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 Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]

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Lexia M. Henley
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MessageSujet: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Lun 5 Avr - 23:42


Le plus difficile dans la maternité,
c'est cette inquiétude intérieure
que l'on ne doit pas montrer.

    Cela faisait près d’un mois maintenant. Vingt sept jours, pour être exacte. Elle aurait même pu donner le nombre d’heures, le nombre de minutes, depuis ce drame. Tristan emménageant chez eux. Lexia avait cru à une blague, pas drôle bien entendu, au départ, ou qu’Apollon avait perdu la raison. Mais il fallait bien se rendre à l’évidence, surtout en voyant le français prendre ses clics et ses clacs dans la chambre d’ami, installant vêtements dans la penderie, affaires dans la salle de bain. Il allait rester, et pas seulement pour la nuit.
    Si elle avait tendance à être partagée entre la villa d’Apollon et la sienne, où elle vivait avec son père, Lexia s’était soudainement décidée à passer bien lus de temps avec son fiancé. Un quelconque rapport avec le nouveau colocataire de ce dernier ? Si peu… Si elle avait confiance en Apollon, c’était Tristan qu’elle préférait surveiller de près, histoire de ne pas le voir à nouveau sauter sur le musicien, comme il l’avait fait lors de leurs retrouvailles. Simple question de principes, après tout. Un dérapage pouvait arriver tellement vite, après tout… Mieux valait prévenir que guérir.

    - J’suis rentrée. Coup de main pour les packs d’eau, s’te plait ? N’oublie pas qu’il y a le gala de charité ce soir, j’espère que t’as une tenue. Tu sais où sont partis mes escarpins blancs ?

    Lexia ferma la porte d’un coup de pied, les bras chargés de sacs plastiques. Si la cuisine n’était pas son truc, préférant commander au traiteur pour cela, elle avait toujours mis un point d’honneur à faire elle-même les courses. C’était une habitude qu’elle avait pris assez jeune, à vrai dire, George se souciant bien peu de ce qu’il y avait – ou non – dans le frigo de leur cuisine. Et habitude qu’elle avait gardée, bien entendu. La seule différence était que l’on arrêtait souvent la belle dans les rayons pour dire que l’on appréciait son travail, ou qu’elle retrouvait des photos d’elle-même, bouteille de lait en main, sur Internet le lendemain. Rien de bien grave, quoi que dérangeant, après tout.
    Elle posa l’ensemble des courses sur le meuble de cuisine, laissant déborder boites de gâteaux en tout genre et autres aliments des moins nutritifs dont ils se gavaient tous à longueur de journée. Avant de commencer à ranger le tout – parfaite petite femme au foyer –, elle se tourna néanmoins vers Apollon, occupé à se faire chauffer un thé, pour l’embrasser tendrement. Puis elle se tourna à nouveau vers ses paquets, bien décidée à expédier la corvée de rangement en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. Les placards s’ouvraient et se fermaient, se remplissant en même temps que le frigo, comme par magie ou presque. Bientôt, il ne resta plus dans les sachets plastiques que ce qu’elle avait acheté pour la salle de bains. Dentifrice, shampooings et compagnie, dont elle prit rapidement le sachet pour monter et terminer son rangement. Si, en se levant, elle s’était montrée motivée à vouloir faire toutes les corvées ménagères, elle ne souhaitait plus que finir cela et s’installer bien confortablement dans le canapé pour le reste de la matinée. Le ménage attendrait.

    Une fois dans la salle de bains, elle aligna donc shampooings et autres gels douche sur le bord de la baignoire, dentifrices sur le lavabo, et ouvrit le petit placard de celui-ci pour ranger ses affaires, bien plus féminines. Ce ne fut que lorsqu’elle prit la boite de tampons pour la ranger qu’elle eut le déclic. Surprise, elle laissa la boite lui échapper des mains, tombant sans grand bruit au sol, alors qu’elle poussait un cri suraigu.

    - Non ! Non ! Putain de merde, non !

    Elle fut presque contente d’être accroupie à ce moment-là, ce qui lui permit de s’assoir rapidement par terre. Non, il devait y avoir une erreur quelque part, c’était tout bonnement et simplement impossible. Aussitôt, elle se releva, ouvrant avec rapidité le tiroir, attrapant tout aussi vite la plaquette de pilules qui s’y trouvait. Et qu’elle avait l’impression de ne plus avoir vue depuis quelques temps déjà. En effet, elle se rendit très vite compte qu’il y avait bien trop de petites gélules par rapport à la date. Elle qui avait toujours suivit scrupuleusement son traitement contraceptif depuis ses seize ans, se surprenait à avoir oublié cela aussi facilement.

    - Non. Mais non, quoi ! APOLLON !

    Cri strident, qu’il était bien obligé d’entendre, bien entendu. Sentant sa tête tourner étrangement, elle se dépêcha de reculer jusqu’à la baignoire, pour s’assoir doucement sur le rebord de celle-ci. Elle cligna trois fois des yeux, ce qui n’empêcha pas la salle de bain entière de danser devant son regard. Impossible, c’était impossible. Et pourtant…
    Elle entendit bientôt les pas d’Apollon dans les escaliers, puis il entra dans son champ de vision, interrogateur. Comme simple réponse, comme si cela pouvait suffire à expliquer tout cela, elle leva la plaquette de pilule, pour la montrer, bien en évidence. Mais, bien entendu, cela ne pouvait suffire, comme explication. Néanmoins, elle se sentait bien incapable de formuler cela de vive voix. Cela rendrait le tout… Réel ? Il le fallait, pourtant. Elle prit une large inspiration, comme pour se donner un peu de courage. Beaucoup de courage, même.

    - J’l’ai oubliée. J’ai oublié de la prendre, putain ! Apollon ! J’suis en retard ! J’SUIS EN RETARD !

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Mar 6 Avr - 2:03

Assis au bureau du bas, derrière l’ordinateur, j’envoyais tout un tas de mails, passais tout un tas de coup de téléphone. Soit pour trouver un local où fonder mon studio d’enregistrement, soit pour des concerts à venir, soit pour trouver un nouvel agent. J’avais viré Jefferson quelques jours plus tôt. Il n’arrêtait pas de me prendre la tête à propos de Lexia, de Tristan, de Louanne… J’en avais assez, assez, tout devait s’arrêter. J’en avais déjà assez des crises à la maison, qui ne tarderait sûrement pas à exploser. Cela faisait à présent un mois que ma douce passait plus de temps à la maison à cause de mon ex petit ami de retour à Dublin pour me reconquérir. Ce n’était pas le rêve, surtout après la crise que nous avions connu quelques jours plus tôt. Plus de mariage, fini. Enfin il était simplement reporté mais j’avais du mal à croire qu’un jour nous allions passer à l’acte, surtout vu la réaction de la présentatrice. Sans agent, il fallait donc que je me débrouille tout seul et j’avoue que c’était plus que fatiguant. Entre ce qui me hurlait dessus en me disant qu’il ne voulait pas du fils MacNeil, ceux qui prétendait ne pas avoir de place avant l’année prochaine alors que je savais parfaitement que leur bar était continuellement vide. Quant aux agents, je n’en parle même pas. Sans doute devrais-je prendre le même agent que ma mère, super. Certes, il me connaissait depuis tout petit mais ce n’était pas ce que je voulais, lui s’occuper d’actrice pas de musicien. Quelle merde ! Le bruit de la voiture dans l’allée me tira de mon travail. Lexia était partie deux ou trois heures plus tôt pour faire les courses. Je ne sais pas pourquoi elle y tenait tant. Je ne comprenais pas non plus pourquoi elle voulait absolument faire le ménage alors que je lui avait proposé à plusieurs reprises d’engager quelqu’un pour faire tout ça, s’occuper de toutes les tâches ménagères, mais Lexia était contre, va savoir pourquoi.

Je décidais de prendre une pause et d’aller prendre un petit thé pendant qu’elle rangeait les courses. « J’suis rentrée. Coup de main pour les packs d’eau, s’te plait ? N’oublie pas qu’il y a le gala de charité ce soir, j’espère que t’as une tenue. Tu sais où sont partis mes escarpins blancs ? » Les pack d’eau ! C’est parti ! Je sortais de la maison et revenait rapidement et posais les packs dans le placard sous le comptoir de la cuisine avant d’en revenir à mon thé. Le gala de charité de ce soir ? Ah oui, pour je ne sais plus quel pays. Lexia avait voulu qu’on s’y rende parce qu’elle était invitée et qu’elle trouvait que ce serait sans doute une bonne idée pour montrer à quel point nous étions le petit couple parfait et que l’arrivée de Tristan ne changeait rien à notre bonheur. Les paparazzis s’étaient fait un régal de cette histoire d’ex petit ami de retour dans ma vie, surtout qu’il était pron star en plus de ça. J’avais décidé de passer un simple costume, rien de plus rien de moins. « Tes escarpins bleus ?! Ceux que j’ai fait venir de France ? Ils sont soient dans la buanderie, soit chez ton père, mais j’crois avoir aperçu des chaussures à toi à la cave, près des chaussures de ski. »

Mon thé était près lorsqu’elle monta à l’étager pour s’occuper de ce qui allait dans la salle de bain. J’étais de nouveau en face de ce bureau et mes mains se placèrent doucement sur mes sinus pour les masser légèrement, dernier signe de patience et de désespoir. A peine avais je eu le temps de boire une gorgée de mon thé qu’un cri s’éleva dans la maison. Que se passait-il encore ? Qu’est ce que Tristan avait encore fait pour mettre Lexia dans cet état ? Il se trimbalait à moitié nu dans la maison ? Il avait égorgé Spooky ? Je poussais un long soupir et tentais de me concentrer à nouveau sur mon travail.

Un clic, deux clic. « APOLLON ! » Oh putain de merde ! Qu’est ce que j’avais faire encore ? Je poussais un long soupir, il ne manquait plus que ça. Je montais doucement les escaliers, me demandant ce que j’allais devoir affronter. Est-ce qu’elle allait encore me faire un long discours sur pourquoi il fallait que Tristan fasse ses valises et se trouve un hôtel. J’arrivais finalement dans la salle de bain où elle me montra sa pilule. « J’l’ai oubliée. J’ai oublié de la prendre, putain ! Apollon ! J’suis en retard ! J’SUIS EN RETARD ! ». Lexia ? Enceinte ? Quel jour on était déjà ? Le premier Avril ? Non mais sérieusement comment aurait elle pu oublier de prendre sa contraception sérieusement ? Elle ne pouvait pas dire que c’était de ma faute, la responsable pour le coup c’était elle. « Lexia, respire. ». J’arrivais pas tellement à réaliser ce qui était en train de se passer là à vrai dire. Je pris place à ses côtés et ne dis rien pendant un moment ? « T’en es sûre ? ». Le regard qu’elle me lança leva tout doute. Je ne pus m’empêcher de sourire largement en passant mon bras sur ses épaules. « Et bien mademoiselle, il va falloir vous faire à l’idée que vous allez être maman ! Et vous savez qui est le plus heureux des hommes ? Un certain MacNeil… »

Je savais que ça n’allait pas être la joie pour Lexia, surtout avec les deux cris qu’elle avait poussé mais moi j’étais fou de joie. Je voulais être papa et je sais que je n’arrêtais pas de lui en parler et que sa réponse était toujours la même : NON ! Et elle manquait de m’étriper. D’ailleurs la marque sur mon arcade en témoignait. Ma fiancée était peut-être un peu trop amoureuse de Hugh Grant. Je quittais ma place à ses côtés pour me mettre à croupie devant elle, mes mains sur ses genoux. « Lexia… C’est pas si grave que ça ! Tout se passera bien ! Je suis là, et je suis complètement fou de joie ! »

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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Mar 6 Avr - 3:04

    Non, non, c’était impossible. Impossible, oui, elle devait se tromper, sauter trop rapidement aux conclusions. Après tout, un retard de quelques jours, ce n’était pas la mort, cela arrivait à tout le monde. A tout le monde, sauf elle. Son corps était réglé comme une horloge, pour ce genre de choses, presque à la minute près. Elle n’avait jamais eu de retard, cela ne pouvait pas commencer ce jour là, surtout alors qu’elle avait oublié sa pilule. La coïncidence était trop importante pour être vraie. Elle était… Elle était… Oh mon dieu !
    Apollon arrivait sans grande hâte jusqu’à elle, presque blasé. Certes, la dernière qu’elle avait ainsi hurlé son prénom, c’était pour qu’il vienne tuer l’araignée qui se trouvait au fond de la baignoire. Sans gravité, donc, cette fois-là, tout le contraire de maintenant. Ses mains se mettaient à trembler, compulsivement, alors que l’idée se faisait une place de plus en plus importante dans son cerveau. Elle sentait son visage se vider de ses couleurs, son estomac se tordre de douleur alors que le stress faisait battre à tout rompre son cœur. Mais, pire que cela encore fut la réaction d’Apollon.

    Ahurissement tout d’abord. Le genre de tête signifiait clairement « arrête de te foutre de ma gueule, Henley ». Ah, ah, si seulement c’était une blague, oui, si seulement ! Malgré son humour assez particulier, il aurait du savoir que ce n’était pas le genre de sujet sur lequel elle aurait plaisanté. Bien au contraire, elle le prenait très au sérieux, trop au sérieux peut être. Surtout en cet instant.
    Respirer, oui. Ce ne fut que lorsqu’il le lui conseilla qu’elle remarqua s’être arrêtée de respirer, souffle bloqué par la surprise et la peur. Mais respirer fut pire encore, l’air ayant du mal à s’infiltrer dans ses poumons, en petites respirations saccadées et irrégulières. On aurait pu la croire en pleine crise d’asthme après avoir couru un marathon. Joyeuse crise d’angoisse, en quelques sortes. Malgré tout, elle réussit à l’incendier du regard alors qu’il lui demander si elle était sure de ce qu’elle avançait. Aurait-elle fait une tête pareille, si on lui avait laissé le bénéfice du doute ? Bien sur que non.

    Alors qu’il passait une main autour de ses épaules, elle posa la tête sur la sienne, sentant monter les sanglots. La différence entre leurs réactions aurait presque pu être amusante, pour quelqu’un d’autre que Lexia. Elle se mettait à pleurer – et ce n’était bien sur pas des larmes de joie – alors que lui semblait près à hurler de bonheur. C’était horrible, elle était horrible, de réagir comme si la pire souffrance venait de tomber sur ses frêles épaules. Cela faisait vraiment trop, là, comme enchainement d’événements.
    Le pire, en plus, fut qu’Apollon ne se gêna pas pour en rajouter une couche, bien entendu. Il devait être suicidaire et aimer s’attirer les emmerdes, en fait. Masochiste à aimer qu’elle lui crie dessus. Parce qu’il venait de lui tendre une sacrée perche pour la crise de nerf, en disant cela…

    -Complètement fou de joie ? FOU DE JOIE ?

    Comme à chaque fois qu’elle se mettait à hurler, sa voix partit un peu trop dans les aigus en fin de phrase, ce qui avait toujours le don de la décrédibiliser lors de leurs disputes, Apollon ne la prenant plus du tout au sérieux dès qu’elle faisait cela. Mais elle réussit à l’empêcher de rire, cette fois-ci, sans doute avec son regard, sans doute parce qu’il se doutait qu’il ne fallait pas la chercher à ce moment-là.

    - Mais c’est… C’est… Mais merde ! C’est pas possible, je peux pas être… Comment j’ai pu oublier de… Mais j’suis trop… Mais mer-deuh !

    Les sanglots reprirent, instinctivement. C’était plus fort qu’elle, surtout en voyant, malgré tout, le bonheur dans les yeux d’Apollon. Ne pouvait-elle pas être aussi heureuse que lui de la nouvelle ? Non, bien sur que non. Et elle culpabilisait, en fin de compte, de n’éprouver aucune joie. « J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur. » n’était-il pas sensé évoquer uniquement l’accouchement ? Pas pour elle, en tous cas.
    D’entrée de jeu, elle faisait une mauvaise mère, génial.

    - Viens-là. Donne ta main.

    Sans attention la réaction d’Apollon, elle lui prit la main, pour la poser sur son ventre. Mieux valait lui présentait son père tout de suite, à ce petit machin. Qu’il sache au moins qu’un des deux parents était là pour lui et heureux de le savoir bien au chaud avec sa mère. Sa mère… Lexia déglutit avec difficulté alors qu’elle pensait à ces deux simples mots. Elle, mère. On aura tout vu.

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Apollon M. MacNeil
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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Mar 6 Avr - 14:04

Je savais depuis un moment maintenant que devenir mère était un supplice pour la jeune femme. Elle disait qu'elle ne serait pas à la hauteur, qu'elle n'y arriverait pas, qu'elle allait sans doute enfermer l'enfant dans un congélateur ou bien alors, tout simplement partir comme sa mère l'avait fait. Elle croyait à cette étude scientifique qui disait que les enfants reproduisent les même erreurs que leurs parents. J'étais face à elle, opposé à cette idée. J'avais eu un père violent, odieux, sans coeur, détestable, sans moral, plein de péché et de tourments, je savais pertinemment que je ne pourrais jamais lever la main sur mes enfants. Sa théorie n'était peut-être pas complètement fausse mais elle l'était pour ce qui concernait les enfants ayant subi un fort traumatise. Lexia ne partirait pas, surtout pas à cause d'un enfant. Je l'en empêcherais, et si elle ne voulait pas de ce petit alors on trouverait une solution. Laquelle ? Je n'en savais honnêtement rien mais je savais une chose, une seule chose, je ne voulais pas me passer de celle qui faisait mon bonheur.
Son stress apparaissait par son manque de respiration, ses paroles mais aussi ses mains. Elles tremblaient, signe de panique chez n'importe qui. Ce n'était pas le moment de faire une crise d'angoisse et de tomber dans les pommes. Certes, j'étais heureux de cette nouvelle mais j'allais avoir besoin d'elle et je ne pense pas qu'un hôpital soit le meilleurs des endroits pour discuter de ce gamin. Quoi que ? Il y aurait bien quelqu'un là bas pour la retenir si elle décidait de se jeter sur moi. C'était peut-être pas une mauvaise idée après tout. Elle m'avait déjà envoyé une fois là-bas alors que nous ne parlions que de l'éventualité d'avoir un enfant, maintenant qu'elle était enceinte, elle allait sûrement devenir folle de rage. Sauf que pour avoir cet enfant elle allait avoir besoin de moi. J'avais l'intime conviction qu'elle ne s'en sortirait pas toute seule et que j'allais devoir être une source de soutien pour elle.

Et ce fut donc sans surprise que la jeune femme commença à crier. « Complètement fou de joie ? FOU DE JOIE ? » À peine avait on commencer à se disputer que déjà sa voix partait dans les aigus. D'ordinaire, ça prenait plus de temps et ça la rendait crédible plus d'une demie-seconde. À chaque fois, j'avais la même réaction : un fou rire incontrôlable. Elle pouvait bien dire ce qu'elle voulait, à partir du moment où sa voix virait dans les aigus c'était fini. Et pourtant, ce matin-là, son regard me fit taire. Ce n'était apparemment pas le moment de rigoler. Je crois que sinon, elle allait m'égorger. Je restais donc en face d'elle, les mains sur ses genoux, attendant qu'elle explose. Mieux ne valait rien dire, sinon ça allait se retourner contre moi. « Mais c’est… C’est… Mais merde ! C’est pas possible, je peux pas être… Comment j’ai pu oublier de… Mais j’suis trop… Mais mer-deuh ! » D'accord, c'est la merde, on a compris Lex, pas la peine de le répéter quarante mille fois. Le plus dur à présent allait être de la convaincre que ce petit qui, d'après ces dires, allait lui faire exploser les seins et couvrir son ventre de vergeture, le tout qui me pousseraient à la quitter. C'est moi ou c'était peine perdu.

Sans que j'ai dit quoi que ce soit, elle se mit à sangloter. Super. Voilà maintenant qu'elle pleurait à cause d'un événement qui ne devait apporter que bonheur et joie. Il fallait vraiment qu'on fasse tout de travers nous deux. Mais comment lui faire entendre raison ? Elle qui ne voulait rien comprendre. Je voulais de cet enfant, je voulais être papa et tout ça me rendait heureux mais c'était totalement l'enfer pour elle. On avait l'impression qu'elle était au fond du gouffre. « Viens-là. Donne ta main. » Je n'eus même pas le temps de lever la main qu'elle la prenait déjà pour la poser sur son ventre. Même si elle était en pleine crise de panique, je ne pus m'empêcher de sourire. Bientôt elle deviendrait une femme enceinte et je ferais tout pour qu'elle soit épanouie. Je ne voulais pas que mon bonheur entrave le sien, c'était d'ailleurs pour ça que j'avais accepté qu'on repousse le mariage, de quelques mois ou de plusieurs. L'important ce n'était pas qu'elle porte mon nom c'était qu'elle soit bien avec moi à mes côtés.

Tendrement, je caressais son ventre, essayant de la rassurer comme je pouvais. Je levais les yeux et réalisais tout à coup qu'elle pleurait encore, en silence. Je me levais, la tirant. Je n'étais pas idiot et savais parfaitement qu'elle serait incapable de se tenir sur ses pieds toute seule. Je la pris donc contre moi, la serrant, plaçant sa tête dans mon cou. Mes mains glissèrent dans son dos. « Lexia... Arrête de pleurer je t'en prie. » C'était sans doute ça qui me faisait le plus soucis, qu'elle pleure. C'était réellement étrange, même si ce n'était pas la première fois que je la voyais pleurer. J'avais l'impression qu'à chaque fois c'était moi qui provoquait ses pleurs. La première fois à cause de mon mensonge sur Louanne, ensuite à cause de mon départ du repas de Noël, et ensuite pour le mariage. Maintenant l'enfant. Cet enfant était le seul sujet sur lequel on était d'accord. Pas maintenant, pas avant le mariage. Mais comme souvent, nos plans tombaient à l'eau.

Pour la calmer ça allait être difficile, long et difficile. Je l'embrassais sur la joue puis ensuite dans le cou. « Et si on allait ailleurs pour parler, on serait sans doute mieux qu'entre les toilettes et la baignoire, non ? » Je me détachais légèrement d'elle, passant mon bras dans son dos pour la soutenir. Descendre les escaliers ? Mauvaise idée. Ce fut donc la porte de notre chambre que je poussais. Je m'assis en tailleur sur le lit et attrapais ses mains avec douceur, caressant même ses mains avec mes pouces. « Dis moi ce qui te fait si peur dans le fait d'avoir un enfant Lexia... Je suis là et tu sais que je partirais pas. Je veux cet enfant, tu le sais aussi. Et surtout, je t'aime. » J'embrassais ses mains avant de l'embrasser avec douceur, posant l'une de mes mains sur sa joue. Cet enfant serait le plus heureux de tous, même si ce n'était pas ce qu'elle croyait. Elle était fantastique comme fiancée alors pourquoi pas comme maman ?

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Lexia M. Henley
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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Mar 6 Avr - 19:39

    Il était rare pour Lexia de perdre ses moyens. Son éducation, puis plus tard son travail, lui avait permit de garder le contrôle d’elle-même en toutes circonstances, ou presque. Elle pouvait se faire railler et insulter des heures durant en ne répondant que par un petit sourire indifférent. Sauf que, dès qu’il s’agissait d’Apollon, cela changeait complètement la donne. Elle avait l’impression d’avoir les sentiments à fleur de peau, depuis qu’elle le fréquentait. D’avoir des sentiments tout court, d’ailleurs, autres que cynisme et méchanceté. Il révélait une autre personnalité de la jeune femme, qui la surprenait de par sa nouveauté et dont elle n’arrivait à restait maitre. Preuve en étaient les nombreuses crises de larmes dont elle avait pu faire preuve au court de ces derniers mois. Cela lui changeait tellement de la Lexia au cœur de pierre qu’elle avait été durant de longues années qu’elle n’arrivait à gérer comme elle l’aurait souhaité cet revirement de situation.
    Sensibilité à fleur de peau, donc. Elle n’osait imaginer le désastre qu’allaient être les neufs mois de calvaires qui s’annonçaient. Apollon avait beau toujours affirmé ne vouloir la quitter, vouloir rester coute que coute à ses côtés, elle n’était pas vraiment sûre qu’il puisse tenir le coup comme cela durant tout le temps où son ventre grossirait. Il finirait bien par en avoir assez, après l’ultime coup bas brisant sa patience, et partirait, la laissant seule et engrossée. Et, cela, elle ne le voulait pas. Elle le voulait à ses côtés, ne pas le voir partir, jamais. Elle savait que tout cela serait perdu d’avance, sans lui, sans son amour et son soutien. Mais combien de temps arriverait-il à la supporter ? Cela restait un mystère.

    Panique générale à bord. Lexia n’arrivait à reprendre sa respiration normale et habituelle, bien trop angoissée pour réussir à se détendre et à se calmer. L’on disait que l’enfant pouvait ressentir les moindres émotions de sa mère, lorsqu’il était en elle. Cela leur faisait une bien drôle de rencontre, à tous les deux. Et le pire, dans tout cela, devait bien être que cela le cadet des soucis de Lexia, que de savoir qu’elle devait être en train de donner mauvaise impression au petit paquet de cellules qui se multipliaient en elle.
    Rapidement, les halètements furent remplacés par les sanglots, tous aussi nerveux et hystériques. C’était plus fort qu’elle, après tout, instinctif. Elle avait besoin d’évacuer ce trop plein d’émotions et ne trouvait que les larmes pour cela. Bien sur, elle savait que ce n’était pas juste pour Apollon, qui n’avait jamais supporté de la voir pleurer. Il aurait pu se réjouir d’être père, profitait pleinement de ce moment de bonheur mais, toute à son égoïsme, elle n’arrivait qu’à l’entrainer avec elle dans son désespoir. Pourquoi le contraire était impossible ? Pourquoi ne pouvait-elle pas être un tant soit peu contente, comme l’aurait été n’importe quelle femme normalement constituée ? Non, bien sur que non, cela semblait impossible.

    La main d’Apollon sur son ventre eut néanmoins le don inexplicable de la rassurer. Ce n’était pas encore tout à fait ça, bien sur, mais cela arrivait à la calmer tout de même, bien que cela la fasse également culpabiliser. Elle ne se rendait encore qu’à moitié compte qu’il y avait une seconde vie en elle et elle s’en voulait de n’y prêtait que peu d’importance, si ce n’était du dégout. Apollon, au moins, jouait le bon rôle, les « ondes positives » du papa aimant. Il semblait déjà prêt à accueillir ce nouveau membre dans la famille, plus que la propre mère de l’enfant. Les larmes coulaient encore librement sur ses joues, mais ce n’était plus ni colère, ni répulsion. Simplement le désespoir de n’arriver à entrer dans son rôle de mère avec la même facilité que lui.
    Bien vite, Apollon finit tout de même par remarquer ses sanglots silencieux et, presque aussitôt, il l’attira à lui dans une étreinte qui se voulait consolatrice. Le visage de Lexia se nicha instantanément dans son cou, ses mains serrant le tissu de son tee-shirt dans son dos. Perdue n’aurait sans doute pas été le mot juste pour la décrire en cet instant. Complètement paumée, sans repère. Mais pas seule, bien heureusement. Cela n’aurait été que pire encore, s’il n’avait pas été là à ses côtés. En signe de bonne foi, cependant, elle essuya ses yeux d’un rapide revers de main, étalant un peu plus son maquillage comme à chaque fois. Il proposa ensuite de sortir de la salle de bains, ce à quoi elle répondit d’un petit hochement de tête, se laissant guider jusqu’à leur chambre, s’installant à ses côtés sur le matelas. Les larmes semblaient s’être taries dans ses yeux, mais cela ne l’empêchait pas pour autant de continuer de trembler légèrement, tant des mains que de la lèvre inférieure.
    Tant les paroles que le baiser d’Apollon, alors, l’achevèrent. Il faisait preuve de tellement de douceur et de compassion à son sujet qu’elle s’en voulait d’avance de ce qu’elle allait dire, ce qu’elle n pouvait garder pour elle.

    - Mais… J’en veux pas, moi.

    Elle renifla péniblement, sachant le poids de ses mots. Non, elle n’en voulait pas. Mais elle savait qu’elle allait devoir faire avec, pourtant. Malgré ses opinions bien étranges sur la maternité, elle ne cautionnait pas l’avortement pour autant. Personne ne pouvait avoir le droit d’ôter la vie à un petit être n’ayant demandé de mal à personne. Que ce soit une gamine de quatorze ans ou une femme ayant trompé son mari, tout cela revenait au même, pour elle : elles n’avaient qu’à assumer. Et elle se retrouvait dans le même bateau, sans le savoir. Elle n’avait plus qu’à assumer son inattention quant à son traitement, après tout.

    - C’est comme si tu me demandais pourquoi j’ai peur des araignées. C’est le principe même d’une phobie : irrationnelle. C’est comme ça, c’est tout. C’est… C’est mon corps, je veux pas le partager. Ca grandit, ça va continuer, c’est horrible. J’suis pas un hôtel restaurant dont on se débarrasse au bout de neuf mois parce que la bouffe est meilleure ailleurs !

    Bon, okay, ça, c’était plus que débile comme argument, même si elle ne s’en rendait pas vraiment compte. Mais elle ne savait pas vraiment quoi ajouter d’autre à cela. Après tout, elle l’avait déjà tanné en long, en large et en travers avec ses arguments expliquant pourquoi elle ne voulait pas être mère. Elle l’avait assez dit et répété, après tout, assez de fois pour qu’il connaisse par cœur chacun des arguments qu’elle aimait à avancer. Et pour qu’il puisse les envoyer valser, un à un, également.

    - La preuve parfaite de « ô combien Lexia est une horrible mère », hein ? C’est… C’est…

    Quelques clignements d’yeux, alors qu’elle se remettait déjà à pleurer, dans un soupir de frustration. Cela lui semblait néanmoins être un bon point, de se rendre compte de son affreux comportement et de ne pas l’assumer. Il faudrait sans doute un peu de temps pour changer cela, mais tout ne semblait pas être peine perdue. Se mordant la lèvre d’appréhension, elle reprit la main d’Apollon, pour la coller une fois de plus contre son ventre. Celui-ci était toujours aussi plat qu’à l’accoutumé – pour l’instant – mais elle avait l’impression d’avoir besoin de ce geste, important et vital. Relevant la tête, elle offrit un triste sourire en coin à son fiancé, plein d’excuses.

    - J’ai encore tout gâché, hein ?

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Mar 6 Avr - 22:13

A en croire les dires de certaines personnes que je connaissais qui avait eu des enfants neuf mois c'était long. C'était long d'attendre aussi longtemps pour une aussi petite crevette mais tout aussi long de supporter la jeune femme enceinte qui mettrait l'enfant au monde. J'avais étrangement l'impression qu'avec Lexia ce serait encore plus dur. J'avais beau l'aimer il fallait bien dire ce qu'il fallait dire, elle n'était pas commode tous les jours. Déjà que nos disputes se faisaient plus fréquentes je n'imaginais même pas ce que ce serait dans quelques temps. Pourtant, ça ne mènerait pas à la fin de notre histoire, je le savais. Bon, il y aurait peut-être des jours où elle filerait chez son père plus vite que prévu et d'autres où je claquerais la porte pour aller prendre l'air. Neuf mois sans aucun hurlement, sans aucune dispute… Fallait pas rêver non plus. On avait surmonter plus dur que ça, non ? J’avais pourtant l’étrange impression qu’il était plus facile pour elle de me pardonner mon mensonge sur Louanne et ma future paternité que d’avoir son propre enfant. Je ne savais pas quoi penser de ça, j’étais complètement perturbé en réalisant cela.

L’état de panique par laquelle elle passait je la connaissais très bien. Elle ne pouvait plus respirer, elle avait l’impression que sa cage thoracique se refermait sur elle-même. La première fois que mon père m’avait frappé j’avais ressenti la même chose. Cette impression d’être au bout, cette peur qui vous coupe tout vos moyens, qui vous paralyse. Et puis on regarde la seule personne qu’on pense pouvoir être capable de nous aider. Il existe alors deux réactions, soit vous y trouvez du réconfort, soit vous n’y voyez que de l’impuissance. Malheureusement, ma mère avait eu la deuxième réaction. Elle avait toujours été d’une maladresse incroyable en ce qui concernait mon père et sa violence, sûrement parce qu’elle en était victime comme moi. Je ne voulais pas avoir la même réaction que ma génitrice alors j’essayais de la réconforter, de lui montrer que j’étais là.

« Mais… J’en veux pas, moi. » Plus égoïste, tu meurs. Mais pourtant compréhensible. Pourtant, ça me brisait. Je savais qu’elle ne voulait pas de cet enfant mais pour une fois, au moins, elle ne rejetait pas la faute sur sa mère. Je crois que cette fois aurait été la fois de trop. Je ne frappais pas des gars en soirée parce que mon père le faisait, je ne buvais pas des litres d’alcool tous les soirs avant de rentrer la frapper parce que mon père le faisait ! J’en avais assez qu’elle n’assume pas à cause de sa mère, ne pouvait elle pas prendre ses responsabilités. Tout ça me fatiguais, j’en avais assez de ses arguments trop facilement démontables. Je voulais aujourd’hui de vraies raisons, j’avais besoin de savoir ce qui se passait dans sa tête, ce qui faisait qu’elle ne voulait pas être mère, même à mes côtés. Je savais que ce n’était pas de ma faute, mais je m’en sentais coupable quelque part. Je voulais être papa, mais pas sans elle, pas sans qu’elle se sente bien. Je ne pus m’empêcher de soupirer légèrement. Elle n’en voulait pas mais il était trop tard. Il existait bien des solutions pour que cet enfant sorte de notre vie, l’avortement par exemple. Je n’étais pas contre mais pas pour en même temps. J’acceptais que dans certains cas on puisse avoir recours à cela. Comment une fille de seize ans peut elle assumer un enfant. Mais nous n’avions pas de problème, ou si peu. J’avais assez de moyens pour assumer un enfant, et même payer une nourrice. Je ne travaillais pratiquement jamais et restais très souvent à la maison. On connaîtrait les mêmes problèmes que les nouveaux parents. Pas la peine de parler d’avortement ou alors on allait sérieusement parler d’annulation de mariage.

« C’est comme si tu me demandais pourquoi j’ai peur des araignées. C’est le principe même d’une phobie : irrationnelle. C’est comme ça, c’est tout. C’est… C’est mon corps, je veux pas le partager. Ca grandit, ça va continuer, c’est horrible. J’suis pas un hôtel restaurant dont on se débarrasse au bout de neuf mois parce que la bouffe est meilleure ailleurs ! » Elle n’avait pas tort sur son discours sur les peurs et je comprenais aussi le fait qu’elle ne veuille pas partager son corps. « il ne sort pas de ton ventre parce que la bouffe est meilleure ailleurs, c’est juste pour nous rejoindre, tu vois la différence… ne vois pas tout en négatif. »

Je ne voulais pas que notre discussion du jour tourne comme les autres. Il était un peu trop tard pour savoir pourquoi elle ne voulait pas d’enfant. Maintenant, on allait en avoir un alors mieux valait-il trouver des solutions pour le futur de ce petit. Ce n’était plus la peine de discuter pendant des heures sur le pourquoi du comment. « la preuve parfaite de « ô combien Lexia est une horrible mère », hein ? c’est… c’est… » Je baissais un instant les yeux avant de plonger son regard dans le sien et de poser ma main sur ses lèvres pour qu’elle se taise. Je savais qu’elle serait une bonne mère, j’en étais convaincue. Je n’eus pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà elle pleurait à nouveau. Je posais ma main sur ses joues et essuyais ses larmes. « chut… arrête de dire n’importe quoi tu veux. tu sauras une mère parfaite. » Je lâchais son visage et passais ma main sur ma nuque, fermant les yeux et poussant un léger soupire. La demoiselle prit ma main et la posa de nouveau sur son ventre, me regardant avec un sourire triste. J’aurais voulu lui sourire, comme jamais, mais j’en étais incapable. J’aurais dû être heureux, comme tout à l’heure mais j’en étais incapable. La voir pleurer, la savoir aussi triste me laissait perplexe. « J’ai encore tout gâché, hein ? » Je laissais ma main sur son ventre, le caressant doucement, mon regard fixé sur celui-ci. Je reportais mon attention sur Lexia. « honnêtement ?! oui, une peu. mais c’est pas grave, je t’aime quand même. et je sais que tout se passera bien. » J’incitais doucement la présentatrice à s’allonger. Restant à côté d’elle, je soulevais doucement son haut, pour découvrir son ventre. Je me penchais doucement et embrassais à plusieurs reprises son abdomen. Une fois que celui-ci fut couvert de tendre baiser, je laissais mes mains glissaient dessus et remontais mon visage au niveau de celui de Lexia. « Lex, tout ira bien ! je veux que tu ais confiance en moi, que tu arrêtes de douter sur tes capacités à être une bonne maman. le seul moyen pour que je sois un bon père c’est que tu sois avec moi. » Je l’embrassais tendrement sur les lèvres puis dans le cou. « viens vivre avec moi… viens vivre ici, je t’en prie. je t’aime tellement, Lexia Henley future MacNeil. »

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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Jeu 8 Avr - 19:14

    Durant sa scolarité à Trinity College, Lexia avait eu le temps de rencontrer de nombreux étudiants, dans des filières différentes de la sienne. Elle était entre autres tombée sur une étudiante en médecine, qui aimait à lui racontait ce qu’elle apprenait et ce qu’elle faisait lors de travaux pratiques. Cela amusait alors la future journaliste, disant que cela lui faisait son petit film d’horreur personnel. Pourtant, cela lui avait coupé toute envie de rire lorsque les étudiants en médecine avaient abordé le chapitre sur la reproduction humaine. Cela la fascinait tant que cela l’effrayait d’entendre à quel point les hormones pouvaient agir sur les femmes lors de la grossesse. Elle s’était toujours dis que ce genre de choses n’altérerait jamais son comportement, vu qu’elle ne tomberait jamais enceinte.
    Mais la donne venait soudainement de changer. Elle craignait le pire avec ces stupides hormones, connaissant son caractère de base. Apollon allait devoir s’accrocher, pour la supporter. Et elle n’était pas sure que ce soit une bonne chose, pas du tout. Comme si elle ne s’était déjà pas acharnée sur lui avec ses opinions anormales, il fallait en plus que son corps en rajoute une couche pendant les prochains mois. C’était sur, il devait vraiment l’aimait s’il arrivait à surmonter tout cela.

    Avouer les raisons profondes de ses peurs lui semblait honteux. Elle avait toujours réussit à se protéger avec l’excuse de sa mère, du schéma familial. Mais elle savait très bien qu’elle ne pouvait utiliser cet argument contre Apollon, alors que lui-même était loin d’avoir eu le meilleur père au monde. Dire cela maintenant l’aurait énervé plus que de raison et elle n’aurait supporté une dispute de plus, surtout ce jour là, surtout après cette nouvelle. Elle savait que l’argument pour ce qui était de sa liberté, de son indépendance, coulerait à pique également. Simplement à cause de la bague qu’elle avait au doigt et du joli discours qu’elle lui avait fait, comme quoi elle voulait fonder une famille avec lui. Sur ce point, c’était seulement un problème de timing, au final. Ce qui n’était bien sur pas pour l’arranger.
    Elle était donc obligée de dire la vérité, au final. Ce n’était bien sur pas pour lui plaire, elle aurait préféré garder cela pour elle, comme un enfant que l’on forçait à avouer qu’il avait peur du noir et des monstres. Mais elle savait qu’elle ne pouvait avec de secret pour son fiancé, pas sur un sujet aussi grave. Il se voulait compréhensif, acceptant ses explications sans se braquer, essayant tant bien que mal de lui expliquer que tout cela était irrationnel. Bien sur, elle le savait déjà. Quant à tout voir en négatif… Oui, sans doute. Mais, comme elle l’avait dis à de nombreuses reprises, elle avait besoin de temps, après tout. Surtout là, mise au pied du mur. Elle aurait préféré choisir elle-même le moment pour tomber enceinte, où elle arrêterait la pilule pour cela. Tout s’était précipité, elle n’avait d’autre choix que d’accepter ce coup du destin.

    Alors qu’elle continuait de s’apitoyer sur son sort, Apollon la fit taire en posant la main sur ses lèvres, comme on le faisait parfois avec les enfants trop bavards. Oui, mieux valait qu’elle se taise avant de vraiment prononcer la parole de trop, qui le ferait hurler de rage. Si elle n’était pas encore prête pour le mariage, elle préférait ne pas risquer le célibat pour autant. Surtout dans son état.
    Lorsqu’il confirma qu’elle avait gâché ce moment, elle ne put s’empêcher de hoqueter, à la limite entre le petit cri d’angoisse et un nouveau sanglot. Les paroles réconfortantes qui suivirent n’eurent pas l’effet escompté. Elle avait tout gâché. Encore. Comme toujours. Docile néanmoins, elle s’allongea doucement, un bras plié sous sa tête, yeux fermés, dans de grandes inspirations. Ainsi, elle ne put s’empêcher de sursauter en sentant les lèvres d’Apollon sur son tee-shirt, alors que le premier sourire vraiment sincère depuis qu’elle était entrée dans la salle de bain s’affichait sur ses lèvres. Vidant son esprit, essayant de ne plus penser à rien, elle aimait à le croire, à croire que tout se passerait bien. L’embrasser sur les lèvres et dans le cou était des arguments non négligeables, bien entendu. Elle fut néanmoins surprise de ses paroles, de sa demande. Fronçant légèrement les sourcils, elle mit quelques secondes avant de répondre, se demandant s’il était ou non sérieux.

    - Je vis déjà ici, chéri… Je croyais que c’était devenu officiel le jour où ma brosse à dent a emménagé à côté de la tienne. Mais… J’ai besoin de garder ma chambre chez mon père. Je ne sais pas, c’est important, comme pied-à-terre. Tant pour lui que pour toi. Et ça t’évite de dormir sur le canapé quand on s’engueule trop, non ?

    Elle captura ses lèvres, avec douceur. La main d’Apollon toujours posée sur son ventre, elle alla poser la sienne par-dessus, emmêlant leurs doigts. Arrêtant leur baiser, elle s’amusant à frotter son nez, légèrement froncé, contre le sien, avec un sourire sincère aux lèvres.

    - On l’installera dans le bureau, comme ça Tristan gardera sa chambre le temps qu’il faut…

    Surprise de ses propres paroles, elle fronça les sourcils, une moue interrogatrice aux lèvres, avant de lever les yeux au ciel. Chaque chose en son temps, après tout. Elle aurait tout le temps qu’il faudrait pour mettre Tristan dehors, après tout. Elle s’étonnait néanmoins de pensées aussi pacifistes. Les hormones faisaient déjà effet ? Impossible.

    - J’espère que ça sera une fille. On sera deux à rendre de ta vie un enfer. Mouhaha. Et si c’est un garçon… Ben c’est moi qui morfle, en fait. C’est mieux une fille. Et non, n’ose même pas parler de jumeaux.

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Mar 13 Avr - 22:57

Dès la première fois que Lexia m’avait avoué qu’elle ne voulait pas d’enfant à cause de sa mère, je ne l’avais pas cru. Cette théorie ne me semblait pas fondée et je ne voulais pas y croire. Je savais que les raisons de sa peur étaient plus profondes. J’aurais voulu en parler avec elle mais à chaque fois j’avais le droit à la même soupe d’excuse. Peut-être que rencontrer sa mère lui aurait fait du bien. Pourtant, je n’osais même pas lancer mon hypothèse lors d’une discussion. Je savais quelle allait être la réaction de Lexia. Elle se crisperait, se renfermerait et m’en voudrait. Profondément. Je ne pouvais pas non plus faire les choses en les lui cachant. Imaginer que je l’invite à la maison et que la jeune femme la trouve assise à côté de moi, en train de boire un thé. Elle m’égorgerait et m’en voudrait. Je ne pouvais pas me résoudre à lui faire ça. Cette décision de retrouver sa mère n’était pas la mienne. Je savais qu’elle lui en voulait mais je pouvais parfaitement le comprendre. Se faire abandonner n’est pas mieux que se faire battre à longueur de temps. Quoi que, à choisir, j’aurais préféré que mon père nous laisse ma mère et moi.

Je voulais être papa, ce n’était pas nouveau. Mais pas être le père de n’importe quel enfant. Je voulais vraiment que Lexia en soit la mère. Elle avait besoin de temps. J’avais décidé de lui accorder, je ne voulais pas la presser, comme pour le mariage. Attendre, il fallait toujours attendre. Lexia n’était pas prête mais plutôt que de la perdre, je préférais attendre. Mais maintenant nous étions devant le fait accompli, et dans neuf mois parents. Ce n’était pas a meilleure façon d’avoir un enfant, surtout pour elle. Je ne voulais pas qu’elle soit effrayée. Au fond, je me sentais aussi responsable qu’elle. Peut-être avait-elle oublié de prendre sa contraception mais si je n’avais pas accepter d’héberger Tristan, tout ça ne serait pas arriver.

Je lui dis qu’elle avait tout gâché et l’instant d’après elle se mettait déjà à hoqueter. Je crus qu’elle allait pleurer de nouveau, chose que je ne voulais absolument pas. Elle n’avait pas tout gâché mais c’était simplement que je n’avais jamais vu le jour où j’apprendrais que j’allais être le père d’un enfant de Lexia comme ça. « Non, non, Lexia, non… Je me moque que tout ne se passe pas comme je l’espérais. L’important c’est que tu sois avec moi et qu’on ait cet enfant ensemble. Je t’aime, c’est l’important. Et puis on a tellement l’habitude de ne rien faire comme il faut, on va pas commencer maintenant. » La tendresse n’avait jamais fait défaut à notre couple et je savais qu’elle appréciait ses moments. Lexia n’allait pas fort et même si j’étais fou de joie, ce n’était pas son cas. Il fallait donc la rassurer, comme je le pouvais.

« Je vis déjà ici, chéri… Je croyais que c’était devenu officiel le jour où ma brosse à dent a emménagé à côté de la tienne. Mais… J’ai besoin de garder ma chambre chez mon père. Je ne sais pas, c’est important, comme pied-à-terre. Tant pour lui que pour toi. Et ça t’évite de dormir sur le canapé quand on s’engueule trop, non ? » Elle n’avait quelque part pas tort. Même si c’était non sans difficultés, j’acceptais qu’elle garde une chambre chez son père. Je savais que ce dernier était attaché à sa fille et que c’était pour ça qu’il avait du mal à la laisser partir. C’était d’ailleurs pour ça que j’étais parti de chez ma mère. J’avais peur d’être incapable de m’en aller une fois le moment venu si je restais chez elle trop longtemps. « Je me moque que tu gardes ta chambre chez ton père, même si j’aimerais dormir sur la canapé. Ce que j’veux c’est que ton nom soit écrit à côté du mien sur la boite aux lettres, que tes amies viennent sonner ici… » Ses lèvres contre les miennes, je fermais doucement les yeux pour profiter du moment. Je caressais distraitement sa main du pouce une fois qu’elle fut sur la mienne.

Pendant que Lexia frottait son nez contre le mien, je collais mon front contre le sien, ne voulant pas m’éloigner d’elle un instant. « On l’installera dans le bureau, comme ça Tristan gardera sa chambre le temps qu’il faut… » Ses paroles me firent sourire. Depuis quand était elle gentille avec Tristan. J’aurais été capable d’éclater de rire si elle n’avait pas pleuré l’instant d’avant. Même Lexia semblait surprise de ses paroles. Le jeune français allait être de tout dans notre vie à présent. Si j’avais voulu qu’il vive ici avec nous pendant un moment, je n’étais pas près à ce qu’il s’immisce dans notre future vie de famille. « Tristan sera parti avant qu’on ai à l’installer où que ce soit. Et puis on pourrait peut-être trouver un endroit qui nous plait à tous les deux, non ? Tu sais je t’en avais parlé le soir de Noël. Ça manque de toi ici tu trouves pas ? »J’avais réellement envie qu’on puisse trouver quelque chose d’autre. j’adorais cette maison, depuis le jour de mon emménagement mais j’y avais vécu trop de choses. J’aurais sans doute eu l’impression de rester dans le passé en restant ici. J’espérais qu’elle dise oui et qu’elle ne nous condamne pas à vivre ici. « J’espère que ça sera une fille. On sera deux à rendre de ta vie un enfer. Mouhaha. Et si c’est un garçon… Ben c’est moi qui morfle, en fait. C’est mieux une fille. Et non, n’ose même pas parler de jumeaux. » Encore une fois, je crus que j’allais éclater de rire. Dans le genre ascenseur émotionnel on faisait rarement mieux. Lexia me rendrait complètement dingue. Je souris en la voyant agir comme tous les futurs parents. Qui a dit qu’elle allait être une mauvaise mère ? Une fille ou un garçon ? Honnêtement j’en avais rien à faire, tant que cet enfant était aussi le sien. « Un fille ?! Vous allez me traumatiser à longueur de journée. Et puis un petit garçon, c’est toujours adorable avec sa maman, regarde moi. Et pourquoi tu veux pas des jumeaux ? Tous les inconvénients de la grossesse en une seule fois. C’est plein d’avantage. Et puis ils seront jamais tout seul. C’est pas cool d’être enfant unique, j’en ai tellement souffert. Ça te plairait vraiment de tomber enceinte une deuxième fois ? Tu sais que j’en serais fou de joie, mais j’ai étrangement l’impression que ce n’est pas ton cas. Mais en même temps si on a deux filles ou deux garçons ça le fera pas non plus. Enfin, c’est pas si important que ça, si ? Tant qu’il est humain et en bonne santé, je serais heureux. » Je regardais Lexia dans les yeux, ne la quittant même pas un instant. Je pris la main qui était sous la mienne et la menait jusqu’à mon arcade. Elle m’avait lancé un DVD de son très cher Hugh au visage quant on avait parlé enfant. Doucement, je passais ses doigts sur ma cicatrice, la mine inquiète. « Tu vas pas me lancer un autre de tes films au visage maintenant que t’es enceinte, hein ? » Je ris légèrement, et partis trouver ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Mer 14 Avr - 1:42

Retrouver sa mère ? Tout bonnement et simplement hors de question. Cette idée lui avait effleuré l’esprit à quelques reprises, mais jamais au point d’harceler George pour qu’il lui donne ne serait qu’un simple nom. Ne même pas savoir le prénom de sa mère, ce n’était certes pas courant. Mais elle avait toujours fait avec et savait très bien que cela ne changerait pas. Après tout, si cette femme avait été assez froide et impassible pour abandonner son enfant et ne jamais tenter de la revoir, elle n’allait sans doute pas l’accueillir à bras ouverts si Lexia se lançait à sa recherche. Se savoir abandonnée dès la naissance était un fait, vivre un nouveau rejet une fois adulte en était un autre. Si elle s’était habituée dès la naissance au premier, elle savait qu’elle n’arriverait à surmonter le second. Mieux valait donc laisser les fantômes où ils étaient et, enfin, se tourner vers l’avenir. En se focalisant plutôt sur elle-même en tant que mère que sur la sienne. C’était un grand pas.

Il était néanmoins difficile de s’imaginer en mère parfaite. En mère tout court, d’ailleurs. Elle savait que ce genre de choses allait arriver, bien entendu, mais elle ne s’était pas attendue à ce qui tout aille aussi rapidement. Elle aurait aimé avoir plus de temps, plus de recul pour accepter avec –beaucoup – moins de difficultés la nouvelle. Enfin, cela lui permettrait au moins de ne plus lire en cachette de gros volumes sur la grossesse et la maternité, c’était déjà cela. Bien entendu, elle ne faisait cela qu’à titre de curiosité. Pour savoir ce qui se passait pour Louanne. Bien sur, oui. Elle n’arrivait même pas à s’en convaincre elle-même. Mais, malgré son intérêt soudain pour les gros ventres, elle se savait loin d’être prête à tout cela. Trop tard, bien entendu.

Si son attrait pour la maternité laissait encore à désirer, celui pour l’emménagement en couple, par contre, ne laissait aucun doute. Du moins, c’était ce qu’elle avait cru, jusqu’à maintenant. Jamais elle n’aurait pensé que tout cela n’était pas assez officiel au goût d’Apollon. Bien entendu, quitter définitivement sa chambre de la villa Henley n’était pas chose aisée. Il y avait tellement de souvenirs, de vie entre ces quatre murs, que de s’en séparer définitivement lui semblait tout bonnement impossible. Elle aimait à y retourner dormir, de temps en temps, pour sourire avec tendresse en voyant son père se lever du pied gauche le matin. Un petit plaisir de la vie comme un autre, après tout. Mais c’était bien ses affaires de beauté dans la salle de bain, ses nombreux escarpins dans le petit placard sous l’escalier et le panier de Spooky à côté du canapé… Tout cela ne représentait rien, pour lui ?

- La boite aux lettres, tu dis ?

Bien sur, quelle idiote. Elle s’en voulait de ne pas y avoir pensé plus tôt, d’ailleurs. Rien n’était plus officiel, comme emménagement, que de mettre son nom sur la boite aux lettes. Apollon MacNeil et Lexia Henley, ensemble sur un petit bout de carton sous la sonnette… « Apollon et Lexia MacNeil et leurs enfants ». Mon dieu. Pourquoi tout cela sonnait joyeusement dans son esprit, avec une pointe d’excitation ? N’importe quoi, vraiment… Ou pas.

- Je m’en occupe tout à l’heure, dans ce cas !

Après tout, c’était l’affaire de cinq minutes et d’un peu d’encre. Elle aurait sans doute même le temps de téléphoner à son opérateur pour son portable afin de changer l’adresse de facturation, après tout. Oui, cela pouvait se faire, et pas qu’un peu. Histoire de vraiment officialiser le tout et que la boite aux lettres servent enfin à quelque chose.

Après s’être embrassés, Lexia se mit à sourire doucement lorsque le sujet de Tristan fut mis sur le tapis. Ce qui était bien, s’il ne finissait pas par partir de lui-même, c’était que les cris du bébé au milieu de la nuit le feraient fuir au quart de tour. Ce qui pourrait être franchement amusant pour une jeune maman réveillée en sursaut entre deux rêves, après tout. Même si sa présence était moins dérangeante qu’à la base, elle devait bien l’admettre. Et, surtout, qu’elle avait un argument de poids pour lui faire comprendre qu’Apollon était vraiment passé à autre chose, maintenant. Ce qui plaisait fortement à Lexia, bien entendu.
Mais, ce qui lui plut plus encore fut le reste des paroles d’Apollon. Sans doute, à la manière des dessins animés, on aurait pu voir briller des étoiles dans les yeux de Lexia. Une maison. Leur maison. Elle aurait été folle que d’hésiter pour accepter une telle chose. Bien que l’endroit actuel soit magnifique, il était avant tout la maison d’Apollon, pas la leur. Avoir un petit endroit à eux, qu’ils auraient choisi ensemble, semblait donc être une idée fantastique pour la jeune femme.

- Quelle question ! Bien sur, que je veux ! On pourra faire le tour des agences et… Oh, un petit truc sympa en banlieue, ce serait génial. Avec un grand jardin !

Oui, mais mieux valait ne pas s’emballer de trop non plus. Lorsqu’elle avait une idée en tête, ce n’était pas ailleurs, et elle aurait très bien pu se précipiter sur son ordinateur pour consulter les petites annonces en ligne sur le champ. Après tout, pour cela comme pour le reste, mieux valait prendre son temps. Ce qui, au final, n’arrivait presque jamais. Ils s’étaient mariés sur un coup de tête, elle était tombée enceinte sans le vouloir… Ils pouvaient bien acheter une maison dans la semaine sans en être vraiment surpris, après tout.

Plus surprenantes encore étaient les paroles de Lexia. On aurait presque pu croire à une conversation banale de couple sur le point d’avoir un enfant, se taquinant à ce sujet. C’était étrange, nouveau… Et pas tellement désagréable, au final. Mais si le reste eut tout de même du mal à passer. Bon, d’accord, elle avait commencé en abordant le fait qu’il ne fallait pas aborder le sujet des jumeaux. Mais quand même.

- Tous les inconvénients de la grossesse, en pire. Et après la naissance, encore mieux. Et va y que le premier réveillera le deuxième en pleurant, qu’on devra forcément se lever tous les deux la nuit pour le biberon… Sans compter sur le fait que… T’as vu ma taille ? Déjà que je vais ressembler à une madeleine, mais un doublet gagnant et j’explose carrément. J’suis même pas sûre que ce soit conseillé… Un à la fois,okay ? Laaaargement suffisant. Et je n’ai jamais souffert d’être fille unique, moi. C’est de découvrir que j’avais un frangin, qui fut le pire, en fait. Mais… Enfin, peut importe, les deux m’iront. Même si une fille serait tellement adorable, dans tes bras. « Mon papa chéri ! »

Okay, c’était le point de non-retour, là, elle craquer vraiment. Mais imaginer une petite tête blonde à couettes se nichant dans les bras d’Apollon pour lui faire des bisous… C’était tout simplement craquant, oui. Sans compter sur les après-midi shopping mère-fille ou sur la même petite tête blonde racontant ses déboires amoureux de maternelle au goûter. Oui, elle craquait vraiment. Mais elle aimait cela.
Elle ne put alors s’empêcher de pouffer légèrement de rire lorsqu’il prit doucement sa main pour la porter à son arcade. Avec délicatesse, elle suivit le tracé de la cicatrice du bout du doigt, une moue désolée aux lèvres, bien que légèrement amusée. Après tout, tout cela était des plus idiots, lorsque l’on y repensait. Et ce n’était pas le moins du monde le genre de blessure de guerre dont il pouvait se vanter, à vrai dire.

- Je me contenterais de la télécommande, la prochaine fois… Tu m’en veux encore ?

Sa question se perdit sur les lèvres d’Apollon, alors qu’il l’embrassait. S’il lui en voulait encore, il le cachait bien, en tous cas. Se mettant à jouer avec le bas du tee-shirt de son fiancé, elle répondit avec délice à ce baiser, posant son autre main dans le creux de sa nuque. Au bout d’un moment, néanmoins, elle se détacha de lui pour reprendre son souffle, non sans s’amuser à mordiller la lèvre d’Apollon pour autant.

- Johanna ou Anthony…

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Ven 16 Avr - 18:19

Je comprenais que Lexia puisse en vouloir à sa mère mais sans doute ne savait elle pas quelles étaient les vrais raisons de cet abandon. Ce n'était pas pour me mettre du côté de sa génitrice. Je ne comprenais pas non plus pourquoi elle avait quitté sa famille mais j'essayais de ne pas la juger trop vite sans l'avoir avant entendu. C'était peut-être un peu utopiste de croire qu'elle avait de bonne raison et qu'elle accepterait sa fille mais je voulais y croire.
Lexia avait vingt trois ans et moi vingt cinq. Nous étions encore jeunes et je pouvais comprendre ses angoisses sur le fait d'être maman. Elle n'avait pas arrêté de me le dire, elle avait besoin de temps. À présent, le temps nous manquait et nous allions avoir besoin l'un de l'autre. Ça n'allait pas être le moment de se disputer, nous le savions tout les deux et pourtant, j'avais l'impression que les disputes allaient être aussi nombreuses qu'à l'ordinaire. Il allait falloir faire avec. J'étais heureux et j'allais tout faire pour qu'elle aussi se sente aussi bien que moi.

« La boite aux lettres, tu dis ? » Ouais, la boite aux lettres. Mine de rien c'était un symbole pour moi. J'avais envie que tout soit officiel, que quand les voisins passent devant ils réalisent que je n'étais plus tout seul dans cette maison. Faut dire que « Lexia & Apollon MacNeil » c'était plutôt classe, non ? Bon, d'accord, ça allait être « Lexia Henley & Apollon MacNeil » pendant encore un petit moment mais je savais que ça finirait par arriver. « Je m’en occupe tout à l’heure, dans ce cas !  » À ce moment là, je ne pus m'empêcher de sourire largement et de l'embrasser. Son arrivé dans la maison s'était faite petit à petit. À chaque fois qu'elle revenait de chez son père elle ramenait un petit quelque chose. Et puis une grande partie de ses affaires avaient fini par se retrouver chez moi. Ses vêtements étaient venus remplir les meubles à moitié vide de la buanderie, ses produits de beauté avaient finalement envahi la salle d'eau et Spooky était arrivé. Cette maison était devenue la nôtre. Mais la plupart des souvenirs qui habitaient les murs de l'endroit étaient miens. Le trou fait dans le salon qui se cachait derrière un tableau était le vestige d'une fête un peu trop arrosée. Il s'était passé tellement de choses dans le toit aussi. Je voulais tout laisser derrière moi, recommencer à nouveau avec elle. « Quelle question ! Bien sur, que je veux ! On pourra faire le tour des agences et… Oh, un petit truc sympa en banlieue, ce serait génial. Avec un grand jardin !  » Son enthousiasme me réjouit mais ne me surprit pas plus que cela. Après tout, c'était elle qui avait proposé qu'on emménage ensemble le soir de Noël. Cela faisait donc déjà trois mois que nous avions parlé de chercher une maison pour nous. J'avais, sans qu'elle le sache, commencé à faire quelques recherches sur Internet. Je voulais lui faire une petite surprise. Mais je préférais qu'elle soit avec moi pour choisir quelques choses qui lui plaisait. Je souris de nouveau après ces paroles. Sa description correspondait simplement à la parfaite à la maison de famille par excellence. J'habitais Southside, le quartier le plus riche de la ville et sûrement pas le meilleur pour un enfant. Dublin Four serait sans doute mieux pour nous et aussi plus près de son père. « Et puis avec un potager pour qu'on est des super légumes et que tu puisses nous faire de la bonne ratatouille. J'adore ça la ratatouille, tu sais ? » Je souris légèrement et l'embrassai de nouveau. « On aura enfin notre petit nid d'amour, sans personne d'autre que nous deux. Enfin, que nous trois. ». Je fermais doucement les yeux et m'allongeait contre elle, gardant une main dans la sienne.

Même à présent qu'elle était enceinte, je sentais que les discussions allaient être tendues. Lexia et moi étions définitivement opposés sur le fait d’avoir des enfants. Je trouvais ça merveilleux et elle trouvait ça affreux. « Tous les inconvénients de la grossesse, en pire. Et après la naissance, encore mieux. Et va y que le premier réveillera le deuxième en pleurant, qu’on devra forcément se lever tous les deux la nuit pour le biberon… Sans compter sur le fait que… T’as vu ma taille ? Déjà que je vais ressembler à une madeleine, mais un doublet gagnant et j’explose carrément. J’suis même pas sûre que ce soit conseillé… Un à la fois,okay ? Laaaargement suffisant. Et je n’ai jamais souffert d’être fille unique, moi. C’est de découvrir que j’avais un frangin, qui fut le pire, en fait. Mais… Enfin, peut importe, les deux m’iront. Même si une fille serait tellement adorable, dans tes bras. « Mon papa chéri ! » » J’avoue que pour le coup elle avait raison. Avoir des jumeaux n’était peut-être pas une bonne idée. De toute façon, un enfant serait déjà une petite merveille pour moi. J’étais prêt à me lever tous les soirs à sa place si il le fallait. Une madeleine ?! Elle allait me donner faim là. Lexia savait définitivement me prendre par les sentiments. Voir une petite princesse me sauter dans les bras et ne plus me quitter, me regarder avec le même petit air que sa maman. C’était officiel, je voulais une petite fille. Enfin, ce n’aurait pas tellement était différent si ça avait été un garçon, sauf que c’était elle qui aurait sans doute plus le droit à de longs câlins interminables. « Tu seras la plus jolie des madeleines tu le sais ça ? Et puis que t’explose ou pas, je t’aimerais et je te trouverais aussi belle. Arrête de faire ça, je veux une petite fille maintenant. » Je fis une moue digne de la Lexia boudeuse et finit par sourire pour l’embrasser sur le front. « En fait, l’important c’est qu’il est de toi… Je sais je me répète. J’deviens gaga avant d’être papa, super. » Cet enfant pourrait montrer à tout le monde ce que je ressentais vraiment envers Lexia, mais surtout, prouverait au monde entier que notre histoire ce n’était pas une histoire d’un temps, ce n’était pas une passade. Je ne voulais pas penser à la réaction du père de Lexia. En réalité, c’était simplement parce que j’en avais peur. Je le savais important pour la demoiselle et j’avais peur qu’il puisse convaincre Lexia du fait que je n’étais pas le bon pour elle. Tout n’était pas aussi simple qu’avec ma mère, elle serait folle de joie à l’idée de devenir grand-mère. J’avais honnêtement peur qu’il me tue. Quoi que Lexia dise, j’étais sûr qu’il en était capable.

Lorsqu’elle se mit à rire, mon expression du visage tomba en une sorte de mine blasée peu descriptible. C’était pas drôle du tout ! Je ne comprenais pas pourquoi à chaque fois, elle riait. « Arrête de rire, tu sais que je trouve pas ça drôle du tout. » Le plus dur dans tout ça ? Raconter à tout le monde pourquoi j’avais des points de suture au visage sans passer pour un homme battu. Tout le monde riait de moi, à cause d’elle. Sa moue désolée me fit légèrement sourire. Je savais parfaitement qu’elle avait agi sous l’impulsion du moment mais je n’arrivais pas à en rire, c’était sans doute encore trop tôt pour moi. « Je me contenterais de la télécommande, la prochaine fois… Tu m’en veux encore ? » A peine avait-elle fini sa phrase que je l’embrassais. Je la regardais l’instant d’après, une mine plus sérieuse. « Oh que si je t’en veux encore terriblement mon amour. » Chacun de mes mots était entrecoupé par un léger baiser sur ses lèvres. Elle laissa sa main contre ma nuque, position qui me donnait des frissons à tous les coups.
Voilà qu’elle se mettait à me mordiller le lobe de l’oreille. Je vous l’ai dit, elle allait me rendre fou. Je ferme les yeux, incapable de dire quelque chose. Sans même le vouloir, je lâchais un soupir. Mon mal être des jours précédents avaient disparu de ma mémoire comme la photo de moi et mon père. « Johanna ou Anthony… » Je souris légèrement. J’avais toujours adoré ses deux prénoms tirés directement de Sweeney Todd, une de mes comédies musicales favorites que j’avais eu la chance de voir à Londres et dont j’avais le DVD. « Très bien Mrs Lovett ! Ces deux noms me semblent parfaits ! Que diriez-vous d’un petit câlin et d’une petite sortie après cela ? Ou peut-être avez-vous des idées. »

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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Dim 18 Avr - 2:50

    L’idée de simplement écrire son nom à côté de celui d’Apollon sur la boite aux lettres l’excitait bien plus qu’elle n’aurait pu le croire. Bien sur, c’était elle-même, à Noël, qui avait proposé de vivre ensemble. Si le mariage et le bébé ne lui semblaient que trop rapides, emménager ensemble, par contre, lui plaisait bien. Cela avait un petit quelque chose d’officiel et d’important, sans trop la pousser dans ses retranchements. Elle savait que, si besoin en était, elle pouvait toujours s’enfuir chez son père, et cela ne pouvait être que rassurant. Bien sur, cette option n’était que rarement utilisée. Exceptionnelles étaient les disputes se terminant par une porte claquée par la belle, excédée, hurlant un « Si c’est comme ça, je rentre chez mon père ! ». Elles se faisaient de plus en plus rares alors que leurs disputes, bien que violentes, se faisaient plus mesurées. Ils savaient leurs limites, à force, et savaient parfaitement où s’arrêter avant que le pire ne se produise. Ainsi, bien que les cris soient nombreux entre eux, jamais il n’était question de rupture. Dès qu’ils s’approchaient du moment fatidique, soit l’un – souvent elle - allait bouder dans la chambre, soit ils se sautaient dessus pour s’embrasser en s’excusant. Classique.

    Bien qu’ils se soient mis d’accord sur la cohabitation depuis les fêtes de fin d’année, donc, celle-ci s’était fait en lenteur, par étapes. Vêtement par vêtement, qu’elle mettait dans le bac à linge au lieu de les reprendre avec elle, accessoires et produits de beauté pour remplir la salle de bains et, finalement, l’arrivée de Sony. Lui, elle avait eu un peu de mal à l’imposer, elle devait bien l’admettre. C’était adorable, cette sorte de jalousie dont Apollon faisait preuve envers son chien, simplement parce qu’elle ne pouvait s’empêcher de le prendre dans ses bras et de l’embrasser sur le museau. Mais la petite boule de poils avait également trouvé sa place dans la maison, se faisant discret tout de même. La boite aux lettres, au final, ne serait que la conclusion, la cerise sur le gâteau de tout cela.

    - Un potager ? M’imagine pas trop « Petite maison dans la prairie », quand même ! Sinon t’iras couper du bois pour le feu au fond du jardin, Charles ! Elle rit doucement en imaginant une telle scène. Mais, oui, ce serait vraiment génial.

    Elle s’y voyait déjà presque, d’ailleurs. Se chamaillant quant à savoir la couleur qu’il fallait acheter pour la peinture du salon, quant à savoir comment placer les meubles dans la chambre ou encore le canapé dans le salon. Cela risquait d’être épique, mais génial. Surtout à s’entourer de nombreux cartons contenant tous ses poussiéreux livres. Sans compter le nombre de guitares d’Apollon… Le déménagement était bien parti pour durer un mois, avec eux.
    Mais, surtout, il y aurait la chambre de bébé à aménager, grande première. S’ils n’avaient jamais manqué d’argent, elle se doutait bien qu’ils n’auraient vraiment aucune limite dans les dépenses pour la petite chose qui grandissait en elle. Que ce soit les meubles magnifiques ou les peluches toutes plus gigantesques les unes que les autres, ils dépenseraient sans compter. Et, pour Lexia, si c’était une fille, ce serait vraiment mieux. Pour acheter tous des petites robes absolument craquantes, comme elle en avait déjà vu dans les magasins. Pour une accroc au shopping telle qu’elle l’était, c’est un paradis de vêtements miniatures.

    - Tout ça parce que je ferais trois tailles de poitrine en plus, avoue ! Faudra pas t’y habituer, à ça, hein… T’façon, j’suis toujours belle !

    Bon, elle était peut être assez narcissique et superficielle sur les bords, mais pas au point de dire cela sérieusement tout de même. Elle se savait belle, bien entendu, mais pas au point de s’en vanter outre mesure. Après tout, c’était toujours touchant d’entendre Apollon lui susurrer de tels compliments au coin de l’oreille qu’elle préférait ne rien faire pour s’en lasser. L’idée de grossir, outre le fait de passer pour une grosse vache laitière sur le point de mettre bas, l’effrayer tout de même légèrement. Après tout, elle ne pensait pas vraiment avoir la carrure adaptée à la maternité, avec son gabarit de mannequin. Un accident de parcourt pouvait être si vite arrivé, après tout, si le bébé venait à manquer de place. Elle n’osait même pas deviner le pire dans ce cas là, alors.

    - C’est adorable. Tu es adorable, chéri. Vraiment. C’est… C’est une bonne chose, tout ça, en fait. C’est… Notre bébé. Notre famille. Nous… Et… Mon dieu, j’vais être maman !

    Elle partait légèrement dans les aigus sur ses derniers mots, alors que le dernier déclic se faisait dans son esprit. Oui, elle allait être mère. A cacher les œufs de Pâques dans le jardin, à aller chercher son enfant à l’école chaque jour, à s’extasier devant des gribouillages de crayons de couleur… Ce n’était tellement pas elle et, pourtant, tout à fait elle à la fois. C’était très étrange et déconcertant, mais elle n’arrivait plus à être révulsée à l’idée de mettre au monde un enfant pour autant.
    Elle savait également que cette maternité signifiait bien plus pour leur couple que la simple venue d’un bébé. Depuis le premier jour, personne n’avait jamais parié cher de leur couple, traquant le moindre détail, la moindre preuve prouvant que leur idylle finissait par battre de l’aile. On prédisait leur rupture pour un oui ou pour un non, on prévoyait déjà avec qui Apollon la tromperait, avec qui Lexia finirait la nuit complètement ivre. Leur mariage annulé, reporté, n’avait mis que de l’huile sur ce feu ardent de journalistes. Sans doute l’annonce de la grossesse, qu’elle espérait garder secrète aussi longtemps que possible tout de même, allait calmer le jeu. Ou ne faire qu’empirer les choses, au contraire. Mais elle ne voulait pas savoir ce qui allait se dire sur son dos – ou sur son ventre, dans ce cas.
    D’ailleurs, dans le même genre, elle préférait ne pas imaginer tout de suite le genre de discussion qu’elle allait devoir avoir avec son père. Annoncer ses fiançailles n’avait pas été une tasse de thé, elle redoutait donc le pire quant à cette annonce là. La pauvre qui était cardiaque, qui plus était… Enfin, il pouvait bien le prendre, aussi, avec l’effet soudain de « papy gâteau ». Mais elle en doutait fortement tout de même. S’il n’oserait rien faire contre l’enfant, Lexia savait bien qu’Apollon risquait de passer un mauvais quart d’heure tout de même.

    Elle ne put s’empêcher de rire doucement lorsqu’il en vint à parler de sa cicatrice. C’était plus nerveux que vraiment pas amusement, bien qu’elle ne puisse rester sérieuse en fixant trop longtemps son arcade. Le pire, sans doute, fut cette fois où Edward, air détaché habituel, lui avait demandé d’où venait sa récente blessure de guerre. Lexia avait cru s’étouffer dans son verre de coca, alors qu’Apollon lui envoyait un regard meurtrier et lourd de reproche. Il fallait dire qu’avouer que votre fiancée vous a scalpé d’un coup de dvd lors d’une dispute n’était pas vraiment la chose la plus glorieuse à raconter.
    Si l’égo d’Apollon en avait pris un coup, elle savait néanmoins se faire pardonner de son coup de folie qui l’avait poussé à agir de la sorte. Dire qu’elle n’était jamais violente, en temps normal. La dispute devait vraiment être importante, ce jour là, pour qu’elle s’énerve de la sorte. Mais pas tant que cela, en même temps, vu qu’elle n’avait pas souvenir du motif de leurs cris. Lui, par contre, devait toujours aussi bien s’en rappeler, s’il continuait à lui en vouloir. Mais elle savait que cela lui passerait. Déjà, avec quelques baisers, c’était presque oublié. Trop facile.

    L’idée des prénoms fut presque un réflexe. Elle se souvenait de la tête qu’il avait faite, le jour où elle avait coupablement avoué n’avoir vu que Charlie et la chocolaterie dans la filmographie de Tim Burton. S’en était suivi un marathon cinématographique pour compenser ce manque de connaissances. Et elle était carrément tombée sous le charme de Sweeney Todd, ce jour-là, jusqu’à en faire regretter amèrement Apollon de le lui avoir montré. Il fallait dire que l’entendre chanter pendant les trois jours « I’ll steal you Johanna » avec sa voix haut perchée, cela n’avait pas du être drôle pour lui. Les prénoms de ce magnifique petit couple semblaient tombés comme une évidence pour eux. Toujours mieux que de suivre l’étrange délire de Beith avec un Dionysos ou une Aphrodite.

    - J’veux bien des fraises, tiens ! Dans un nouveau rire, elle posa ses lèvres sur celles d’Apollon. Mais un câlin pourrait me convenir. Juste un câlin. Plus besoin de s’entrainer à faire des bébés, maintenant ! … Ouais bon, bien pensé, faudrait pas qu’on oublie le mode d’emploi, en fait. Enfin… Un restau, ce soir ? J’en ai un peu marre du traiteur, à force…

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Mer 21 Avr - 2:52

Il n’était pas question de rupture entre elle et moi. Certes nous nous disputions mais nous n’en étions jamais arrivé jusqu’à parler d’une rupture, de la fin de notre histoire ou même d’une pause. Jamais il n’avait été question de faire notre route séparément. Au début ça avait été plus dur, chacun voulait tester les limites de l’autre. A présent, après six mois de relations nous savions les sujets à éviter, les sujets qui faisaient mal, trop mal alors on les évitait. On évitait la dispute de trop, celle qui faisait peur, qui nous mènerait à la fin. En fait, on ressemblait un peu au couple de PS I Love You. Au début du film, on les voit se disputer puis se sauter dessus pour se réconcilier.
La seule chose qu’on avait fait d’à peu près normal c’était bien son emménagement ici. Pour une fois, on avait pris le temps de faire les choses. On ne se précipitait pas, on laissait les choses se faire doucement. Je n’avais pas débarqué un jour devant chez elle dans un camion pour emporter toutes ses affaires. Je ne voulais pas presser les choses. Après tout c’était elle qui avait proposé de vivre dans la même maison. Non pas que ce choix me déplaise mais la situation dans laquelle nous nous trouvions le jour où je l’avais demandé en mariage me satisfaisait pleinement. Non pas que j’ai à me plaindre de ce que nous vivions aujourd’hui non plus. Tant qu’elle était à mes côtés, j’étais heureux. Les jours passaient et j’avais finalement réalisé qu’elle habitait ici et cette idée m’avait plu. « Un potager ? M’imagine pas trop « Petite maison dans la prairie », quand même ! Sinon t’iras couper du bois pour le feu au fond du jardin, Charles » Son rire se joins au sien. Charles pas tellement joli comme prénom en fait. Pas mieux qu’Apollon vous me direz. Mais ce qui était vraiment marrant dans l’histoire c’était plus le fait de m’imaginer dans une chemise de bûcheron en train de couper du bois pour la famille, de faire une barrière à mettre autour de la maison. C’était vraiment pas moi, surtout avec la force de mes bras. J’arrivais certes sans problème à soulever Lexia mais de là à fendre des bûches avec une hache… « Mais, oui, ce serait vraiment génial. » Je souris, passant une main sur sa joue. « Je pense que ça pourrait être bien pour le petit. Tu vas peut-être trouver ça bizarre mais j’voudrais planter un arbre le jour où il naîtra dans notre jardin. J’trouve ça important et surtout symbolique… Je sais pas vraiment pourquoi mais je me suis toujours dit que quand j’aurais un enfant je planterais un arbre. » Ça promettait d’être épique cette histoire de maison ensemble. On risquait de se quereller pour la place des meubles dans l’entrée, pour la couleur de la chambre, pour le genre de sol à placer. On aurait très bien pu engager quelqu’un pour nous trouver une maison et aussi pour nous la refaire à neuf mais pour une fois, j’avais envie de faire comme n’importe quelle personne irlandaise normale. J’avais hâte de voir Lexia un pinceau à la main en train de peindre sérieusement pendant que moi je m’amusais à lui faire des traces de peinture sur le visage. Ça risquait d’être marrant, vraiment marrant, il fallait qu’on trouve cette maison. J’avais étrangement l’impression que ma carte bleue allait virer au gris avec cette nouvelle maison mais surtout avec la chambre du petit. Il était hors de question de se priver. Tout ce qui nous plairait pour cet enfant allait se retrouver dans le coffre de ma voiture. Je voulais de cette maison qui allait être celle de nos futures années, avec nos enfants.

« Tout ça parce que je ferais trois tailles de poitrine en plus, avoue ! Faudra pas t’y habituer, à ça, hein… T’façon, j’suis toujours belle ! » Je ne pus m’empêcher de rire. C’était la grande obsession de Lexia, ses seins qui éclatent. Elle ne cessait de le répéter. « Arrête de dire n’importe quoi, je m’en fous de tes seins qui seront trois fois plus gros que normalement. Je sais qu’ils redeviendront normaux après alors… Et puis je t’aime pas pour tes seins, mets toi ça dans le crâne chérie. Tu seras toujours belle même si je sens que tes chevilles vont bientôt exploser. » Cette éternelle question de savoir si je l'aimerais encore même si elle devenait fripée ou si elle devenait grosse ou... Certes je trouvais son apparence sans pareille mais il n'y avait pas que ça et puis, elle avait raison, elle était toujours belle. J'avais l'impression qu'elle pensait qu'elle allait grossir d'un coup, mais genre exploser quoi. Ça me faisait rire. Certes il arriverait un moment où elle prendrait rapidement du poids mais le reste se ferait en douceur. Pas la peine de paniquer. Si des mannequins anorexiques arrivaient à avoir des enfants sans problème pourquoi pas elle ? Elles se payaient les meilleurs médecins du pays ? Il en serait autant pour la jeune femme à mes côtés. Avec Lexia, j’avais appris la définition de l’expression ascenseur émotionnel. Ses sentiments se retournaient d’un coup et c’était parfois assez troublant, je ne savais à vrai dire rarement sur quel pied danser mais je pense qu’il en était autant pour elle, c’est ce qui fait la complexité de l’être humain. Ce jour ne fit pas exception, ses sentiments passaient du coq à l’âne. « C’est adorable. Tu es adorable, chéri. Vraiment. C’est… C’est une bonne chose, tout ça, en fait. C’est… Notre bébé. Notre famille. Nous… Et… Mon dieu, j’vais être maman ! » Je ne pus m’empêcher de rire en l’entendant. Elle réalisait ce que j’avais réalisé quand nous avion eu la conviction qu’elle était enceinte. Oui, c’était fabuleux. On allait être une vraie petite famille à nous trois. J’étais content qu’elle soit aussi heureuse que moi. Elle serait la plus fantastique des mères j’en avais la conviction. Je passais une main sur sa joue, la logeant dans son cou, un sourire aux lèvre, imaginant tous ces moments que nous allions partagés tous les trois. Je n’avais qu’une hâte que cet enfant arrive enfin. Je savais que le temps passerait vite, à ses côtés, il passait toujours vite.
Si cette grossesse allait solidifier un peu plus notre couple, je ne voulais pas que les journaux s’en fassent une joie non plus. Je n’avais pas envie de voir « Lexia Henley enceinte ! Oui mais de qui ? Apollon est-il vraiment le père ? » en gros titre ou quelque chose dans le genre. Je voulais qu’on nous laisse tranquille comme lors de cette semaine en Nouvelle-Zélande où il n’y avait qu’elle et moi. Je ne comprenais pas quel plaisir les paparazzis pouvaient prendre à traquer les gens comme ils le faisaient, à chercher la moindre petite erreur que nous allions faire.

L’annonce à Edward avait été mémorable, tout comme cela à Elixir. Elle avait littéralement éclaté de rire et n’avait pas pu s’arrêter. J’étais parti, furax et elle avait dû me courir après, et bien sûr elle riait toujours. J’avais eu le droit d’être appeler « Le guerrier » tout l’après-midi. Cette petite anglaise avait de la chance que j’l’aime… Lexia savait heureusement très bien se faire pardonner, elle savait comment me faire oublier en un rien de temps. J’aurais pu être énervé par ça mais comment pourrais-je être contre les moments de tendresse qui se faisait de plus en plus nombreux après cet accident. En fait, ce n’était rien. Ce serait l’affaire de quelques semaines et après je n’aurais plus rien, plus aucune trace de cet affrontement. Il y a des choses avec lesquelles on peut rigoler et d’autres avec lesquelles on ne peut pas. Tim Burton faisait partie de la deuxième partie. Ce type avait toujours été une sorte de génie pour moi. J’avais vu Edward Aux Mains d’Argent puis Beetlejuice à la sortie de Mars attacks ! Dès les vingt premières minutes du film je l’avais vénéré. Ce type était et serait toujours un dieu pour moi. Alors quand Lexia m’avait annoncé qu’elle n’avait vu que Charlie et la Chocolaterie, je ne savais pas si il fallait rire ou pleurer. J’avais donc sorti toute ma collection de DVD et lui avait fait une cure de Burton. Elle avait adoré Sweeney Todd comme je l’avais. Appeler son enfant comme un couple d’un film c’était sans doute mieux qu’un Dieu grec. Parfois je me demandais ce qui se passait dans la tête de ma mère. « J’veux bien des fraises, tiens ! » Heu… C’était que ce stéréotype de base ?! Surtout que trouver des fraises potables en Avril il fallait chercher et pas qu’un peu. « Plait-il ? » Je ris légèrement avant de répondre à son baiser tendrement. « Mais un câlin pourrait me convenir. Juste un câlin. Plus besoin de s’entrainer à faire des bébés, maintenant ! … Ouais bon, bien pensé, faudrait pas qu’on oublie le mode d’emploi, en fait. Enfin… Un restau, ce soir ? J’en ai un peu marre du traiteur, à force… » Je ne pus m’empêcher de rire lors de la première partie de ses paroles. Comme si on pouvait oublier le mode d’emploi. « T’inquiète donc pas, je n’oublierais pas le mode d’emploi » J’embrassais alors délicatement sa joue, puis la quittais pour l’embrasser dans le cou avec tendresse. Je m’y attardais un moment avant de l’embrasser avec un peu plus de fougue que les fois précédentes. Je souris largement alors que de petits pas se faisaient entendre dans le couloir. Spooky sauta sur le lit et se faufila entre nous deux. « Manquait plus que lui… Aller, viens là Spoke, t’as aussi le droit de fêter ça avec nous. » Je souris et reprenais ma place à côtés de Lexia, Spooky entre nous. « Je t’emmènerais quelque part où on est encore jamais aller pour fêter ça… Je t’aime Lexia, je t’aime tellement. » Et ce fut ce moment là que le chien choisit pour me lécher. « Toi aussi je t’aime sale chien d’amour »

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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Ven 23 Avr - 20:04

    C'est quasi magnétique, physique. Ils ne pouvaient s'empêcher de revenir l'un vers l'autre, à chaque fois. Aucune dispute ne semblait jamais assez importante, assez violente pour les faire vraiment se séparer. Dans le pire des cas, elle claquait la porte en hurlant qu'il l'énervait, et retourner dormir à la villa Henley pour la nuit, ne revenant que le lendemain matin pour lui faire un câlin de réconciliations. Schéma classique, en quelques sortes. Elle aimait parfois à dire, avec une touche d'amusement, qu'ils s'étaient bien trouvés, car personne d'autre n'aurait pu supporter l'autre. Et cela était vrai, en effet. Elle pensait même que cela faisait la force de leur couple. Malgré tout ce qu'ils pouvaient dire, faire ou penser, ils s'aimaient assez pour ne jamais en arriver à des extrémités, à des solutions finales douloureuses pour leur couple.
    Lexia savait bien, d'ailleurs, qu'ils n'auraient jamais emménagé ensemble si leur couple était voué à l'échec. C'était la première fois qu'elle allait aussi loin avec quelqu'un dans une relation, et elle savait parfaitement que ce n'était pas simplement par hasard, ou parce qu'elle se sentait bien. C'était plus encore que cela, et preuve en était de son ventre bien rempli. Avec un autre que lui, elle se serait sans doute précipitée à l'hôpital, en état de choc, pour faire disparaître l'enfant. Mais, avec Apollon, elle arrivait à assumer, à accepter ce qui lui arrivait.

    - Tu feras comme tu le voudras, ce n'est pas moi qui vais t'en empêcher !

    Elle, ce qu'elle voulait, c'était le même genre de chose qu'il y avait dans la cuisine de sa villa familiale. Chaque année, George avait pris le temps de la faire se mettre contre le mur, juste à côté de la porte, pour prendre sa taille. L'évolution se dessinait en petits traits noirs, de ses trois à ses dix-huit ans, et elle aimait regarder ce pan de mur avec amusement et nostalgie. Rares étaient les enfants pouvant vivre dans une seule et unique maison durant toute leur enfance, et elle aimait avoir eu cette chance. Pouvoir refaire le même, en tant que mère, lui semblait particulièrement adorable et important.
    Mais elle savait qu'elle avait le temps, pour ce genre de choses. Il faudrait déjà trouver la maison, la décorer, s'y installer. Le compte en banque allait bien évidemment en prendre un coup, mais on ne voyait que rarement à la dépense, tant chez les MacNeil que chez les Henley. Là était bien la chance d'avoir un compte fourni, avec peu de chance de le voir descendre en dessous de zéro. Elle savait ainsi qu'ils pourraient se faire plaisir, sur les plus beaux meubles, les tissus de rideaux les plus doux, les peintures les plus belles, sans craindre le moindre soucis financier. Ne resterait alors que le plus difficile : se mettre d'accord sur chaque chose. Autant dire un joli remake de Mission Impossible, sans Tom Cruise au milieu du salon.

    - Tu m'aimes pas pour mes seins ? C'est méchant pour eux, ce que tu dis là, il vont être vexés !

    Elle plaisantait, bien évidemment. Si Apollon n'était sorti avec elle que pour son physique, cela se saurait. Parce qu'il n'aurait pas supporté son caractère volcanique plus d'une semaine, dans ce cas. Mais elle savait également que Mère Nature avait été des plus généreuses pour elle de ce côté là, et imaginer que sa poitrine puisse gonfler plus encore pour faire des stocks de lait, c'était assez effrayant tout de même. Si elle n'allait pas jusqu'à imaginer qu'elle en perdrait l'équilibre à cause du poids mal réparti sur son corps, elle se doutait bien que, ajouté au bébé dans son ventre, elle finirait la grossesse avec un bon mal de dos. Excitant d'avant, bien entendu.
    Elle aurait pu faire une longue liste, ainsi, de tous les désavantages de la grossesse, de la maternité. Mais, alors que l'idée de bientôt être mère se frayait un passage dans son esprit, tous ces points négatifs n'avaient que peu d'importance. Ses convictions s'envolaient, une à une, doucement mais surement. Ainsi, elle pouvait voir le bonheur revenir dans les yeux d'Apollon comme lorsque, un peu plus tôt, il avait compris ce qui se tramait. A la différence que, cette fois, elle partageait ses sentiments, sa joie.
    Imaginer la maison, choisir la chambre... Tout cela était tellement concret qu'elle s'étonnait elle-même de ce changement en elle. Mais elle savait également que la Henley en elle n'allait pas disparaître totalement, laissant place à une Lexia MacNeil foncièrement différente de ce qu'elle avait toujours été. C'était complexe, dans son esprit. Elle se sentait à la fois pareille à tout ce qu'elle avait toujours été, tout en étant différente de ce qu'elle était avant de connaître Apollon. Étrange et inexplicable sensation, elle le savait. Mais un juste milieu, d'après elle, ne tombant pas dans le stéréotype de la parfaite mère de famille. Elle ne se serait pas supportée, dans ce rôle parfait mais fade et creux.
    Parlant de stéréotypes, elle ne put s'empêcher de le taquiner sur ce cliché qu'étaient les fraises en hiver. Elle se doutait bien que ses hormones finiraient bien par lui jouer des tours et que son cher et tendre serait en première ligne pour en subir les conséquences. En attendant, elle se délectait de son expression, mi surprise, mi paniquée. Il aurait très bien été capable d'aller lui en chercher une barquette, en plus, le connaissant. Elle rit avec lui alors que leurs lèvres se touchaient, continuant sur sa lancée pour le taquiner. Une activité à plein temps dont elle ne pouvait se passer et dans laquelle, l'un comme l'autre, ils étaient passés maitres depuis longtemps.

    Alors qu'ils s'embrassaient, elle ne put empêcher un large sourire d'apparaitre sur ses lèvres. Tic-tic, tic-tic, tic-tic. Petit bruit reconnaissable entre milles, alors que Spooky faisant sa apparition dans la chambre, queue frétillante de bonheur à la vue de sa maitresse. Pauvre petite chose, elle ne pouvait pas le laisser plus de dix minutes dans une pièce, seul, sans qu'il ne se sente abandonné et rejeté. Il sauta sur le lit, souhaitant apparemment lui aussi sa part de câlin. D'accord... Si le chien était jaloux de l'homme, en plus que l'homme soit jaloux des mamours qu'elle faisant à son chien, Lexia n'était pas sortie de l'auberge.

    - Arrête de l'appeler comme ça, il va complexer sur ses oreilles et tous les chiens du quartier vont se moquer de lui, après !

    Elle tendit le bras pour aller gratter la tête de la petite boule de poil, qui s'installa sur le matelas comme chez lui. Bah tiens. Elle avait beau adorer son chien, le laisser dormir avec elle était une chose qu'elle n'avait jamais tolérée. Son coussin dans le salon étant amplement suffisant. Mais cela n'empêchait pas le petit monstre de la suivre partout à longueur de journées, et la chambre en faisant bien évidemment partie.

    - Quelque part où tu ne m'as jamais emmenée...? J'espérais tout de même mieux que le McDonald's, honey !

    Elle lui tira gentiment la langue, amusée et attendrie. Il était vrai que, à force, ils avaient bien fait le tour de tous les bons restaurants de la ville. Ils avaient leurs habitudes dans un ou deux endroits mais, en général, ils étaient allés un peu partout. Sauf dans les « restaurants », si l'on pouvait parler ainsi, du genre du McDonald's. Elle espérait avoir beaucoup plus de classe que cela, pour un rendez-vous galant. Même si, de temps en temps, elle ne disait pas non à un hamburger à emporter.
    Elle rit plus encore lorsque Spooky s'approcha dangereusement d'Apollon, jusqu'à sortir sa petite langue rose pour lui lécher la joue. Absolument adorable. Comme toujours lorsqu'elle parlait de son chien, d'ailleurs.

    - Même lui a droit à sa déclaration, quel honneur ! Tu es de bonne humeur, dis donc... Une raison précise à cette euphorie ?

    Petit froncement de nez amusé, alors qu'elle s'approchait pour l'embrasser rapidement.

    - Je te dirais bien que je t'aime mais... C'est plus encore. Et je crois que ce qui arrive aujourd'hui le prouve, n'est-ce pas ? … Dommage que l'on doit reporter plus encore le mariage. Je refuse de me marier avec un ventre énorme ! Mais... Je t'aime, chéri. Je t'aime et j'ai ce qui arrive, au final. C'est superbe, inattendu, mais fantastique. Et je t'aime. Et... Putain, mais fais moi taire, je raconte vraiment n'importe quoi ! Mais je t'aime !

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Ven 14 Mai - 13:59

C'était assez étrange et amusant à la fois de voir que deux caractères aussi forts que les nôtres n'arrivaient plus à se passer l'un de l'autre. Il y a avait entre elle et moi quelque chose qu'il n'y avait jamais eu avant avec quelqu'un d'autre. J'avais compris cela depuis un moment déjà. Ce n'était pas juste le fait qu'un chien m'ait uriné dessus qui m'avait fait comprendre qu'il fallait à tout prix que je l'embrasse. Mais il y avait quelque chose de gênant, quelque chose qui m'avait retenu de ne pas le faire avant ce jour d'Octobre. Aujourd'hui je me demandais ce qui se serait passer si je n'étais pas allé faire un tour au parc, elle non plus et si ce chien n'était pas passé par là. Sans doute serions nous toujours dans cette même relation conflictuelle, à faire de certaines soirée un vrai divertissement. Sans doute aurais-je accorder une seconde chance à Tristan, je n'en savais rien et je ne voulais pas y penser. Lexia était à mes côtés et son parfum m'enivrait de bien être, je ne voulais qu'elle à présent. Je n'osais plus imaginer mon futur sans elle et espérait qu'il en était autant pour elle. J'essayais toujours de faire au mieux pour ne pas qu'il arrive un moment où notre histoire subisse une crise trop importante. J'avais du mal à croire qu'un jour tout vienne à se terminer entre elle et moi. Si ça avait dû être le cas, ça aurait été fait depuis un moment, non ? On ne reste pas avec quelqu'un pendant six mois si c'est pour partir du jour au lendemain, n'est-ce pas ?

« Tu feras comme tu le voudras, ce n'est pas moi qui vais t'en empêcher ! » Je voulais que notre enfant ai la meilleure des enfances possibles, je voulais qu'il puisse avoir ce que Lexia avait eu mais en mieux, avec une maman en plus. Je voulais qu'il soit le plus heureux des enfants, que jamais il n'ait à connaître les larmes que j'avais connu, ni la souffrance. Je ne laisserais jamais personne faire du mal à mon petit, surtout pas après ce que j'avais vécu. J'avais raté beaucoup de choses, j'en étais conscient et je ne voulais pas qu'il en soit autant pour ce petit être qui grandissait doucement dans son abdomen. Je le voulais plus beau que tous et avec une mère comme Lexia, il n'y avait aucun soucis à se faire. J'aurais été capable de passer des heures, sans un mot à la regarder, à contempler sa beauté et à chanter ses charmes... Si on me demandait une définition de la beauté ou celle de l'amour, j'aurais le nom de ma douce sur les lèvres. « Tu m'aimes pas pour mes seins ? C'est méchant pour eux, ce que tu dis là, il vont être vexés ! » Je ne pus m'empêcher de rire légèrement en l'entendant. Je plongeais ma tête dans son cou y déposant quelques baisers et en déposant même quelques uns sur son haut. « Oh non ! Il ne faut qu'ils se vexent, je les adore. Je les adore comme j'adore ton nez, comme j'adore tes yeux et tout ce qui fait de toi une jeune femme superbe. » J'approchais mes lèvres des siennes et l'embrassais doucement. Qui n'aurait pas été heureux à ma place ? Qui n'aurait pas aimé devenir le père de l'enfant de la personne qu'il aimait ? Certains disaient qu'il ne s'agissait que d'une passade entre elle et moi, pourtant, je ne pouvais pas imaginer mon futur sans sa présence et le fait qu'elle soit enceinte me comblait encore plus de joie. Jamais personne n'avait pu me rendre aussi heureux qu'elle le faisait. Je ne voulais pas qu'elle devienne une maman parfaite comme dans les films, je ne voulais pas qu'elle change... Je l'aimais comme elle était, même si elle s'emportait parfois trop vite, et je savais que notre enfant l'aimerait aussi. Il en allait de la survie de notre couple, je n'aurais pas pu supporter d'une demoiselle de papier glacé, elle en avait la beauté mais pas la personnalité.

C'était assez stupide mais je n'aimais pas qu'elle prenne autant soin de cette petite bête, qu'elle lui porte autant d'attention. Heureusement j'avais le droit à mes moments d'attentions aussi. Quand l'enfant arriverait, sans doute seraient-ils moins nombreux mais il allait falloir faire avec. « Arrête de l'appeler comme ça, il va complexer sur ses oreilles et tous les chiens du quartier vont se moquer de lui, après ! » C'était une blague là ? Je ne revenais pas de ce qu'elle venait de dire. « Non mais tu plaisantes là j'espère ?! On s'en fout des chiens des voisins... Spoke est imbattable ! » Elle se mit à le gratter comme il l'aimait tant avant de se remettre à parler de nouveau. « Quelque part où tu ne m'as jamais emmenée...? J'espérais tout de même mieux que le McDonald's, honey !  » J'affichais une tête déçue et ne dit rien pendant un moment. Bien sûr que je n'allais pas l'emmener à MacDo. J'avais simplement envie de nouveau pour elle et moi. J'étais sûr qu'en cherchant bien je trouverais un endroit où nous n'avions pas encore mangé. J'pouvais bien chercher pendant des heures, j'avais que ça à faire. Et si il n'y avait plus de table de libre, il suffirait de préciser mon nom et soudainement, étrangement, on trouvait une table de libre. « Moi qui comptait t'emmener voir Eli, elle sera déçue... T'es sûre que tu ne veux pas d'un Big Mac ?! On pourra manger avec les doigts là-bas... »

Lexia trouvait ça peut-être charmant que Spooky me lèche, moi je trouvais ça pas cool du tout. Je n'avais jamais particulièrement aimé les chiens. Même si c'était l'un de ses confrères qui avait aidé à nous unir. « Même lui a droit à sa déclaration, quel honneur ! Tu es de bonne humeur, dis donc... Une raison précise à cette euphorie ? » Je ne pus m'empêcher de sourire. Il est vrai que c'était la première fois que je parlais comme ça à la petite bête. « Je me rends compte que pour une fois dans ma vie, il ne peut pas avoir quelqu'un de plus heureux. »

La demoiselle déposa rapidement ses lèvres sur les miennes avant de faire un petit discours. « Je te dirais bien que je t'aime mais... C'est plus encore. Et je crois que ce qui arrive aujourd'hui le prouve, n'est-ce pas ? … Dommage que l'on doit reporter plus encore le mariage. Je refuse de me marier avec un ventre énorme ! Mais... Je t'aime, chéri. Je t'aime et j'ai ce qui arrive, au final. C'est superbe, inattendu, mais fantastique. Et je t'aime. Et... Putain, mais fais moi taire, je raconte vraiment n'importe quoi ! Mais je t'aime ! » Je souris en l'entendant. Je l'embrassais alors de nouveau mais avec plus de passion et plus de douceur qu'avant. Repousser le mariage n'était pas un problème, je l'aimais et nous allions être parents que demander de plus. « Moi aussi je t'aime et je me moque qu'on se marie cette année ou dans dix ans, je t'aime et je vais être le papa d'un merveilleux enfant parce qu'il vient de toi. Je t'ai déjà dit que tu étais la femme la plus fantastique ? Parce que c'est vraiment le cas. Je t'aime mademoiselle Henley future maman MacNeil. »

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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Lun 24 Mai - 23:11

    Elle avait du mal à se figurer quelle aurait pu être sa vie si un heureux hasard ne les avait pas fait se rencontrer dans ce fameux parc. Quel aurait été son parcours si elle était resté cette elle, ce matin là, plutôt que de sortir ? Elle n'y avait jamais réfléchi, en fait, préférant apprécier cet étrange coup du destin alors que, après une énième remarque cinglante, les lèvres d'Apollon s'étaient jointes aux siennes. Sans doute la même scène aurait fini par arrivé, à un autre moment, dans un autre lieu. Ce n'était que trop flagrant, après tout, la haine qu'ils s'étaient voué n'étant qu'une pâle façade devant leurs sentiments à peine voilé. Elle avait beau dire les pires choses sur lui, user de sa langue de vipère à tout va, elle n'en écoutait pas moins ses musiques, chaque soir, en allant se coucher. La tension amoureuse entre eux était volcanique, explosive... Et cela avait mené la jeune femme vers un chemin qu'elle n'aurait jamais voulu emprunter, quelques mois plus tôt.

    Fiancée, mère de famille en devenir. Qui l'eut cru ? Et qui, mieux encore, aurait pu croire que cela lui plairait à ce point ? Elle n'arrivait à comprendre elle-même son comportement, ses réactions. La scène de base, sa crise de nerfs dans la salle de bain, elle trouvait cela normal, rationnel. Mais le revirement de situation, elle n'arrivait à le comprendre, à se l'expliquer. Était-ce déjà les hormones faisant effet, transformant la fille en mère ? Sans doute. Elle ne voulait pas chercher plus loin dans les explications, de toute façon, cela était bien inutile.
    Sourire aux lèvres de circonstance, alors qu'ils se mettaient déjà à fabuler sur leur futur, à la fois tellement lointain pour elle, mais si proche. Elle n'arrivait à déterminer le genre de mère qu'elle pourrait être. Pour Apollon, cela ne faisait aucun doute. Il serait tout bonnement parfait. Elle l'imaginait déjà, le soir, guitare acoustique à la maison, fredonnant une berceuse pour endormir le bambin plutôt que de lui lire un histoire. Prenant l'enfant dans ses bras pour courir après Spooky dans toute la maison, éclats de rire raisonnant entre les murs. Ou encore venant la voir sur le plateau de télévision, à renfort de « regarde, maman qui travaille ! ». Oui, lui était fait pour ce genre de choses, cela se voyait. C'était en lui. Mais elle ? Là aussi, elle préférait ne pas s'étendre sur le sujet. Autant laisser ce genre de réflexions pour plus tard, savourant juste ce moment particulièrement riche en émotions avec son amoureux.

    - Oh oui, continue de vanter ainsi les mérites de ma perfection, mon égo n'est pas encore assez démesuré comme cela !

    Elle ne put s'empêcher de rire, léger gloussement alors qu'il parsemait son cou de baisers, amusée et attendrie. Il fallait bien l'admettre, elle s'était calmée sur son égo depuis quelques temps, même si elle admettait être toujours aussi superficielle qu'avant. Ce genre de choses ne se changeait pas facilement, à vrai dire, surtout lorsque l'on avait toujours été une parfaite fille à papa. Ainsi, elle continuait de s'admirer dans chaque miroir qui croisait son chemin, replaçant une mèche de cheveux, effaçant un trait de maquillage mal placé, défroissant un plis de jupe. Simplement, son discourt avait changé. Ce n'était plus « moi, moi, moi » mais « nous, nous, nous » ou, mieux encore « lui, lui, lui ». Elle était intarissable sur le sujet, au grand dam de son père qui en avait plus qu'assez de tout cela. Pauvre George, à ne pas admettre que leur histoire était bien plus qu'une passade...

    - J'adore tes yeux... Tes lèvres. Ton petit tatouage à la hanche, aussi. Mais ce que je préfère, c'est ta voix. Le bébé aussi, va l'adorer, tu verras. Elle est reposante. Surtout quand tu chantes. Tu pourrais faire tomber toutes les filles... Mais vaut mieux éviter, parce qu'elles s'approcheront de trop prêt de toi et ça me plaira pas.

    Habituel froncement de nez, comme à chaque fois qu'elle parlait de ce qui la touchait un peu trop personnellement. Elle n'était pas avide de compliments, préférant les garder précieusement, qu'ils aient plus encore de valeur lorsqu'elle les disait. Parler ainsi, aussi sincèrement bien qu'avec une touche de jalousie mal placée, était donc inhabituel, pour elle. Mais essentiel, en cet instant. Comme une sorte de cerise sur le gâteau de ce moment de complicité amoureuse.

    Moment que choisit sa boule de poils pour débarquer, bien entendu. Elle n'arrivait à l'en blâmer, tant elle était de bonne humeur et tant sa petite frimousse canine l'empêchait de s'énerver contre lui. Après tout, s'il voulait également sa dose de câlins, ils n'y pouvaient pas grand chose. Gratouillement d'oreilles obligatoire, alors qu'Apollon se moquait gentiment de lui, comme à l'accoutumée. Elle n'arrivait pas à admettre qu'il puisse réellement éprouver une quelconque jalousie à l'égard du chien. Heureusement, un « c'est lui ou moi » n'avait jamais été d'actualité. Elle aurait eu tellement de mal à se débarrasser de la pauvre bête...

    - Manger avec les doigts ? Non mais vraiment, quelle idée ! En plus... Oh, je pourrais prendre un sunday au caramel ?

    Vous avez dit lunatique ? Si peu. Mais c'était plus fort qu'elle, dès qu'il s'agissait de nourriture sucrée. Surtout qu'elle avait la chance de ne jamais prendre un gramme, avec son train de vie à cent à l'heure, ne s'arrêtant jamais. Elle aimait se permettre de nombreux excès, à grands coups de chocolats et autres délicieux caramels. Néanmoins, elle se doutait bien qu'il n'allait pas l'emmener dans un simple fast-food. Cette volonté de toujours vouloir lui donner le meilleur les emmenait à chaque fois dans les plus prestigieux palaces de la ville. Elle adorait cela, banalisant la simplicité. Et oui, superficialité, toujours.
    Mais, une fois n'étant pas coutume, elle balaya le sujet d'un revers de main, alors qu'ils changeaient de conversation avec une facilité déconcertante. Ils avaient ce don de passer du coq à l'âne en un clin d'œil, arrivant parfaitement à suivre le fil sans se perdre dans les paroles de l'autre. Ainsi, elle se doutait bien que le sujet du restaurant ne reviendrait sur le tapis que le soir même, lorsqu'ils s'y rendraient, lui laissant ainsi tout le temps de trouver la bonne adresse. Après tout, il était tellement plus agréable de dériver sur des déclarations d'amour, niaises mais adorables. Le bonheur d'être en couple.

    - Je sais que tu me l'as déjà dis et que la bague à mon doigt représente ça mais... Tu resteras toujours avec moi, hein ? J'ai peur qu'un jour tu te rendes compte que tu ne m'aimes plus et que tu t'en ailles... J'ai peur de refaire les erreurs de ma mère. Ne me laisse pas partir, peut importe les raisons. Jamais. Parce que je sais que ce serait la pire connerie que je pourrais faire. Tout est tellement parfait, j'ai peur que ce ne soit qu'un rêve et que tout se brise du jour au lendemain...

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Dim 30 Mai - 22:32

Devenir papa... C'était, pour moi, un réel. Quand j'avais appris la grossesse de Louanne, j'étais devenu fou de joie, même en sachant que Mathias n'allait pas prendre la nouvelle aussi bien que moi. En même temps, il n'était pas obligé de connaître la vérité, on aurait pu garder ce secret pour nous deux. À présent c'était Lexia qui portait en elle notre enfant, je ne pouvais expliquer le bonheur qui m'envahissait à présent. C'était mieux que l'hero, mieux que la coke, mieux que les joints, mieux qu'un vieux whisky on the rocks, mieux que ma rencontre avec Sean Connery, mieux que les spliffs, mieux que la mort de mon père... Lexia était une explosion de bonheur, elle me faisait monter au septième siècle en un simple regard. Je n'aurais jamais cru pouvoir aimer autant avant de la connaître. Elle serait la plus parfaite des mères, qui prendrait le temps de mesurer notre enfant tous les ans, elle l'emmènerait au parc et lui raconterait des histoires pour l'endormir, elle l'emmènerait chez son grand-père et lui achèterait un tas de vêtements. Je ne voulais personne d'autre qu'elle pour le reste de ma vie, elle était la seule que je pourrais serrer dans mes bras sans jamais me lasser, elle était la seule qui porterait mon nom. Je ne voulais personne d'autre qu'elle. « Oh oui, continue de vanter ainsi les mérites de ma perfection, mon égo n'est pas encore assez démesuré comme cela ! » Je ne pus m'empêcher de rire. Rares étaient ceux qui ne lui faisaient pas de compliments. J'avais parfois l'impression que les miens étaient vains puisque bien trop entendus. Mais j'étais arrivé à me convaincre que non, pensant que les miens la touchaient plus que les autres. « Il est facile de vanter la perfection de quelqu'un lorsqu'elle existe. Si tu ne l'étais pas autant, j'aurais plus de mal à te faire autant de compliments. »

J'aimais le fait que Lexia prenne soin d'elle. J'aimais qu'elle prenne le temps de se faire belle. Je ne voulais pas qu'elle devienne comme certaine de ses femmes qui se laissent aller une fois en couple. Elle était sublime et le répéter une dizaine de fois par jour ne suffirait pas à montrer combien je la trouvais parfaite. « J'adore tes yeux... Tes lèvres. Ton petit tatouage à la hanche, aussi. Mais ce que je préfère, c'est ta voix. Le bébé aussi, va l'adorer, tu verras. Elle est reposante. Surtout quand tu chantes. Tu pourrais faire tomber toutes les filles... Mais vaut mieux éviter, parce qu'elles s'approcheront de trop prêt de toi et ça me plaira pas.  » Je l'écoutais parler, mes yeux dans les siens, sans rien dire, sans bouger... J'aimais ces moments où elle me complimentait sur ce qu'elle aimait chez moi. Même dans un instant pareil, elle se montrait jalouse. C'était adorable mais aussi agaçant à la fois. Cette jalousie n'avait pas lieu d'être, elle le savait très bien pourtant mais elle continuait à se montrer possessive. Si cela pouvait en déranger certain, je ne m'en préoccupais peu. Un auteur a dit un jour que la fin des jalousies c'est le début de l'indifférence et je ne veux pas que cela nous arrive un jour. « Faire tomber toutes les filles ne m'intéresse pas, la seule que j'veux faire tomber éternellement c'est toi. Je ne veux pas qu'une autre fille s'approche de moi, je ne veux que toi à mes côtés. Et même si c'est niais, c'est vrai. Tu as de si beaux yeux, tu as un si doux rire, tu sens toujours bon, j'aime sentir ta main dans la mienne, sur mon bras. J'aime quand tu plisses le nez, quand tu parles à Spooky, ta façon de parler de ton père... » Sans un mot de plus j'approchais mon visage du sien pour l'embrasser. Je ne la lâchais pas des yeux pendant qu'elle se mit à parler de nouveau. « Manger avec les doigts ? Non mais vraiment, quelle idée ! En plus... Oh, je pourrais prendre un sunday au caramel ? » Si elle commençait déjà à devenir aussi lunatique maintenant qu'est-ce que ça allait être dans neuf mois ? Je ne pus m'empêcher de rire. « Non, c'est hors de question ! Il faut une cuillère pour le manger, j'suis contre et on a déjà un tas de glace dans le congélateur et on en mange très peu, en fait... J'en mange très peu... Toujours les meilleurs endroits, toujours les meilleurs soirées, toujours les plus belles robes. Je voulais qu'elle n'est que ce qu'elle méritait, le meilleur. Je ne voulais pas qu'elle soit madame tout le monde. Elle devait avoir le meilleur et rien d'autre. Lexia n'était pas une fille banale, pas du tout.

« Je sais que tu me l'as déjà dis et que la bague à mon doigt représente ça mais... Tu resteras toujours avec moi, hein ? J'ai peur qu'un jour tu te rendes compte que tu ne m'aimes plus et que tu t'en ailles... J'ai peur de refaire les erreurs de ma mère. Ne me laisse pas partir, peut importe les raisons. Jamais. Parce que je sais que ce serait la pire connerie que je pourrais faire. Tout est tellement parfait, j'ai peur que ce ne soit qu'un rêve et que tout se brise du jour au lendemain...  » L'entendre parler ainsi me faisait mal. Je ne comprenais pas qu'elle puisse douter ainsi de nous, mais surtout d'elle. Je ne la laisserais jamais partir c'était évidemment hors de question. Je ne pourrais jamais me priver d'un tel bonheur après y avoir goûté. L'une de mes mains se posa sur sa joue et sans un mot mes lèvres regagnèrent les siennes une nouvelle fois, pour un doux et tendre baiser. Je m'allongeais à ses côtés, passant mon bras sur son ventre et nichant ma tête près de la sienne pour lui murmurer quelques mots au creux de l'oreille. « Je ne te laisserais jamais partir, pas après que tu es fait de moi l'homme le plus heureux de l'univers. Tu comptes trop pour moi, tu as fait rayonner ma vie Lexia. Je t'aime tellement. J'ai peur qu'un jour aussi tu ouvres les yeux et que tu te rends comptes que tu mérites mieux que moi, qu'il y a un tas d'hommes dehors qui sont beaucoup mieux que moi et qui te désirent... J'ai peur que tu réalises que je ne suis pas celui qu'il te faut. Ne me laisse pas pour un autre, je t'en prie. Je n'aurais plus la force de rien si tu t'en vas, je ne saurais plus qu'un fantôme sans couleur... Je t'aime tellement, Lexia, tellement... » Je la serrais un peu plus contre moi, réalisant à quel point, sans elle, ma vie n'aurait plus de sens.

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Lexia M. Henley
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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Ven 4 Juin - 12:07

    La grossesse de Louanne avait touché Lexia, bien plus qu'elle ne l'aurait voulu, bien plus qu'elle ne l'avait montré. Bien entendu, il y avait eu le scandale de Noël, qui n'avait pas du tout était le meilleur moyen d'apprendre la nouvelle. Mais ce n'était pas le pire, pour la jeune femme. Le coup de poignard en pleine poitrine avait été de le voir aller aux échographies avec l'autre, transi de bonheur à l'idée d'être papa. A chaque rendez-vous médical, cela n'enfonçait qu'un peu plus le poignard, horrible et douloureux. Mais, bien entendu, toute à sa fierté, elle n'avait jamais montré à quel point elle pouvait être jalouse de cela. Cela n'aurait été qu'un argument de plus pour que, à son tour, elle lui fasse un enfant. Le voir donc ainsi heureux de sa propre grossesse la ravissait, bien plus que tous les compliments qu'il pouvait lui faire.
    Elle était tant habituée aux compliments qu'aux remarques désobligeantes, à force. Réussir à discerner l'hypocrisie de la vérité était devenu un jeu d'enfant, une seconde nature pour elle. Mais jamais compliments n'avaient été aussi touchants que ceux d'Apollon, vierges de tout mensonge. Sans doute parce qu'ils venaient de l'homme qu'elle aimait, tout simplement, et que cela donnait donc une dimension particulière à ses paroles.

    - La perfection n'existe pas, tu le sais aussi bien que moi. Mais autant en profiter, dans quelques mois tu n'auras plus d'yeux que pour notre enfant...

    C'était un fait, après tout. Elle se doutait bien qu'elle aurait le même genre de réaction d'ailleurs, ainsi elle ne s'en formalisait pas outre mesure. Ne manquait plus qu'elle ne tombe jalouse de son propre enfant parce qu'Apollon s'en occupait plus que d'elle. Cela aurait vraiment été le pompon et, malgré sa jalousie maladive pour à peu près tout et rien, elle savait tout de même faire la part des choses. Ils arriveraient toujours à trouver des petits moments en tête à tête, bébé ou non.
    La jalousie envers les autres femmes, par contre, était plus compliquée à oublier pour elle. Non pas qu'elle se fasse du soucis quant à la fidélité d'Apollon – il n'aurait manqué que ça – mais d'imaginer des donzelles bavant sur lui lorsqu'il était sur scène, guitare à la main. Faisant tout pour l'approcher, le toucher... S'imaginant à la place de Lexia en fantasmant sur le chanteur... Non, c'était tout simplement intolérable pour elle, de quelque manière que ce soit. Elle n'aimait pas partager, moins encore avec des groupies de bas étage. On avait inventé Pattinson, pour ça.

    - C'est terriblement niais, même... Mais on s'en fout. C'est pas le plus important. Et je suis heureuse comme ça, niaise ou pas...

    Ses paroles se terminèrent sur les lèvres d'Apollon, une fois de plus. Un tel comportement de la part d'autres personnes l'aurait écœurée, quelques mois plus tôt, si elle avait vu une telle scène. C'était trop parfait, trop édulcoré... Mais, maintenant qu'elle vivait cela, elle ne l'aurait échangé contre rien au monde. Parce que c'était parfait, justement.
    La conversation vira du tout au tout, sur les glaces. Lexia savait bien que ses hormones féminines en ébullition n'était pas le seul facteur quand à cette envie soudaine. Elle avait toujours été gourmande, dès son plus jeune âge. C'en était presque horrible, d'ailleurs, de la voir grignoter des cookies à longueur de journées sans jamais prendre un gramme, ni faire de sport. Alors les glaces, forcément, c'était un péché mignon. Surtout à la vanille. Nappé de caramel. Avec un peu de chantilly. Et des pépites de chocolat. Et des miettes de noisettes. Et... Oui, elle en bavait d'avance.

    - Il faut forcément une cuillère ? Donne-moi un pot Häagen-Dazs, je vais te prouver le contraire !

    Oui, bon, pas le genre de truc qu'elle ferait spontanément non plus. La grâce et la féminité incarnée, après tout. Les couverts lui semblaient donc être des objets plus que vitaux, lorsqu'il s'agissait de passer à table. Ne serait-ce que pour garder des ongles propres, nets et bien blancs.

    Elle ne sut vraiment ce qui la poussa à parler ainsi, à dire ces choses. Sans doute le besoin d'être rassurée, pour elle ne savait quelle obscure raison. Sans doute les fantômes de son passé continuant de la hanter, avec cette peur tenace de toujours être abandonnée, avec ou sans raison apparente. Se retrouver seule. C'en était intolérable, comme pensée. Elle ne voulait plus vivre ce genre de chose à nouveau.
    Comme réponse, Apollon ne put que se rapprocher d'elle plus encore, main sur son ventre, pour l'embrasser. Baiser signifiant bien plus que des paroles, bien sur, mais il parla tout de même, la rassurant du mieux qu'il le pouvait. Bien sur, toutes ces choses, elle les savait. Mais elle ne pouvait s'empêcher de penser que l'on ne savait jamais de quoi le futur serait fait... Et c'était bien cela, le problème, le plus effrayant de l'histoire. Ne pas savoir à quoi s'attendre.

    - Personne n'est mieux que toi... Et personne ne me supporte aussi bien que toi, aussi. Mais je suis moi, et c'est bien ça le problème. Je fais souvent des trucs insensés que je regrette après et... Enfin, j'veux pas gâcher tout ça avec mes sautes de caractère. Tout va trop vite pour moi, j'ai peur de finir pas péter un plomb. Mais je sais que je t'aime, et c'est le plus important. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé depuis... Toujours ?

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Apollon M. MacNeil
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MessageSujet: Re: Des fraises, en hiver, par moins 50 ? J'en veux ! [Daddy Ap ♥]   Lun 14 Juin - 11:04

Lexia et moi ne parlions que rarement de la grossesse de Louanne. C’était comme un tabou dans notre couple, quelque chose qui, s’il commençait à prendre trop de place, pourrait nous séparer. Les seules fois où le sujet venait au milieu de la conversation étaient les moments où je lui disais quel était le jour de la prochaine échographie. Je me passais bien évidemment de lui dire comment ça se passait, que le bébé avait grandi et que j’avais pu voir ses petits doigts. Elle ne semblait pas être atteinte par ses absences mais je la savais assez jalouse et je pouvais imaginer que le récit de ces moments ne devait pas la passionner. A présent, c’était au tour de Lexia d’être maman. Elle allait aussi avoir le droit aux rendez-vous chez le médecin en ma compagnie. Le fait qu’elle soit enceinte était en fait assez étrange. Je m’étais finalement fait au fait que j’allais devoir attendre pour avoir un petit de Lexia et que cela n’arriverait pas avant quelques années. Je comprenais qu’elle veuille attendre. Déjà parce que tout ce bousculait ces derniers temps mais aussi par rapport à sa mère. Cette dernière l’avait quitté lorsqu’elle était encore un bébé et la demoiselle n’avait pas encore digéré le départ. Mais à présent, elle avait bien un « alien » comme elle le disait dans le ventre et il serait là pour Noël.

« La perfection n'existe pas, tu le sais aussi bien que moi. Mais autant en profiter, dans quelques mois tu n'auras plus d'yeux que pour notre enfant... » Je souris légèrement en l’entendant. Elle n’avait sans doute pas tort. J’allais bientôt être omnibulé par ce petit cadeau qu’elle allait me faire, nous faire. Quoi qu’elle en dise, Lexia aurait le même genre de réactions que moi. Je savais parfaitement que lorsque le bébé se mettrait à pleurer, elle se dépêcherait pour aller voir ce qui clochait et passerait un moment avec lui, m’abandonnant à ma guitare. Cependant, je n’avais aucunes inquiétudes. Je savais que cette naissance ne nous éloignerait pas, au contraire. Certes j’allais avoir à une deuxième personne à gâter mais il s’agirait de notre enfant. Je n’avais pas eu de modèle de père mais j’étais convaincu que ce petit allait être heureux avec moi, et avec Lexia qui était la femme la plus fantastique que j’avais rencontré jusqu’à présent.

La niaiserie, les fleurs bleues, les petites attentions, les papouilles de partout, les mots doux tout ça me répugnait et depuis toujours. Je n’avais jamais été le genre de garçon romantique qui ramène des fleurs à sa petite amie, même adolescent. J’avais rapidement été celui que j’étais il y a encore quelques mois. Je n’avais eu comme exemple que celui de mes parents et de leur amour destructeur. Je m’étais juré de ne jamais être amoureux de quelqu’un, je n’avais que douze ans à ce moment là. Lorsque j’avais embrassé pour la première fois une fille je l’avais rapidement jeté quelques jours plus tard. Je prenais les femmes et les jetais quelques temps plus tard. Ensuite j’étais passé aux hommes. Là ça s’était compliqué lorsque était arrivé Tristan… Premier réel chagrin d’amour. J’étais finalement arrivé à l’effacer de ma mémoire, à oublier son odeur, sa voix… J’avais ensuite trouvé Lexia. J’avais rompu ma promesse, j’étais tombé amoureux, deux fois. La deuxième était beaucoup plus stable et moins destructive que la première.

« Il faut forcément une cuillère ? Donne-moi un pot Häagen-Dazs, je vais te prouver le contraire ! » J’affichais une mine surprise pendant un instant et ne pus m’empêcher de rire. Henley était la classe incarnée de gens de son rang, la voir manger une glace c’était comme si je me mettais à regarder l’émission de Miss Irland. « Je te mets au défi de le faire. » Déjà qu’elle ne mangeait que rarement à MacDonald ou dans ce genre de fast-food alors la voir mangé une Häagen-Dazs sans cuillère c’était une pure hérésie.

Ce qui faisait que la vie valait le coup d’être vécue était le fait qu’elle ne soit pas toujours prévisible. En effet, à quoi bon vivre si c’était pour décidé de tout, tout le temps. On finirait par mourir sans avoir jamais pris un peu de plaisir à lâcher les brides parfois. C’était totalement imprévu le fait que je l’embrasse au milieu du parc. Je n’avais pas peur que tout se finisse comme ça dans coup, en eau de boudin parce que j’avais confiance en Lexia mais aussi en moi. Je ne la laisserais pas partir, elle pouvait en être sûre. « Personne n'est mieux que toi... Et personne ne me supporte aussi bien que toi, aussi. Mais je suis moi, et c'est bien ça le problème. Je fais souvent des trucs insensés que je regrette après et... Enfin, j'veux pas gâcher tout ça avec mes sautes de caractère. Tout va trop vite pour moi, j'ai peur de finir pas péter un plomb. Mais je sais que je t'aime, et c'est le plus important. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé depuis... Toujours ? » Je souris doucement et l’embrassais doucement dans le cou avant d’y glisser mon visage. Pourquoi faillait-elle qu’elle doute constamment ? Ce n’était pas comme si nos disputes nous avaient déjà amené à des menaces de rupture. « Personne ne t’arrive à la cheville non plus Lexia. Moi aussi j’fais des trucs insensés Lexia, ne t’en fait pas. Ce n’était pas un peu insensé de t’embrasser alors que je venais de me faire uriner dessus ? C’était parfaitement fou et pourtant regarde nous à présent… Ne t’inquiète pas pour tes sauts d’humeur non plus… Même si je m’importe parfois, à la fin ça me fait rire… J’aurais pu dire que j’en avais assez quand tu m’as lancé ce DVD au visage mais je suis encore là, Lexia. Je suis encore là après le dîner de Noël… Je serais là, quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe tu comprends. Je t’aime, je t’aime… Tu veux que je te le dise encore ? Je t’aime. Tu es la seule personne qui est arrivée à me faire oublier mon enfance, mon père et le désastre du mariage de mes parents… Tu es celle qui me fait croire que l’amour est possible et qu’il existe… La seule et l’unique. »

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If it's gonna be a rainy day, there's nothing we can do to make it change. We can pray for sunny weather, but that won't stop the rain. Feeling like you got no place to run...
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