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 Je veux un poney

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AuteurMessage
Kathryn L. O'Grady
PETASSE EN REMISSION
En soins intensifs, à l'asile

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MessageSujet: Je veux un poney   Dim 11 Avr - 3:08

Saleté de réveil. Saleté de chiens. Saleté de vie. Je m’agitai dans mon lit et envoyais valser mon I-Phone qui me servait de réveil. Dommage, je l’aimais bien celui-là mais vivement la sortie de l’I-Pad que je puisse arrêter de me la jouer à la Mac Gyver dès le matin. En vitesse, je sortis de mon lit et allait chercher mon téléphone portable qui m’était si précieux. Mon précieux petit bébé qui me permettait de savoir tous les secrets de tout le monde. Evidemment, j’avais quatre téléphones portables. Un nokia N95 pour la famille (cadeau de mon grand-père), un Blackberry Gold pour les amis (parce que j’ai quand même des amis), un Samsung B3310 (le plus pourri de tous) pour les amoureux) et enfin mon I-Phone pour mon blog. Chacun avait sa sonnerie, chacun avait son mode vibreur et bien évidemment, je regardai Gossip Girl comme tout le monde… Je ne voulais pas qu’on essaye de me débusquer comme dans le dernier épisode de la saison 2, j’avais fait en sorte (grâce à un logiciel très performant mais me mettre les informaticiens dans ma poche était ma spécialité) que mon portable se répercute sur certaines personnes que l’on soupçonnerait à coups sûrs comme cette greluche de Ludwig.

Soupirant un bon coup, je me dirigeai vers mon dressing et me mis à fouiller. Chanel, Prada ou encore Oscar de La Renta ? J’avais le choix. J’optai pour un petit haut Chanel, assez échancré dans le dos et un jean Levis banal. Je ne devais pas faire trop bling bling. Je ne voulais pas ressembler à Paris Hilton même si elle était riche, qu’elle avait tous les hommes qu’elle voulait et un bel avenir devant elle. Ensuite, je me fis une natte (très mal faite je l’avoue) et pris un sac assorti avec mon haut. Il était suffisamment grand pour accueillir Pollux et mon Mac. Je ne sortais jamais sans ce dernier. En plus j’avais le dernier logiciel architectural qui coutait le prix de ma dernière voiture et les gens me regardaient tous avec des yeux ronds à chaque fois que j’effectuais une démonstration. J’avais de l’argent et ce n’est pas une fois que je serai morte qu’il allait se dépenser…

Une fois parée de mes plus beaux atouts (nan pas les plus beaux), je sortis enfin de mon placard à la noix pour finalement aller dans la cuisine, prendre deux barres de céréales et sortir de la maison. Il ne faisait pas beau mais par chance, j’avais mon parapluie. Je le sortis et le portier manqua de s’étouffer de rire en voyant les deux oreilles de lapin qui trônait sur mon parapluie. Je lui lançai un regard mauvais et attendis qu’on m’amène ma voiture. Le voiturier ne fut pas long à m’amener ma Porsche rouge (voiture numéro 2) et je montai dedans après lui avoir donné un gros pourboire. Etre riche, quel pied ! J’entendis le moteur faire un bruit à arracher un bégaiement au plus riche d’entre nous et je démarrai en trombe. J’allais être en retard or je ne voulais pas être en retard. Je détestai cela.

Après avoir trouvé une place sur le parking – des riches – de la fac de cette ville miteuse, je descendis avec une grâce sans précédent et me dirigeai vers les amphithéâtres. Le cours du matin concernait l’histoire de l’architecture au XXe siècle. J’aimais bien ce cours même si j’avais tous les cours. Un CM de quatre heures le matin, cela faisait toujours mal. Après avoir trouvé une place convenable, je m’assis et sortis mon ordinateur. Nous n’étions pas beaucoup dans cette promo et cela m’allait parfaitement. J’aurai pu me tourner vers le droit mais mon agoraphobie naissante m’empêchait de le faire. Donc, je m’étais inscrite en espérant que tout ce passe bien.

Le professeur arriva et commença son cours. Je me dépêchai de taper à toute vitesse quand soudain, je reçus une alerte d’un de mes informateurs. L’ex d’Apollon était enceinte de lui. Tu parles d’un scoop. Bientôt tout le monde serait au courant. Je sortis mon second ordinateur (toujours un Mac) et envoya une alerte à tout le monde. Vite fait bien fait, je refermai le tout et continuai de prendre mes notes. Cours absolument passionnant et quand je sortis, j’avais plein de dates. C’est d’un pas déterminé que je me dirigeai vers la cafétéria en ignorant tous les mecs qui me reluquaient. Aimer Edward m’avait appris quelque chose : ne jamais rien attendre d’autrui ou c’est toi qui sera détruit. Je l’avais aimé, il m’avait rejeté et j’en étais sortie avec un nouveau visage mais des cicatrices mentales profondes. J’aurai peut-être du être internée un moment, histoire de me ressourcer. C’est assez morose que j’entrai dans le restaurant universitaire et allai me chercher un sandwich quelconque. Au poulet comme d’habitude. Le restau était bondé et j’eus du mal à me trouver une table seule. Là, je sortis ma lecture du jour qui était un recueil de poèmes de Charles Baudelaire. Je mis mes écouteurs et Yiruma me berça doucement.

Le temps filait à toute vitesse et j’étais heureuse de ne reprendre que tard le soir. J’étais tellement submergée dans ma lecture que je ne vis même pas la bagarre qui venait d’éclater. Je relevai la tête et vis deux mecs se battre. Scoop inintéressant. Nature humaine inintéressante. Ensuite, je repris le fil de mon histoire pour entendre une chaise se tirer en face de moi.

« Et qui t’as autorisé à t’asseoir ? Claquai-je en relevant doucement les yeux. »

Putain de merde ! C’était bien la seule personne que je voulais voir aujourd’hui. Lui. En face de moi. Surement en train de se foutre de la gueule d’autrui. Ce petit personnage arrogant et prétentieux. Mais comme j’étais une jeune fille polie, j’allais m’efforcer de ne pas lui exploser la tronche avec ma chaise. Ravale ta fierté Kathryn et laisse-le s’asseoir.

« C’est bon tu peux t’asseoir mais la prochaine demande si la place n’est pas prise, dis-je en baissant de nouveau les yeux vers mon livre. »
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Edward H. Fitzalan-Howard
▌Eenzaam Hond •
Chien maniaco-dépressif, alcoolique et solitaire
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Feuille de personnage
● Relations:
● Occupation: Noble dépravé à temps plein

MessageSujet: Re: Je veux un poney   Mar 13 Avr - 1:10

Une journée à ne rien faire. Rester coucher, ne même pas penser, écouter les gouttes de pluie se briser contre la fenêtre, le tic-tac de l’horloge, mon portable vibrant sans arrêt, pseudo-connaissances espérant que je leur prête quelques secondes d'attention. Et ce plaisir incommensurable de laisser le temps me filer entre les doigts, que le monde s’agite sans moi, fils à papa n’ayant même pas besoin de bouger le petit doigt pour obtenir absolument tout ce qu’il désire. Je suis un aristocrate qui croule sous l’argent, un gamin arrogant qui profite pleinement de son statut. Après tout, personne ne le fera pour moi. J’enchaîne tout ce qui est considéré comme malsain, envie irrépressible de me détruire tout autant que de briser l’existence des autres, incapacité de refréner mes pulsions. Évidemment, rien ne me porte jamais à préjudice. Je possède le sourire et le compte en banque qui conviennent. Ma vie est une succession d’absurdités qui me satisfait parfaitement, bien plus que d’être un de ces travailleurs qui se dopent au café et aux augmentations, à la solde d’un imbécile de patron et de la monotonie de leur vie. Le patron en question, ce serait mon père. J’ai déjà bien du mal à me tenir à l’écart de ce personnage, travailler pour lui ne ferait qu’aggraver la situation. J’ai entamé un deuxième master en droit dans l’unique but de rester un étudiant le plus longtemps possible, profitant de mes dernières années de liberté. Inutile de dire qu’il ne m’est pas permis de rater mes études, alors je fais mine de vouloir me spécialiser un maximum, pour pouvoir jouir le plus longtemps possible des grasses matinées pour causes d’alcool et conquêtes. Devenir avocat ne changera pas grand-chose sans doute, mis à part le fait que je serai alors obligé de respecter l’horaire sous peine de renvois en série. Car on a beau avoir un sang bleu, il ne protège pas des aléas du temps et de la rage des boss.
L’université me sauve, pour deux ans encore. Mais ce n’est pas pour cela que je compte la fréquenter. Il est amusant de constater à quel point le visage de quelqu’un ne mettant pratiquement jamais les pieds dans une fac peut y être aussi connu. Je ne m’y rends que sur des coups de tête ou pour passer mes examens que je réussis de toute façon brillamment, à croire que l’alcool n’a pas encore eu raison de mes facultés intellectuelles. Et aujourd’hui, il semblerait que ce soit l’heure du coup de tête en question.






UUUUUCCCCC

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