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 'Cause I love rock'n'roll

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Lexia M. Henley
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MessageSujet: 'Cause I love rock'n'roll   Mer 16 Juin - 17:56


B A D ♥ R E P U T A T I O N

    - Je suis énorme. Regarde-moi, horrible.
    - Mais non, tu es magnifique, Lex'...

    Je soupirais, sachant qu'il n'en démordrait pas, les yeux rivés sur le miroir. Nous étions de profil, Apollon derrière moi, les mains posés sur mon ventre déjà -trop- rebondi. Trois mois à peine et j'avais déjà l'impression d'avoir pris trois tonnes. L'horreur intégrale, pour ma si parfaite silhouette, pour mon ventre que je gardais plat depuis l'adolescence. J'en aurais fondu en larmes, si mon cher et tendre n'avait eu cesse de me regarder avec cet air à la fois amoureux et fasciné, son regard dérivant toujours vers mon ventre. J'arrivais presque à éprouver de la jalousie à l'égard de mon enfant et de l'attention qu'il pouvait lui portait. Mais je savais mes pensées stupides, d'autant plus qu'elles s'envolaient dès que mes lèvres se posaient sur les siennes.
    Je sentais son souffle sur mon coup alors qu'il continuait de me serrer contre lui, souriant doucement en fermant les yeux. Nous étions, seuls, absolument seuls à la maison, Tristan parti dieu seul savait où. Le calme ambiant me plaisait, bien trop rare. J'aurais aimé foutre ce français dehors comme il se devait pour retrouver mon agréable petit foyer, mais ses yeux de chien battu avaient raison de moi à chaque fois. Alors, il restait, forcément, un peu plus collant chaque jour. Nous allions cruellement manquer de chambre, une fois le bébé arrivé, et la simple idée que cela pourrait suffire à faire fuir la porn-star me plaisait. Ce n'était qu'une question de mois avant qu'il ne débarrasse le plancher, après tout. Je n'avais qu'à prendre mon mal en patience.

    - Le magasin a appelé, ce matin, au fait. Ils ont reçu la peinture qu'on avait commandé. Tu serais un amour si t'allais la chercher. Dans « Future Maman Magasine », ils disent que c'est important pour le bien-être de faire la chambre du bébé dès les premiers mois de grossesse. Comme un oiseau qui fais son nid, tu sais...

    Je m'étonnais moi-même du sérieux de mon ton en disant cela, récitant les quelques lignes que j'avais lues comme s'il s'agissait de la Bible des gros ventres. J'avalais des quantités de revues et livres spécialisés en tous genres, ces derniers temps, histoire de bien me préparer à ce qui m'arrivait. Plus facile en théorie, bien entendu. D'autant plus lorsque les nausées venaient retourner mon estomac chaque jour, avec plus de force à chaque fois. La classe légendaire de Lexia Henley en prenait un coup. Bien violemment.

    Peu de temps après, baiser sur les lèvres de rigueur, Apollon partait au magasin en question. Debout dans l'entrée, bras croisés sur la poitrine, je restais immobile quelques minutes, décontenancée d'être seule. Chose qui ne l'était plus arrivée depuis... Longtemps. Très longtemps, même. Elle hésita un moment à ne sortir à son tour, Spooky sur les talons, histoire de prendre un peu l'air, avant de ne se rappeler la tenue qu'elle portait. Ou la non tenue, en fait. Minuscule short de coton avec un imprimé Hello Kitty sur la fesse, tee-shirt trop grand pour moi aux couleurs des Clash. Autrement dit, mon pyjama, porté au milieu de la matinée pour un lendemain de fête difficile. La flemme d'aller me changer, d'autant plus que cette tenue était des plus confortables.
    En écho avec mes pensées, Spooky vint se frotter à mes jambes, très félin pour un chien, et je le repoussai doucement du pied. A vrai dire, je ne savais que faire pour passer le temps. J'aurais pu faire un peu de ménage, tout de même. Mais la motivation n'y était pas du tout. Léger soupire traversant mes lèvres avant de ne tourner les talons pour gravir les escaliers et me rendre dans la pièce qui servait de bureau. Enfin, bureau, le terme était vague. Il y en avait un, certes, sur lequel trônait fièrement ma vieille machine à écrire, mais l'endroit était plutôt une accumulation d'instruments de musique en tous genres. Me faufilant entre les guitares, j'arrivais bien vite devant ma machine, m'installant dans le fauteuil, mes doigts courant déjà sur les touches de métal, le papier revenant régulièrement à la ligne dans ce bruit caractéristique que j'adorais. Bientôt, pourtant, panne d'inspiration. Dans un soupir, je m'affalai dans mon fauteuil, mon bras étiré vers la guitare la plus proche, jouant des ongles sur les cordes, cherchant les bons mots, les jolies phrases.

    Je continuais ainsi un moment, simplement à créer une mélodie atroce du bout des doigts, comme hypnotisée par les sons horribles que je pouvais créé. Puis, sous je ne sais quelle pulsion, je me levais brusquement, empoignant le manche de la guitare, dévalant les escaliers quatre à quatre.
    Aussitôt, je fus sur la chaine hifi, clé USB en main. Petit bijou de technologique, que ce machin. Juste besoin de le mettre sur la radio et toute la musique stockée dessus pouvait être écoutée. Magique. J'appuyais sur le bouton Play et, aussitôt, un air vrombissant de guitare électrique, sur fond de batterie violente, empli le volume de la pièce. Réflexe immédiat, je me mis à secouer la tête en rythme, les cheveux voletant autour de mon visage, alors que je passais la bandoulière de la guitare autour de mon épaule. Okay, ce que je faisais été complètement cinglé, insensé, idiot et tout ce que l'on voulait. Mais je ne cherchais même pas à me l'expliquer. Je le faisais, c'était tout.
    Bientôt, je me retrouvais debout sur la table basse, magasins virés sans aucun scrupule à tête, jouant faussement de la guitare telle Keith Moon... Hum, il était bien guitariste, celui-là ? Peut importe. A me déhancher sur la table basse, grattant les cordes dans un bruit atroce, tout en hurlant les paroles de la chanson.

    - Are you happy, are you satisfied ? How long can you stand the heaaaaaaaaaat ?

    Saut gracieux, ou pas, de la table basse au canapé, continuant de m'égosiller sur les paroles de Queen, jusqu'à ce que la chanson se termine. J'eus à peine le temps de passer une main sur mon front que, déjà, une autre chanson reprenait, me faisant sautiller de joie dès les premières notes, avant que je ne me mette à recommencer mon petit jeu, continuant de chanter comme une casserole.

    - I don't give a damn 'bout my reputation. You're living in the past it's a new generatioooOOOOOOON !

    Point de non retour. Les voisins doivent me détester. Mais cela fait du bien, de se lâcher un peu. Trop de pression, de responsabilités qui s'abattent sur moi d'un coup, j'ai besoin de relâcher, de me détendre. Ce que je fais. Un peu trop bien d'ailleurs. Mais cela fait un bien fou et, complètement seule sans caméra espion -je crois- je peux bien me le permettre. Personne n'en saura jamais rien, après tout.
    Chanson finie, une nouvelle se mit en route. Et encore. Et encore. Et encore. Jusqu'à la chanson ultime. Ma chanson. Non, pas le générique de Pretty Woman, contrairement à ce que l'on pourrait croire. Mais les paroles étaient proches, étrangement. Je fermais les yeux, m'imprégnant de la voix rocailleuse de Jim Morrison, remontant sur la table basse, me remettant à jouer avec les cordes de la guitare.

    - Hello, I love, won't you tell me your naaaaaame ?

    Les Doors, que demander de plus ? Mes cheveux volent d'autant plus, mes muscles hurlent de douleur, que peu habitués à ce genre d'efforts, ma gorge me brule à force de crier/chanter, mais je n'en ai cure. Ne compte que la musique, la voix enivrante de Jim, la mienne, horrible, par dessus.

    - Do you think you'll be the guy to make the queen of the angels siIIIIIIIIGHHHeuh... Oh.

    Je m'arrête aussitôt dans mon délire, retombant violemment sur terre, alors que mon regard croise celui d'Apollon. Je ne saurais dire lequel de nous deux est le plus surpris. Moi de ne pas l'avoir entendu rentrée ou lui de me voir, en pyjama, sa guitare en main, à faire un remake d'Irish Idol. Lui, sans doute, oui. Mais bon. Nous restons immobiles, choqués, ne sachant que dire, que faire.
    Puis, soudainement, j'éclate d'un petit rire nerveux dont moi seule ait le secret, passant une main dans mes cheveux. Et, tout aussi soudainement, j'attrape la télécommande qui traine sur l'accoudoir du canapé, me précipite sur lui, met l'objet devant ses yeux.

    - Zioum, lumière Men in Black, tu t'souviens de rien.





Ici, ici et là si tu veux avoir le son en même temps XD

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Apollon M. MacNeil
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MessageSujet: Re: 'Cause I love rock'n'roll   Jeu 17 Juin - 23:15

Cela faisait à présent trois mois que Lexia était enceinte, trois mois qu’elle portait une vie dans son ventre. Ces trois mois avaient sans doute étaient les plus heureux de ma vie si on oubliait les moments passés avec la jeune femme. Ils avaient pourtant aussi été les plus longs. Trois mois ça ne représentait qu’un tiers de sa grossesse. J’étais convaincu que les six mois qui allaient arriver seraient aussi longs que ceux qui venaient de passer. Je n’avais qu’une envie, que Noël arrive et je n’arrêtais pas de le répéter. J’arrivais à rendre n’importe qui dingue à cause de ma joie. Lexia se faisait petit à petit à l’idée de devenir maman et j’en étais ravi. Si il fallait autrefois lui rappelait que je l’aimais, il fallait à présent lui dire combien elle était belle, même avec ses petites rondeurs qui commençaient à sortir de son corps. Il est vrai que je ne l’avais jusqu’à présent jamais vu ainsi. Elle était parfaitement mince et fine et je la trouvais superbe comme ça. A présent qu’on voyait une légère courbe se dessinait sur son abdomen, elle n’en était que plus belle. Son dos contre mon ventre et mes mains sur le sien, le caressant doucement. Nous étions devant le miroir de la chambre, Lexia s’observait tranquillement et se mit à parler. « Je suis énorme. Regarde-moi, horrible. » Je ne pus m’empêcher de lever les yeux aux ciel et de l’embrassais doucement dans le cou.« Mais non, tu es magnifique, Lex'... » Dans cette position, je pouvais laisser mes mains parcourir sur son ventre qui n’allait pas cesser de se développer. On disait souvent qu’une femme enceinte est une chose sublime. Toutes ces rumeurs n’étaient pas fausses. Même après si peu de temps je pouvais dire qu’elle était la plus belle des femmes du monde. Elle portait la vie, mais pas n’importe laquelle, celle qui allait naître grâce à l’union de notre amour. Au fond j’étais un peu jalouse d’elle. Etre un homme avait beaucoup d’avantage mais je ne pourrais jamais être dans le même état qu’elle. Je ne pourrais jamais sentir des petits coups de pieds sur la peau de mon abdomen, je devais me contenter de poser ma main sur le sien et d’attendre. J’étais un peu comme un enfant qui attends le père Noël toute l’année, mon cadeau était cet enfant. J’étais comme une personne gourmande devant la vitrine d’un grand pâtissier. Je pouvais la regarder des heures durant, elle et son ventre, sans même dire un mot. Voir Lexia enceinte me fascinait. Je m’étais fait à l’idée que je n’allais pas avoir le droit à cette image avant quelques temps alors l’avoir maintenant. Et surtout je voulais profiter du moment où elle était enceinte. Je savais parfaitement que ça ne se reproduirait pas avant un moment... A moins qu’il y ai un miracle. Je ne voulais rien rater de tout ça.

Je profitais de notre position pour l’embrasser doucement sur la nuque, comme pour essayer de la convaincre que mes dires étaient vrais. Elle était sublime. Ce moment était le notre, nous n’étions que deux à la maison aujourd’hui. Enfin, deux… Si on ne comptait pas Spooky et ce petit être. Tristan était parti la veille au soir et n’était pas rentré. Pour une fois, je ne m’en plaignais pas. J’avais besoin de me retrouver un peu seul avec ma douce, pouvoir vivre librement dans ma propre maison me manquait finalement. Le jeune français n’était pas tellement encombrant mais il était parfois un peu trop collant. En même temps c’était Tristan. Autrefois j’appréciais cette attitude mais plus à présent. Il est vrai que depuis la fin de notre histoire j’avais changé. Même si j’arrivais à me montrer tendre avec Henley, ce n’était pas le cas avec tout le monde. Je n’aimais pas spécialement les câlins à gogo et les trucs dans le genre. J’avais l’impression d’avoir évolué depuis ma rupture avec le jeune homme mais étrangement, je ne pensais pas que ce soit aussi le cas de Delacour. Il était toujours là avec ses sucettes à vouloir être ami avec tout le monde, même Lexia. Cette dernière semblait s’accoutumer à sa présence même si elle cherchait encore souvent des raisons pour que je le mette à la porte. Je ne tenais pas à le faire, même si il n’occupait plus la première place dans mon cœur, il était quelqu’un d’important dans ma vie. J’avais été capable de lui raconter mon passé, mon enfance sous les coups alors que Lexia ignore presque tout. Elle savait seulement que j’avais eu une enfance difficile, lui connaissait mes douleurs en détail… J’étais heureux avec lui, mais je devais l’être plus avec Lexia. Sinon, si j’aimais encore vraiment le jeune homme, j’aurais quitté la demoiselle… Ce n’était pas arrivé et ça n’arriverait pas. Lexia comptait beaucoup trop, elle le savait je ne cessais de lui répéter.

Alors que je m’apprêtais à l’embrasser dans le cou de nouveau, elle se mit à parler. Nous avions finalement choisi la couleur de la peinture pour les murs de la chambre de notre petit. On aurait très bien pu employer des gens pour qu’ils s’occupent de ça. J’avoue que je jonglais déjà entre mes répétitions, les « cours de chant » de Bastien, les divers rendez-vous, les galas, j’avais parfois un peu de mal à m’y retrouver et à prendre du temps pour moi. Mais il y avait toujours un moment de la journée que je consacrais à Lexia, c’était pour moi quelque chose d’obligatoire. Aujourd’hui j’avais prévu plus de temps, me libérant pour la journée. J’avais simplement envie qu’on soit ensemble tous les deux et qu’on profite de l’absence de Tristan. Le fait que la peinture soit arrivée aujourd’hui était une bonne chose. J’étais ravi de pouvoir passer du temps avec la jeune femme surtout pour repeindre la chambre de notre petit. Ses paroles me firent rire. Depuis quand Lexia lisait assez « Future Maman Magasine » pour pouvoir me dire ça. Mon rire ne contenait pas de la moquerie, plus de l’amusement. Quelques mois plus tôt, elle m’aurait étripé parce que je lui avais ramené un de ses livres. A présent la situation était inverse, il fallait que je lui ramène ! Cela ne m’étonnerait même pas qu’un jour je trouve « Futur Papa Magasine » ou un truc dans le genre sur la table où je travaillais en bas. Toujours est il que je trouvais ça adorable. Le moment que nous allions passé ensemble serait sûrement génial. « J’irais chercher tout ça tout à l’heure mademoiselle future parfaite maman. Tu sais que c’est adorable de t’entendre citer ce genre de magasine ? »

J’avais pris une bonne douche et avait enfilé un tee-shirt en coton gris cadeau de ma mère avec un débardeur en dessous, un jean foncé et je filais au rez-de-chaussée pour enfiler une paire de chaussure et une veste en cuir légère. Lexia était derrière moi alors que j’ouvrais la porte. Un dernier baiser avant de partir et me voilà clé en main pour me rendre au magasin.
Je connaissais que très peu l’endroit. Il faut bien l’avouer, le bricolage, la peinture et la rénovation, ce n’était pas tellement mon truc. Je préférais passer mon temps dans un studio d’enregistrement. Je ne mis pourtant pas longtemps à trouver le rayon des pots de peinture. Là-bas je dus encore attendre que le responsable arrive. On me demanda mon nom et un homme qui devait avoir mon âge empila les pots dans un chariot. On avait pas de pinceau non plus, rien pour protéger les sols… Toutes ces idées ne venaient pas de moi mais du vendeur… Je pris donc ce qu’il m’avait conseillé avant de me diriger vers la caisse... L’attente fut longue et il fallut que je prenne mon mal en patience. Mais enfin, je sortais et regagnais mon véhicule. J’y déposais mes courses et rentrais enfin à la maison.

- A peine étais-je sorti de la voiture que j’entendais la musique qui sortait de l’intérieur. Il était clair qu’elle ne venait pas de ma voiture qui s’arrêtait en même temps que le contact. Lexia avait décidé de faire une bonne boite de nuit de la maison ? Je souris légèrement à cette idée, me demandant tout de même ce qu’il se passait à l’intérieur. Je prenais un des pots dans le coffre avant d’ouvrir la porte. Je déposais mon paquet dans le hall pour retirer ma veste et avançait doucement jusqu’au salon. Et là ce que je vis me laissa paralysé pendant quelques secondes. Je n’arrivais même pas à cligner des yeux et ma bouche était entrouverte. J’avais devant moi une Lexia déchaînait, en train de danser en pyjama, une de mes guitares à la main. Je ne dis rien, préférant la laisser terminer son air de The Doors. C’était hallucinant. Peut-être que j’étais simplement encore en train de dormir. Et puis elle se rendit compte que j’étais là tout à coup, son regard plongeant dans le mien. Personne ne disait rien, personne ne bougeait un poil. Tout d’un coup, elle se mit à rire, attrapa la télécommande et s’approcha de moi. Elle pointa l’objet face à moi. « Zioum, lumière Men in Black, tu t'souviens de rien. » Mon sourcil se souleva légèrement. J’avais du mal à croire ce que j’avais vu là tout de suite. Je me mis à cligner des yeux à plusieurs reprises, avant de refermer la bouche. Le délire… Mon regard se porta alors sur la guitare qu’elle avait choisi pour son manège. Pourquoi celle-là ? Une simple égratignure et elle allait perdre de sa valeur. Je fermais les yeux l’espace d’une seconde. « Tu sais que cette guitare valait plus de 15 000 € lorsque ma mère me l’a offerte, qu’il n’en existe que 300 dans le monde comme ça et qu’en Keith Richards a joué un jour dessus. Si je la sors jamais, y a une raison… » Je la regarde toujours aussi surpris parce que je venais de voir. J’inspire un bon coup. Lexia était une vraie dingue en fait. Et dire que je voulais l’épouser, on était pas sorti de l’auberge… Je finis par la regarder et sourire légèrement amusé. « On va mettre ça sur le compte de ta grossesse d’accord… Et dire que t’en es qu’à trois mois… Tu vas me faire quoi quand tu seras plus qu’à un mois d’accoucher ? Tu me fais un peu peur là Lex, je te l’avoue… J’crois qu’on ferrait mieux d’aller faire notre peinture, mademoiselle Morisson. »

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If it's gonna be a rainy day, there's nothing we can do to make it change. We can pray for sunny weather, but that won't stop the rain. Feeling like you got no place to run...
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Lexia M. Henley
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MessageSujet: Re: 'Cause I love rock'n'roll   Lun 21 Juin - 20:37

    J'étais essoufflée et hilare, fière de moi, en quelques sortes. A vrai dire, je ne m'étais plus vraiment lâchée ainsi depuis... Le lycée, avec Edward. Une fois arrivée à l'université, j'avais adopté mes attitudes de petite fille rangée et propre sur elle mais, à l'époque, nous nous lâchions souvent, la mauvaise vodka aidant. A vrai dire, cela me manquait, parfois. Je savais que je n'avais pas droit au moindre faux pas, n'ayant pas la moindre envie de devenir la Paris Hilton irlandaise, plus connue pour ses frasques en soirées que pour son véritable emploi. J'arrivais à me convaincre avec brio que je détestais sortir, simplement parce que j'avais en horreur les soirées mondaines où j'étais conviée, pour le prestige du nom Henley ou simplement pour que la célèbre Lexia soit là pour y semer la zizanie. Mais les vraies fêtes, à enchainer les shooters et à danser sur les tables comme lorsque j'avais seize ans, me manquaient terriblement, avec le recul. J'avais l'impression d'avoir loupé une partie de ma jeunesse, de ne pas en avoir pleinement profité, comme il se devait. J'estimais donc qu'un petit pétage de boulons de temps en temps ne faisait de mal à personne, après tout.

    Je sentais déjà mes muscles hurlant de douleur, que peu habitués à être sollicités à ce point. Je ne pouvais blâmer mon corps de cela, après tout, véritable loque lorsqu'il s'agissait de faire le moindre effort physique qui ne relevait pas du sport de chambre. Je ferais sans doute moins la maligne un peu plus tard, lorsque le moindre de mes muscles de crisperait en me faisant étouffer des cris de douleurs mais j'envisageais déjà un bain brûlant pour me détendre et me relaxer. Tout était prévu d'avance oui, comme toujours avec moi.
    Tout, sauf le rapide retour d'Apollon, bien entendu. Je n'arrivais à savoir lequel était le plus surpris des deux, mais cela ne faisait aucun doute quant à savoir lequel était le plus amusé des deux de cette situation plus que cocasse. J'avais envie de hurler de rire à gorge déployée, me sentant à la fois idiote de m'être ainsi faite prendre en flagrant délit, à la fois fière de mon « exploit » musical. J'optais pour une réaction plus mesurée, me contentant de glousser joyeusement de rire. Et je ne pouvais que m'enfoncer, bien entendu, avec mon délire Men in Black. Mes références culturelles n'étaient plus à prouver, cela ne faisait aucun doute. Mais Apollon ne semblait pas aussi convaincu que moi de cela.
    Son air était sérieux. Trop sérieux, même. Comme si je venais de commettre je ne savais quel crime passible de prison à perpétuité ou de peine de mort. Simplement à cause d'un air de rock'n'roll, oui monsieur. Alors qu'il ouvrait finalement la bouche, mon regard dérivait vers le bas, vers la guitare qui pendait toujours contre mon ventre légèrement rebondi. Ah, ça... Dans un soupir qui se voulait des plus bruyants, je m'en détachais, la posant avec une théâtrale application sur le canapé. Même dans mes moments de pure délire, j'arrivais à faire ma chieuse de service, à répondre avec ironie à la moindre chose que l'on me demandais de faire. Je me tournais alors vers Apollon, croisant les bras sur la poitrine.

    - C'est bon, j'allais pas non plus la casser ou la balancer contre un mur ou je ne sais quoi ! Si tu veux pas qu'on y touche, t'as qu'à la foutre au grenier où tu te planques pour pas que j'te fasse chier pendant que tu joues !

    Je croisais un peu plus mes bras, ne sachant même pas pourquoi je m'énervais ainsi, réussissant tout de même à ne pas hausser le ton, contrairement à d'habitude. Mais son air m'exaspérait. Comme si je devais être toujours parfaite, toujours sérieuse et distinguée. S'il me jugeait au moins pas de travers, on n'était vraiment pas -pas vraiment pas- sortis de l'auberge.

    - J'te fais peur ? Ça t'est peut être pas venu à l'esprit que j'avais besoin de craquer, de temps en temps ? T'es toujours fourré avec Ed maintenant, alors que c'était mon meilleur ami à la base, Alice est dépressive suicidaire et c'est à peine si mon père veut m'adresser la parole. J'suis enfermée dans cette maison depuis des mois avec un frenchie et un ventre de vache alors excuse-moi de vouloir relâcher la pression de temps en temps !

    Je soupirais une fois de plus, dirigeant la télécommande vers la chaine hifi pour baisser le volume sonore, non sans un regard condescendant. Pourquoi cette soudaine envie de jouer les rebelles de bac à sable ? Je n'avais rien à prouver. Peut être ma fierté venait d'en prendre un coup, à me dire que celui que je pensais me connaître par cœur ne connaissait que la partie visible de l'iceberg, comme tout le monde. Refoulant mes remarques déplacées et mon égo piqué à vif, je détournais le regard, avant de ne me diriger vers la cuisine pour m'y servir un verre de jus de pomme, tout droit sorti du frigo. Le liquide sucré me gelait les dents, alors que je reposais déjà le verre sur le meuble de cuisine, avec un soupir de plus. Je n'étais que très peu habituée à m'énerver de la sorte, sachant parfaitement que mes hormones en ébullition avaient un rôle à jouer dans tout cela, et mes émotions jouant aux montagnes russes me décontenançaient bien plus que je ne l'aurais voulu et imaginé.

    - C'est bon... Désolée. J'ai les nerfs à fleur de peau et j'en ai ras la casquette de rien foutre de mes journées... T'as la peinture ?

    Vous avez dit lunatique ?

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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Apollon M. MacNeil
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MessageSujet: Re: 'Cause I love rock'n'roll   Mar 29 Juin - 16:42

Je n'avais pas l'habitude de voir Lexia dans un état pareil. Elle était la petite fille parfaite, elle aurait pu être la petite fille de la reine d'Angleterre. Je pouvais bien croire qu'il fut un temps, elle n'avait pas été ainsi. Ce n'était pas possible d'aller à l'université et de ne pas faire la fête comme un petit fou. Je ne doutais pas qu'elle pouvait s'amuser mais ce n'était encore pas arrivé. Elle était plutôt la petite fille parfaite à son papa. C'était plutôt mon genre de danser sur le canapé avec ma guitare à la main. Enfin, je n'aurais jamais jouer avec cette guitare en particulier. J'y tenais, ce n'était pas n'importe quelle guitare. Je ne lui en aurais pas voulu pour une autre guitare, la situation aurait pu être marrante avec la guitare en moins. Elle se prenait pour Heidi Klum dans la pub de Guitar Hero ou quoi ? J'avoue qu'elle était terriblement sexy comme ça, dans sa petite tenue en train de bouger dans tous les sens... J'aurais pu rire si seulement je n'étais pas aussi fatigué... La fatigue me gagnait de plus en plus et le sommeil ne me rendait pas de meilleur humeur. J'avais besoin de temps pour moi, seul, à rien faire d'autre que trainer toute la journée. Si je continuais ainsi, j'allais finir par mourir plus tôt que prévu. La demoiselle se mit à soupirer bruyamment pour me faire entendre qu'elle ne comprenais pas ma réaction, qu'importe. Ma guitare fut déposée sur le sofa puis elle se tourna vers moi, bras sur la poitrine. « C'est bon, j'allais pas non plus la casser ou la balancer contre un mur ou je ne sais quoi ! Si tu veux pas qu'on y touche, t'as qu'à la foutre au grenier où tu te planques pour pas que j'te fasse chier pendant que tu joues ! » Elle est en colère, comme si moi aussi je venais de prendre Spooke et de l’envoyer au Mexique pour quelques jours de vacances dans un centre canin ou un truc dans le genre. C’était peut-être pas une bonne idée en fait. J’aurais dû faire comme si je n’avais rien vu, j’aurais dû me contenter de monter les pots de peinture et de la laisser dans son délire. Je ne trouve rien à lui dire, qu’elle recommence déjà à parler. « J'te fais peur ? Ça t'est peut être pas venu à l'esprit que j'avais besoin de craquer, de temps en temps ? T'es toujours fourré avec Ed maintenant, alors que c'était mon meilleur ami à la base, Alice est dépressive suicidaire et c'est à peine si mon père veut m'adresser la parole. J'suis enfermée dans cette maison depuis des mois avec un frenchie et un ventre de vache alors excuse-moi de vouloir relâcher la pression de temps en temps ! » La demoiselle soupire et baisse le son. Pas la peine d’en faire des tonnes Lex, j’ai compris que t’étais en colère et que je te prends la tête. « C’est vrai que tu me fais un peu peur… Je sais que t’as aussi besoin de tout relâcher et que t’es pas nu cybo… » Apparemment, elle s’en contre fiche puisqu’elle va dans la cuisiner après avoir détourner les yeux. Je soupire doucement et passe une main sur ma nuque. Je sais que j’assure pas ces derniers jours, pas la peine de me le rappeler… Je retire ma veste pendant qu’elle fait je ne sais quoi dans la cuisine. J’entends qu’elle sort quelque chose du frigo, qu’elle touche un verre.

Je n’ai pas la force pour une nouvelle dispute aujourd’hui, même une toute petite. J’ai besoin de vacances, je veux partir une semaine avec elle à Wellington. Alors que j’allais prendre place sur le sofa, sa voix s’élève de nouveau. « C'est bon... Désolée. J'ai les nerfs à fleur de peau et j'en ai ras la casquette de rien foutre de mes journées... T'as la peinture ? » Je la regarde et souris d’un petit air désolé. J’avance doucement jusqu’à la cuisine, sans un mot. Elle a le dos au comptoir principal, je l’attrape doucement par les hanches pour la faire asseoir dessus. Elle a légèrement pris du poids mais rien d’important. Les trois mois de grossesse en sont la cause. Je glisse ma tête sous son cou. « Non, c’est de ma faute… Je suis désolé, je suis fatigué ces temps-ci…C’est pas de ta faute… J’ai besoin de vacances avec toi, toi et personne d’autre… Et puis… » Je portais doucement mes lèvres sur son cou. « T’étais terriblement sexy tout à l’heure, si t’étais pas enceinte… » Mes baisers se faisaient de plus en plus doux et tendres. J’avais envie d’elle, de son corps contre le mien mais il allait falloir attendre… Je lui souris doucement. « J’ai de la peinture, des pinceaux et tout ce qui faut pour faire la plus parfaite des chambres d’enfant. J’ai même acheté un autocollant en forme de guitare… » Je la serre doucement contre moi et la fait descendre. J’attrape le pot de peinture dans une main, l’autre dans celle de Lexia et monte jusqu’à ce qui sera bientôt la chambre de notre enfant… C’est tout de même étrange de se dire qu’on va être parent, je suis heureux, comme personne ne peut l’être mais… « Y a du boulot… Ah ! J’ai oublié de te dire quelque chose tout à l’heure… Je t’aime. » Mes lèvres gagnèrent les siennes dans un ultime baiser.

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MessageSujet: Re: 'Cause I love rock'n'roll   Ven 2 Juil - 3:19

Son absence de réaction m'horripile plus que tout. Où est le temps où il s'énervait contre moi au moindre faux pas, à la parole de trop ? Où sont passés les coupes de champagne et petits fours que nous nous envoyions à la figure ? Bien entendu, l'époque de déni de nos sentiments ne me manquait pas tant que cela, vu que je n'avais jamais été aussi heureuse que depuis que je savais qu'il m'aimait. Mais la fougue effrontée de nos jours de pseudo-haine me manquaient, en quelque sorte. J'étais Lexia Henley, après tout. J'avais besoin de piquant, de rebondissements, pour ne pas me lasser, pour ne pas pêter les plombs comme je le faisais aujourd'hui. Semblait-il le comprendre ? J'en doutais. Je m'énervais, haussais la voix, m'énervais un peu plus encore, sans succès... Pour jeter l'éponge, au final, excédée par son manque flagrant de réaction.
Enfin, presque.

- Ta gueule, humain.

Un cyborn, non mais vraiment ! L'idée de lui envoyer Schwarzenegger à la gueule m'effleura l'esprit, d'autant plus que le numéro de téléphone de l'homme-robot devait trainer quelque part dans mon carnet d'adresses. Je préférais soupirer une fois de plus, n'ayant cure de la taxe carbone que j'aurais pu payer, à force d'en rejeter ainsi dans l'air. Tant pis pour la planète, j'avais d'autres chats à fouetter. Le bilan Eco2 était bien moins important que mes disputes de couples, pour moi, de toute façon.
Je fuis dans la cuisine, bien qu'aucun mur ne nous séparait réellement, me brûlant l'estomac avec mon jus de pomme glacé, soupirant un peu plus encore. Cela sentait le « si c'est comme ça, je vais dormir chez mon père » à des kilomètres à la ronde, tout cela. Et, à vrai dire, passer la soirée nichée contre mon père à regarder la dernière saison de Bones me semblait un programme fort intéressant. J'avais besoin de souffler, de m'aérer la tête. Mais c'était sans compter sur George qui m'avait presque reniée, maintenant que j'avais un alien MacNeil dans le ventre. Hum, mix d'Aliens et de Terminator, superbe idée.
Je continue de ruminer mes sombres pensées hollywoodiennes, balançant de fausses excuses au hasard. Je ne me sens pas désolée le moins du monde, en fait. Mais s'il le croit, alors tant mieux. Je n'arrive même pas à trouver la force, la motivation, dans cette dispute sans queue ni tête. J'ai simplement envie de bouder, dans mon coin, comme une enfant de quatre ans à qui l'on a refusé la Barbie Infirmière pour son anniversaire. Mais c'est sans compter sur lui, qui ne semble pas vouloir lâcher l'affaire. Je sens ses mains sur mes hanches, pour ne plus sentir mes pieds à terre alors qu'il m'installe avec facilité sur le meuble de cuisine. On a beau dire ce que l'on voudra, sa force, malgré son corps tout maigre, m'étonnera toujours. Pas que je sois lourde non plus mais... Enfin, il cachait assez bien ses muscles, il fallait l'admettre.

J'ai envie de l'ignorer, de continuer de faire ma gamine à bouder tranquillement, mais c'est sans compter sur le fait qu'il glisser son visage dans mon cou, avec douceur. Son souffle chaud contre ma peau me fait fondre et j'en oublie de faire la gueule... Sans en oublier les raisons, tout de même, il ne faut pas rêver. Ainsi, je me retiens de rire avec sarcasme de ses paroles. Il s'excuse, le bougre ! J'aurais très bien pu le tromper, avec son meilleur ami même -quoi que, Ed, j'avais déjà assez donné...- qu'il aurait encore trouvé matière à être fautif et à demander à être pardonner de ses erreurs. Je ne me permis aucun commentaire alors, sachant très bien que je pouvais avoir la parole de trop sans le vouloir. Mieux valait ne pas remuer le couteau dans la plaie, jouant simplement du bout des doigts avec une mèche de cheveux tombant dans son cou.
Néanmoins, à sa phrase suivante, je ne pus m'empêcher de sourire, mes jambes allant enserrer sa taille pour le rapprocher un peu plus de moi, pour le sentir contre mon corps. Ce n'est ni l'endroit ni le moment mais... Enfin, peut importe, en fait. Toutes nos disputes finissent par ce genre de scènes, de toute façon.

- Si je t'étais pas enceinte, tu... Me ferais un bébé ? Me prendrais sauvagement, là, maintenant, tout de suite ? Fuck, ça craint d'être enceinte.

Je ne sais pas si ma bonne humeur est de retour mais ma connerie, elle, ne m'a pas quittée. Forcément. Je souris sous ses baisers, plus encore lorsqu'il me fait la liste des courses. Il n'a tellement rien oublié que c'en est suspect et cela m'amuse. J'aime à l'imaginer perdu, seul, dans le rayon, errant, ne sachant où aller, quoi acheter. Heureusement que les vendeurs sont plus doués que nous là dessus. On n'aurait pas été sortis de l'auberge, sinon.
Je me sens soulevée à nouveau, mes pieds reprenant contact avec le sol. Non, non, encore des câlins. Trop tard. Main dans la sienne, je le suis jusqu'à l'étage, jusqu'à cette pièce étonnement vide et inutile. C'est étrange, quatre murs blancs sans rien dedans. Tout ce qui s'y trouvait -sapin de noël, matériel de camping et autres conneries du genre- a viré à la cave, laissant la place qu'il mérite au têtard qui a élu domicile dans mon ventre. Et la pièce ne m'a jamais semblait aussi grande que ce jour-là. J'ai la flemme d'avance de peindre tout cela, avouons-le. Sourire alors que mes lèvres se posent sur les siennes, s'agrandissant lorsque mon regard se pose sur l'unique pot de peinture qu'il a pris avec lui.

- Je t'aime aussi mais... Ça va faire juste, ça. Je sais bien que je mange de la glace avec les doigts, mais c'est pas pour autant qu'on va faire pareil avec la peinture... J'espère.

J'envisage déjà d'appeler en urgence la manucure pour un rendez-vous dès ce soir pour retrouver des mains parfaites, sinon. Mais non, il a parlé de pinceaux... Je crois. Merde.

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    « Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c’est bien. » Et alors il s’est passé quelques choses, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
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MessageSujet: Re: 'Cause I love rock'n'roll   Lun 5 Juil - 3:58

J'avais toujours cru que notre relation ne changera pas ce qu'on était. Avant nous étions de grands enfants qui aimaient à se prendre la tête et se chamailler durant des heures, à présent, j'avais plus l'impression qu'on avait grandit. Mes sentiments étaient de plus en plus fort pour elle et chaque jour un peu plus j'étais convaincue qu'elle était la femme qu'il me fallait mais plus ça allait plus j'avais la sensation que les soirées à se lancer du raisin dessus et où elle finissait par me jeter son verre en pleine figure s'éloignaient de nous. J'aimais ces moments et leur dire adieux me faisait mal mais j'aimais aussi terriblement nos moments tendresses parsemé de petits pics légèrement vexant. Ce n'était plus comme avant, mais je n'étais en fait pas vraiment mélancolique de ce temps. J'étais trop fatigué pour pouvoir aller cherche un verre d'eau et lui lancer dessus alors que je l'aurais autrefois fait sans problème. J'étais épuisé. Peut-être que ce monde de vie n'était pas fait pour moi finalement. Peut-être que cet enfant arrivé trop tôt, au mauvais moment, peut-être qu'on avait eu tort... Je n'arrivais plus à savoir ce qui m'avait dans cet état, c'était sûrement un toi. Je l'avouer, j'avais beau aimé Henley de toute mon âme, ma vie d'avant me manquait. « Ta gueule, humain. » Je ne peux pas m'empêcher de sourire légèrement. Je l'entendais soupirer. Quand je la voyais, j'avais l'impression que le début de notre histoire lui manquait. Je ne voulais pas qu'on se lasse, qu'on commence à s'ennuyer. Notre vie avait été riche en rebondissement, je m'y étais fait et maintenant que j'étais habitué, ma vie semblait ennuyeuse. C'était dur à dire mais vrai. J'aimais Lexia pas de tout là dessus, mais l'excitation et la fougue des premiers jours commençaient à glisser de notre couple.

Lexia pouvait dire ce qu'elle voulait mais moi aussi je savais comment lui faire oublier sa colère. Quelques baisers dans le cou et le tour était joué. Ce n'était pas toujours aussi facile, c'est sûr mais la plupart du temps c'était efficace. Elle passa ses doigts dans ma nuque pour jouer avec mes cheveux, encore long. Je pensais de plus en plus à les couper. Je les avais sans doute garder ainsi pendant trop longtemps, un tour chez le coiffeur ne me ferait pas de mal. J'avais pensé à un genre de coupe à la Elvis jeune mais en un peu plus court. Enfin, il fallait encore que je trouve le temps d'y aller. Ses jambes se serrèrent lorsqu'elle m'entendit. Je souris en plantant mon regard dans le sien. « Si je t'étais pas enceinte, tu... Me ferais un bébé ? Me prendrais sauvagement, là, maintenant, tout de suite ? Fuck, ça craint d'être enceinte. » Je mords légèrement ma lèvre inférieure et retrousse rapidement mon nez comme elle le fait parfois. Oh que oui si elle n'avait pas été enceinte, cette pseudo dispute se serait terminé comme la plupart des autres. Pour une fois j'étais d'accord avec elle, « ça craint d'être enceinte ». Et il allait falloir patienter encore six mois, au secours.

J'avoue que si le vendeur ne m'avais pas conseillé je serais sans doute rentré à la maison avec un pauvre pinceau et mes pots de peinture. Je ne faisais jamais de bricolage. J'étais plutôt du genre à engager quelqu'un pour le faire à ma place. Je faisais d'ailleurs la même chose pour ce qui était du ménage. J'étais un gosse de riche flemmard et pas débrouillard et j'assumais très bien cela. On aurait été embêter pour peintre cette chambre qui était bien plus spacieuse qu'on pourrait le croire lorsqu'elle était pleine. J'avais tourné en rond un moment dans le magasin, incapable de trouver le rayon que je cherchais. Le vendeur m'avait vu et avait ris, il avait donc proposé de m'aider à finir mes courses. Plutôt cool comme type quand même. J'étais donc paré pour ces petits travaux. Je n'avais encore jamais rien peint de ma vie, à part des feuilles comme tous les enfants bien sûr. Il faut pourtant un début à tout, non ? J'étais content de pouvoir le faire avec elle et non une autre.

J'aurais voulu rester coller à elle comme ça, pendant des heures. Je ne voulais pas aller peindre, je ne voulais pas retourner à la réalité, j'avais juste envie de jouer à l'enfant et de rester contre elle. Mais on avait des choses à faire, plus vite elles étaient faites, plus vite on pourrait refaire des câlins après... Rapidement, on se retrouve dans la future chambre de ce bébé qui serait le plus aimé. « Je t'aime aussi mais... Ça va faire juste, ça. Je sais bien que je mange de la glace avec les doigts, mais c'est pas pour autant qu'on va faire pareil avec la peinture... J'espère. » Je vois son sourire s'agrandir. Je le regarde et fait une légère grimace. « Pas le droit de rigoler. Et puis je te signale que je t'ai toujours pas vu manger de la glace avec tes mains. On va attendre que le petit te sorte du ventre, hein, j'ai pas envie d'être frustré une nouvelle fois parce que je t'ai mise enceinte. Tu bouges pas, j'vais me changer -bon t'as le droit de venir me regarder- et j'vais chercher tous le reste dans la voiture. » Je souris amusé et l'embrasse rapidement avant de filer dans notre chambre pour enfiler quelque chose qu'on pouvait tacher. Un tee-shirt du Hard Rock Coffee et un jean troué de partout. Je descends à la voiture et en sors tout ce que j'ai acheté. Je vais plusieurs allé retour pour tout décharger. Cela me prends un peu de temps surtout pour les pots de peinture. Je descends à la cave chercher ce qui doit être le seul tournevis de la maison histoire de pouvoir ouvrir la peinture. Je remonte et la retrouve. « Y a plus qu'à s'y mettre, trop tard pour reculer. » Je me met à croupie pour ouvrir le pot et le verser dans un récipient en plastique dont j'ignore le nom mais qui semblait indispensable. Je prends de la peinture sur mon doigt et fait deux traits sous les yeux de la jeune femme en riant. « Ça te va terriblement bien, ma petite indienne. »

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