en général, plutôt, ce n’était pas le truc de Lexia. Parce que les bonnes surprises étaient rares et que, au contraire, elle finissait toujours soit par hurler, soit par pleurer. Rien de bien glorieux, en quelques sortes. Ainsi, elle comprit directement que ce mannequin dans son costume de bourgeois faisait parti des mauvaises surprise. Et, quand on savait que son fiancé avait eu sa période gay, on pouvait alors s’attendre à une très très mauvaise surprise. Comme si elle avait besoin de cela !
    Il avait beau le physique digne d’un défilé de Jean-Paul Gautier, cela ne dupait pas Lexia pour autant. Elle sentait venir les emmerdes à trois kilomètres à la ronde. Et c’était quoi, le délire, avec les valises à ses pieds ? Elle préférait ne même pas imaginer le pire, histoire de ne pas déclencher de crise d’hystérie. Pour l’instant, du moins. Car il semblait doué pour ce qui était d’irriter la jeune irlandaise. Que ce soit le mouvement pour enlever ses lunettes de son nez ou la façon qu’il avait de vouloir lui coller de bruyantes bises sur les joues, tout en lui donnait des frissons d’horreur et de colère à Lexia. Le snobisme à son apogée. Et, comme si cela ne suffisait pas, un fort accent français dans la bouche. Génial, un bouffeur de grenouilles, en plus !

    Il se présenta comme étant Tristan. Okay, prénom naze, allant de paire avec l’accent. Mais elle passa outre, à l’entente de la phrase suivante, ouvrant les yeux de surprise. La… Conquête ? Non, pas du tout. Pas un simple nom sur un tableau de chasse, il ne fallait pas rêver. Tableau de chasse dont il faisait apparemment partie. Chouette, après Louanne, on avait droit à l’ex bourges et français. Et… Il avait vraiment dis pornstar ? Yeux encore plus écarquillés si cela était possible, elle était sur le point d’hurler après Apollon pour quelques explications bien méritées. Ce fut à ce moment qu’il décida de pointer son nez, bien entendu. Et là, ce fut le drame.

    - Oh mais… Hey ! Hey ! HEY !

    En moins d’une seconde, elle vit rouge, alors qu’il se précipiter dans les bras d’Apollon pour le serrer contre lui. Envisager de prendre le parapluie posé dans l’entrée pour le frapper effleura aussitôt l’esprit de Lexia. Quoi que, l’égorger à mains nues serait sans doute bien plus jouissif. Il y en avait qui avaient du mal à saisir le premier terme de l’expression « ex petit ami », apparemment. Manque de bol, la petite amie actuelle – que disait-elle, la fiancée, même ! – n’était pas prête de partager aussi facilement.
    Sauf que la fiancée était largement ignorée, également. L’inconnu – ou presque – se mit alors à parler à Apollon, comme s’ils s’étaient quittés la veille. Lexia remarqua alors que son accent marqué l’irritait déjà plus qu’il ne le fallait. Tout comme lui en général, d’ailleurs. Il avait de la chance qu’elle soit trop sonnée par ce qui venait de se passer, sans quoi elle l’aurait foutu dehors sans ménagement. Problème, elle n’était pas encore officiellement chez elle, dans cette maison. Balot.

    - Invitée ? INVITÉE ?

    Sa voix partit dans d’étranges tremolos aigus, alors qu’elle se mettait à hurler. Au revoir, idées de parapluie. S’il ne se taisait pas, c’était à coups de poêle qu’elle allait attaquer, après s’être précipitée pour chercher son arme dans la cuisine. Mais, plus que le français, ce fut Apollon qu’elle fusilla du regard, manière de dire qu’il les avait, une fois de plus, enfoncé dans une belle galère, même involontairement.
    Dans une grande inspiration rageuse, elle parcourut l’espace qui la séparait du français pour lever la main à hauteur de son visage d’un geste rapide, lui mettant sous le nez la bague qui brillait à son doigt. S’il avait côtoyé Apollon, comme il le disait, nul doute qu’il reconnaitrait le bijou, le musicien ne s’en étant jamais séparé jusqu’à Noël, où la bague avait été passée au doigt de Lexia pour ne plus jamais en bouger.

    - L’invitée, elle est fiancée au maitre de maison, okay, le frenchie ? Alors on va être clairs, tous les deux. Toi : passé. Moi : présent et futur. Compris ? Elle se tourna alors vers Apollon. Et pourquoi tu dis rien, toi ?

    Sous-entendu : « Dis lui de dégager et vite fait ! ». Mais Lexia sentait que les choses ne seraient pas aussi simples que cela. Et que les valises n’étaient pas là par hasard, non plus.

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Jeu 1 Avr - 0:01

Le jeune homme me sauta au coup, au moment même où il m’aperçut, laissant Lexia poussait des cris de protestations. J’avais oublié cette joie de vivre, cet enthousiasme permanent chez lui. C’était Tristan, ce gars plus vieux que moi et qui pourtant avait l’énergie d’un enfant. Je pouvais carrément sentir son cœur battre super fort contre ma poitrine. Il était visiblement plus heureux que moi de nos retrouvailles. En même temps ce n’est pas bien difficile. Je me reculais de cette étreinte pour l’entendre parler. Son mariage ? J’aurais préféré ça. Au moins il n’y aurait pas cette tension qui se réveilla lorsqu’il déclara avoir fait le voyage depuis Paris jusqu’ici pour moi. Lexia une invitée ? Il venait de signer son arrêt de mort le petit là. D’ailleurs voilà que déjà ma douce se met de nouveau à lever la voix et s’approche de nous. Elle exhiba la bague de ma grand-mère, comme pour lui montrer qu’elle n’était pas qu’une simple amie de passage. Si avec ça il ne se mettait pas dans la tête que j’étais hétéro. Bien sûr qu’il connaissait cette bague. Je l’avais eu très peu de temps avant de le connaître. Il savait à quel point elle me tenait à cœur et il savait également que j’avais promis à mon ancêtre de ne l’offrir qu’à une personne qui me tiendrait à cœur. Aujourd’hui c’était fait, mais sans doute Tristan avait il espérait se voir avec cette bague sur lui.

D’un coup d’un seul, la faute se retourna sur moi. Lexia m’accusait de ne rien faire mais pouvais-je vraiment mettre Tristan à la porte ? Sûrement pas après ce qu’il avait fait pour moi. Il avait été là à l’époque où mon père me battait et où se déroulait la troisième guerre mondiale à la maison. Il m’avait souvent défendu devant mon père et avait toujours eu les mots pour me réconforter. Il m’avait transformé. Sans lui, je savais parfaitement que je ne sera pas le même aujourd’hui. Même ma mère s’était attachée à lui. Je n’allais pas le laisser à la rue. Déjà parce que je ne pouvais pas et parce qu’en suite ma mère m’en voudrait sans doute terriblement. Je pris alors une grande inspiration et lançait un regard perplexe à Lexia. Comment lui expliquer qu’il allait vivre ici à présent. Je ne voulais pas que ce soit l’affaire de plus de quelques mois… Nous allions finir par nous marier, un jour ou l’autre, et elle emménagerait définitivement avec moi.

« Tristan, prends tes valises. Lexia, chérie, tu veux bien venir avec moi dans la cuisine un instant ? »
Je n’attendais en fait même pas sa réponse, l’attrapant par la main et l’entraînant dans la cuisine. Je la regardais avec un regard désolé. Je l’embrassais rapidement, effleurant à peine ses lèvres. Je pris de quoi faire un thé et lançait la bouilloire électrique avant de reposer mon attention sur la demoiselle. Le comptoir nous séparait alors.

« écoute Lexia, avant que tu dises quoi que ce soit, je t’aime. je t’aime et ce n’est pas l’arrivée de Tristan qui va changer quelque chose, mais… je ne peux pas le laisser dehors, il est complètement perdu et il va arriver à se foutre dans la merde. Tristan, c’est un peu mon Ed à moi. ne m’en veux pas je t’en prie… je ne te demande pas de l’aimer, juste de le supporter pendant quelques temps. fais ça pour moi, je t’en prie. »
Je m’approchais de nouveau d’elle, saisissant ses hanches avec tendresse et y déposait un doux baiser. Je me détachais trop rapidement d’elle à mon goût, histoire de ne pas le laisser seul trop longtemps. Tristan était dans le salon, ses valises à ses pieds. Je déposais trois tasses sur la table basse et partit de nouveau chercher l’eau chaude et le thé. Je m’assis tout contre Henley et regardais le jeune homme.

« alors Tristan, depuis le temps... qu'est ce que tu deviens ? »

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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Jeu 1 Avr - 11:19

    Avant même qu’elle n’ait eu le temps de répondre quoi que ce soit, Apollon lui prit la main pour l’amener à la cuisine. Elle le suivit, bon gré mal gré, dans un petit cri indigné, le fusillant du regard. Un rapide baiser avant qu’il ne se mettent à faire du thé. Du thé ? Okay, cela voulait apparemment tout dire, cela. « Sois belle et tais-toi » semblait être un bon résumé de la situation, en fin de compte. Lexia se contenta d’un long soupire, en croisant les bras.

    - Le compare pas à Ed ! Arrête de tout comparer à Ed, putain !

    Si en plus il venait mettre le duc sur le tapis, c’était foutu. Comme s’il avait quelque chose à voir là-dedans, d’ailleurs. Et comme s’il se serait permis d’agir de la sorte, surtout. Lui, au moins, avait un tant soit peu de respect pour de ne pas débarquer ainsi à l’improviste, en s’imposant comme invité surprise. Lui au moins avait appris à se débrouiller tout seul comme un grand garçon. En sommes, tout l’opposé de celui qui squattait le salon. Nouveau soupire désespéré, alors qu’elle s’avançait vers le placard où étaient rangés les gâteaux. Elle en sortit une boite de cookies au chocolat et à la nougatine, qu’elle mit dans une assiette, espérant secrètement que le français soit allergique à l’arachide. Elle voulait bien faire la parfaite petite hôtesse pour faire plaisir, mais elle n’en pensait pas moins pour autant.

    - Et c’est quoi, la prochaine étape ? Tu m’as caché un frère jumeau ou je ne sais quoi ? Ça serait bien de le savoir tout de suite, quoi, ça m’évitera quelques surprises, la prochaine fois !

    Résignée, elle se laissa néanmoins embrassé, avant de le suivre docilement jusqu’au salon. Posant le plat de biscuits sur la table basse, elle se hâta de prendre son ordinateur portable – toujours ouvert sur la page avec les photos de Jude Law, d’ailleurs – pour le fermer et le mettre à l’abri. On ne savait jamais, une tasse de thé pouvait toujours être renversée « par accident », après tout…
    Elle s’installa ensuite aux côtés d’Apollon sur le canapé, adressant un léger sourire à Tristan. Ce sourire, c’était sa marque de fabrique. Celui qu’elle arborait chaque samedi, lors des enregistrements de son émission, et qui signifiaient très clairement que, malgré son visage d’ange de la belle, la personne en face d’elle allait morfler. Et le français allait souffrir comme il se devait, c’était certain. Ce n’était plus un simple jeu d’enfant gâtée aimant ridiculiser les gens. C’était la bataille d’une femme pour marquer son territoire affectif. Bataille qu’elle ne voulait pas perdre, bien entendu.
    Se rendant compte qu’Apollon connaissait assez bien son petit jeu, à force, elle tenta un sourire légèrement plus sincère, croisant les jambes et s’accoudant sur son mollet, air faussement intéressé. Il faudrait vraiment qu’elle pense à une carrière dans le cinéma, tant elle était bonne actrice pour ce genre de choses.

    - Alors, qu’est-ce qui t’amène à Dublin, très cher ?

    Bon, peut être qu’utiliser le peu de vocabulaire qui lui restait en français, cela faisait trop ironique et hypocrite. Trop tard, c’était dit. Et cela pouvait également passer pour une vaine tentative de s’intéresser vraiment à lui et à ses origines, après tout ?

    - En promo pour ton dernier film ou simple envie de tourisme ? Oh, tu verras, la ville est si belle, au printemps ! Il pleut tout le temps, c’est vraiment génial !



Lexia, grosse faux-cul... XD

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Ven 2 Avr - 2:05

La fille s’énerve, ça ne m’étonne pas, la suite de sa phrase en revanche semble avoir un effet de choc sur moi. Fiancée ? Elle exhibe sa bague et j’ai presque l’impression de sentir l’or effleurer mes lèvres. Si elle avait pu me la faire avaler je suppose qu’elle ne se serait pas gênée. Alors il est fiancé. Ma joie retombe presque instinctivement. Cette fille n’est pas une passade et la bague qu’elle porte à son doigt en est la preuve en or massif, indiscutable. Qu’esperais-je ? J’avais été idiot de croire qu’il aurait continué sagement d’être un enfoiré et de se satisfaire de quelques filles prises au hasard et de quelques mecs pas franchement triés sur le volet. Il avait de grands rêves Apollon, ouais, et j’en partageais beaucoup. J’ai eu tord de revenir, et si l’envie de m’enfuir loin tout de suite me prend aux tripes, ma ténacité m’empêche de bouger, au contraire j’affiche un sourire, qui n’a rien de foncièrement sincère mais un sourire tout de même. La furie m’agresse, puis s’en prend à Apollon, c’qu’il va s’amuser avec elle. Il l’entraîne dans la cuisine, sûrement pour lui dire de ne pas m’agresser tout de suite, qu’il préférera s’en charger lui même, un de ces quatre. Je jette un nouveau coup d’œil vers mes valise en me disant que j’aurais du les déposer à l’hôtel avant de passer ici, ou encore mieux ne pas venir du tout. J’entre, un tantinet hésitant, levant quelques fois les yeux au ciel pour jauger de la décoration de la demeure de mon musicien d’ex grand amour devenu hétéro et fiancé en même pas deux ans. Je croise les bras, me balançant de droite à gauche, incapable de tenir en place plus d’une demi seconde. Je sors une sucette de mon sac et m’installe devant la télé déjà allumée.

Ils reviennent. La demoiselle semble calmée il s’assoient ensemble devant moi sur le canapé et tout en jouant avec ma sucette, je les observe, essayant de ne pas exprimer de mine de dégoût ou tout autre chose. Elle me sourit, et j’imagine, que sa sincérité est des plus discutable, si Apollon lui a donné des détails sur notre relation. J’étais son copain, sa plus longue relation avant qu’il ne la connaisse, pornstar de surcroît, pas vraiment le genre de type qu’on aime héberger. Il me demande ce que je deviens, je retire ma sucette de ma bouche pour lui répondre.

« J’deviens pas grand chose de plus que lorsque tu m’a quitté, à part peut être que j’ai acquis une certaine célébrité depuis, y’a des types qui me reconnaissent dans la rue parfois et je gagne bien, j’vis toujours à l’appart, mais tout seul, avec quelques conquêtes bien sur mais rien d’important. »

J’affiche un sourire pseudo détendu, et me met à jouer de nouveau avec le petit baton blanc, tandis que sa fiancée elle tente une petite attaque discrète au sujet de ma profession. Manque de bol, je l’ai toujours assumé et ça ne provoque chez moi aucune gêne d’en parler, au pire ça foutra Apollon en rogne, mais il ne pourra s’en prendre qu’à sa fiancée.

« Non, tourisme, j’ai été très pris par le boulot, je m’accorde une petite pause. J’ai toujours aimé le vert, et puis je ne vous cache pas qu’Apollon me manquait vraiment, je ne voulais pas rester sur une fin comme celle là, après tout nous avions une relation tellement fusionnelle que je me suis dit qu’il n’était pas trop tard pour sauver, au moins une amitié comme la notre. »

Je me tourne vers Apollon et lui adresse un sourire, terminant ma sucette sagement, jetant de temps à autres des regards à la télévision qui affichait un téléfilm assez naze.
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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Ven 2 Avr - 17:31

Lexia n'avait pas tort sur un point. Je comparais toujours tout à Edward. Pourquoi ? Simplement parce que j'étais sans doute jaloux de lui. Je ne sais pas vraiment ce qui me rendais jaloux de lui, j'avais une fiancée ravissante, une maison splendide et avait tout pour être heureux. Le problème ? Peut-être le fait qu'il était le premier à avoir serrer la jeune femme dans ses bras. J'avais parfois même du mal à accepter le fait qu'ils soient encore si proches. Sans doute parce que moi je n'avais pas été capable de garder le contact avec mon premier petit ami, Tristan. Et le voilà aujourd'hui en train de frapper à ma porte. Que se passait il... Et pourquoi Lexia réagissait elle de cette façon ? Je pouvais comprendre qu'elle soit vexée par ses paroles, mais c'était Tristan, et sa réaction était sans doute un peu trop exagérée non ? La confiance qu'elle m'accordait été donc aussi insignifiante que ça ? Qu'avait elle à craindre de Tristan ? Il faisait partie de mon passé à présent et elle représenter mon futur. Lexia était en colère et je le comprenais parfaitement. Si Edward était entré et lui avait sauté dessus comme ça, j'aurais été aussi énervé qu'elle. Bon, faut vraiment que j'arrête de tout comparé à Edward. La présentatrice ouvrit un placard pour y prendre quelques biscuits, dont ceux auxquels j'étais allergiques. Il ne fallait pas que je me trompe, si on finissait tous à l'hôpital, ce serait le pompom ! J'eus ensuite le droit à un reproche de Lexia sur mon mode de vie plutôt riche en rebondissements. C'était toujours ainsi avec moi, il fallait s'attendre à tout et n'importe quoi en partageant ma vie. Toujours est il qu'elle me suivit dans le salon où se trouvait Tristan avec sa sucette. Alors celui-là avec ses sucettes, il allait me rendre dingue. N'avait il pas compris que toutes ses manies pour chauffer les autres me donnaient envie de vomir.

Une fois que Lexia fut assise près de nous, elle adressa un sourire faux à Tristan. Je le connaissais par coeur ce sourire. J'y avais eu le droit le jour où j'avais participé à son émission. Il était complètement faux, hypocrite et irréel. Elle tenta un sourire plus honnête mais qui ne me convainc pas plus que ça, sans doute encore moins que son très cher. Sa deuxième pris de parole me fit lever les yeux au ciel et soupirer légèrement. Je savais déjà qu'il était acteur porno, d'ailleurs, lorsque nous étions ensemble il avait déjà tourné quelques films. La demoiselle ne sait pas grand chose de notre relation, je ne lui en ai jamais parlé. D'ailleurs, peu de gens à Dublin sont au courant. Non pas que j'ai honte de cette histoire mais sortir avec un porn star ne ferait qu'abaisser le peu d'estime que certaines personne ont pour moi, le père de ma fiancée par exemple. En fait, je me retrouvais un peu dans la même situation que Lexia à Noël, pris entre les deux, je n'avais qu'à entre et essayer de calmer les deux pour que tout ne dégénère pas. Je ne tenais pas vraiment à ce que l'un se jette sur l'autre. Civilisés ? Tu parles... Il me dit avoir gagner une certaine célébrité depuis le temps, normal, avec tous les pervers qui traine en ville. Ce gars finirait par se faire violer dans une ruelle si vous voulez mon avis, surtout si il s'amuse à chauffer les gars comme il le faisait à l'époque où nous étions ensemble. Bien entendu, il ne se gêne pas pour parler de son boulot. D'ailleurs la seule personne à qui il n'en a pas parlé c'est ma mère. Si elle le savait, elle ferais sûrement une crise cardiaque. « je ne vous cache pas qu’Apollon me manquait vraiment » Ça c'était pas le truc à dire Tristan. C'est pas comme ça qu'il va se faire aimer par Lexia. « relation tellement fusionnelle » Au début sans doute mais nous ne devions pas avoir la même façon de voir les choses. Je souris légèrement tout de même.

« tu aurais dû me prévenir quand même... tu sais que j'aime pas les surprises. enfin, maintenant que tu es là. au fait, Tristan, je te présente Lexia, ma fiancée. tu l'as peut-être déjà vu à la télé... il faudra que tu passes voir ma mère, elle sera folle si elle sait que tu es là et que tu n'es pas allé la voir. »

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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Ven 2 Avr - 19:21

    Lexia était une jalouse née, ce n’était pas nouveau. Elle arrivait à s’enflammer, à vouloir égorger les yeux d’une serveuse ayant tendu son verre à Apollon avec un clin d’œil que trop sous-entendu à son goût. Alors qu’un ex – un, et non une – débarque chez lui en quémandant l’hospitalité, cela dépassait le seuil de tolérance de la belle. Elle faisait confiance à Apollon, bien entendu, l’inverse aurait été ingérable, à force. Plutôt, c’était aux autres qu’elle avait du mal à accorder sa confiance. Alors un ex petit ami, pornstar de surcroit, débarquant et prenant son fiancé dans ses bras comme si de rien n’était… Oui, il n’y avait pas mieux pour déclarer les hostilités.
    Et, comme dans toute bonne guerre, elle se devait de ne pas agir sans réfléchir. Il lui fallait un plan d’attaque, pour être sûre de ne pas échouer en avançant à l’aveuglette dans un domaine qu’elle ne connaissait pas. Après tout, ni avec Edward, ni avec Benjamin, elle n’avait eu à se battre pour garder sa place. L’exclusivité, tout, qu’elle s’accordait dès le premier baiser et que personne n’osait défier. Avec Apollon, cela semblait un peu plus compliqué que cela, la partie n’étant pas gagnée d’avance. Cela mettait un peu d’action, après tout.

    Si elle réussit à afficher le sourire le plus faux qu’elle avait en magasin, elle dut néanmoins se faire violence, en se mordant l’intérieur de la joue, pour ne pas éclater de rire. Il fallait dire que d’exhiber ainsi une sucette était tellement… Puéril. Il voulait aussi des crayons et des feuilles pour faire un coloriage, peut être ? Elle-même se savait assez immature dans certaines de ses réactions, parfois, mais n’aurait jamais cru que son cher et tendre ait du supporter pire qu’elle encore. Pauvre petite chose, heureusement qu’il avait fini par larguer ce français, tout de même !
    S’efforçant d’afficher le moins possible son sourire amusé, elle attrapa un cookie au chocolat, avant de décroiser et croiser à nouveau les jambes. Une dame contre un enfant. Il ne faisait pas le poids. Surtout s’il continuait à parler ainsi. Apparemment, il souhaitait réellement qu’elle finisse par éclater de rire, purement et simplement. Des types le reconnaissant dans la rue. Hey ben tu m’étonnes, Roco ! Ce que l’on appelait la rançon de la gloire, après tout. Elle l’aurait presque plaint. Presque.

    - Le vert ? A Dublin ?! Mais si tu veux te mettre au vert, évites les capitales, voyons ! Cork me semble parfaite pour le vert. C’est au Sud, à deux cent kilomètres de là, environ.

    Ce qu’il ne fallait pas entendre, franchement ! Pour les étrangers, l’Irlande signifiait toujours moutons, prairies à perte de vue et Irish Coffee. Elle détestait ces clichés, alors que son pays représentait bien plus que cela. Et l’acteur de bas étage ne semblait pas déroger à la règle des stéréotypes, apparemment. Est-ce qu’elle lui demandait où il avait foutu son béret et son camembert, en retour ?
    Si la remarque sur l’Irlande la fit tiquer, celle sur Apollon lui fit carrément voir rouge. Non mais quel… De vilains noms d’oiseaux fusèrent dans l’esprit de Lexia, aucun n’étant assez fort pour expliquer réellement le fond de sa pensée en cet instant. Mais pour qui se prenait-il, franchement ? Il espérait quoi, la rendre jalouse ? Oui, bon. Pour cela, c’était assez réussi, elle devait bien l’admettre. Parce que, pour la relation fusionnelle, elle savait très bien qu’elle n’était pas la meilleure placée. Leur couple était plus du genre à enchainer les disputes que les petits déjeuner au lit. Mais tout deux se plaisait dans une telle relation, après tout. Du moins, elle-même se plaisait ainsi, et il en disait de même. Et s’il mentait ? Et s’il préférait que l’on soit toujours aux petits soins pour lui et que…
    Crétin de français à embrouiller son esprit !

    - Chéri, Beth est partie ce week-end en Australie pour le tournage de son prochain film, voyons ! Quel dommage, vous ne pourrez pas vous voir !

    Dommage, en effet. Aussitôt, finissant son biscuit, elle posa une main protectrice sur la cuisse d’Apollon. Sa future belle-mère avait beau l’adorait, Lexia ne préférait pas se risquer aux retrouvailles avec Tristan. Ne manquerait plus que l’actrice se mette en tête que l’ex petit ami était bien mieux que la fiancée actuelle et ce serait la cerise sur le gâteau. Ne manquait plus que Beth devienne George, en quelques sortes.

    - D’ailleurs, tu restes pour combien de temps ? Et à quel hôtel ?

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Tristan Warren Faure

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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Dim 11 Avr - 0:59

Il me présente, sa.. comment il appelle ça déjà ? Sa fiancée. Bien. Je tente tant bien que mal de contenir une grimace de dégoût devant l'aversion que m'inspire cet unique mot prononcé par ses lèvres, j'y arrive plutôt bien une chance, sûrement mon côté français maniéré et doucereux qui ne me fait jamais défaut. Je sens l'agacement perler dans les comportement de l'être aimé lorsque je joue avec ma sucette. Il a toujours détesté ça, et ca ne m'a jamais passé, encore une preuve. Cependant, il ne tentera aucune remarque puisque ce genre de crise exprimait clairement sa jalousie, lorsqu'il pensait que dans un geste pervers calculé je tentait d'allumer n'importe quel type dans la rue. Grave erreur, j'ai juste toujours aimé la fraise. Peut importe, je m'en fiche, je continue, c'est presque amusant en somme d'en jouer. J'adresse un sourire ultra brite à la dîte fiancée qui n'est d'ailleurs pas foncièrement laide bien au contraire, si elle n'avait pas été l'abjecte, l'horrible, la terrible, la détestée, fiancée de MacNeil, elle aurait pu être totalement mon style de nana. Tout le monde me croit gay, seconde erreur. Je croise juste beaucoup plus d'homme que de fille, et puisque je suis de nature fidèle, les gens se leurrent souvent sur mes intentions. Tantôt abominable biatch gay, tantôt frenchie de base griffé de la tête au pied, prêt à servir le champagne et à faire visiter la capitale en bateau mouche, j'étais plus ou moins multifacettes, comme le pain surprise, tout le n'aime cependant pas tester la 3ème couche avec le truc blanc à l'aspect étrange. Je suis un peu dans ce genre là. Apparemment la fille et célèbre et passe à la télé, nous voilà presque un point commun, mais je ne risquerais pas la petite blague, ca ne plairait pas à monsieur, cela serait dommage qu'il s'énerve, pire cela serait dommage qu'il me fiche dehors au bout de cinq petites minutes à me supporter seulement.

« Hey bien ravi de faire votre connaissance mademoiselle ! Excusez donc ma familiarité, due à la surprise probablement. Il faut dire que je n'imaginais ABSOLUMENT pas Apollon fiancé, vous verrez la seule chose qu'on peut lui reprocher mis à part sa jalousie excessive, c'est bien de ne pas savoir cuisiner ! »

Et voilà un petit pic en passant, je ne peux pas m'empêcher, ce serait contre ma nature, et avec moi ca passe tellement naturellement que plus personne n'y fait attention pas même moi. Je suis de nature taquine pour ne pas dire que j'ai un sacré petit côté salope mal soigné. Sûrement les gênes, ma droguée de mère ne valait pas foncièrement mieux au grand damne de mon père qui avait tenté un tant soit peu de m'élever convenablement, au final, je vote écolo et je jette tout mes chewing-gum à la poubelle quand je ne m'étrangle pas avec. De facon ostentatoire et provocante, je ris à sa remarque sur le fait de m'envoyer à Cork ou je ne sais quoi encore, bien loin d'eux, comme c'est faussement attentionné. La réponse fuse, ne se fait pas attendre.

« Right, mais il n'y a pas Apollon à Cork, c'est donc sans intérêt, de mon point de vue, mais je suis sur que vous partagez, du moins sur certains points. »

Je me veux un tantinet suggestif, et accompagne mes paroles d'un sourire empli de malice, qu'on me connait bien même après cinq minutes de conversation. Je suis quelqu'un de particulièrement expressif. Mais puisque cette fille s'y connait en tourisme, je n'ai rien contre devenir sa meilleure amie le temps du séjour, bien au contraire, j'adore jouer.

« Mais puisque vous semblez un guide touristique en or, j'aimerais beaucoup que vous me fassiez visiter Dublin, que je sorte un peu de tout ces clichés, qui doivent profondément vous irriter. Si ca ne te dérange pas bien sur Apollon, je ne voudrais pas qu'un shopping avec ta charmante fiancée ne te mette dans tout tes états. Quand à mon hôtel, il a un nom étrange, dont je ne me souviens plus la prononciation, mais je voulais passer voir Apollon avant toute chose, ça fait tellement longtemps, il me manquait...juste un tout petit peu.»

Je ris, encore une fois, j'ai vraiment un rire qui agace, je me mettrait bien deux trois baffes, si je n'avais pas peur de passer pour un grand malade bon à enfermer. Je jette un regard à Apollon et termine ma sucette, avant d'afficher une mine perdue et de demander bravement ou trouver une poubelle dans cette grandeeee résidence. « Ou est ce que je peux jeter ça ? »
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Apollon M. MacNeil
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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Jeu 15 Avr - 23:39

Un auteur dont le nom m’échappe à un jour dit que la fin de la jalousie annonce le début de l’indifférence. Les pics de jalousie de Lexia ne me dérangeaient pas autant que ça. J’aimais voir à quel point elle pouvait se montrer possessive, à quel point elle ne voulait pas que je m’en aille. Je ne pouvais que comprendre sa jalousie puisque moi aussi je l’étais. Je n’aimais pas qu’un homme dans la rue la regarde de trop près ou qu’un de ses invités lui fasse un peu trop d’avance. C’était sans doute idiot à dire mais Lexia était à moi et je n’étais pas du genre à prêter. Dommage pour les autres. L’un comme l’autre nous étions jaloux alors qu’il n’y avait aucunes raisons à cela. Je savais parfaitement que l’un ne tromperait pas l’autre. Enfin, je voulais y croire dur comme fer.

Cette manie de Tristan m’a toujours hérité. Aujourd’hui encore j’ai envie de lui arracher son bonbon et de lui dire si il n’en a pu eu assez à l’époque de notre histoire. Ce qu’il peut m’agacer avec ça. En voyant Tristan assis sur ce canapé et Lexia à côté de moi, je réalisais combien ils étaient différents. Le jeune homme ressemblait à un enfant en réalité alors que la présentatrice avait des airs de femme d’affaires importante. Delacour représentait parfaitement ma vie londonienne, pleine de débauches et de plaisir. Tout ce qui comptait à l’époque était s’amuser, faire la fête, s’éclater sans aucun soucis ni problème. Lui comme moi faisait partie de cette jeunesse dorée qui n’a qu’une idée en tête : profiter de ses jeunes années. Le futur ? On y pensait que très peu et quand on le faisait on se disait qu’on allait finir par s’assagir, par faire des études ou trouver un petit boulot sympa pour lequel on serait bien payer sans beaucoup travailler. Et lui comme moi nous voyait à Paris dans son bel appartement. Mais toutes les idylles prennent fin un jour ou l’autre.
Et, assise tout près de moi, il y avait Lexia. Avec elle tout avait été différent depuis le début. Le futur était assez certain, dans le sens où dès le premier jour on avait passé un pacte pour ne pas se quitter ni faire les choses qu’on ne voulait pas. On parlait déjà du lendemain. C’était du sérieux, pas juste une aventure d’un soir ou un amour d’adolescence qui allait se terminer. Je l’avais demandé en mariage seulement deux mois après le début de notre histoire, simplement parce que je savais qu’elle était celle qui j’allais passer le rester de mes jours. Et si il en était autrement alors je finirais seul.
Mais en plus d’être différents en caractères, la relation que j’avais eue avec chacun avait été différente. Avec Tristan tout n’était que tendresse et douceur. Nous étions toujours là l’un pour l’autre et jamais il n’y avait d’importantes ou de fréquentes disputes. Rien n’était compliqué, il suffisait d’être soi-même. Nous avions envie des mêmes choses, il n’y avait rien de surprenant. C’était un doux amour. Ce n’était pas vraiment le cas avec Lexia. Notre histoire était beaucoup plus agitée mais je ne m’en plaignais pas pour autant. J’aimais toutes nos disputes, j’aimais qu’on ne soit pas un couple parfait. Nos moments de tendresse me suffisaient, même si ils étaient rares. Je ne voulais pas d’une Lexia toute rose, toute en sucre qui allait m’apporter mon déjeuner au lit. Je voulais de cette Henley qui s’amusait à me hurler dessus, qui me vider ses verres au visage et à qui j’aimais faire des remarques. Lexia n’était peut-être pas parfaite mais je n’avais jamais été aussi amoureux.

Quand Lexia se mit à parler de Crocks je ne pus m’empêcher de lever les yeux au ciel, dans le genre dégage, on faisait difficilement mieux. J’attrapai sa main doucement, évitant un « Lexia » à haute voix. Une fois ma main dans la sienne je fis une légère pression pour qu’elle évite ce genre de remarque. Je n’avais pas envie d’une nouvelle dispute et je n’avais pas non plus envie qu’ils se battent là tout de suite avec moi au milieu. Quant aux paroles de Tristan, elles aussi me font lever les yeux aux ciels. Comment lui faire comprendre que si il n’arrête pas ça tout de suite, il dort sous un pont ce soir.

« ah oui, t’as raison. » Lexia qui connaissait mieux que moi l’emploi du temps de ma mère, flippant… Et pourtant vrai. La demoiselle posa sa main sur ma cuisse, une main qui voulait dire : « Pas touche ! Même pas en rêve ! ». Ma mère avait toujours adoré Tristan mais je savais qu’elle ne s’interposerait pas dans une de mes relations comme le père de Lexia. Elle respecterait mes choix et mon choix c’était de rester avec la jeune femme, quoi qu’il arrive. QUOI ?! Lexia et Tristan ? Tristan et Lexia ?! Non mais il veut que je meurs ou quoi ? Hors de question ! La suite de ses paroles ne me surprit pas. C’était du Tristan tout craché. Il se mit à rire avant que je ne puisse lui répondre. « heu… non, on va éviter le massacre si on peut dire ça comme ça. je connais quelqu’un qui pourra te guider sans aucun soucis puisqu’il s’agit d’un guide… pourquoi tu ne restes pas ici ? j’ai une chambre d’amis sûrement assez grande pour toi. » J’entendais déjà Lexia en train de crier ce soir. Elle allait sûrement passer la nuit chez son père, en colère après ma décision. Et bien tant pis, je ne pouvais pas me résoudre à le laisser dormir dans un hôtel.

Enfin il finit sa sucette et demanda où il pouvait jeter le bâtonnet. Je lui adressais un léger sourire et désignait la porte de la cuisine. « dans la cuisine, y a une poubelle à côté du frigo, tu peut pas la raté. » Une fois que Tristan passa la porte, je me tournais vers Lexia. « ne me tue pas. qu’il soit là ou non ça ne changera rien, je te le jure. » Et pour finir, je l'embrassais tendrement.

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MessageSujet: Re: The Bitch is Back • Apollon & Lexia   Ven 23 Avr - 15:48

    Lexia poussa un soupir, qui se voulait tout ce qu'il y avait de plus silencieux. Et désespéré, surtout. Croisant ses fines jambes, elle s'accoudant dessus, menton bien tenu par sa main, mettant bien en évidence sa bague de fiançailles contre sa joue. Pour simple rappel, bien entendu. C'était plus subtil qu'un « hey, c'est le mien, chassée gardée ! » lancé d'une voix haineuse. Tout en cet homme l'insupportait, de son travail à sa manière d'être. Sans comptait sur le fait qu'il était l'ex d'Apollon et que ses intentions quant à son arrivée en ville étaient loin d'être un secret qu'il voulait garder. C'était un comportement incompréhensible et inadmissible, pour elle. Elle se serait bien contentée de le foutre dehors avec un bon coup de pieds bien placé, pour lui montrer sa façon de penser. Mais elle ne le pouvait. Autant prendre son mal en patience, donc. Tant pis, cela finirait bien par exploser à un moment où l'autre.
    Elle se contenta donc de sourire, faussement parfaite enfant sage. Mieux valait ne pas passer pour une furie tout de suite, attendre un peu qu'il traverse la ligne, fasse un pas de travers dans le « too much » pour cela. Là, elle pourrait laisser sa folie furieuse se propager et admirer ensuite les dégâts causés par un tel affront. On ne touchait pas à son fiancé, point final. Elle était persuadée qu'une ex – féminine – n'aurait jamais eu ce genre d'idée folle, surtout en voyant que la place était déjà prise et bien gardée. Le gros problème que d'aimer un ancien gay, après tout. Tristan devait être tellement persuadé qu'elle n'était qu'une passage, qu'un jouet dont on se sert lorsque l'on veut se faire passer pour hétérosexuel aux yeux de tous, lorsque l'on n'assume pas sa sexualité. Comme il avait tord, pauvre petit esprit naïf.

    Lorsqu'il lui répondit à propos de Cork, elle ne put s'empêcher de sourire plus encore. Oui, évidemment, Apollon n'était pas là bas. C'était le but, d'ailleurs. Ignorant la pression de main d'Apollon, qui lui signifiait clairement de se la fermer pour éviter un massacre à la tronçonneuse version irlandaise au milieu de l'appartement, elle ne put empêcher son esprit d'imaginer mille répliques acerbes, toutes plus viles les unes que les autres. Chassez la langue de vipère, elle revient au galop.

    - En effet. Et, dans le même registre, tu comprendras sans doute pourquoi je ne laisserais pas filer à la première occasion, j'imagine.

    Oups, c'était dit. Elle sentait venir les règlements de comptes en couple, un peu plus tard mais, sur le coup, elle s'en fichait pas mal. Elle aussi avait le droit d'être amoureuse et possessive, après tout. Surtout possessive, à bien regarder. Et jalouse comme pas possible, bien entendu. Pouvait-il en être autrement, après tout ?
    Un rire ironique sortit des lèvres de la belle, lorsqu'il se mit à parler shopping. Non, mais il était sérieux, là ? Comme si elle allait accepter ce genre de choses complètement débile et sans intérêt. Quoi, et ensuite ils deviendraient les meilleurs amis du monde, à s'échanger les crèmes hydratantes et à critique les lèvres botoxées d'Angelina Jolie ? Bienvenue dans la quatrième dimension, en effet. Elle préférait d'ailleurs que ce genre de choses n'arrive jamais. Simple question de principes. Heureusement, Apollon fut plus prompt à répondre, par la négative bien évidemment. Lui non plus semblait ne pas vouloir que je commette un meurtre entre deux magasins de vêtements, apparemment. C'était tant mieux.
    Néanmoins, elle ne put s'empêcher de s'étrangler avec sa salive à la fin de sa phrase, arrêtant de fusiller Tristan du regard pour en faire de même avec son fiancé, enlevant immédiatement sa main de sa cuisse. Non, tout bonnement et simplement hors de question qu'elle vive sous le toit que lui. Tout comme il était hors de question de le laisser seul avec Apollon dans cette grande maison vide. Il suffisait qu'il se glisse dans leur chambre pendant la nuit et... Arg !

    - Mais ça va pas ? chuchota-t-elle, hargneuse, une fois que Tristan fut dans la cuisine. Très bon moyen de ne plus me faire dormir chez moi, en effet !

    Elle lui rendit rapidement son baiser avec un soupir d'exaspération, avant que Tristan ne revienne s'installer à sa place initiale. Elle se souvint alors des mots d'apollon, lorsqu'ils étaient encore dans la cuisine. « Tristan, c'est un peu mon Ed à moi. » Comparaison légèrement foireuse dans l'esprit de Lexia, soit. Mais elle savait également qu'elle aimait passer du temps seule avec son ami, sans personne d'autre à leurs côtés. Et les deux mâles qui étaient dans le salon avaient sans doute également besoin de ce genre de moments. Et puis, ce n'était pas comme si elle ne faisait pas confiance à Apollon, après tout. Elle pouvait bien s'absenter un peu sans que le salon ne devienne une mini gay-pride.

    - Bon, bien que tout cela soit particulièrement divertissant, j'ai du travail à préparer pour mon émission de samedi.

    Tout en disant cela, elle se leva, époussetant par réflexe ses vêtements pour les remettre correctement en place. Puis elle prit son ordinateur portable d'un main, se dirigeant vers les escaliers pour aller s'installer dans le bureau, à l'étage, histoire de ne pas les entendre parler. Mais, en passant aux côtés de Tristan, elle ne put s'empêcher d'une dernière pique.

    - Je reçois Mika, samedi. Elle tapota l'épaule du français. Je te le présenterais, si tu veux.

    Dernier regard d'avertissement à Apollon, avant de former un bisou imaginaire avec ses lèvres et de grimper quatre à quatre les escaliers.

• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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