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 I am finding out that maybe I was wrong [Ap]

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Lexia M. Henley
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MessageSujet: I am finding out that maybe I was wrong [Ap]   Dim 14 Mar - 0:25


Un mariage c’est quoi au fond ? Des beaux costards, du champ’,
il suffit de mettre les petits fours au congélo, de l’alu autour du fois gras...
C’est bon ! J’lai déjà fait, vous le ferez la semaine prochaine !
Vous vous aimez c’est l’essentiel, non ?

    Il pleuvait. C’était récurent, lorsque l’on habitait Dublin, la pluie. Pourtant, ce n’était pas l’habituelle petite pluie, douce et à peine humide. Il pleuvait à torrents, l’eau filant à toute vitesse dans le caniveau, faisant courir les piétons, tête dans les épaules, râlant dès qu’une voiture avait le malheur de passer trop près, trop vite et de leur envoyait des gerbes d’eau au passage. Les parapluies se mêlaient aux capuches, les trottoirs étaient désertés au profil des magasins, bars et autres lieux couverts offrant un abri de fortune en attendant la fin du déluge.
    Frissonnant dans sa légère veste de velours, Lexia avançait, se frayant un passage parmi les rares autres passants, ses escarpins neufs noyés, ses vêtements gorgés d’eau. A chaque pas, ses talons claquaient au soc, dans un bruit sec et humide, meurtrissant plus encore ses pieds déjà souffrants. Mais elle se fichait pas mal des hypothétiques blessures qu’elle pouvait avoir aux pieds, de ses chaussures partant directement à la poubelle lorsqu’elle rentrerait chez elle ou de la pluie. Elle avançait, déterminée, perdue, connaissant par cœur le chemin pour l’avoir emprunté en taxi de nombreuses fois.

    Au bout d’un moment et de nombreux kilomètres, elle arriva à la bonne adresse, tambourinant à la porte d’entrée de son poing fermé. Un coup, deux, puis plusieurs, de plus en plus paniqués. A ses pieds, une petite flaque d’eau se formait déjà, alors que ses cheveux gouttaient, détrempés, l’eau glacée glissant le long de son dos.


    ~*~*~

    - Alors, Mademoiselle, expliquez-moi tout.
    Lexia pouvait presque voir la vendeuse se frotter les mains, avide de servir la jeune animatrice, flairant le bon plan pour son magasin. Elle n’avait pas tord. Lexia n’avait jamais regardé les choses qu’elle achetait au prix et ce n’était pas ce jour là qu’elle allait commencer. Pas avec sa robe de mariée, enfin. Elle ferait des folies, dépenserait bien trop pour cette chose qu’elle ne porterait qu’une fois dans sa vie mais elle s’en fichait pas mal. L’argent n’avait que très peu d’importance, lorsque l’on a les moyens.
    A ses côtés, Alice haussa un sourcil, ayant elle aussi remarqué l’attitude de la femme en face d’elle. Soit, il fallait s’y attendre et, au contraire, ne pas s’attendre à essayer les robes de premier prix. Lorsque la future mariée eut rapidement exposé ses goûts et volontés – blanc, simple, joli bustier, rien de trop volumineux –, les deux amies se laissèrent guidées vers l’une des larges cabines d’essayage du magasin, ressemblant plus à un petit salon privé qu’autre chose, canapé et fauteuils compris. Alice s’y installa, alors que Lexia filait derrière le paravent pour se déshabiller. C’était étrange de voir à quel point les rôles s’étaient inversés. Quelques semaines plus tôt, c’était elle-même qui était assise dans le fauteuil, à regarder les essayages d’Alice.
    Bien vite, la vendeuse revint avec un jupon à arceaux, ainsi que la première robe. Etalage de dentelles, tissus et perles, accumulation de froufrous, jupes et volants, indigestion de satin, tulle et coton. Les robes s’enchainaient, chacune y allant de son commentaire, celui d’Alice restant toujours prioritaire. La pauvre, elle qui détestait tant les magasins, elle était bloquée là avec sa meilleure amie depuis plus d’une heure maintenant. Puis il y eut la robe.

    Les vendeuses – s’étant toutes attroupées pour admirer Lexia Henley choisissant la robe de ce qui semblait déjà être le mariage de l’année – ne purent retenir des exclamations étouffées. Alice elle-même siffla de ravissement, alors que Lexia montait sur le petit tabouret de bois, devant la large glace. Celle-ci était sublime. Magnifique, parfaite. Elle s’examinait sous tous les angles, un léger sourire aux lèvres.
    Et ce fut le déclic…


    ~*~*~

    Nouveau frappement à la porte, Apollon daignait enfin ouvrir. Elle releva le regard vers lui. Ses yeux étaient rougis, larmes se mêlant aux gouttes de pluie sur ses joues, traçant de larges traits noirs de maquillage sur sa peau de porcelaine. Sa lèvre tremblait, ainsi que tout son corps. De froid, de tristesse, de désespoir. Elle resta plantée là, muette, immobile, pendant de longues secondes, alors qu’il ne bougeait pas non plus, sans doute trop surpris et choqué de la voir maintenant, de la voir ainsi. Il savait ce qu’elle était censée faire, cet après-midi-là, où elle était censée être. C’était cela, le pire. Il savait.
    Elle sentit les larmes lui montant aux yeux, une fois de plus, déluge de chagrin dans son beau regard vert. Elle eut enfin le courage d’ouvrir la bouche, parlant d’une voix faible et cassée.

    - Je… Je peux pas. Je… Ap… Chéri, je…

    Sa voix se perdit dans un nouveau sanglot, dans un hoquet alors qu’elle tentait, sans succès de ravaler ses larmes. Elle se tut à nouveau, se rendant compte que, quoi qu’elle voulût faire, elle serait de toute façon incapable de lui dire de vive-voix cela. Comment lui annoncer qu’elle ne voulait plus se marier, qu’elle ne voulait plus de lui comme époux ?
    Elle se précipita alors dans ses bras, le serrant contre elle, se souciant bien peu de l’inonder à son tour, de noyer son tee-shirt de ses larmes. Elle enserrait le tissu de son tee-shirt de ses petits points serrés, ne nichant dans son torse.

    - Excuse-moi… Excuse-moi, je… Je suis horrible. Je… Je t’aime mais…

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Apollon M. MacNeil
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MessageSujet: Re: I am finding out that maybe I was wrong [Ap]   Ven 19 Mar - 23:23

Encore une journée de pluie. Mieux valait ça à la neige, non ? Pourtant, je savais qu'elle n'annoncerait rien de bon. Lexia m'avait quitté au petit matin voulant passer chez son père avant de passer l'après-midi en compagnie d'Alice. Ce n'était pourtant pas un après-midi anodin... En effet, la demoiselle allait choisir sa robe de mariée en compagnie de sa meilleure amie. Nous avions décidé d'un commun accord de la jouer vieux jeu pour le coup de la robe, même si il faut avouer qu'elle était plus d'accord que moi. J'aurais donné n'importe quoi pour la voir dans sa robe avant tout le monde, être le premier à la découvrir sous son plus beau jour. Mais il fallait tout de même laisser faire les choses, et j'en aurais sans doute le souffle encore plus coupé. J'avais décidé d'occuper ma journée avec une répétition et Gabe avait proposé de passer me voir. Cela faisait quelques jours que nous nous étions pas vu et un peu de soutien ne me ferait pas de mal à vrai dire. Il n'y avait pas grand monde derrière nous pour cette union, Edward, ma mère, et quelques autres amis de la demoiselle. Ne parlons pas du père Henley... Depuis l'échec de son repas de famille, celui-ci était d'ailleurs fortement dû à moi, nous n'avions plus que des salutations de fausses sympathies passées par Lex. Je sais parfaitement qu'on ne peut pas être en bons termes avec tout le monde mais j'aurais aimé qu'entre lui et moi ce soit plus simple. Il était clair qu'elle tenait à lui et notre mésentente perpétuelle la blessait quelque part, j'en étais persuadé. Tout n'était pas aussi compliquée avec ma mère. Elle était folle de joie à l'idée de ce mariage. Tout ne peut pas être parfait dans le plus parfait des mondes.

L'après-midi était passé assez rapidement. Gabe m'avait faussé compagnie plus tôt que prévu, Jules avait besoin de lui pour je ne sais pas trop quoi. Je n’étais pas de ceux qui pensait leur amour fou, je savais qu’il ne s’agissait pas d’un caprice du jeune homme comme beaucoup le disait. Il suffisait de voir comment il la regardait. Sans doute devais-je avoir la même tête que lui quand je regardais Lexia. Il était vrai que personne ne croyait tellement à notre histoire mise à part nous. Mais nous n'avions pas besoin de l'avis des autres. Gabe avait été mon professeur de basse pendant près de trois ans. Si j'arrivais à quelque chose aujourd'hui c'était bien sûr grâce à lui. Je lui devais beaucoup et il est vrai que lorsqu'il arrêta ses cours, cela m'attrista légèrement. Nous étions pourtant restés en contact et je n'avais jamais pris d'autre professeur après lui. C'était bien évidemment hors de question. J'étais fier de pouvoir dire que mon principal enseignant était celui-ci. Il était d'une grande aide pour moi et que chacune de nos créations passaient dans un premier temps entre les mains de Wilson avant celles de n'importe qui. Cela faisait une heure qu'il était parti, j'avais fait le peu de ménage que j'avais à faire et avait décidé de gagner le grenier où se trouver mes instruments. Alors que j'allais descendre la trappe pour monter, des coups se firent entendre sur la porte. Qui pouvait être assez fou pour courir sous une tempête pareille ? Moi qui pensait être tranquille. Peut-être que si je ne bougeais pas la personne s'en irait... Les coups s'affolèrent et un long soupir s'échappa de ma poitrine, super. Je descendis lentement, d'un pas lourd vers la porte alors qu'une nouvelle série de coup se firent entendre. J'ouvris la porte et trouvai une Lexia trempée jusqu'aux os, en pleur. Elle avait l'air d'un petit chien perdu et cet état me perturba. Que s'était il passé pour qu'elle soit dans un état pareil ?

Je ne savais quoi dire, quoi faire... Ses yeux se troublèrent, laissant un flot de larmes se déverser sur ses joues. Elle ouvrit finalement la bouche. « Je peux pas ». Que répondre à cela ? Je ne pouvais pas la forcer, je ne pouvais pas lui passer la bague au doigt de force. C'était déjà un grand miracle qu'elle est acceptée nos fiançailles et proposer qu'on habite ensemble, alors un mariage... Sa voix se serra et elle se glissa dans mes bras. Depuis son arrivée je n'avais dit un mot, j'étais blessé par cette nouvelle mais ne lui en voulait pas. Comment pourrais-je après tout. Je ne voulais que son bonheur et si cela ne passait pas par notre union alors on l'annulerait. La jeune femme se mit à parler à nouveau et je crus cette fois que c'est moi qui allait me mettre à pleurer. Mes bras l'enlacèrent, la serrant contre moi. Elle était complètement trempée mais qu'importe. Je déposais un baiser sur ses cheveux, comme j'avais l'habitude de le faire, fermant les yeux.

« C'est pas grave... On... »
Chose à laquelle je ne m'attendais pas, ma voix se mit à trembler elle aussi. La nouvelle m'atteignait apparemment plus que je ne l'aurais cru... Mes bras se resserrèrent contre son dos, la rapprochant un peu plus de moi. J'avais besoin de la sentir contre moi, contre mon corps. Je coinçais sa tête sous mon menton, et ne dis rien pendant un moment.

« Il vaut mieux qu'on rentre, tu vas attraper froid. »
Je desserrais mon étreinte pour aller fermer la porte. Je laissais la jeune femme posais son sac alors que je montais à l'étage pour chercher des serviettes, quelque chose qu'elle puisse mettre et changer mon tee-shirt, complètement mouillé. Je regagnais le rez-de-chaussé et la trouver dans le salon où je laissais les affaires sans dire un mot. Dans la cuisine, je fis réchauffer le thé que nous n'avions pas fini avec Gabe. Deux tasses et me revoilà dans le salon au près de la jeune femme. Je pris place à ses côtés, et la gardais près de moi pour lui tenir chaud. Ma main se glissa dans la sienne avec douceur.

« Ca ne fait rien... Je t'aime quand même... »

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If it's gonna be a rainy day, there's nothing we can do to make it change. We can pray for sunny weather, but that won't stop the rain. Feeling like you got no place to run...
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Lexia M. Henley
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MessageSujet: Re: I am finding out that maybe I was wrong [Ap]   Sam 20 Mar - 19:16

    Tout allait être parfait. Si le mariage d’Alice avait été un succès, magnifique, parfait, celui de Lexia ne pourrait qu’être mieux encore. Traiteur français, fleurs fabuleuses, robe hors de prix… Beth avait donné le ton dès le départ en accordant un budget illimité quant à la préparation de la cérémonie, voulant le meilleur pour son fils et sa belle-fille. Celle-ci ne pouvait donc qu’en profiter, surtout ajouter à sa petite cagnotte personnelle après de longs mois de télévision. Tout allait être parfait. Tout aurait pu être parfait.
    Mais ce n’était pas le cas. C’était trop parfait, trop idéal pour que rien ne vienne gâcher cette journée si spéciale. Rien ? Non, personne, plutôt. La mariée elle-même. Le comble. Elle frissonnait, tremblante comme une feuille devant la porte d’entrée, alors que son poing tambourinait sur le bois. Son esprit réfléchissait à toute allure. Tant qu’il ne posait pas la main sur la poignée, elle pouvait encore avoir le temps de s’échapper, de changer d’avis et de faire comme si de rien n’était. Il suffirait de demander à Alice de tenir sa langue, chose que son amie ferait sans grand difficulté, bien entendu. Mais il fallait trouver un argument, un seul, pour renoncer à faire ce qu’elle était sur le point de faire. Et cet argument, elle n’arrivait à le trouver. Atroce souffrance que celle-ci, que de se dire qu’elle ne trouvait aucune raison valable pour se marier, pour se lier à l’homme qu’elle aimait pour le restant de ses jours.

    Un argument, un seul, aussi minuscule pouvait-il être et… Trop tard. Elle entendit plus qu’elle ne vit la poignée se tourner, la porte s’ouvrant sur son cher et tendre. Elle put lire sa surprise, sous deux formes. Le simple étonnement de la voir, bien plus tôt que prévu. Ce qui n’aurait pas été pour lui déplaire, en temps normal, car cela signifiait plus de temps à passer ensemble. Mais, à peine ce constat fait, il se rendit compte dans quel épouvantable état elle était. Elle si bien pomponnée en temps normal, féminine et impeccable, aurait sans douter hurlé en voyant son reflet dans un miroir. Du moins, elle aurait hurlé, en d’autres circonstances. Pour l’instant, elle se fichait pas mal d’être noyée sous les trombes d’eau, le maquillage coulant jusqu’à ses joues, les cheveux en bataille, le visage livide. Pour une fois, l’apparence n’avait que peu d’importance, pour elle. Car tout le reste était bien pire.
    Elle n’arrivait à détacher son regard du visage d’Apollon, fascinée. Comme si, la part sadique d’elle-même, qu’elle arrivait à supprimer lorsqu’elle était avec lui, voulait se délecter de sa réaction. En même temps que sa part de femme, faible et fragile, attendait avec appréhension cette même réaction. Après tout, Benjamin l’avait bien larguée pour cette raison, Apollon pourrait aussi bien en faire de même. Mais il lui avait promis de ne jamais refaire les erreurs de ses ex, dès le premier jour. Allait-il tenir parole, alors qu’elle le mettait au pied du mur, comme cela ?

    Pourtant, il accepta qu’elle se jette sur lui, contre lui, allant même jusqu’à entourer sa fine taille de ses bras, déposant un baiser sur son crâne, comme à l’accoutumée. Sa voix se cassait également, alors qu’il ne trouvait rien à répondre à cela. Que pouvait-il répondre, après tout ? Il savait très bien, la connaissant par cœur, qu’on ne pouvait la forcer à quoi que ce soit, sans qu’elle ne se braque encore plus. Elle ne lui laissait aucun choix, si ce n’était d’accepter ce qu’elle disait, d’accepter son égoïsme sans borne.
    Ils restèrent ainsi enlacés pendant quelques temps, Lexia réussissant presque à s’arrêter de grelotter, réchauffer dans ses bras protecteurs. Néanmoins, la pluie ne tombait que plus abondement encore, mêlée au vent glacial, laissant repartir ses frissons de froid. Sans doute le remarqua-t-il car il se desserra d’elle pour la faire entrer, fermant derrière eux la porte d’entrée. Avançant de quelques pas jusqu’au salon, elle posa son sac dans un coin où il ne gênerait personne. Déjà, elle entendait les pas d’Apollon dans les escaliers, se dirigeant sans doute vers la salle de bain. Elle-même ne savait où allait, laissant l’eau gouttait sans grande élégance à terre. Mieux valait donc ne pas s’installer dans le canapé, au risque d’inonder celui-ci. Une douche aurait été des plus bénéfiques, mais ce n’était pas le moment d’y penser. Elle avait d’autre chats à fouetter, bien entendu.

    Quelques instants plus tard, Apollon redescendait, tee-shirt sec sur le dos, serviettes et vêtements de fortune dans les bras. Tiens, elle était ici, cette robe-là ? Bon à savoir. Il posa le tout sur la table basse, se dirigeant ensuite vers la cuisine, sans un mot, sans un regard à peine. Lexia sentit les larmes montant à nouveau, réussissant néanmoins à les retenir avec plus de facilité que quelques instants plus tôt.
    Rapidement, elle enleva donc ses vêtements, jusqu’à pouvoir s’enrouler dans l’une des épaisses serviettes de bain, douce et chaude. Ainsi, elle arrivait presque à ne plus avoir froid et, ne craignant plus d’inonder la moitié de la maison, elle se risqua à s’assoir dans le canapé, veillant bien à ce que ses cheveux ne gouttent pas sur le tissu de celui-ci. Il ne manquait plus que, en plus de ruiner leur mariage, elle ne ruine le sofa !

    Il revint une fois de plus, deux tasses de ce qui semblait être un thé fumant en main. S’installant à ses côtés sur le canapé, il les posa sur la table basse, à côté de ses vêtements. Elle n’osait le regarder, affronter une fois de plus ses grands yeux tristes, se contentant de fixer un point devant elle. Son pied faisait un sempiternel léger mouvement de tapotement, preuve de sa nervosité, alors qu’elle mordillait l’ongle d’un de ses doigts, l’air perdue. La main d’Apollon vint alors attraper la sienne, libre, posée sur sa cuisse, alors qu’il lui disait que cela ne faisait rien. Ce n’était pas grave ? Comment pouvait-il dire une chose pareille ?

    - Tu m’en veux, hein ? T’as le droit de m’en vouloir. J’t’en voudrais pas de m’en vouloir…

    Elle se rendit compte de ses paroles, sans queue ni tête, soupirant de sa bêtise. Comme si tout cela ne suffisait pas, il fallait en plus qu’elle s’enfonce, avec brio. Rassemblant alors son courage, elle cessa de se ronger les ongles, se tournant légèrement de côté pour se mettre face à Apollon. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il soit aussi prêt d’elle que cela, mais cela ne la dérangeait pas outre mesure. Après tout, cela lui permettait de se blottir contre lui avait plus de facilité, nichant son visage dans le creux du coup d’Apollon, comme elle le faisait souvent.

    - Tu vas pas me quitter pour ça ?

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Apollon M. MacNeil
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MessageSujet: Re: I am finding out that maybe I was wrong [Ap]   Dim 21 Mar - 2:16

Il est vrai que dans un premier temps j'avais été heureux de la voir revenir un peu plus tôt. On pourrait ainsi passer un peu plus de temps ensemble et je pourrais la harceler pour savoir à quoi ressemblerais sa robe. Et ensuite j'avais découvert sa mine triste, blessée plutôt et au plus profond de son être. Etais-je la source de ses souffrances ? Je n'avais pourtant rien fait, pas comme la dernière fois... Pas comme la fois où elle avait appris que j'allais être papa et que la mère ne serait autre que la petite amie de mon meilleur ami. Après cet épisode j'avais accepté de ne plus voir la demoiselle en dehors des répétitions, pour rassurer Lexia. J’étais à vrai dire prêt à tout pour la survie de mon couple, même me priver de la voir. Je voulais que Henley le comprenne, même si je devais sacrifier la musique de ma vie. En tout cas, une chose était certaine, ses larmes me faisaient toujours autant de mal que la première fois alors qu’il y a quelques mois j’aurais donné n’importe quoi pour la voir pleurer.

Je n’osais pas la regarder ou si peu. J’avais peur, peur de lui montrer combien cette nouvelle me blessait. J’aurais voulu pour une fois avoir les talents de comédie de ma mère, faire comme si de rien n’était, comme si je ne me préoccupais peu de l’annulation de notre mariage. Mais je n’y arrivais pas, même si j’avais juré sur tous les toits que je ne ferais jamais de personne ma femme. Lexia avait eu le don de m’y faire croire, de me faire vaincre toutes mes appréhensions quant au mariage. J’avais toujours eu peur de devenir un enfoiré de première en me mariant, enfin, je veux dire encore plus que je l’étais déjà. Peut-être allais-je moi aussi devenir violent, faire de la vie de celle que j’aimais un enfer. Déjà je n’aurais pas le doute de pourrir la vie d’un enfant. Nous étions d’accord pour ne pas en avoir, enfin, pas pour l’instant. Je savais qu’un jour je deviendrais papa, d’ici quelques années, pour pouvoir conjurer toutes les mauvaises choses que mon père m’avait fait subir. Lorsque nous avions parlé d’enfant pour la dernière fois, elle m’avait dit qu’une étude sérieuse montrait que les enfants reproduisaient les mêmes schémas que leurs parents. Croire cette étude me semblait fou, comment un enfant qui a été battu durant toute son enfance, qui avait connu la souffrance, qui avait dû inventer tout un tas d’excuse pour que personne ne découvre ce qu’il se passait réellement à la maison, pouvait simplement penser à lever la main sur son propre petit. Je ne comprenais pas cette idée, je ne pouvais pas l’admettre…

Lexia avait enfilé l'une des serviettes que j'avais déposé pour elle. Le thé me brûlait les mains mais je ne disais rien, gardant cet air neutre et placide. Je ne voulais pas lui montrer combien j'étais bouleversé de la voir ainsi. Je pris une grande inspiration avant de la tenir contre moi. Son discours aurai pu me faire sourire en temps normal mais le moment n'était pas aux plaisanteries. Je baissais les yeux à ses mots. Je ne lui en voulait pas, ce n'était pas ça. J'étais plus dessus du fait que je n'arrive pas à la convaincre de se marier. Car après tout, si moi j'arrivais à croire que notre mariage tiendrait, c'était à cause d'elle. Je n'étais pas assez présent pour elle peut-être... C'était simplement de ma faute, c'était moi qui n'assurait pas. Comment avais-je eu le culot de la demander en mariage... Je ne savais plus très bien où j’étais et la voir ainsi trempée ne m’aidait pas à me concentrer. Je n’avais qu’une envie : la serrer dans mes bras, jusqu’à se qu’elle s’endorme et qu’elle soit convaincus que tout ira bien et que tout rendre dans l’ordre. Mais je savais que rien n’était aussi facile que ça. Je savais qu’il allait falloir convaincre Lexia de mon amour, comme souvent. J’avais l’impression qu’il fallait sans cesse lui rappeler à quel point je l’aimais…

« Pourquoi est-ce que je t'en voudrais ? Je ne peux pas te forcer... »
Je pris une mèche de ses cheveux pour la remettre derrière son oreille. Je la regardais, essayant de trouver dans ses yeux une réponse. Elle me demanda alors si je comptais la quitter… Le jour où j’avais déposé mes lèvres tout contre les siennes pour la première fois, j’avais juré que je ne serais pas un deuxième Benjamin, que je serais être meilleur. Je n’allais donc sûrement pas la quitter pour ça, et même sans parler de son ex, il était hors de question de la quitter, de laisser ma place à un pauvre type qui ne la mériterait pas. Je m’approchais un peu plus d’elle, passant mon bras autour de ses épaules, déposant un léger baiser sur ses lèvres.

« Je ne te quitterais pas parce que tu ne veux plus m'épouser, je ne te quitterais pas même si tu me disais quand restant avec toi j'allais mourir. Je t'aime, avec ou sans anneau autour du doigt. »
Je la serrais doucement contre moi et la berçais légèrement. J’avais besoin de réconfort, autant qu’elle. J’avais espéré ce mariage, ma mère s’en faisait une joie et que je l’attendais. Mais si elle ne le voulait plus de ce mariage je l’aimais. Je l’aimais comme jamais avant, comme jamais dans toute ma vie. Je me détachais d’elle pour boire une gorgée de l’une des tasses sur la table basse. J’inspirais profondément, avant de la reposer sur sa coupole et de porter mon attention sur la demoiselle.

« Je préfère encore que tu me le dises maintenant plutôt que tu me laisses le jour du mariage, devant l'hôtel comme un con... Tu ferrais pas ça, si ? »

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MessageSujet: Re: I am finding out that maybe I was wrong [Ap]   Mer 24 Mar - 21:24

    Elle n’arrivait à comprendre, à se comprendre. Pourquoi tout faire foirer, pourquoi maintenant ? Les événements s’étaient enchainés, ces derniers mois, ne lui laissant pas une minute de répit. Entre la grossesse de Louanne, Noël et Las Vegas, tout s’était passé bien trop vite pour elle, pour qu’elle n’ait le temps de vraiment s’en remettre et enfin souffler. Elle ne savait comme elle avait bien pu surmonter tout cela, passer outre les mauvaises nouvelles, accepter avec joie les bonnes. Tout aurait été plus simple si, dès le départ, apprenant qu’il avait engrossé une autre fille, elle avait quitté Apollon. Mais qui pouvait encore parler de simplicité dans ce couple improbable ?
    Faisant preuve d’un sang-froid extrême, elle avait tout encaissé, le pire comme le meilleur, sans dire mot, dans un beau sourire dont elle avait le secret. Sans doute la robe avait simplement été la goutte d’eau faisant déborder le vase, le petit détail de trop la faisant finalement craqué. Elle détestait cela. C’était horrible, de se savoir aussi faible, malgré le beau masque de fierté et de confiance en soi qu’elle arborait chaque jour. Elle avait pitié d’elle-même dans ce genre de cas. Surtout que, pire encore, elle blessait Apollon dans son délire d’égoïsme. Elle ne pouvait le mériter, à le faire souffrir comme cela.

    Sans doute le silence était pire que tout, pire que n’importe quelle réaction à laquelle elle aurait pu s’attendre. Rares étaient les moments de silence dans leur couple, l’un ou l’autre trouvant toujours matière à parler. Pour Lexia, rien n’était plus simple, vrai moulin à parole qu’elle était, à raconter tout et n’importe quoi. Forcément, il la suivait toujours, lui répondant avec plus ou moins d’enthousiasme, débutant lui-même de nombreuses conversations. Mais, le silence, c’était inhabituel. Le silence ne régnait que quand ils dormaient ou quand elle allait bouder dans son coin après une dispute – chose qui ne durait jamais longtemps avant les réconciliations sur l’oreille, d’ailleurs. C’était lourd, pesant, dérangeant. Pire, vraiment pire, que tout le reste, que les cris, les larmes, la colère qu’il aurait pu avoir. Elle savait que cette réaction prouvait à quel point, justement, il voulait ne pas lui montrer une quelconque réaction à ce sujet, montrer qu’il pouvait passer outre s’il le voulait. Mais elle ne le connaissait que trop bien pour savoir que cela le touchait bien plus qu’il ne voulait le prouver.

    Il avait raison, en plus. On ne pourrait la forcer à faire quelque chose dont elle n’aurait pas envie. Trop sauvage, trop fière pour obéir à quelqu’un d’autre que son père. Qui aurait fait tout et n’importe quoi pour annuler le dit mariage, d’ailleurs. Mariage… Mieux valait ne plus trop y penser pour l’instant, en tout cas. Même si elle savait que des explications seraient obligatoires, à un moment où l’autre. Agir stupidement, passait encore. Devoir répondre de ses actes, par contre, lui semblait bien plus difficile. Surtout qu’elle n’avait aucune idée de ce qu’elle pourrait dire, de la manière d’expliquer ce qu’elle ressentait en cet instant. C’était désagréable, pour une diplômée de lettres, de perdre ses mots dès qu’il s’agissait de sentiments forts et contradictoires. De quoi se sentir plus faible encore qu’elle ne l’était déjà.

    - Je t’aime aussi. Vraiment. Je veux pas que tu me quittes, même si j’suis vraiment la reine des connes ! … Et j’ai déjà une bague au doigt, en fait. Même deux.

    Après tout, les fiançailles et le mariage alcoolisé de Las Vegas, ça comptait, non ? Bon, pour le second, elle avait des doutes, mais pas pour le premier. Cette simple bague, héritage familiale magnifique, représentait bien plus à lui seul qu’on ne pouvait le croire. Car elle ne pouvait que relier leurs fiançailles aux premiers « je t’aime » échangés, qui avaient tant tardé à être prononcés. Ces paroles, pourtant banales aux yeux de certains, étaient importantes pour Lexia, promesse de nombreuses choses. Si elle avait eu du mal au début – réputation sulfureuse obligeait –, elle en était tout de même arrivée à ne plus douter de l’amour qu’il lui portait. C’était plutôt d’elle-même, qu’elle doutait. On ne se refaisait pas, après tout.

    Elle se laissa aller dans ses bras, après un doux baiser, alors qu'il la consolait avec tendresse. Oui, c'était sur, elle ne le méritait pas, ne méritait pas autant d'affection après tout le mal qu'elle venait de lui faire. Mais il l'aimait, telle qu'elle était, voilà tout. Ils se supportaient mutuellement et ne pouvaient se passer l'un de l'autre, l'ayant prouver à maintes reprises. C'était sans doute pour cela que leur couple tenait, malgré les nombreuses critiques disant d'eux que la rupture était proche. Ils étaient semblables, aussi insupportables l'un que l'autre, et cela n'avait pu que les rapproché plus encore.
    Nichant son visage dans le creux de son cou, elle déposa une main sur son torse, jusque en dessous de l'épaule, profitant de cette étreinte. Lorsqu'il se mit à parler, à évoquer la possibilité de l'abandonner devant l'autel, elle s'efforça à taire les remarques qui lui venaient à l'esprit. Non, bien sur que non, elle ne pourrait faire cela. Tout simplement parce qu'il n'y aurait jamais d'autel, de mairie, d'église ou de réception.

    - Non, bien sur que non...

    Pâle sourire dans sa direction, alors qu'elle se relevait pour prendre avec délicatesse la tasse de thé brulante, la portant à ses lèvres. Le liquide ambré coula dans sa bouche, lui brûlant la gorge, avant qu'elle ne repose son récipient sur la table basse. Ensuite, elle s'allongea sur le canapé, posant la tête sur les jambes d'Apollon, jouant du bout des doigts avec le tissu de son tee-shirt, qu'elle avait à nouveau inondé en le laissant la prendre dans ses bras. Elle se souciait d'ailleurs bien peu quant à savoir si la serviette couvrait toujours l'ensemble de son corps. Être pudique avec son fiancé ne faisait pas vraiment partie de ses habitudes, après tout...

    - Je... Je sais pas, c'était bizarre. Tout allait bien et puis. La robe était magnifique, vraiment. Parfaite. Peut être trop ? Ça m'a fait paniqué. J'ai eu l'impression d'être enfermée en cage, prisonnière, tu vois ? C'est complètement débile, parce qu'au final, c'est juste un papier qu'on signe et une bague de plus au doigt... Et puis, c'est pas comme si on l'avait pas déjà fait... Mais, je sais pas, ça me fait peur... C'est trop con...

    Et puis, être épouse, cela signifiait forcément devenir mère un jour, non ? Autant dire qu'elle n'était pas du tout prête pour ce genre de chose, bien entendu.

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: I am finding out that maybe I was wrong [Ap]   Dim 28 Mar - 5:05

Il est vrai que ces derniers temps tout allaient tellement vite. Pour quelqu’un comme moi, ce n’était pas quelque chose d’extraordinaire. Ma vie était et serait toujours mouvementée, il suffisait de rebondir à chaque fois, de s’habituer à chacune des situations au fur et à mesure mais surtout, être prêt à un nouveau rebondissement à chaque instant. Et il faut, aussi dire que je n’ai jamais aimé m’ennuyer. A partir du moment où la routine s’installait je ne me sentais pas bien. Et depuis ce fameux jour où nous nous étions embrassés pour la première fois, je ne m’étais pas ennuyé une seule fois à ses côtés. Ce n’était pas arrivé de puis un moment quand je sortais avec quelqu’un. C’était presque comme si à partir du moment où j’embrassais quelqu’un la suite des évènements n’étaient que fatigue et ennui. C’était d’ailleurs pour ça que je l’avais demandé en mariage. Certains m’avaient dit qu’ils étaient trop tôt et que d’ici le mariage je serais sûrement lassé mais ils avaient tort. Je savais, j’étais convaincu au plus profond de moi que Lexia était la seule à pouvoir me rendre heureux pour le reste de ma vie. Et pour rien au monde je ne voulais la perdre.
Pourtant, je restais bien évidemment moi et les erreurs étaient nombreuses. Elle avait par exemple dû apprendre de façon brutale que j’allais être papa. Je ne lui avais pas dit parce que j’avais peur de sa réaction mais aussi parce que je ne voyais pas en quoi cela changerait ce qu’il y avait entre nous. Sans doute aurais-je mieux fait car au final la nouvelle l’avait fait pleurer et je m’en voulais, aujourd’hui encore. Je m’en voulais de lui avoir fait du mal, de l’avoir blessé. Je ne voulais qu’une seule et unique chose : le bonheur de la demoiselle. Or ce n’était pas en faisant n’importe quoi que j’allais arriver à la rendre heureuse. Je n’arrivais pas à accepter l’idée de la perdre, l’idée de vivre sans elle à présent.

« je ne vais pas partir... et tu n'es sûrement pas la reine des connes. tu as peur, et je le comprends. c'est qu'une bague. »

Avec douceur, mes lèvres gagnèrent les siennes. Au fond, je me foutais bien qu’elle m’épouse tant qu’elle restait avec moi. Elle avait accepté ma bague de fiançailles, prouvant qu’elle m’aimait, qu’elle acceptait d’être mienne pour le reste de ses jours. Même si cela avait eu lieu après le désastre de Noël, il avait également été précédé par nos premiers je t’aime dont je ne me lassais plus à présent. Je ne comptais pas partir, pas maintenant, pas après tout ça. Elle allait encore devoir me supporter pendant un bon moment. J’avais toujours été d’un naturel optimiste et je ne perdais pas espoir devant la faute que venait de subir notre mariage. Pour moi ce n’était que partie remise. J’attendrais, des jours, des semaines, des mois, des années si il le fallait. Lexia deviendrait officiellement une MacNeil, c’était une certitude. J’arriverais à la convaincre de passer à l’acte. C’était simplement trop rapide pour elle, voilà tout. Je ne perdais pas espoir à la voir dans une robe blanche, marchant jusqu’à l’hôtel avec son père aux bras.

Alors qu’elle prit une gorgée du thé que je lui avais apporté, un nouveau silence s’imposa entre nous. Ces moments sans bruit étaient rares entre nous, inexistant même. C’était assez étrange d’ailleurs. Quand j’étais encore célibataire le silence était quotidien et je le brisais à grand coup de riff. Je m’appuyais contre le dossier du canapé, la regardant, sans un mot de plus. A peine une seconde plus tard, elle déposa sa tête, dépliant son corps sur mon sofa. Ma main se posa distraitement sur son dos, la caressant avec douceur. Alors qu'elle essayait de mettre des mots sur ce qu'elle avait ressenti dans le magasin, je fermais les yeux comprenant peu à peu que le seul « oui » que j'aurais de sa part était celui de Vegas ou lorsque je lui demanderais si elle avait vu mes clés. Ça me faisait mal mais je ferais avec. Je préférais l'avoir à côté de moi sans qu'elle porte mon nom que de la perdre. Elle était déjà ma femme au Nevada après tout. Je me mis à caresser ses cheveux mouillés doucement, plongeant mon regard dans le sien.

« lexia... arrêtons de parler de ça, tu veux ? je... c'est juste que j'ai encore du mal à digérer là. c'est pas que je t'en veux, mais j'préfère qu'on passe à autres choses. »

Je ne voulais pas qu'elle se sente coupable, elle n'était pas la raison de ce trouble mais que c'était trop pour moi, trop d'un coup. Il fallait me laisser le temps de respirer, un peu de temps pour me rendre compte que les projets que j'avais et la surprise de l'emmener à Wellington pour notre mariage venait de tomber à l'eau. Plutôt dur.

« tu devrais peut-être aller prendre une bonne douche, non ? ça te ferais sans doute du bien. »

Lexia hochais à peine la tête que je la prenais dans mes bras pour la monter jusqu'à la salle de bain. Je la laissais entrer et fermais la porte derrière elle, chose que nous faisions d'ailleurs très rarement. Quand l'eau se mit à couler, je glissais le long du mur et fourrais mes mains dans mon visage, entre mes genoux. Bordel de merde. Je pris une grande inspiration et filais dans la cuisine, prendre une aspirine. Ma tête me faisait mal, très mal. Je remontais dans ma chambre, retirant mon haut, lui aussi trempé. Mon regard se posa sur l'étalage de photos qu'il y avait sur mon mur. Je soupirais une nouvelle fois. Une photo attira mon attention, on y voyait m'y retrouvait avec ma mère et mon père. Je me levais de mon lit pour l'arracher d'un geste vif et bref. La gardant en main je m'allongeais sur mon lit, montais mes genoux sur ma poitrine, comme un enfant blessé. Cette nouvelle me blessais plus que prévu. Qui aurait cru que moi, l'homme sans coeur pouvait être blessé par une femme ? Je tentais de retenir mes larmes, signe de faiblesse pour moi. Je n'avais pas remarqué que déjà, la porte de la salle de bain venait de s'ouvrir.

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MessageSujet: Re: I am finding out that maybe I was wrong [Ap]   Lun 29 Mar - 2:16

    S’ennuyer ? Ce mot n’avait jamais fait parti du vocabulaire de Lexia. Comment aurait-elle pu s’ennuyer, avec pareil père puis, ensuite, pareil fiancé ? Mais elle ne s’en plaignait pas. Rares étaient les moments où elle se vautrait durant toute l’après-midi dans le canapé, à se dire que sa vie était banale et ennuyante. Bien au contraire, d’ailleurs. Mais ce qui pouvait être amusant la plupart du temps devenait parfois des plus agaçants, lorsque les surprises n’étaient pas joyeuses pour elle. Elle avait alors du mal à suivre ce rythme endiablé, espérant pour al première fois de sa vie que tout se calme, enfin, devenant même chiant à mourir s’il le fallait. Elle aurait pu abandonner la partie au profil du calme, de nombreuses fois. Mais cela signifiait également abandonner Apollon. Et, cela, elle ne le pouvait vraiment pas. Impossible, tout simplement.
    C’était tellement puéril de résumer cela à un « je l’ai, je le garde », mais cela représentait assez bien la pensée de Lexia quant à Apollon. Le couple était tellement improbable, inespéré même, qu’elle n’était pas prête à mettre une croix dessus aussi facilement. Même si elle agissait avec stupidité dès que l’on touchait de trop près à ses sentiments, bien entendu. Mais ce n’était pas de sa faute. « Handicapée des sentiments », comme il aimait à la taquiner. Exactement cela. Et encore, elle arrivait à lui dire je t’aime, ce qui était du domaine de l’exploit pour la jeune femme, tellement pudique sur ce genre de choses en temps normal. Mais, avec lui, c’était différent. Tout était différent.

    Elle n’arrivait à comprendre comme elle pouvait encore renoncer au mariage avec tout cela. On l’aurait sans douter traiter d’idiote. Elle-même se traitait d’idiote, d’ailleurs. Un fiancé parfait pour elle, attentionné, qui la consolait dans un tel moment au lieu d’avoir la réaction rationnelle qu’aurait eu n’importe quel autre homme dans un tel moment. Le méritait-elle, méritait-elle pareille attention ? Sans doute pas. Mais c’était bien le cadet de ses soucis, après tout. Elle se fichait bien de savoir si elle était la meilleure fille pour lui, et inversement. Elle était à lui, c’était le principal.
    A lui, oui, mais à quel point ? Elle n’arrivait à comprendre quelle place pouvait avoir le mariage dans un couple, quelle importance on accordait à cette cérémonie. Après tout, elle le disait elle-même, ce n’était que deux bagues et un papier signé. Mais, dans ce cas, pourquoi en être effrayée au point de vouloir tout annuler ? C’était officiel, quelque chose ne tournait pas rond chez elle. Mais la plupart des peurs étaient irrationnelles. Si certains avaient peur des souris, elle, c’était l’engagement qui lui donnait des sueurs froides. Problématique. Après tout, tant les fiançailles que le mariage à Vegas s’étaient faits sur un coup de temps. Pas de réflexion, simplement des actions, pas le temps de s’effrayer pour rien. Cela aurait également du être le cas pour le mariage officiel. Pourquoi tout n’était jamais aussi simple que cela ?
    C’était comme la maternité, après tout. Elle savait bien que cela arriverait par arriver un jour. Mais pas tout de suite. Elle s’en sentait bien incapable.

    - D’accord… Excuse-moi.

    Oui, mieux valait ne pas s’éterniser sur le sujet. Passer à autre chose semblait décidément être la meilleure solution, pour l’instant du moins. Il était préférable d’attendre un peu, de laisser Apollon digérer la trahison de sa fiancée avant d’en parler à nouveau et de décider de ce qu’il ferait. Le pauvre, vraiment. Elle lui rendait la monnaie de sa pièce par rapport à Louanne, involontairement.
    Il lui proposa alors de prendre une douche et elle lui répondit d’un bref hochement de tête. De l’eau brûlante lui ferait sans doute le plus grand bien, pour se détendre. Et pour effacer les traces de mascara sur ses joues, également. Elle allait prendre ses vêtements secs, toujours posés sur la table basse, mais il ne lui en laissa pas le temps, la portant avec une facilité déconcertante. Elle avait beau se savoir légère, elle était toujours aussi surprise qu’il arrive à la porter sans nul problème, vu sa mince carrure également. Mais elle ne s’en serait pas plainte, bien au contraire, se contentant de passer ses bras autour du cou d’Apollon, déposant un baiser sur sa joue mal rasée alors qu’il montait les escaliers. Arrivé devant la salle de bain, il déposa son fardeau, fermant la porte derrière elle. Étrange. Mais elle ne s’en formalisa pas, se disant qu’il avait sans doute besoin d’être seul. Tout ce qu’il y avait de plus normal, après tout.

    Laissant tomber la serviette qui entourait son corps, elle se glissa dans la douche, laissant l’eau brûlante lui couler dessus et rougir sa peau. Habituée des douches longues, avec gel douche, nombreux shampooings et soins du corps à la clé, elle savait néanmoins qu’elle ne pouvait se permettre de rester aussi longtemps que d’habitude sous l’eau. Ainsi, elle se contenta de frotter son visage pour enlever toute trace de maquillage avant de couper l’eau et de sortir pour s’essuyer. Bien évidement, il n’y avait aucun vêtement propre dans la pièce. Ainsi, dans un léger haussement d’épaule, elle se contenta d’attraper son pyjama, trainant sur le bac à linge. Il s’agissait en fait d’un short de toile et d’un tee-shirt trois fois trop grand pour elle, ayant appartenu à Apollon avant qu’elle ne le kidnappe, mais cela suffisait amplement comme tenue de nuit. Essuyant rapidement ses cheveux, elle les noua en une queue haute avant de sortir de la pièce, pieds nus.
    Aussitôt, elle remarqua la porte de leur chambre, entrouverte. Cela attira forcément son attention. Dans cette maison, il n’y avait jamais de juste milieu pour les portes. Soit elles étaient fermées, soit grande ouvertes, jamais entrebâillées de quelques centimètres comme cela. Ainsi, elle s’en approcha, poussant le panneau de bois du bout des doigts pour l’ouvrir un peu plus encore…

    - Oh merde.

    Aussitôt, elle fut sur le lit, s’allongeant dans son dos, collée à lui, un bras autour de sa taille, le nez dans son cou. Quelle idiote elle avait fait, de ne pas se rendre compte à quel point lui aussi été chamboulé par la nouvelle. Trop aveuglée par son égoïsme, par sa propre douleur, pour se rendre compte qu’elle lui faisait plus de mal qu’autre chose depuis qu’elle avait frappé à la porte, une poignée de minutes plus tôt. Pourquoi diable n’avait-elle trouvé aucune excuse pour s’éclipser avant qu’il ne lui ouvre ? Rien de tout cela ne serait arrivé, si seulement elle n’avait pas été aussi bornée…
    Ils restèrent ainsi, sans bouger ni parler, pendant un long moment, simplement l’un contre l’autre. Elle n’arrivait à trouver de mots, une fois de plus, trouvant chaque excuse creuse et vide de sens, inutile. Parler ne ferait que l’enfoncer plus encore dans ses choix stupides, dévoilant plus encore au grand jour son égoïsme. Mieux valait se taire, alors. Lexia se taisant, cela prouvait bien la gravité de la situation, après tout.

    - Ce n’est pas un « non ». Juste un « pas tout de suite ». J’ai besoin de temps, tout va trop vite. Je veux être ta femme. L’amour infini, la fidélité, dans le bonheur et la maladie, et tout ça. Même fonder une famille. Je veux devenir Lexia MacNeil. Mais pour l’instant, je suis Lexia Henley. Et cette Lexia là a peur de tout ce qui touche d’un peu trop près aux sentiments, j’y peux rien. Mais je t’aime. Je te veux comme mari, comme père de mes enfants, comme vieux papi grincheux avec qui passer mes vieux jours. Mais j’ai besoin de temps. Juste de temps. Quelques mois pour toute une vie, chéri…

    Déposant un baiser dans le creux de son cou, elle le serra un peu plus contre elle, dans un léger soupire. Ça, c’était du monologue. Elle n’arrivait à se reconnaitre dans de telles paroles, mais elle savait également que c’était ainsi que cela devait finir. Et, à bien y réfléchir, ce n’était pas des plus déplaisants. Dans quelques mois, voilà tout.

    - Maintenant, moque-toi de moi pour ce discours niais à mourir et embrasse-moi comme un fou, okay ? Parce que je t’aime, putain, et t’as pas intérêt à en douter, même si j’ai une drôle de façon de le montrer.

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: I am finding out that maybe I was wrong [Ap]   Lun 5 Avr - 0:59

Passer un après-midi dans la canapé face à la télé je ne savais même pas ce que ça voulait dire. J’avais toujours quelque chose à faire, quelque chose à régler, quelqu’un à voir, un truc à acheter. J’étais rarement chez moi, sauf si la demoiselle était là. C’était d’ailleurs notre relation qui me poussait à passer plus de temps chez moi. Dehors, nous n’étions pas libres. Il suffisait qu’on se tienne trop près l’un de l’autre pour qu’une foule de paparazzis nous court après. Nous nous interdisions donc la plupart des contacts physiques qui faisaient profusion une fois à l’intérieur. Ça et les disputes rythmaient nos journées. J’aimais notre drôle de relation, entre tendresse et cris. Ce n’était pas commun et c’était sans doute pour ça que je chérissais tant notre histoire. Je ne voulais pas la perdre, pour rien au monde, et j’avais bien conscience que les derniers évènements n’allaient pas être avec moi. Alors je faisais tout pour la convaincre de rester auprès de moi, même si c’était dur, même si ça me prendrait des heures. Vivre avec elle, il y a quelques mois me semblait impensable alors qu’aujourd’hui me passer d’elle pour une journée à peine me rendait complètement fou. J’avais besoin d’entendre ses pas sur le sol, de l’entendre hurler pour me demander quelque chose et de l’entendre respirer. Je ressemblais à ces cons d’amoureux transis qu’on voyait à la télé et dont je ne voulais pas être la copie, pourtant, aujourd’hui j’assumais parfaitement d’être l’un d’entre eux si la femme que j’aimais été Lexia. Elle était mon unique, la femme avec qui l’ont sait qu’on passera sa vie. Elle n’était pas de celles avec qui l’ont dort pour une nuit, ni de celles qu’on regrette ou qui laissent des remords. Elle était tout simplement celle que j’avais attendu. Je ne voulais qu’elle, elle et aucune autre.

Sans doute était-ce pour ça que lorsque j’avais compris que nous n’allions plus nous marier j’avais été autant blessé. Je ne comprenais pas pourquoi… Pourquoi alors que tout allait bien, bon d’accord plus ou moins bien, ne voulait elle pas passer cette étape. Il ne s’agissait que de dire oui, signer un papier, passer une bague et sourire toute la soirée en mangeant des petits fours. Elle l’avait déjà fait des dizaines de fois. Alors pourquoi ? Peut-être ne se sentait elle pas aussi bien dans cette relation que moi. Peut-être faisait elle simplement semblant, histoire de pouvoir avoir ce qu’elle voulait, de faire parler d’elle dans la presse… Non, c’était impossible, elle avait tout simplement peur, c’est tout. Elle n’aurait jamais pu me regarder comme ça en me disant je t’aime tant de fois et elle m’aurait déjà quitté. Voilà qu’à cause de ce mariage je remettais son amour en cause, finalement, c’était peut-être bien une mauvaise idée. Lorsqu’elle s’excusa, je l’embrassais sur le front pour la réconforter. Ce n’était rien, tant pis, je n’aimais pas m’arrêter sur les erreurs, les déceptions du passé. Avancer, toujours. Un proverbe chinois dit qu’il ne faut pas craindre d’avancer doucement, il faut simplement être effrayé par le fait de ne plus bouger. Rester sur ce refus de m’épouser en venait à être immobile sur le fils de ma vie, de notre vie.

Quelques secondes à peine après que la porte de la salle de bain ne se renferme, je sentis Lexia se collait à moi après qu’elle ait lâché un « merde ». J’étais capable de sentir sa respiration mourir sur ma nuque. Je n’étais pas dans cet état qu’à cause d’elle. Il s’agissait d’un tout, et cette photo avait réussi à faire déborder le vase. Après qu’elle soit venue, j’avais encore plus peur de ressembler à mon père, l’enfoiré de service qui hurle quand il n’a pas ce qu’il veut, qui déconne tout le temps, qui boit et qui se drogue aussi sûrement. Moi j’avais passé cette étape après mes vingt et un ans. J’avais arrêté la drogue et avais réduit ma consommation d’alcool. J’avais passé une étape et pouvais à présent être fier de dire que cela faisait quatre ans que je n’avais plus touché à de la drogue ou à une cigarette. De nouveau le silence trouva sa place au milieu de nous deux pendant de longues minutes. Et puis elle se mit à parler, enfin.

Son discours semblait tellement faux dans sa bouche. Et pourtant j’avais envie de la croire, envie, pour une fois, de me dire que tout irait bien, qu’on finirait par se marier et avoir des enfants. Mais voilà, l’homme qui était à mes côtés sur la photo que je serais toujours dans ma main m’avait volé l’espoir qu’un enfant doit avoir. Je frissonnais au contact de ses lèvres et fermais les yeux. Je me retournais doucement face à elle, la gardant près de moi. Je posais ma main sur sa joue avec de l’embrasser avec douceur et tendresse.

« Lexia Henley, je t’aime et je t’aimerais même si tu ne deviens jamais une MacNeil. je t’aime que tu veuilles m’épouser ou non, je ne veux pas que tu partes… je t’aime qu’importe ce qui se passe. tu m'as fait comprendre qu'aimer ce n'est pas forcément débile. qu'on pouvait aimer sans souffrir. promet moi simplement de ne pas me laisser devenir le salaud qu’était mon père. ne me laisse pas faire ses conneries... »

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MessageSujet: Re: I am finding out that maybe I was wrong [Ap]   Lun 5 Avr - 20:40

    Du passé d’Apollon, Lexia ne connaissait que le minimum vital, strict nécessaire. Bien sur, Beth s’amusait souvent à raconter quelques anecdotes amusantes sur son fils, photos à l’appui mais, en général, l’ensemble restait vague. Elle n’avait pu obtenir qu’une unique information sur le père du jeune homme, qui expliquait les raisons de son silence. Il n’avait pas du avoir une enfance facile, et Lexia mettait un point d’honneur à ne jamais amener le sujet là-dessus, par respect pour lui. Et dire qu’elle avait toujours clamé haut et fort qu’elle ne voulait pas avoir d’enfant car on reproduisait toujours le modèle donné par nos parents… Elle se sentait bien honteuse et idiote de telles paroles, maintenant.
    Plus idiotes encore étaient les paroles qu’elle prononçait, allongée contre lui. Oui, tout cela sonnait étrangement faux, dans sa bouche. Et pourtant, elle ne pouvait être plus sincère qu’en cet instant. Apollon avait ce don de changer sa manière de penser sur la famille, petit à petit. Avec lui, elle arrivait à s’imaginer telle qu’elle le disait, mère et épouse aimante. Bien sur, elle savait que cela prendrait du temps pour accepter complètement ce genre de futur, effrayant pour elle, mais elle savait également que c’était ce qui allait arriver, et cela ne la dérangeait plus autant qu’avant. Peut-être était-elle simplement en train de murir, au final ?

    Apollon se retourna finalement, l’embrassant avec douceur. Elle y répondit dans un pâle sourire, puis commença à tracer des dessins imaginaires du bout des doigts, sur son avant bras. Les paroles qu’il prononça à ce moment-là la touchèrent alors, bien plus qu’elle n’aurait pu le croire. Baissant la tête, elle sentit ses joues rougir légèrement devant une telle déclaration. La fin la surprit néanmoins, lui faisant relever la tête.

    - Ca tombe sous le sens, chéri. Tu n’es pas comme lui. Et je serais à tes côtés, donc rien n’arrivera. On sera la meilleure famille de pubs pour céréales qui puisse exister. Sans labrador !

    Elle eut un léger rire, histoire de détendre l’atmosphère, avant de s’emparer à nouveau des lèvres de son fiancé. C’était une sorte de pacte mutuel. Elle l’empêcherait de devenir comme son père alors que lui l’empêcherait de fuir les responsabilités, comme sa mère. Se soutenir, s’aimer, toujours. Cela semblait tellement simple, après tout, que cela ne pouvait que marcher. Cela devait marcher. Cela allait marcher, bien entendu.

    - Je deviendrais une MacNeil. Parce que t’es sexy en costard !

    Cela aurait presque pu être un argument valable pour ne pas annuler le mariage, ça ? Dommage qu’elle n’y ait pas pensé plus tôt, tiens. Mais ce qui était fait était fait, après tout. De toute façon, le mariage n’était pas annulé, simplement reporté. Elle avait simplement le temps dont elle avait besoin pour se préparer psychologiquement à changer de nom – et à préparer son père, bien entendu.
    L’embrassant à nouveau, elle fit prolonger ce nouveau baiser, plus langoureux et passionné que les précédents. Rapidement, bien entendu, elle se retrouva assise à califourchon au dessus de lui, jouant avec ses cheveux alors qu’elle ne lâchait pas ses lèvres. Elle finit néanmoins par reprendre sa respiration, mordillant doucement sa lèvre inférieure.

    - On peut toujours s’entrainer à faire des bébés, non ?

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