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 You know that i'm wanting more [Pornstar]

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Lexia M. Henley
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MessageSujet: You know that i'm wanting more [Pornstar]   Mar 20 Avr - 17:08


Ici Lexia Henley, déesse du sexe et de la débauche,
celle qui tient un sale type entre ses cuisses...
Daddy !?

    C'était marrant cette habitude qu'avait Apollon de disparaître, parfois, elle ne savait où. Cela n'arrivait que rarement, certes mais, parfois, lorsqu'elle levait, il avait déserté la maison, pour ne revenir qu'en milieu d'après-midi. Elle ne pouvait pas vraiment s'en plaindre. Après tout, elle faisait souvent de même, se levant au petit matin pour aller faire du shopping jusqu'au soir avec Joylee. Cela leur permettait un peu de souffler après tout. Et, pour Lexia, cela lui permettait surtout d'avoir la maison pour elle toute seule pendant toute la journée. Enfin, presque.
    Parce que, forcément, les nausées matinales n'avaient pas fait décamper Tristan de la villa MacNeil. Limite, au contraire, il avait trouvé cela comme un défi de plus pour reconquérir Apollon. Une horreur, aux yeux de Lexia. Ainsi, ce fut dans un soupire blasé qu'elle descendit les escaliers jusqu'à la cuisine, simplement vêtue d'un boxer et d'un large tee-shirt lui arrivant à mi cuisse. De toute façon, ce n'était pas comme si elle craignait que le français la viole sur place, après tout. Elle était loin d'être son genre, apparemment.
    Prenant un élastique qui trainait dans le vide poche posé sur le bar de cuisine, elle attacha ses cheveux en une queue haute, les yeux encore mi-clos par la fatigue, avant de se diriger, au radar, vers la machine à café. Alors que celle-ci ronronnait en préparant son breuvage magique, Lexia continua d'errer dans sa cuisine, sortant le pain de mie dans une armoire, le Nutella dans une autre et, finalement, un couteau et une cuillère dans le tiroir, pour finir par se tartiner une tranche, qu'elle croqua alors que le café coulait dans sa tasse. Elle prit le récipient et, alors qu'elle le portait à ses lèvres, entendit des pas dans l'escalier. Tristan ne mit pas longtemps avant d'entrer dans son champ de vision et, à en juger par ses cheveux encore humides, il semblait sortir à peine de la douche. Avec un léger sourire, elle lui adressa un petit signe de la main avant de boire son café. Puis, sans lui adresser un mot, elle rangea la vaisselle sale dans le lave-vaisselle puis grimpa quatre à quatre les escaliers pour aller s'enfermer dans la salle de bain.

    - Vous l'avez déjà fait dans le noir avec un inconnu ?

    Tout sourire, Lexia se délecta de la réaction de Tristan, avant de brandir le DVD qu'elle avait à la main. Bridget Jones, l'âge de raison, bien entendu. Comme si elle aurait pu dire cela à Tristan aussi naturellement. Enfin... En d'autres circonstances, sans doute que cela ne l'aurait pas dérangée outre mesure. S'il n'avait pas été l'ex petit ami de l'homme qu'elle aimait, en gros.
    D'ailleurs, elle s'étonnait que la colocation se passe aussi bien que cela. Elle se serait imaginer à pire au final. Du moins, elle n'aurait jamais cru qu'elle finirait à partager des matinées devant la télévision avec ex de son fiancé, pornstar gay de surcroit. Autant dire que ce n'était pas vraiment une situation classique et normale. Mais, dès qu'un dénommé MacNeil était dans les parages, il ne fallait s'attendre à rien d'habituel, après tout.

    S'installant dans le canapé, elle n'attendit pas vraiment la réponse de Tristan pour lancer son DVD. Après tout, que ce soit avec ou sans lui, elle allait tout de même le regarder. Il fallait bien qu'elle s'occupe, après tout. Télécommande en main, elle s'installa donc, assise en tailleur, parcourant le menu du film. Depuis quelques temps, elle et Tristan passaient beaucoup de temps dans ce même canapé, s'étant découvert une sorte de passion commune pour les films de Hugh Grant. Du moins, pour Lexia, c'était plus un comportement de groupie qu'autre chose, vu qu'elle était fan de l'acteur depuis son adolescence. Pour Tristan... Mieux valait ne pas savoir, en fait.

    Le film en était à sa moitié, à peu près. Elle ne savait trop bien, concentrée sur ses paupières lourdes, qu'elle essayait de garder ouvertes malgré tout. Les insomnies n'étaient pas courantes, chez elle, mais si l'on ajoutait des nausées matinales pas si matinales que cela – car elles se déclenchaient au beau milieu de la nuit – on comprenait alors facilement pourquoi Lexia était à ce point épuisée. Et que l'on n'aille pas lui dire ensuite que les femmes enceintes étaient belles et rayonnantes. Car elle, avec seulement quelques semaines de grossesse, ressemblait plutôt à un zombie. Absolument magnifique, vraiment.

    Lorsqu'elle se réveilla, elle remarqua immédiatement que les choses étaient différentes. Elle n'avait plus la tête posée contre l'accoudoir, inconfortable, et un léger plaid la recouvrait, pour ne pas qu'elle ait froid. Mais ce ne fut pas le plus surprenant. Le mal de crâne chronique, qu'elle trainait depuis plus d'une semaine et qui accompagnait les nausées, semblait mystérieusement disparu, ce qui ne put que faire sourire la jeune femme. Ce ne fut qu'en dernier qu'elle remarqua que, allongée dans le canapé, sa tête reposait sur une cuisse masculine. Elle tourna légèrement la tête, son sourire se renforçant.

    - Hey you !

    Sa voix était douce, mesurée, alors qu'elle se relevait pour s'assoir à ses côtés. Ou, plutôt, contre lui, ses jambes installées en travers des cuisses du jeune homme, alors qu'elle passait ses bras autour de son cou pour l'embrasser doucement. Elle n'arrivait même pas à s'étonner de sa délicatesse, dans ses mots, dans ses gestes. Cela lui semblait alors naturel, comme dans l'ordre des choses.

    - Tu m'as encore laissé m'endormir ? Chéri, tu sais bien que j'ai horreur de cela !

    Avec un petit froncement de nez amusé, elle leva les yeux au ciel, montrant par là qu'elle ne faisait que le taquiner. Et, comme pour allier les gestes à la paroles, elle se pencha vers l'avant, déposant doucement ses lèvres contre celles de Tristan.

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Tristan Warren Faure

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MessageSujet: Re: You know that i'm wanting more [Pornstar]   Dim 30 Mai - 17:45

Tristan, n’était qu’un humble invité dans cette grande résidence dublinoise, pourtant on ne pouvait nier qu’il y avait prit ses marques pour le moins rapidement. Traînant des heures entières dans la salle de bain, empruntant du gel douche d’apollon au rasoir de Lexia, le jeune français excellait dans l’art de s’étaler partout. Sans faire preuve de la moindre gène, il lui arrivait régulièrement de gambader à peine vêtu dans la villa. Sautillant comme un frais gardon, il semblait mener une vie agréable au dépend de son petit ami et sa bien jolie fiancée. Elle s’appelait Lexia, animatrice télé de renom et il s’amusait de passer le plus clair de son temps avec cette femme qu’il devait probablement agacer au plus haut point. Malgré les mauvaises blagues et les emprunts pour le moins douteux, la paix était signée. La cohabitation allait bon train, et si l’énergumène français hurlait à la lune en s’épilant à la cire froide le matin, ça ne l’empêchait pas de servir le café ou le thé avec une galanterie presque innée. Tristan avait du bon dans ses accès de gentillesse, même si il demeurait bien incapable de s’affranchir de ce léger côté biatch, qui faisait sa célébrité.

Il était huit heures, et bien qu’il eut pu s’adonner au plaisir pervers et fourbe de brancher la guitare d’Apollon pour improviser un petit solo de Muse, il avait décidé dans son extrême clémence d’accorder un répit à la futur maman d’un petit ovni MacNeil. Oui aujourd’hui Tristan était dans un bon jour, les oiseaux chantaient gaiement et le ballon d’eau chaude se vidait à une vitesse impressionnante sous une heure et demi de « ne me quitte pas » diaboliquement français. Tristan avait toujours aimé l’eau. Sans se soustraire à l’autorité MacNeilienne, il avait usurpé l’ordinateur de son ex et s’était mis en tête de pirater sa boite mail et d’envoyer quelques cochonneries à ses contacts, une fois cette vicieuse entreprise accomplie, il se senti libéré et réellement heureux. Gambadant jusque dans la cuisine une serviette autour de la taille, il entreprit de se servir un café, qui eut comme un effet positif sur son naturel dynamisme. D’humeur à réciter du théâtre, il chantait vaguement quelques vers de Racine, tout en sirotant son breuvage, jusqu’à ce que la dulcinée de son grand amour ne fasse apparition dans la pièce. Chouette alors, voilà qui promettait d’être distrayant. Un DVD à la main, elle l’invita à la rejoindre sur cette fameuse banquette qui avait du connaître les pires atrocités de ce monde si l’on s’en référait au propriétaire. Proprement abjecte en y pensant. Tout sourire, le frenchie habillé givenchy ne refusa pas l’invitation. Bridget Jones, totalement son genre de film. Il n’y avait pas à dire, il aimait les films pour minettes. Non qu’il trouve Hugh Grant spécialement canon, il devait lui reconnaître une certaine classe, et c’était sur ce point que Lexia et lui avaient trouvé comme un terrain d’entente, entre les disputes de couples et les emprunt de rasoir.

« Non, Hugh Grant n’est pas sexy, il a juste beaucoup de charisme ! Jackson Rathbone dans Twilight, ca c’est sexy. »

Il y avait bien sur toute une liste d’homme sexy répertoriés méticuleusement dans l’esprit pervers et décalé de Tristan Delacour, mais il préféra taire ses autres fantasmes se concentrant sur le film sans relâcher son attention. A ce qu’on pourrait appeler les trois quart du film, il remarqua que la tête de Lexia s’était elle aussi adonnée à un certain relâchement. Interloqué, il préféra ne pas la déranger dans un rêve ou sans qu’il n’en soit lui même conscient il occupait un rôle tout à fait particulier…

***

C’était un samedi soir comme un autre…ou presque. Tristan eut comme un léger sourire lorsque que sa fiancée daigna ouvrir l’œil. Elle s’était assoupie, avait eu comme une absence et constatait fort probablement que la nuit était tombée et que la pale leur du feu qui crépitait dans le cheminée du salon demeurait la seule source de lumière de la pièce. Emprunt d’une douceur qui ne lui ressemblait pourtant pas Tristan, se décala la laissant se loger dans ses bras le plus aisément du monde alors qu’elle le réprimandait de l’avoir laissée dormir.

« Tu avais besoin de sommeil, Norrington ne t’as pas rendu la tache facile, mais tu as été parfaite, j’imagine qu’il aurait bien mieux fait de ne pas prétendre pouvoir te battre sur ce terrain là. »

Tristan laissa un sourire s’esquisser au coin de ses lèvres, puis après un léger rire se pencha pour l’embrasser doucement. Mettant un terme au baiser il s’approcha de la table sur laquelle trônait une bouteille de champagne, un millésime au prix inabordable et qu’on disait exquis. Non sans une parfaite maîtrise il déboucha la bouteille et servit deux coupes dont une qu’il tendit à Lexia.

« Ne trouve pas ça trop cliché, j’ai toujours aimé le champagne, et c’est une victoire en somme, qui égale au moins autant l’humiliation publique d’Apollon MacNeil. On dit qu’il a sortit un single et que ça se vend très mal, mais il a le mérite d’avoir essayé. Dire que ton ex a fini avec Edward, qui l’eut cru. »

Tristan ne pouvait s’empêcher de trouver du burlesque dans une situation comme celle-ci, en pensant à Apollon et à Edward, d’abord ennemis puis amants, la roue tournait tellement vite. Lui même avait fini père et semblait à peine réaliser à quel point les années pouvaient passer à une vitesse folle. Bientôt leur petite fille deviendrait une ado boutonneuse et écouterait des pseudos groupes de rock comme Tokio Hotel ou encore les BB brunes, si toutefois, elle s’intéressait un jour à la musique parisienne de bobos, qui liquident tout un tas de bières avant de monter sur scène pour se donner un style de rebelle qu’il n’ont pas réellement.

« J’ai fait garder Johanna par ton amie Alice, on dit qu’elle tape un peu dans la gourde, mais il vaut mieux une vielle fille qu’un dépravé sexuel, je ne voudrais pas ruiner ses chances d’avoir une enfance normale. »

Il fit tinter doucement sa coupe contre celle de Lexia et afficha un sourire sincère.
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Lexia M. Henley
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MessageSujet: Re: You know that i'm wanting more [Pornstar]   Dim 20 Juin - 0:55

    Une douce odeur de feu de bois titillait ses narines, alors qu'elle papillonnait doucement des yeux, encore éprise de ce demi sommeil, pas tout à fait réveillée mais plus vraiment endormie. Elle ne cherchait pas vraiment à lutter, à grappiller quelques minutes de repos de plus, tant l'atmosphère de la pièce lui semblait agréable. Ouvrir finalement les yeux, laisser son regard vagabonder sur le visage d'ange de Tristan. Un sourire apparut sur les lèvres de celui-ci, laissant apparaître une légère fossette au coin de sa joue, faisant manquer un battement de cœur à Lexia. Se relevant avec douceur, elle trouva aisément place dans ses bras, contre son torse, comme si ils avaient été faits l'un pour l'autre, s'enlaçant avec aisance dans un tendre câlin. Elle le réprimanda faussement, son ton n'étant pas en accord avec ses paroles, alors qu'elle lui souriait amoureusement. Bien sur, elle n'aimait pas les siestes en pleine journée, n'étant que plus fatiguée encore en se réveillant. Mais dormir tête reposant contre sa cuise alors qu'il jouait avec ses cheveux, il n'y avait rien de plus agréable, après tout.

    - Ne me parle pas de lui, je t'en prie... Je comprends de mieux en mieux pourquoi mon père l'exécrait à l'université. Il est tellement... Imbu de lui-même... Ah, je le déteste.

    Là était le majeur problème de l'Irlande, même pour émission aussi populaire que le Who are they. Il n'était pas toujours évident d'obtenir des invités de prestige et l'on devait donc, trop souvent, se rabattre sur les minables célébrités locales comme Norrington. Dont la filmographie tenait sur une moitié de timbre, qui plus était, et qui prenait un malin plaisir à faire tourner la belle en bourrique. Elle ressortait, à chaque fois, exténuée du studio d'enregistrement, ainsi qu'énervée au possible. Rien n'y faisait, il était vraiment insupportable.

    Sans qu'elle ne put dire un mot de plus, il posa tendrement ses lèvres contre les siennes, dans un doux baiser. Comme toujours, celui-ci avait le goût légèrement acidulé des sucettes qu'il n'avait cesse de manger à longueurs de journée, détail qu'adorait plus que tout Lexia. Et, comme chacun de leurs baisers, celui-ci ne dura que trop peu de temps à son goût, alors qu'ils e détachait d'elle.
    Elle se pencha légèrement de côté alors que Tristan faisait de même vers l'avant, attrapant avec habilité la bouteille de champagne posée là -comme de par hasard- et l'ouvrant avec une facilité déconcertante. Preuve que les français étaient vraiment rois du champagnes, si preuve il fallait encore.

    - Tu sais très bien que je ne trouve cela cliché qu'à partir du moment où tu accompagnes le champagne de fraises... Mais tu as raison, la carrière ratée de mon ex petit ami est à fêté, de même que sa vie sentimentale toute aussi désastreuse. Lui et Ed, qui l'eut cru ? Enfin, c'est logique, après tout. A force de chercher l'amour ensemble dans les bars miteux de la vie, ils ont laissé tombé et se sont consolés l'un l'autre...

    Elle ne pouvait s'empêcher de garder son sempiternel sourire ironique aux lèvres en disant cela, en pensant au ridicule de la chose. Qui l'eut cru, oui, en effet ? Pas elle, en tous cas. Cela était à la fois drôle et pathétique, en quelques sortes. Surtout de la part d'Edward, en fait. Pour Apollon, elle avait toujours su qu'elle n'était qu'une passade, comme s'il avait voulu -en vain- se prouver qu'il pouvait être hétérosexuel s'il le souhaitait. Mais Lexia ne s'en plaignait pas, après tout, vu que toute cette histoire lui avait permis de rencontrer Tristan, et d'être plus heureuse avec lui qu'elle ne l'avait jamais été avec aucun autre homme auparavant.

    - Tu sais très bien que Ludwig est un ange avec Johanna dès qu'il doit la garder, ce n'est pas pour rien que nous l'avons choisi comme parrain... Mais, à bien réfléchir, mieux vaut éviter de lui demander cela le samedi soir, oui. C'est nuit déguisée au Liffey, mieux vaut que notre fille n'ait pas droit à ce genre de spectacle avant très longtemps.

    Elle savait que sa fille était entre de bonnes mains pourtant. Sans doute Alice lui donnerait des biscuits un peu trop durs à force d'attendre que quelqu'un vienne les manger mais, outre ce détail alimentaire, elle était toujours bien trop heureuse d'avoir un minimum de compagnie pour ne pas faire attention à l'enfant comme à la prunelle de ses yeux. Et puis, si cela permettait au petit couple de passer un joyeux moment en tête à tête, c'était tout bénéfice, après tout.

    - Qu'as-tu donc prévu pour cette soirée romantique, mon chéééééwi ?, demanda-t-elle, faisant tinter sa coupe de champagne contre celle de Tristan, prononçant le surnom dans un français catastrophique. Comptes-tu me préparer un petit plat dont toi seul a le secret ? Tes coquilles Saint-Jacques étaient tout simplement divines, la dernière fois

    Sourire sincère et amoureux aux lèvres, elle déposa un baiser sur les lèvres de son cher et tendre, avant de ne boire une gorgée de champagne puis de nicher son visage dans le cou de Tristan, non sans un léger soupir de bien-être.

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Tristan Warren Faure

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MessageSujet: Re: You know that i'm wanting more [Pornstar]   Dim 20 Juin - 18:37

Certes quel être humain pour le moins détestable. William Norrington malgré ses airs de grands acteurs à l’hollywoodienne, ne semblait plaire qu’à une élite de midinettes foncièrement stupides, et il n’était pas rare de voir les gens bien de cette petite ville le descendre en bonne et due forme. Il fallait dire qu’il ne savait inspirer qu’un profond mépris et je parlais là en ex gay avertis, le trouver sexy ? Trop peu pour moi, il fallait croire que j’avais fini par préférer les femmes. Ma sexualité avait été pour le moins tourmentée jusqu’à la fin de l’adolescence. J’étais sorti avec des types bizarres, et des filles superficielles, puis j’avais rencontré Lexia. Réputé sans cœur et extraordinairement salaud, j’avais eu toujours comme un handicap avec les sentiments, ma spécialité, avait toujours été de décapuchonner les bouteilles de champagne, on ne se refaisait pas. J’éclatai d’un petite rire et lui répondais.

« Ce n’est pas pour ça que tu le déteste, toi et moi n’excellons pas non plus dans la modestie, seulement lui, j’ai beau chercher, je ne trouve pas matière à la vantardise. Sa voiture peut être, j’aime beaucoup sa voiture, mais cela s’arrête là. »

Je replaçai une mèche de ses cheveux par pure distraction derrière son oreille avant de boire une gorgée de champagne et de reposer la coupe un peu plus loin. Tout cela était affreusement cliché, mais en arrivant à Dublin, je m’étais comme senti investis d’une sorte de devoir patriotique, que je n’avais pas ressenti depuis mon vote contre Sarkozy. Jamais défaite n’avait été aussi cuisante, et les clichés étaient les dernières choses pseudos valorisantes qu’il restait à mon pays d’origine.
La conversation dériva sur les amours d’Apollon et Edward, et mon rire s’accentua, il n’était pas vraiment possible de faire plus désaccordés et pourtant leur love story s’affichait à la une de toute la presse people de Dublin, leurs petites photos sur la plages au caraïbes avaient fait polémique. Allongés l’un sur l’autre, s’enlaçant tendrement, rougissant comme deux écrevisses au soleil, qui l’eut cru, effectivement. Proprement ignoble.

« Et comment, je suppose que tu as vu les dernières photos, c’en serait presque mignon, si Ed n’avait pas pris autant de poids, tu crois que c’est Apollon qui l’engraisse ? Je le vois bien en petit homme soumis remarque, derrière ses fourneaux à cuisiner un bon rôti à Fitzalan-Howard, accompagné d’une bonne tournée de frites bien entendu… »

Bien sur notre entourage était quelque peu étrange, mais dans ce lots de personnages pour le moins atypiques, nous avions décrété que le moins bizarre, serait le parrain de notre fille et ironie du sort cela était tombé sur Ludwig. Je ne pouvais qu’approuver Lexia, tant qu’il ne finissait pas drag queen, nous n’avions aucune raison de nous inquiéter. J’avais plus ou moins confiance en lui, mais sa femme de ménage savait se montrer rassurante.

« Il est vrai qu’en semaine il est plutôt raisonnable, surtout avec son nouveau boulot. Mais non le samedi soir, au Liffey c’est l’éclate totale avec Ed et Popol, et je ne veux pas que ma fille fréquente ce genre d’énergumènes, Ludwig lui apprendra la chorégraphie de YMCA quand elle aura l’age de l’appréhender sereinement. »

Alors que Lexia me demandait le programme de la soirée un sourire s’esquissa au coin de mes lèvres, tandis que ma main plongeait doucement dans la veste de mon costume pour y retirer deux invitations VIP pour une soirée au Velvet. Je lui tendais l’une d’elle avant de chuchoter doucement à son oreille.

« Tenue correcte exigée, il ne te reste plus qu’une demi heure pour t’habiller, n’hésite pas à faire appel à moi si tu as besoin d’aide. Je ne cuisine pas ce soir mais ce que je te réserve est bien mieux.» Ma voix se voulait, doucereuse, suave, mesurée. Déposant un baiser futur sur sa gorge, je décidai de me lever pour l’inciter à faire de même et à rejoindre la salle de bain.
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Lexia M. Henley
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MessageSujet: Re: You know that i'm wanting more [Pornstar]   Lun 21 Juin - 23:47

    Lexia ne pouvait que sourire aux paroles de Tristan sur Norrington, aux comparaisons qu'il faisait entre lui et eux. C'était toujours amusant de pouvoir descendre en flemme cet homme qu'elle haïssait, plus encore lorsque son homme venait y mettre son grain de sel. Elle aimait cette façon, classe et distinguée, qu'il avait de sous-entendre un magnifique « on est mieux que tout le monde et on a le droit de s'en vanter, nous ». Sur le fond, Lexia ne pouvait qu'admettre qu'il avait raison. Mais leurs égos sur-dimensionnés -plus encore depuis qu'ils étaient en couple- avaient raison d'être. Surtout en comparaison avec ce Norrington qui n'avait de bien que le nom, à vrai dire.

    - Il n'ira pas loin, simplement avec une voiture mais sans talent. Et je peux t'acheter la même, si elle te plait tant...

    Elle sourit distraitement, alors qu'il replaçait une de ses longues mèches de chocolat derrière son oreille par la même occasion, la faisant sourire de plus belle avant de boire une légère gorgée de champagne. Là était l'avantage -du moins, l'un des nombreux- de sortir avec le beau français. Dès qu'il s'agissait de boisson ou de nourriture, elle était certaine d'avoir toujours la meilleure qualité possible, peut importait le nombre de billet qu'il aurait à sortir du portefeuille. Il habituait Lexia à une qualité de vie supérieure, celle qu'elle méritait réellement, et elle ne pouvait qu'aime cela. Se trouver importante et aimée, que demander de plus, après tout ?
    Demander à ne plus entendre parler de ses ex, oui, par exemple. Là était le majeur problème, le bémol à sa vie idyllique. Elle s'estimait chanceuse, en quelque sorte, qu'Apollon et Edward se soient soudainement trouvé un amour commun. Cela avait en effet étouffé le fait que la belle Lexia Henley s'était prise de passion pour une ancienne célébrité du film pour adulte. N'empêchait qu'avoir l'impression de vivre un remake, mauvais et gay, des Feux de l'amour dans son entourage n'avait rien d'agréable. Elle aurait aimé que ses ex ne décident soudainement pas de tomber amoureux l'un de l'autre, par exemple. Niveau crédibilité pour sa petite personne, c'était légèrement violent, il fallait l'admettre.

    - Ne m'en parle pas, j'ai eu droit à leur photo à la une des tabloïds en allant chez le coiffeur hier, je m'en serais bien passée. Qui eut cru que les hommes que j'aimais auraient pu finir ainsi ? Cela me dépasse...

    Une chose était certaine, en tout cas, l'on ne devait vraiment pas le surplus de poids d'Edward à son amant. Celui-ci n'avait jamais été capable ne serait-ce que de cuire des pâtes, cela aurait franchement étonné Lexia que d'apprendre qu'il était devenu cordon-bleu entre temps... Enfin. Mieux valait tout simplement ne plus penser à eux, du moins tant qu'elle n'y était pas forcée.
    Mais force était de constater d'elle semblait réellement avoir quelque chose avec les hommes homosexuels, tout de même. Apollon, Edward, anciennement Tristan et Ludwig, même. C'était étrange. A croire qu'elle les attirait, en quelques sortes. C'était à la fois flippant, déconcertant et intriguant, en fait. Avait-elle une tête de travesti ? Des hormones qui attiraient ce genre d'hommes en priorité ? Ou tout simplement pas de chance, en fait. Un aimant à gays, chouette.

    - Tant que cela s'arrête à YMCA, je ne m'inquiètes pas outre mesure. Le jour où ils lui mettront des hautes talons à paillettes et un bandeau de plumes sur la tête, par contre, nous aurons du soucis à se faire. Mais Ludwig semble connaître ses limites, avec elle, bien heureusement.

    Ironique, tout de même, que de choisir le blond hyperactif en tant que parrain de leur fille. A vrai dire, Lexia ne se comprenait pas elle-même, dans son envie indiscutable que leur fille ait parrain et marraine chose qui, avouons le, était plus qu'inutile si l'on oubliait les jolis cadeaux aux anniversaires et aux Noëls. Le choix s'était donc fait par défaut au final, prenant le moins pire de la bande. Et c'était tombé sur Ludwig, avec toute l'ironie du monde. Qui l'eut cru, après tout ?
    Quitte à parler de soirées, d'ailleurs, elle préfère évoquer la sienne plutôt que celles des autres. Connaître le programme des réjouissances de leur soirée en tête à tête ne lui semblait pas futile, comme détail, après tout. Moins encore lorsqu'elle le vit sortir deux petits bouts de papier cartonné de sa poche. Elle se doutaient bien que ses yeux devaient s'être mis à briller, sourire étincelant aux lèvres, alors qu'elle prenait l'invitation VIP du bout des doigts, la dévorant littéralement du regard. La voix de Tristan à son oreille la fit frissonner, alors que son sourire se faisait plus grand encore. Elle adorait ce genre de soirées, bien trop rare depuis la naissance de leur enfant. Pouvoir en profiter sans complexe ce soir là était une occasion en or, bien entendu.

    - J'aurais surtout besoin d'aide pour me déshabiller... Mais en une demi-heure, ce n'est pas convenable.

    Elle se contenta donc d'un baiser au coin des lèvres de son français, avant de filer à l'étage s'enfermer dans la chambre d'abord, histoire de trouver tenue convenable à enfiler. Tenue correcte, d'accord, mais ce n'était pas les Golden Globes, non plus. Elle se contenta donc d'une robe noire et moulante, tout ce qu'il y avait de plus joli et discret. Agrémenté de chaussures à talon et d'une jolie rivière de diamants autour du cou, cela serait parfait, après tout. Une fois habillée, elle sortit de la chambre, s'enfermant aussitôt avec son attirail de parfaite petite fille superficielle. Fond de teint, mascara, fard à paupière et compagnie qu'elle utilisait sans retenu, sans pour autant ressembler à l'une de ces filles avec qui Tristan avait pu travailler de par le passé. M'aurait manqué que cela, tiens, qu'elle ressemble à une petite tapineuse française et vulgaire à souhaits.

    - Je devrais recevoir une médaille, je n'ai même pas mis une heure ! s'exclama-t-elle fièrement, en descendant les escaliers, avant de ne tourner sur elle-même sous le nez de Tristan, qu'il puisse voir sa tenue sous tous les angles. Suis-je assez belle pour vous, ce soir ?

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Tristan Warren Faure

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MessageSujet: Re: You know that i'm wanting more [Pornstar]   Mar 22 Juin - 22:27

Je lui aurais a priori offert mon aide sans la moindre hésitation si nous n’avions pas été aussi en retard. L’ayant laissé dormir, nous avions perdu quelques précieuses minutes de préparation à cette fameuse soirée ou se pressait déjà toute l’élite Dublinoise. Nous avions l’habitude des entrées remarquées, nos célébrités conjuguées, si on les ajoutait à l’art de perturber les petites fêtes avec nos frasques, avaient le don de faire la une de toute la presse people. Ma vie était assez drôle et illusoire et j’étais bien heureux de pouvoir m’enfermer avec Lexia dans une bulle lorsqu’il ne fallait pas faire acte de présence aux différentes soirées pour jeunes VIP désœuvrées. Nous soignons notre image mais savions nous abstraire sans aucun problème pour un téléfilm sur la six et une tournée de pâtes bien que ce soit pour ainsi dire nettement moins glamour. Assis sur le canapé j’attendais bravement qu’elle daigne descendre habillée de l’une de ces robes honteusement chères qui visaient bien souvent à faire pâlir de jalousie celles qu’elle aurait pu appeler ses amies, si elles n’avaient pas été tout bonnement envieuses et un brin connes. . Je n’aimais pas ces filles, je n’avais jamais tellement aimé les filles avant Lexia, elle avait su me réconcilier avec cette espèce pour le moins superficielle accroc au rouge à lèvres et au sac à mains longchamps arborant un masque uniforme que je tenais particulièrement en horreur à travers lequel ne perçait que très rarement une réelle personnalité. La haine et le dégoût que je leur vouais était tel qu’il expliquait en grande partie mon comportement abjecte avec elles.

Les pots de peinture et collier outrageux avaient été mes terrains de jeux préférés, jusqu’à ce que je ne me calme et décide de les haïr silencieusement, me satisfaisant de moquerie et de leur jalousie. Je n’étais pas quelqu’un de foncièrement méchant, ni même cruel, mais la superficialité lorsqu’elle n’étais pas qu’une feinte me révulsait au plus au point, ce n’était pas différent de la France, elles étaient toutes pareilles à danser scandaleusement pour un peu d’attention, coucher avec les longues relations de leur meilleures amies parce qu’au final tout n’est que jeux sexe et perversion. Je m’emballai, ayant de ces réflexions de comptoir pour le moins effrayantes, même si dans un certain sens, elle ne manquaient pas de véracité malgré leur côté mal exprimé, et ado boutonneux en mal de vivre. Je n’avais jamais vraiment eu d’acné et j’aurais pu devenir mannequin si on ne m’avait pas collé l’étiquette d’acteur porno, une chance pour moi, je n’étais pas passé par la periode Tokio Hotel, emo bang bang shootsexsexsex, ce qui avait le mérite de ne pas trop salir ma période gay. On pouvait dire de l’industrie de la pornographie, mais j’encaissais un sacré pactole par mois, et Lexia et moi ne mangions pas que des pâtes, j’avais rempli le jacuzzi de champagne pour nos un an, par pur délire, et j’avais trouvé ca assez fun de jouer les petits con qui ne savent plus quoi faire de leur thune. Je n’écoutais pas encore Mozart, et mes seules dépressions étaient liées à quelques bugs du wifi alors même avec une carte gold je n’avais aucun risque de finir comme Edward, je surveillai ma ligne, et j’aimais le soja. Mes intenses cogitations furent interrompues par l’arrivée de Lexia, glissant dans une robe sobre et élégante. Je relevai la tête vers et affichait un sourire avant de me lever pour la rejoindre, elle qui tournoyait pour me laisser évaluer les ondulations de sa robe. D’une voix veloutée et sur jouée elle me demanda si elle était suffisamment belle pour moi. Un léger sourire s’afficha au coin de mes lèvres.

« Ca dépend… » Me saisissant de son sac à main dans un geste rapide, j’empoignai un rouge à lèvres à la volée et la menaçais plus ou moins avec. « Laisse moi te maquiller Lexia, là tu seras vraiment parfaite. »

Après une courte chamaillerie, je consentis à lui rendre le rouge non sans difficultés sans abîmer son maquillage de traces positionnées au mauvais endroit sur sa peau. Ce genre de petits jeux étaient fréquents, mais ce soir là nous n’avions pas vraiment le temps de nous livrer une guerre ouverte, nous étions plus ou moins en retard et la limousine nous attendait déjà à l’extérieur. Je lui tendis mon bras et approchai mes lèvres de sa gorge pour y déposer un baiser.

« Allons y.»

Le trajet fut court, particulièrement bien située à Dublin, nous n’étions pas vraiment loin du centre ou se déroulait la soirée. Présentant dignement nos invitation au vigiles, sous les regards envieux d’autres invités, nous rejoignîmes l’espace VIP, ou glapissaient quelques vedettes ratées à la Norrington et mannequin anorexique aguicheuses, en manque de reconnaissance. Nous les connaissions tous, de Norrington le mauvais acteur, à Roxanne l’ex prostituée de luxe devenue célèbre pour avoir relatée la vie tortueuse et épuisante d’un strip-teaseuse dans une boite lugubre. Je me demandai honnêtement, si elle avait écrit elle même son livre ou si elle n’était là que pour le script et la couverture très vendeuse à son effigie.

« Sois sage, ou du moins attends moi pour les conneries, j’aime pas quand tu joues seule, j’me sens en reste après chérie. »

Je m’absentai quelques minutes non sans une excuse pour aller chercher deux coupes de champagne, parce qu’évidemment, nous nous devions d’entretenir les clichés, c’était le fond de commerce, ce qui nous permettait de manger tranquillement nos pâtes devant un film HD sur notre télévision immense. Le cinéma c’était ce qui nous avait toujours rapproché, nous avions toute la filmographie de Hugh Grant. Revenant avec deux coupes j’entraînai Lexia à une table ou nous pourrions avoir une vue imprenable sur les commérages et couples pseudos tendance du moment. Évidemment il y avait Norrington entouré de deux trois gourdes décolorées.

« Je lui casserai bien la gueule, juste comme ça, par plaisir, mais je n’ai pas encore eu le temps de profiter du champagne. »

Ma voix était douce et mesurée tandis que je fixai d’un air profondément hautain et indifférent, le bellâtre qui nous faisait face. Je fis tinter ma coupe contre celle de la présentatrice avant d’en avaler une longue gorgée. Mon regard effleura ses lèvres avant que je ne décide de les capturer pour un baiser ostentatoire devant notre lot d’exs présents. Ma main frôla sa joue et j’approchai mes lèvres de son oreille pour lui suggérer une idée qui m’avait parut brillante dans mon effusion de pensées débridées. « Renverse lui ta coupe dans la gueule, je te couvre promis. »
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Lexia M. Henley
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MessageSujet: Re: You know that i'm wanting more [Pornstar]   Ven 2 Juil - 0:12

    Elle tournait sur elle-même, laissant les volants de sa robe jouant sur ses cuisses, sourire aux lèvres. Si ce n'était le fait que l'on voyait les trois-quart de ses jambes, sa tenue n'avait rien de provocant, jouant sur son côté de femme-enfant faussement sage. Trois battements de cils, un sourire et on lui aurait donné le bon dieu sans confession... Ou presque. Car dans son regard brillait une lueur farouche, sauvage. Celle de la femme indomptable, prête à s'amuser ce soir-là, peut importait le prix. Là était la signature du couple, après tout. Être parfait en tous points, modèles jalousés et admirés, et casser leur image en un instant d'un coup de garce dont eux seuls avaient le secret. Dans le pire des cas, cela finissait avec un large sourire à l'agent de police, additionné d'un billet glissé discrètement dans la poche de son uniforme. Intouchables. Autant en profiter.
    Et, en profiter, Lexia n'allait pas le faire à moitié ce soir là. Elle se sentait d'humeur belliqueuse, Norrington ayant poussé ses nerfs à vif ce matin-là. Secrètement, elle espérait qu'il serait là également ce soir, afin d'avoir sa petite vengeance. Cela sonnait tellement immature, comme petite guerre, mais elle n'avait jamais vanté être tout à fait adulte, en même temps. Se laisser marcher sur les pieds ? Jamais. Et, pendue au bras de son beau français, elle pouvait être sure que la vengeance serait double. On ne touchait pas à Lexia Henley sans en assumer les conséquences, après tout.

    Elle voulut récupérer son sac, mais ce fut peine perdue alors que Tristan le lui arrachait presque des mains. Dans un long soupir, elle leva les yeux au ciel, sourire amusé aux lèvres tout de même. Forcément, même à être en retard, il trouvait encore le moyen de faire l'idiot et de leur faire perdre du temps. Classique. Elle entra néanmoins dans son petit jeu, râlant pour la forme alors qu'il s'emparait d'un quelconque rouge à lèvre qui trainait au fond du sac, entre trois briquets, un stylo et un tampon. Il ouvrit le tube d'un geste sec et rapide, la menaçant avec le rouge, la faisant reculer d'un pas. Okay, elle voulait bien plaisanter, mais hors de question de gâcher son parfait maquillage pour cela. Superficielle en tous points, elle ne plaisantait jamais avec son apparence.

    - Pose immédiatement ce rouge à lèvres, Delacour, ou je te force à boire du mauvais vin pendant un mois. Du très mauvais... Du vin anglais !

    Spécialiste des menaces inutiles et stupides ? Si peu. Ils continuèrent de se chamailler comme deux gosses pendant quelques minutes jusqu'à ce que, faussement excédée, elle croisa les bras, tendant une main vers lui pour qu'il pose le tube au creux de celle-ci. Sourire hypocritement adorable aux lèvres en guise de remerciement, elle le suivit enfin à l'extérieur de la maison, où les attendait déjà la limousine. Le trajet ne dura que quelques minutes à peine, même pas le temps pour profiter du champagne offert avec ou pour tester la qualité de la banquette avec Tristan. Déjà, la voiture s'arrêtait en douceur, le chauffeur baissant la vitre teintée qui les séparaient pour prévenir qu'ils étaient arrivés à bon port. Tristan sortit le premier, lui tenant la portière pour qu'elle en fasse de même, avant de ne lui tendre galamment le bras pour parcourir les derniers mètres qui les séparaient de la boite de nuit. Tendre les billets au vigile avec un large sourire, déposer les vestes au vestiaire, pour ensuite rejoindre le carré VIP, légèrement surélevé par rapport au reste du lieu. Lexia y reconnaissait quelques visages, un sourire féroce s'affichant sur ses lèvres alors qu'elle croisait le regard de Norrington. Oui, la soirée allait être des plus amusantes, aucun doute à ce sujet.
    S'installant sur l'un des fauteuils de velours, elle croisant les jambes avec ostentation, lançant un petit rire en réponse à Tristan, dessinant une fausse auréole avec son doigt au dessus de sa tête. Oui, la demoiselle était connue pour ses crises, rapides et inattendues, comme la foudre. Souriante et sympathique, elle pouvait devenir la pire des garces dans la seconde. Chose qui semblait amusé Tristan à chaque fois, se réjouissant du spectacle comme d'un bon film de Hugh Grant. Savoir qu'il ratait l'une de ces fameuses scènes l'attristait un peu à chaque fois. Il était sur que de se l'entendre raconté plutôt que de l'avoir en direct sous les yeux, cela était bien moins intéressant.

    - Promis, je serais sage comme une image.

    Sourire innocent en prime, alors qu'il partait déjà vers le bar. L'idée de lui demander une vodka pomme lui effleura l'esprit, une demi seconde à peine. Mieux valait ne pas expérimenter le genre de soirées pour seulement finir avec la gueule de bois le lendemain. Elle avait assez goûter aux trous de mémoires nocturnes dans sa jeunesse pour se le permettre ce soir-là, après tout. Aucun intérêt, donc, à enchainer les shooters et le mauvais alcool. Moins encore si cela était pour se retrouver à se déhancher, perchée sur le bar de la boite. Une chose était certaine, cela briserait leur image de couple parfaitement glamour, à la Brad et Angie irlandais, en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Mieux valait donc éviter de faire exploser ce qui leur permettait de se payer limo de luxe, après tout. Plus jet-set qu'eux ? Difficilement trouvable, dans cette ville.
    La demoiselle accueillit avec joie la coupe de champagne qu'il lui tendit en revenant auprès d'elle, avant de ne sourire aux paroles qu'il lui susurrait à l'oreille, leurs regards braqués sur la même personne. Elle s'amusait de voir qu'ils avaient le même genre de pensées négatives, ne pouvait répondre qu'avec ironie à cela.

    - Évite. Ta chemise est neuve, des traces de sang à lui avoir fracturer le nez, cela n'est pas vraiment le genre de chose qui partira au lavage... Sans compter sur une de ses groupies qui n'hésiterait pas à te lacérer le visage de ses griffes manucurées. Nulle envie qu'elle ne défigure mon fiancée, cette gourde.

    Devoir sortir la Javel pour faire disparaître les taches ensanglantées sur le col de Tristan ? Non merci. Elle se contenta donc de faire tinter son verre contre celui de son fiancé, avant de n'en boire une légère gorgée. Elle voulut en prendre une seconde, mais ce fut sans compter sur les lèvres de Tristan remplaçant le verre, la faisant légèrement sursauter de surprise. Elle n'était que trop peu habituée à ce genre de marques d'affections en public, préférant jouer la carte de la retenue tant qu'ils n'étaient pas protégés par les murs sécuritaires de leur maison. Écartant la main tenant la coupe de champagne, elle colla son corps au sien, n'ayant cure des gens qui les fixaient, surpris, choqués, dégoutés ou elle ne savait quoi d'autre. Le baiser s'arrêta, pourtant, laissant mourir un goût de trop peu sur ses lèvres... Lèvres qui eurent un rictus sadique alors que Tristan lui chuchotait quelques mots à l'oreille.

    - C'est exactement pour cela que je t'aime... … Entre autres.

    Clin d'œil appuyé, rapide baiser du bout des lèvres avant de ne se lever avec grâce, imaginant à toute vitesse quelle parade aborder pour réussir son méfait. Le regard de la belle vira vers la blondasse que Norrington avait de pendue au bras, naïve à mourir, à battre des cils devant ses grands yeux de biche. Pauvre petite. Elle allait lui épargner de se faire jeter le lendemain matin, comme une moins que rien, après une nuit athlétique. C'était déjà cela de gagner, en quelques sortes. Le liquide doré vola, allant bruler les yeux de son acteur préféré, qui se tournait déjà vers elle, furibond, prêt à hurler. Mais elle fut plus rapide, bien évidemment.

    - William ! Tu m'avais dis que tu allais regarder le match avec tes potes et je te retrouve... Avec ça ? Je suis ta petite amie, je te le rappelles ! Et enceinte, qui plus est !

    Le comportement de la blonde changea du tout au tout, passant de l'adoration au dégout. Vraiment naïve, la gamine, pour ne pas savoir que Norrington et Henley se détestaient sans retenue. Elle se leva d'un bon et, dans un éclair, déposa une claque tonitruante sur la joue du jeune homme, avant de ne partir d'un pas furieux. Sentant un bras protecteur autour de sa taille, Lexia se mit à rire, cyniquement, fière d'elle et de sa belle vengeance. Le visage de William perdit légèrement de ses couleurs alors que les deux hommes se faisaient face. Ah, c'était certain, face à Tristan, il faisait déjà beau moins le malin.

    - Un problème, Norrington ? Cela t'apprendra à venir pourrir mon émission de télé, après tout.

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Tristan Warren Faure

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MessageSujet: Re: You know that i'm wanting more [Pornstar]   Lun 5 Juil - 14:42

Lorsque je lui avais proposé de refaire le portait de ce cher William, elle avait gentiment décliné prétextant que les tâches de sang sur ma chemise seraient tout simplement une calamité à faire disparaître. J’eus comme l’envie de rire à sa remarque et je ne m’en privais pas. Cette fille était scandaleusement gonflée, elle qui ne s’était jamais occupée une seule fois de la lessive s’inquiétait d’une hypothétique tache de sang sur une chemise neuve que je n’aurais aucun mal à remplacer. J’imaginais bien mal Lexia tenir une blanchisserie et la vision eut le mérite de me décrocher un sourire.

« Le sang s’enlève à l’eau froide et au savon sans le moindre problème, les traces de ton rouge à lèvres en revanche, c’est une toute autre histoire. Tu plains celles qui nettoient mes chemises Lexia ? A ce que je sache tu n’a jamais mis en route une machine à laver. Tu crois que tu saurais doser la lessive ? C’est une chose à tester ça tiens. » J’éclatais d’un léger rire avant de reporter mon attention sur William et sa blonde. Ma main se glissa dans celle de Lexia et je repris une gorgée de champagne avant de reprendre d’une voix mesurée. « Et pourquoi je n’aurais pas le droit de frapper une fille ? Tu sais bien que les lois morales me passent au dessus alors celle là… »

Le défi était lancé, et elle se leva. Mon regard la suivit tandis qu’elle se dirigeait vers l’acteur raté interrompant sa séance de drague par un lancé de coupe de champagne assez impressionnant. Amusé je souriais, jouant moi même avec la coupe que je tenais entre mes doigts. Lexia se fit alors passer pour sa petite amie et l’envie de rire me prit aussitôt, quelle douce plaisanterie. William et Lexia ou le couple improbable, ceux qui finissent certes ensembles dans les films à l’eau de rose et qui à force de se taper dessus se trouvent des affinités, mais qui n’ont aucun avenir dans la réalité. Imaginer la scène relevait du burlesque et leur liaison si elle avait existé, aurait fait un bon scénario pour un de ces navets qui passaient à quatorze heure et dans lesquels je n’avais étrangement jamais encore aperçu Norrington. Par ailleurs, la réputation de ces téléfilms était parfois injustifiée, on les disait extraordinairement nuls, mais certains d’entre eux étaient bien meilleurs que la plupart des films niais de Norrington. Je t’aimerais pour toujours mon amouuur, si je ne meurs pas d’une MST après avoir couché avec toute la ville. C’était un peu le genre. Alors que Lexia passait au insultes, je jugeais bon de me lever et d’aller la rejoindre passant mon bras autour de se taille. Ma coupe de champagne n’étant pas totalement finie, j’hésitais un instant avant de moi aussi la vider sur la chevelure graisseuse de la célébrité locale.

« Tu aimes le champagne Norrington ? Celui là est particulièrement bon. Passe une bonne soirée. »

Avant qu’il n’ait le temps de céder à la colère et provoquer une esclandre en pleine boite de nuit, nous nous éloignâmes pour rejoindre le dancefloor ou les lumières hallucinées semblaient danser sur nous. Un sourire s’afficha sur mon visage quand se lança cette bad romance de Lady Gaga, dont certaines paroles étaient par ailleurs prononcées dans ma langue natale. Je posais mes mains sur ses hanches et dansais contre elle aussi honteusement que pouvait le faire un crétin de français tournant dans des films pornos, mais sans me départir d’une certaine classe. Mes lèvres effleuraient sa gorge et j’y déposai un baiser avant de les approcher de son oreille ou je chuchotais les paroles de la chanson avec un sourire.

« You know that I want you, and you know that I need you. I want your bad, your bad romance...
»

Mon regard exprimait une réelle admiration et un amour qui se plaisait à rester presque informulé. Et ce fut le clou de la soirée. J’eus un rire avant de m’éloigner de Lexia a la fin de la chanson et de l’inviter à se retourner pour entr’apercevoir notre couple préféré, celui qui subissait nos vannes et commérage, celui dont on se plaisait à suivre les aventures sur les blogs et les torchon de la presse people. Prenant la main de Lexia, je ne manquais pas une occasion d’aller emmerder nos ex respectif. Nos rapport n’étaient pas mauvais, mais il s’agissait là d’une réelle hypocrisie de la part de Lexia et moi. Faussement enthousiaste, je m’avançai vers eux un large sourire au lèvres avant de leur coller deux bises sur chaque joues.

« Edward ! Apollon, mais qu’est ce que vous faîtes là, on vous croyait en voyage ! Lexia et moi avons vu les photos… » Fis-je en affichant une moue taquine. « De plus en plus devergondés vous deux. » Mon regard se tourna vers Edward, et je lui adressai un sourire bienveillant, du moins en apparence. « Je suis vraiment content pour toi que tu te décides enfin à assumer, après tout il n’y a aucune honte à avoir. »

Si Edward restait tétanisé, Apollon en revanche parlait fort et semblait décontracté.

-Tristan, n’abuse pas, c’est pas encore très officiel, Edward appréhende toujours un peu la réaction de sa famille, hein mon gros doudou ! Mais les vacances étaient GE-NI-ALES.

« Je veux bien te croire. » Fis-je avec un sourire, tandis qu’Apollon déposait ses lèvres sur celle du Lord comme pour calmer son appréhension. Profitant de leur instant de distraction, je me penchais vers Lexia pour lui chuchoter quelques mots sur notre ex-commun. « Il a toujours su trouver les paroles réconfortantes notre Apollon, regarde moi ça, si c’est pas mignon. »

Alors que la jovialité d’Apollon ne quittait pas son visage, il s’adressa à Lexia et moi avec encore plus d’entrain si c’était possible. Après un regard complice avec ma fiancée je l’écoutais me parler de sa carrière musicale florissante. J’avais écouté son nouveau single, vraiment nul à chier. Je me demandais qui pouvait bien financer une daube pareille et mon regard se tourna instinctivement vers Edward. Ceci expliquait cela.

-Et vous ne devinerez jamais quoi. J’AI SIGNE dans une GRAAANDE maison de disques ! Je vais même sortir un album, bon Edward m’a un peu aidé c’est vrai, mais je compte sur vous pour me donner vos avis !

Il était pas dans la merde. Mon regard croisa celui de Lexia et je réprimais un rire.
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Lexia M. Henley
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MessageSujet: Re: You know that i'm wanting more [Pornstar]   Jeu 8 Juil - 1:15

    Sourire innocent alors qu'il relevait ce léger détail qu'était la machine à laver. Certes. Avec la femme de ménage que George engageait depuis l'an 40, elle n'avait jamais eu la « chance » de devoir expérimenter ces aventures de femme au foyer. Incapable petite fille riche qu'elle était. Elle se souvenait d'un essai désastreux, dans la laverie de l'université, le jour où elle avait voulu faire une battée de linge. Mettre trop de poudre jusqu'à emmousser toute la pièce. La seule chose qu'elle avait trouvé à faire ce jour là fut de prendre ses vêtements et de partir discrètement, comme si de rien n'était. Le genre d'anecdote dont elle se passait de raconter, bien entendu.
    Jouant du bout des ongles sur le col de la dite chemise, elle se contenta d'un sourire de circonstance en répondant aux gentilles moqueries de Tristan.

    - Tu frappes si tu veux, après tout. Même si je n'apprécierais guère de voir les policiers te ramenant à la frontière pour si peu. Et, surtout, c'est plutôt elles touchant à toi qui me gênerait. J'étriperais la première qui s'approche d'un peu trop près.

    Jalouse ? Si peu. Lexia avait pour habitude de garder avec soin son territoire, après tout, surtout lorsque son territoire était l'un des plus beaux partis de la ville. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait croisé le regard envieux de certaines demoiselles, moins encore où elle avait du faire comprendre -plus ou moins subtilement- que, non, monsieur n'était pas célibataire.
    Pas le temps de penser plus encore à ce genre de détails. Défi lancé, défi relevé, Norrington arrosé. Nulle trace de flash à l'horizon, à peine rassurant. Une soirée de moins à faire les gros titres des feuilles de chou à cause de cette gueguerre avec l'acteur, au moins. Au pire, trois lignes dans le coin d'un blog people, cela serait suffisant. Dommage. Elle aurait aimé à voir la photo de cet jouissif moment, se délectant du champagne coulant le long de son visage et sur son costume hors de prix. Pauvre lui.
    Elle voyait son visage se décomposer, s'amusant du volcan prêt à entrer en éruption. Mais le bellâtre n'eut le temps de rien, pas même d'ouvrir la bouche pour répliquer la moindre chose que, déjà, elle sentait Tristan la tirant sur le côté, l'emmenant loin du carré VIP. Okay, ils s'étaient bien amusés le temps de deux minutes, mais pas la peine de créer une émeute pour si peu. Mieux valait s'éclipser, en effet, comme si de rien n'était, et s'amuser encore un peu en imaginant Norrington pester seul dans son coin.

    Arrivée sur la piste de danse. Les autres personnes s'écartèrent, aussitôt, comme pour laisser plus de place au couple. La main de Lexia trouva sans grand mal place sur la nuque de Tristan, alors que celui-ci posait ses mains sur les hanches de la belle, dans cet air provocateur qui leur était propre. Être à la limite de l'acceptable, jouant avec le feu à chaque soirée, tel était leur crédo. A vrai dire, faire cela n'était pas bien compliqué, lorsque l'on connaissait la carrière de monsieur. Mais cela les amusait tout de même de dépasser les bornes un peu plus à chaque fois.
    Souriante, Lexia le laissait jouer ses airs faussement charmeurs, paroles chuchotées à l'oreille en prime. A vrai dire, elle n'avait jamais été fan de Gaga. Bien entendu, elle l'avait accueilli la chanteuse sur son plateau, quelques mois plus tôt, et était tombée sous le charme de sa façon de penser. Mais, musicalement parlant, ce n'était pas trop ça. Néanmoins, ainsi chanter par Tristan, avec ce magnifique regard de braise, cela changeait la donne, elle devait bien l'admettre. Se mordillant la lèvre, l'idée de capturer celle de son amant lui traversa l'esprit, mais celui-ci lui détourna l'attention.

    Rire ironique se mêlant à celui de Tristan alors que son regard se posait sur deux de ses ex petits amis. « Les gays de Lexia », comme les avait si bien surnommé une journaliste. Une rumeur folle avait d'ailleurs couru sur la demoiselle peu de temps après que les premiers clichés d'Ed et Apollon soient sortis. Un procès pour outrage avait fait taire dans le vif ces commérage de transsexualisme, même si elle même avouait, non sans humour, qu'elle n'était entourée que d'hommes à la virilité plus que douteuse. Elle devait les attirer, voilà tout.
    Bien entendu, le français ne manqua pas une occasion de jouer le connard de service, l'entrainant à se suite pour qu'elle joue la garce de service à ses côtés. La bonne paire. Le sourire de la belle se faisait de plus en plus grand sur ses lèvres alors que Tristan commençait déjà, remarques faussement enjouées lancées avec perfection. Elle devait se retenir de ne pas éclater de rire, comme toujours. Il fallait dire que faire chier le monde était comme un sport national, pour eux, et qu'elle en tirait toujours une assez grande satisfaction, frôlant d'éclater au nez des gens à chaque fois. Mais elle savait se tenir, heureusement, pouvant ainsi se délecter de leur jeu plus longtemps encore.

    - Vous êtes très photogéniques, ensemble, qui plus est. Je serais presque jalouse, avec cette impression d'avoir fait pale figure à côté de vous, à l'époque.

    Photographies tellement belles, d'ailleurs, qu'elle doutait qu'elles aient réellement été prises à la volée. Imaginer toute une mise en scène commerciale de la part des deux compères ? Totalement. Après tout, elle n'était pas la seule à soigner de près l'image de son couple pour en profiter le plus possible.
    Le visage d'Edward, blême, lui faisait néanmoins légèrement pitié. Mais elle ne pouvait penser qu'aux -trop- nombreuses remarques moqueuses qu'il lui avait faites à l'époque parce « ô, Lexia, une pornstar pour montrer que tu n'es pas une parfaite enfant sage ? ». Ce n'était que vengeance après tout. Et cette vengeance-ci était sans doute la meilleure de toutes.
    Se blottissant contre Tristan, elle restait silencieuse. Admirer et profiter du spectacle et, comme la vipère, attaquer au moment le plus opportun. Quelques échanges de regards avec Tristan, plus que parlant, alors qu'elle continuait de lutter contre le fou rire. Pour sur, une fois leur petite discussion terminée, elle irait s'enfermer dans les toilettes pour rire de tout son saoul puis retourner sur la piste de danse, l'air de rien.
    D'ailleurs le rire, ironique et acerbe à souhaits, finit bien par sortir à la remarque de trop de la part d'Apollon. Le regard de Lexia, sourcil relevé, se tourna aussitôt vers Lexia.

    - « Un peu » aidé ?
    - Oh, tu sais, quelques poignées de mains, ce genre de choses.
    - Quelques poignées de mains, quelques chèques avec plusieurs zéros signés ici et là. Le genre de chose que tu n'as jamais voulu faire pour moi à l'époque où je cherchais une maison d'édition, si je ne m'abuse ?

    Le malaise de Monsieur le Duc était de plus en plus palpable, alors qu'un ironique sourire restait collé aux lèvres de Lexia. Se tournant à nouveau vers le plus récent de ses ex petits amis, la demoiselle attaqua à nouveau.

    - Tu auras même droit à une émission du Who are they pour avoir mon avis, chéri. Je suis d'ailleurs sure que le tout Dublin a hâte de ce nouveau face-à-face. Oh mais... Pourquoi pas une émission avec vous deux ? Je suis sure que tout le monde ââââââdorerait connaître les détails « croustillants » de votre collaboration !

    A vrai dire, elle en salivait d'avance. Le concept du Who are they lui donnait une sorte d'immunité diplomatique dont elle se servait sans problème pour descendre le plus de monde possible, « amis » ou non. Et s'attaquer à ces deux-là ? Cela serait particulièrement... Intéressant ? Surtout avec le visage hilare de Tristan dans les coulisses, en fait. Et puis, cela faisait toujours du bien de démonter les gens qui nous sont proches.

    - Si vous voulez bien nous excuser, Tristan et moi allons retourner danser, n'est-ce pas ? Nous essayons de mettre en route un petit frère pour Johanna vu que, techniquement, notre couple peut avoir des enfants au moins. Ah, les merveilles de la reproduction humaine... Bonne soirée !

    Sans attendre mon reste, elle tirait Tristan avec elle sur la piste, quittée quelques instants plus tôt, passant ses bras autour du cou du jeune homme, se collant à lui alors que les magnifiques notes de Nothing else matters s'élevaient, annonçant le quart d'heure des slows. Romantique sans être totalement niaise. Parfaite, en quelques sorte.

    - Maintenant, je te veux tout à moi. Nul ex, nul acteur à la noix, nul je-ne-sais-quoi-d'autre. Juste toi et moi, d'accord ?

    Se hissant sur la pointe de ses talons déjà trop hauts, elle posa doucement ses lèvres contre celles de Tristan, avec le peu de romantisme dont elle pouvait faire preuve au milieu d'une boite de nuit bondée. Le baiser s'intensifia, alors qu'elle passait ses mains dans la chevelure indomptable du beau français, alors qu'il l'enlaçait plus encore et...


    Yeux ouvert en sursaut, croisant de jolies noisettes. Un battement de cils, puis un autre, avant de ne se rendre compte qu'il ne s'agissait pas du tout de Tristan mais... Un coup de langue. Spooky ? Avec un léger sursaut, Lexia fut totalement réveillée, le chien faisant un vol plané jusqu'au sol à avoir été expédié sous le coup de la surprise. Nouveau clignement d'yeux, mal de ventre la faisant revenir à la réalité.
    Okay. Lexia Henley, bientôt épouse MacNeil. Enceinte, fiancée et... Le générique du film défilait sur l'écran plat, Tristan sagement assis à ses côtés. Okaaaaaay... Problème. Elle se leva, sans un mot pour le jeune homme, se dirigeant vers la cuisine pour ouvrir la bouteille de coca et y boire au goulot. Elle ne pouvait décemment pas avoir rêvé ce genre de chose ? C'était... Perturbant devait être le mot, en fait.

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Tristan Warren Faure

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MessageSujet: Re: You know that i'm wanting more [Pornstar]   Mar 13 Juil - 3:18

Téléfilm de merde. J’étais frustré, la jolie brune ne finissait pas avec le mec canon mais restait avec son fiancé moche dans une sorte de happy qui me donnait des envies de gerbes. Lexia s’était endormie un peu avant la fin de Bridget Jones et j’aurais pu m’ennuyer ferme si sa voix ne m’avait pas perturbé. Des bribes de mots, puis Norrington. Non. Norrington ? Mon regard se posa sur Lexia, si la fiancée d’Apollon rêvait de William Norrington elle pouvait être sure que je lui rappellerais toute sa vie. J’éteignais la télé croisant les bras. Fallait il sortir la magnétophone, ou y avait il une application pour ça sur l’iphone ? Je pianotais sur mon téléphone à la recherche de cette dite application, mais le sourire de Lexia m’intrigua plusieurs fois, a coup sur, Apollon ne faisait pas partie du rêve. Enclenchant le petit dictaphone, j’enregistrai sagement les gémissements essoufflés de la présentatrice à propos de l’acteur, absolument distrait, jusqu’à ce qu’elle ne prononce mon nom. Tristan. Qu’avais-je à faire dans un tel rêve ? Son inconscient ne s’était pas encore fait à l’idée que m’en prendre à son couple idyllique avec Apollon n’était plus dans mes priorités ? J’haussai un sourcil vaguement intrigué. Ses gémissement devenaient de plus en plus gênants, son sourire d’autant plus. Je décidai de couper le magnétophone pour ne pas me faire râler dessus au cas ou bien sur cela tomberait en de mauvaises mains.

Fasciné par la scène je restai planté devant la fiancée de mon ex sans oser ne serais-ce que respirer. Fermer les portes et les fenêtre et ainsi séquestrer Lexia me sembla une bonne idée tant qu’Apollon n’avait pas franchit le pas de la porte, mais j’étais bien trop choqué pour bouger. L’envie de la rafraîchir avec une bonne bouteille d’eau me vint à l’esprit mais j’avais tout de même une once de respect pour les femmes enceintes et accessoirement ma nouvelle amie de shopping intensif. Quelle cohabitation pour le moins étrange. Si Apollon l’entendait à coup sur JE me prenais la poêle. Je décidai de me détendre et de tenter tant bien que mal de reporter mon attention sur le téléfilm, mais une nouvelle fois sa voix heurta mon oreille, déversant un flot de paroles approximativement niaises, qui m’étaient adressé. La bouteille d’eau, la bouteille d’eau.. C’est le moment que la présentatrice trouva opportun pour se réveiller.

« Hey bien, il était temps ca devenait gênant à la longue. Depuis quand tu rêves de moi ? T’as pas arrêté de gémir mon nom, c’était perturbant, dis moi j’embrasse bien au moins dans ton rêve ? » J’eus un léger rire avant qu’elle ne décide de s’éclipser dans la cuisine pour aller boire un verre d’eau

Avant qu’elle n’ait le temps de rougir de honte, j’éteignais la télévision et décidai d’aller faire un tour à l’extérieur, pour lui laisser le temps de se remettre des perturbations pour le moins folichonnes de son inconscient.


[C'est ce qui s'appelle un demi RP, mais c'est pour conclure celui là, j'ten ferais des beaux longs ensuite]
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You know that i'm wanting more [Pornstar]
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