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 The Journey

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Tiffanie Guillaume
QUEEN T
Future Reine de Dublin

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MessageSujet: The Journey   Mer 23 Juin - 14:23

Flotter. Ce sentiment de légèreté qui nous faisait tout oublier. C’est le sentiment que j’éprouvai en ce moment même. Je marchai depuis des jours, depuis des heures et le décor ne changeait pas. J’étais à la recherche de quelque chose mais je ne savais pas quoi. Un livre ? Mon livre ? J’étais venue à Dublin pour connaitre le succès et je l’avais connu. Maintenant je songeais à repartir. Je songeais à rentrer chez moi pour ne plus revenir. Je m’étais comportée exactement pareille qu’à Paris pourtant, je n’avais pas évolué. Mais je devais rentrer chez moi. Home sweet home. En ce qui concernait Sacha, Lucy et autres connaissances, ils se feraient à mon départ. Je ne manquerai à personne. Et personne ne me manquerait. « I’m a creep. » C’était tout à fait vrai. J’étais une garce, une salope, la pire qui soit et avant j’aimais ça mais maintenant je ne le voulais plus. Je n’en pouvais plus. Je ne voulais plus. Je voulais que cela s’arrête. Pitié faites que cela s’arrête. Une porte se dressa devant et je tendis la main pour atteindre la poignée. Quand je la touchai, je reçus une décharge électrique et eus un bref sursaut. Ensuite, je la tournai et ouvris. Devant moi se tenait un champ de coquelicot. Pourquoi de coquelicot ? « Bip » « Bip » « Bip ». Qu’est-ce que c’était que ça ? Je me jetai dans le champ et fus engloutie. Les coquelicots me recouvrirent. Je fermai les yeux et m’endormis.

« Bip » « Bip » « Bip ». Quel bruit insupportable. J’ouvris les yeux. J’avais mal partout. Je n’en pouvais plus et quelque chose me faisait mal. Alors tout cela n’était qu’un rêve. Ce sentiment de béatitude n’était donc qu’irrationnelle. J’étais revenue à Dublin. Désemparée, je me relevai et là, je me mis à pleurer. Je pleurai à chaudes larmes et en silence. En vitesse, je regardai où j’étais et un sentiment d’effroi monta en moi. J’étais à l’hôpital. Pas encore. Je regardai les moniteurs, les battements de mon cœur s’affolaient. Je me sentis suffoquer et dans un geste de colère, peur, j’arrachai tout. Tous les moniteurs. La machine émit un bruit strident et une dame entra dans la pièce en hurlant des trucs en anglais avant de me recoucher et de me remettre les fils. Je voulais me débattre mais je ne m’en sentais pas la force. Traitresse.

- You’re sick. Stay here !

Quoi ? Je suis malade ? Comment ça, je suis malade ? Qu’est-ce que je peux avoir ? La curiosité me prit et je lui tins le bras quand cette dernière voulut partir. Mes serres s’enfoncèrent dans son bras et la dame se retourna et me regarda avec un regard compatissant en mettant son doigt sur ses lèvres en me montrant quelqu’un qui dormait dans le fond de la pièce.

- Your boyfriend stay all the night. You’re very lucky.

Mon « boyfriend » ? Je tournai la tête en direction du jeune homme et vis que cela n’était autre que Sacha. Que faisait-il là ? C’est alors que la soirée me revint en mémoire. J’avais bu. Je l’avais embrassé sous l’influence de l’alcool. Lui qui me plaisait tant, j’avais tout gâché. Mes yeux se remplirent de nouveau de larmes et je savais dorénavant que Sacha devait me prendre pour une groupie. Une fille prête à tout pour se rapprocher de lui. Une « trop fan » comme on disait chez nous. Je sentis mon cœur se serrer et les larmes se mirent à couler. Je voulais rentrer.

- It’s not my boyfriend… Can you give me the airport’s phone number please ? I’m french and I want to go home, now.
- It’s not possible. You’re sick. You suffer from high blood pressure.

High blood pressure. Hypertension. Je croyais juste que j’avais attrapé froid. L’infirmière me tendit un gobelet et deux comprimés. Je grimaçai. Quelle horreur ! C’était vraiment dégueulasse. Ensuite, elle m’indiquait que je ne pouvais pas me balader sans ma perfusion. Je me levai alors et je fus prise de vertiges. Une fois que cette dernière fut partie, je me levai et pris cette chose pour aller me balader dans l’hôpital. Je pris bien soin de mettre un manteau. Je ne voulais pas attraper froid de nouveau. Passant devant Sacha, je vis qu’il dormait. Alors je ne le réveillai pas, le laissant dormir. Puis, je me mis à arpenter les couloirs. Tout était si blanc, tout respirait la mort, cela en devenait effrayant. Alors je décidai de me diriger vers la boutique et c’est là que je le vis. Mon livre. Je m’approchai et fus surprise. Il ne devait pas sortir avant une semaine. Une dame l’acheta. Ma première vente. Interloquée, je le pris et l’achetai également ensuite, je passai à la machine à café et pris deux cappucino. Beurk et doublement beurk. Ils ne seraient pas bons comme tout café sortant de cette stupide machine. Je mis un coup de pied dedans et essayai tant bien que mal de ramener un livre, deux cafés et une perfusion à la chambre… Merde c’était quoi le numéro ? 218, je crois. Ah c’est celle-là. J’ouvris la porte et trouvais Sacha toujours dans la même position et… un plateau repas sur la table. Triplement beurk. En équilibre, je m’approchai de la table et posai les deux cafés. Merde j’aurai du prendre un donuts. Ensuite, je balançai le livre sur le lit avant de m’approcher du bel Adonis qui dormait comme un bébé. Lentement, je caressai sa joue et déposai un chaste baiser sur sa joue.

- Merci d’être resté, murmurai-je avant de retourner m’assoir sur le lit, je t’ai ramené un café. Bon, il ne sera pas bon, ajoutai-je en buvant une gorgée du mien, effectivement il est dégueulasse. Au moins, ça réveille.

Je me mis à rires et je me rendis compte que j’étais devant Sacha Page en espèce de robe de chambre d’hôpital, démaquillée et que je devais ressembler à un zombie. Mais je m’en fichai, bientôt je serai chez moi. L’infirmière revint dans la chambre et me tendis une carte où était marquée le numéro de l’aéroport. Je sortis alors mon téléphone et composai le numéro. Une voix masculine décrocha.

- Hello sir, I shall wish a reservation on the flight of tomorrow from Paris’s Airport, Charles de Gaulle.

Le mec me dit que j’avais un vol demain matin à dix heures. Je trouvai que c’était parfait. Je raccrochai et regardai Sacha.

- Je repars. Tu veux venir avec moi ?

J’avais proposé ça inconsiemment.

- Bien sûr que non. En fait, je suis certaine que tu dois me prendre pour une groupie ou une « trop fan ». Oui, je t’ai entendu quand tu parlais avec Tom. Donne-moi deux raisons de ne pas te gifler une troisième fois.
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Sacha Page
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Caféinomane Averti

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MessageSujet: Re: The Journey   Mar 13 Juil - 1:58

Sacha réveille toi ! Sacha réveille toi ! Mon esprit ne cessait de me faire résonner cette phrase dans ma tête, impossible d’ouvrir les yeux, impossible de bouger, impossible de penser.. J’avais même totalement oublié la raison pour laquelle j’étais présent, du moins, la raison pour laquelle j’étais assis dans ce fauteuil pire qu’inconfortable. J’avais la sensation de ne plus sentir mon bras droit, il devait être écrasé par ma tête, la circulation sanguine devait être bien coupée. Combien de temps étais-je là ? Si je pouvais me donner une idée, peut-être 6.. voir 7 heures. J’étais sans doute persuadé qu’à mon réveil, j’allais avoir une tête incroyable. J’imagine, mes cheveux, complètement emmêlés tel des écouteurs ressortis d’une poche, si les personnes me regardant, ne me prennent pas pour un lion, je serais presque étonné ! Je n’avais jamais vraiment dormit dans une position ni dans un siège pareil, c’était désagréable, j’étais persuadé d’avoir des courbatures lorsque j’essaierai tant bien que mal, de me lever. Il m’arrivait d’entendre des bruits, comme des sonneries téléphoniques moyenâgeuses « bip, bip, bip » ça se reproduisait toute les deux minutes, peut-être. Ça résonnait dans mon crâne, c’était pénible, mais quelque chose adoucissait ces sons, la voix de Tiffanie ? Je crois, en tout cas ça y ressemblait, vraiment, mais moins énergique que d’habitude. J’essayais de me repasser la soirée en film dans ma tête, il était vrai que je commençais à y voir plus clair, du pourquoi j’étais là. Elle s’était évanouit et moi, fatigué comme jamais, j’avais fait un marathon pour rattraper l’ambulance ! Je sais ce que je foutais sur ce fauteuil ! Elle dormait pendant que moi, j’attendais son réveil, mais le sommeil m’avait atteint plus vite que prévu, je m’étais endormis. Me parlait-elle ? J’entendais sa voix, s’adresser à quelqu’un, qui d’autre à part moi était présent dans cette pièce ?

Soudainement, je sentis mon bras « tomber » ce qui laissa ma tête s’effondrer contre l’accoudoir. Oh bordel ! Ça me réveilla d’un seul coup, j’avais la tête qui tournait et mon bras totalement endolorit, quel plaisir ! Quel réveil ! Je me frottais le visage, surtout les yeux, il m’arrivait de me donner des claques pour vraiment m’éveiller, j’étais dans un état second. Le soleil m’aveuglait, j’avais les yeux plissés, j’y voyais rien. Mes engourdissements commençaient à disparaître, je mis mes deux mains contre mon visage, et la seule chose que je pouvais me murmurer n’était rien d’autre que...

« Oh putain »

Ma vue allait de mieux en mieux, et je pouvais apercevoir Tiffanie, je sursautais brusquement, d’un air « qu’est ce que tu fais là ? Où suis-je ? » digne d’un gars amnésique ! Je la regardais les trois quarts du temps, près de moi, était posée une tasse de café.. Merci ! Rien de tel pour revigorer mon corps qui commençait à lâcher par la fatigue.

« C’est toi qui me l’a payé ? »

Comme dans les règles de l’art, Tiffanie, tu es géniale ! « Cose I will make you pay mon café » C’était sympa, vraiment sympa. J’approchais la tasse de mes lèvres en fixant la fenêtre, que j’avais vraiment envie d’ouvrir ! Ça sentait la mort aux rats là dedans ! J’avalai une gorgée de café chaud, liquide en bouche, je sentais un arrière goût amère, mais dégueulasse ! Discrètement, je le recrachai dans la tasse, et j’émettais des bruits de dégoûts « baaaaah… Aarghht » J’exagérais et je le savais, je voulais simplement me faire remarquer, avec naïveté…

« Comment tu arrives à boire ça ? C’est horrible ! »

En la regardant, je repensais au baiser que nous nous étions échangés elle et moi, ça m’avait vraiment fait une drôle de sensation, et je ne savais pas quoi ressentir, entre regret et joie. Bizarrement je n’ai pas ce genre d’attitude mais elle, elle me permettait de faire des excès. Elle arrivait à boire cette chose répugnante, pendant que moi, j’essayais de trouver un sujet de conversation, l’ambiance était aussi froide que la température de la pièce.

« Tu sembles vexée ? »

J’espérais simplement, qu’elle n’avait pas entendu la conversation que j’ai échangé avec Tom juste avant de quitter le bar. Je m’en voudrais, si elle avait prit ce que j’avais dit avec sérieux, alors que j’essayais simplement de cacher à Tom la vérité. Un flash-back me figea soudainement, l’image qui me vînt à l’esprit.. Mes bagages. Mes bagages ?! Oh merde ! Merde ! C’était aujourd’hui qu’il fallait que je quitte Dublin. J’entendais les aiguilles de la montre qui était suspendu au dessus du lit d’hôpital de Tiffanie, je jetais promptement un regard vers celle-ci, 8h35. Plus que deux heures et quarante cinq minutes avant que j’embarque pour Paris, j’étais impatient de retrouver ma vie, celle où je devrais m’habituer à vivre sans ce petit bout de femme auquel je me suis attaché grâce à ce putain de voyage dans cette ville de merde…
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Tiffanie Guillaume
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MessageSujet: Re: The Journey   Ven 16 Juil - 1:08

Sa voix. Sa voix avait quelque chose de grisant sur moi. Comme une sorte de drogue. J’étais allée le voir en concert de nombreuses fois au Gibus, je lui avais fait la bise et maintenant que je l’avais embrassé, je pouvais dire que sa voix avait quelque chose, une sorte d’emprise sur moi. Avant qu’il ne me parle, avant qu’il n’ose posé les yeux sur moi, je voulais le frapper. Il avait dit que je n’étais qu’une « trop fan ». Je n’étais pas vexée, j’étais juste… déçue. Certes, il était venu me voir à l’hôpital mais était-ce par culpabilité ou parce qu’il s’attachait ? « Biiiip » « Biiiiip » La machine s’affolait, surement parce que je m’affolai. Je posai une main sur mon livre et me mis à le regarder et à soupirer. La tristesse. Ce sentiment qui peut nous envahir, nous submerger, nous mettant à nue. Je me sentais comme une petite fille qui avait besoin d’un câlin. J’avais besoin de sortir d’ici. Sacha me posa une question. Que dire ? Ce n’est que du café et il n’est pas pire que celui de mon colocataire. Je soupirai à nouveau, j’étais lasse. Lasse de cette vie, lasse de tout. « J’y arrive parce qu’il le faut. Je ne peux pas me passer de caféine. ‘Cause I will make pay mon café. On pourra dire que c’est chose faite ». J’avais lâché ça de la manière la plus amère au monde. Les yeux dans le vide, c’était comme ci je ne me rendais plus compte de mes paroles. « Je ne suis pas vexée. » Mes paroles. Mon ton. Tout laissait présagé ma déception.

Elle s’avançait lentement vers lui et plantait son regard dans celui de son interlocuteur. Cette maladie qui allait emporté l’amour de sa vie lui fit comme un trou béant dans le cœur. Elle saignait elle aussi. Mentalement. Ensuite, elle se mit sur la pointe des pieds et l’embrassait à pleine bouche. Leurs langues s’entrechoquèrent, entamant un ballet endiablé. Les larmes coulaient sur sa joue. Ne semblant pas vouloir interrompre leur course effréné. Mais même si jamais il disparaissait, il serait toujours là. Elle le verrait toujours. Elle l’aimerait toujours.

Ce passage de mon livre. Cette courte scène que j’avais réécrite au Starbucks était selon mon éditeur la meilleure de mon livre. J’en devais une fière chandelle à Sacha. Je lui devais tout, mon succès. Et je voulais tout abandonné, pour retourner dans l’oubli de la France. Là, je voulais qu’il parte. Les hôpitaux étaient une sorte de phobie pour moi. Ces murs, cette odeur, je ne pouvais plus respirer. Crise d’angoisse. Hypoventilation. J’allais étouffer. Les larmes me vinrent aux yeux mais je baissai le regard, honteuse, comme ci je ne supportai pas d’affronter le regard de Sacha. Son beau regard bleu. Gris ? Bleu ? Peu importe. Mes yeux étaient de la couleur des serpents et c’était vicieux un serpent. « Je vais te laisser le choix, chuchotai-je, sois tu pars et je ne te revois plus jamais. Sois tu viens près de moi et me prends dans tes bras. Je ne supporte pas les hôpitaux et faute de pouvoir fumer, j’aimerai bien une présence rassurante à mes côtés. » Je finis de tâter la couverture où était inscrit en lettres capitales, le titre de mon œuvre. Bientôt la tournée promotionnelle. Je ferai le tour du monde. Seule. Je me mis à trembler. On aurait dit une crise d’épilepsie. Je n’arrivai plus à me contrôler. « Penses à quelque chose d’agréable, murmurai-je à mon intention, penses aux cochons d’inde. » Les cochons d’inde, des petites boules de poil accueillantes. Je ne voulais pas m’en acheter un, je ne voulais pas. Mais tout le monde voulait se cotiser et m’en offrir un. Ils disaient que c’était la seule chose qui pouvait m’apaiser. Moi ? La fille la plus anxieuse de la Terre ? Qui stresse même pour choisir le film qu’elle devait regarder le soir même ? La fille la plus impulsive que je connaisse. La plus invivable. Je partais au quart de tour. Je détestai tout le monde par pure jalousie. Je ne supportai pas la compétition. On voulait m’offrir une bestiole. Je n’étais même pas capable de m’occuper de mes chiens, ça n’était pas pour m’occuper d’un cochon d’inde.

Lentement, j’amenai mon gobelet à mes lèvres et faillis m’étouffer avec cette saloperie. Pour être dégueulasse, ça l’était. Si Sacha était doué pour le café, qu’on me conduise à Las Vegas, que je l’épouse sur le champ. Je verrai bien par la suite. Et je mettrais un bon coup de poing dans la gueule à sa connasse d’ex. « Biiiiiiip » « Biiiiiiiip » Je lançai le gobelet de café sur la machine. « SHUP UP, hurlai-je à l’engin. » Je commençai à m’énerver et comme Sacha semblait réfléchir à comment il allait tenir cette créature repoussante dans ses bras, je me levai arrachant toutes les perfusions. « BIIIIP » « BIIIIP ». Allez tous vous faire foutre. Je sortis une cigarette, ouvris la fenêtre et me l’allumai. « Comme t’as l’air de ne pas vouloir toucher le monstre du Loch Ness dans tes bras, je fume. Et si on vient éteindre ma clope, je me jette par la fenêtre. » Je tremblai encore. Mais je me sentais une pêche d’enfer. Après tout, je devais prendre l’avion dans deux heures et quarante cinq minutes. Je devrais bientôt rentrer faire ma valise. Ensuite, au revoir Dublin, au revoir Sacha Page. La personne à laquelle je commençai à m’attacher. « Non, je ne suis pas vexée. Je suis déçue. » J’avais lâché ça négligemment, comme on lâche un « ça va » alors que cela ne va pas.
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Sacha Page
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Caféinomane Averti

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MessageSujet: Re: The Journey   Sam 17 Juil - 5:57

Comme quoi, patienter ne demande pas d’efforts, ni rien. J’avais juste à attendre que Tiffanie se réveille paisiblement et qu’elle retrouve sa vivacité habituelle qui allait d’ailleurs me manquer. Moi, qui pensais débarquer à Dublin, uniquement pour une petite tournée, j’étais persuadé de ne pas rencontrer qui que se soit, ni créer des liens amicaux envers les Dublinois(es) qui la plupart du temps, sont assez asociaux et désagréables.. Elle n’était pas vraiment comme ça, et c’est ce qu’il me plaisait chez elle, sa manière d’être hors contexte, différente. Mes yeux se posèrent sur elle, sans arrêt. Si sereine, si zen, on aurait dit qu’elle avait totalement oubliée, qu’elle venait de passer une nuit entière dans cette prison. Je ne sais pas ce que j’avais, penser à mon départ me rendait plutôt nerveux, lors de mon arrivé à Dublin, j’avais plus que hâte de faire demi tour, direction Paris, que de rester plusieurs jours dans cette ville pire que sobre et sans intérêt. Comment font-ils pour habiter dans un endroit pareil tous ces gens ? Tiffanie me parlait, elle se parlait même ! Je n’écoutais pas, j’étais dans un état second, totalement préoccupé par mon départ, l’envie de rester par amitié. Une flemme de porter mes bagages, marcher jusqu’à l’aéroport, embarquer, attendre 3h assis, tout ça me stressait, c’est du grand n’importe quoi. Je commençait à étouffer dans cette pièce qui empestait la mort ! Je voulais sortir, partir ce et endroit qui est censé sauver des gens, mais moi, j’ai l’impression qu’il allait me tuer !

« Ne dis pas ça ! Monstre du Loch Ness ! Pff »

Je me mis à rire avec inconscience. Une cigarette s’il te plait ? Je voulais fumer avec tellement d’envie, c’était vraiment extrême. Oh et puis ! Quel courage ! A peine levé, une envie de clope, aïe… C’est pas bon ça, mais bon. Je m’approchais de Tiffanie, en tenant son poignet pour avancer sa main vers mes lèvres, histoire de m’avaler une bouffé de nicotine. C’est chose faite ! J’entendis la porte s’ouvrir, j’ai jeté un regard rapide pour ensuite re regarder le dehors, c’était une infirmière, elle avait l’air, fâché et agacé.

« Mademoiselle ! Veuillez-vous recoucher et éteindre cette cigarette, elles sont interdites dans l’hôpital, c’est le règlement. »

Je ne sais pas pourquoi, je sens qu’elle va se prendre une gifle la bonne femme, ainsi que son règlement. J’attendais qu’elle se tire pour sauter de la fenêtre et aller chercher la clope à Tiffanie. Qu’est ce que je peux faire ? Apparemment la stagiaire (je crois) prenait l’air énervé et sortit de la chambre. La porte, fenêtre, infirmière, je vois le truc ! On va sortir d’ici et vite ! De toute manière, Tiffanie avait débrancher tout son bordel alors bon, qu’allais t-elle faire ? Les rebrancher, haha, c’est pas encore Noël… Une fausse envie de café monta en moi, je prévenais Tiffanie que j’allais en chercher avec deux croissants sur plateau, j’ai le don de changer l’ordinaire en extraordinaire, d’hôpital sinistre, je le change en hôtel 4 étoiles avec petit déjeuné apporté au lit, pour la situation actuelle, je dirais debout.

« Je reviens, je vais apporter du café ! Un déca… »

J’étais sortis de sa chambre 218, je longeais les couloirs avec vitesse (pour une fois) d’ailleurs, ils se confondaient tous, des angles à n’en plus finir, des mûrs qui se mélangeaient les pinceaux ! Je pouvais apercevoir au loin le panneau « SORTIE » Alléluia. J’étais dehors, j’inspirai une bouffé d’air frais, pur. Quel régale ! Du vent, de l’air ! Ça ne sentait rien, mais, je préférais cette odeur que celle de la chambre à Tiffanie. La petite cafète était à quelques mètres, il n’y avait rien, pas même un arbre, au printemps, on doit se croire dans une allé du supermarché avec pleins d’électroménagers dans tous les recoins. Arrivé à l’intérieur, ça humait le café ! Appétissant à l’odorat mais dégueulasse au goût, voir pire !

« Bonjours, deux décas et deux croissant s’il vous plait. »
« A emporter en chambre ? »
« Ouais ! »

La nana me souriait comme une grande abrutie, à croire qu’il y avait écrit « génie qui exauce tous vos souhaits. » Putain ! Ils s’emmerdent pas dans cette cafète ! 12 Euros 4 merdes qui vont sûrement être répugnantes. J’étais sortie, plateau en main, j’avais un air de major d’homme, j’avais la classe ! La porte de la chambre à Tiffanie était ouverte, elle était accoudée à sa fenêtre, je reculais à pas de velours, arrivé à l’intersection des couloirs, je laissa le plateau me tomber des mains, tout explosa au sol, les cafés, les gobelets giclèrent de partout, les croissant gisaient dans la marre de caféine, en voyant le personnel de l’hôpital commencer à arriver, j’accourus vers Tiffanie en tenant fortement sa main, pour l’entraîner hors piaule, elle râlait pour pas changer, mais elle me suivait malgré tout ! J’entendais les médecins nous appeler, on envoyait tout valdinguer, les chaises, les portes, les perfusions sur notre passage. Les gros rebelles font leurs entrés ! D’un coup, tout droit, arrivaient 4 vigiles. Nous étions coincés… MEEEEERDE ! Les murs nous bloquaient, on étaient au milieu des couloirs, et dans chaque coins se tenait quelqu’un pour nous attraper. Je lâchais la mains de Tiffanie, et je me laissais prendre.

« Tiffanie fous le camp ! »

J’allais avoir des problèmes, quelle grasse… Elle se tenait devant moi et commençait à se tirer, pendant que moi, je me faisais presque menotter, je la regardais de mes yeux verts, reculer lentement. Elle m’abandonnait.
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Tiffanie Guillaume
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MessageSujet: Re: The Journey   Mer 28 Juil - 3:50

Nom de dieu. Les hôpitaux. Grand dieu que je haïssais ces endroits de merde. Grand dieu, grand dieu. Je tirai sur ma cigarette en le regardant se poster à mes côtés. Pourquoi tu me colles ? Les vapeurs d’alcool de la veille commençait à se dissiper et j’avais mal au crâne. Tiffanie, arrêtes donc de te prendre des cuites pour un rien. Pourquoi avais-je bu comme ça à en perdre la tête ? Pourquoi avais-je embrasser Sacha Page ? Le mec de la Nouvelle Star ? Le mec qui chantait le café quoi ! Argh ! Rageuse contre moi même, je le contemplai tirer sur ma cigarette. Nan, mais, je te permets pas, on a pas gardé les cochons ensembles. Puis nos yeux se croisèrent et je déglutis péniblement. Il ne pensait pas que j’étais un monstre. Je ris jaune. C’est la meilleure. Je ne suis pas son ex moi. La blonde là ? C’est quoi son nom à celle-là ? Bref, on s’en tape. J’allais lui rétorquer quelque chose de cinglant quand soudain une infirmière stagiaire entra et vis la cigarette. Oups ! Je la regardai, haineuse. Nan, mais elle n'allait pas commencer à me faire chier celle-là. Je haussai le sourcil quand elle éleva le ton et lui fis les gros yeux. Alors déjà qu'ils m'avaient enfermé contre mon gré, que j'avais la peur panique des hôpitaux mais en plus s'ils m'empêchaient de fumer, ça n'allait pas le faire. Lentement, j'élevai la main, lui montrais la cigarette avant de tirer une nouvelle taffe et de la jeter par la fenêtre. Va chier vieille conne. "It's done ? Get out!" J'avais dit ça sur un ton des plus agressifs avant de retourner à mes pensées. Non, mais pour qui se prenait-elle celle-là ? J'étouffai. Il fallait que je sorte et vite. Ça commençait à me gonfler quand même. "On se fait chier, t'aurais du prendre ta guitare." J'avais dit ça avec un calme, une sérénité qui m'étonnait. Serais-ce l'effet "calmant" de ces cons-là ? Je détestai quand on me donnait des calmants. Puis mon prince charmant me dit qu'il me quittait pour se barrer avec la belle au bois dormant. Je ne suis plus Cendrillon et j'ai vingt ans. Non, il se barrait juste chercher à manger. Waouh! Serviable le Sacha. Je lui fis un sourire sincère en le voyant s'en aller. Il me manquera, c'est certain. Inconsciente, je me mis à fredonner des paroles qui n'avaient ni queue ni tête. "Leave me alone, get out off my head..." Je ne voulais pas repenser à la soirée d'hier. Je ne voulais plus repenser à Sacha Page. Voilà la raison pour laquelle, je devais m'en aller. Fuir. Au loin. Alors, je pris une grande résolution, je devais fuir Dublin, avec un billet aller et pas de retour en précision.

J'étais perdue dans mes pensées quand soudain j'entendis un grand fracas. Avant que je n'eus le temps de me retourner, quelqu'un me prit la main et m'entraina hors de ma chambre. Oh, mon prince charmant. Mon sauveur. Mon Shrek. Tiffanie arrêtes de regarder les dessins animés. Prince Ali, oui c'est bien lui... Grande influence de Disney dis donc. "Tiffanie, cours." Nan, je préfère voler. I Believe I can fly. Je ris à ma propre remarque quand je me tournai vers Sacha pour le voir courir à mes côtés. Alors, je pris mes jambes à mon cou, main dans la main avec un ancien candidat d'un télé-crochet. VDM. Le seul mec que je pouvais me trouver avait été jugé par Lio. La nana dont on voyait toute la poitrine à la télé. OMFG! Alors, je me mis à courir, voler. Et je ne remarquai même pas que Sacha avait été arrêté par des vigiles. Soudain alors que j'étais dans le hall sur le point de m'enfuir, je m'arrêtai, essoufflée et dis "Je n'en peux plus, je dois reprendre mon souffle." Mais je parlais dans le vide et voyant que je ne recevais aucune réponse, je me tournai et le vis se faire plaquer au sol par quatre vigiles. Pardon ? On touche pas à mon mec. C'est quoi ce bordel. Je me mis en colère. Vraiment avant de chercher quelque chose pour détourner l'attention. Et la seule chose qui venait à mon esprit fut un déambulateur d'un petit vieux qui passait devant moi. "Excuse me sir." Je le pris et je le levai au dessus de ma tête pour le jeter sur les vigils avant de choper une chaise et de sauter dans le tas pour leur taper dessus. "Lâchez le! Lâchez le" Je savais qu'ils ne comprendraient rien mais quand même. "It's my boyfriend, get out!" Pourquoi avais-je dit ça ? Alors que j'avais déclaré une heure plus tôt à l'infirmière que Sacha Page n'était pas mon petit copain. Maintenant, je disais le contraire. Serais-ce parce que je venais de lui sauver la mise ou parce que j'avais envie qu'il soit vraiment mon petit copain ? Sans attendre ma réponse, je le remis sur pied et le tirai par la main pour courir. Je ne savais pas combien de temps notre fuite dura avant que je ne daigne m'arrêter mais il pleuvait. Génial! J'étais en pyjama dans la rue, malade et trempée. Je sentis mon cœur battre dans ma poitrine. Je le sentais et j'avais mal. Je ne voulais pas partir. Alors, je chopai Sacha avant de le forcer à me regarder dans les yeux et de lui déposer un chaste baiser sur la joue. "Merci, pour tout et adieu." Puis je lui appelai à un taxi et tendis un liasse de billets (bien caché ne demandez pas où) au chauffeur et de retourner à l'hôpital. Je ne pouvais pas prendre l'avion sans mes papiers. Et ils avaient mon sac à mains. "Si tu passes par Reims, fais moi signe, dis-je à l'intention de Sacha avant de disparaitre"

Une fois à l'hosto, les infirmières me gueulèrent dessus mais les médecins vinrent me voir et me dirent que vu que j'étais majeure, ils ne pouvaient pas me garder contre mon gré. Alors, ils me firent signer tout un tas de paperasse et je retournai chez moi. Dans le taxi, je pleurai. A chaudes larmes. je venais de rencontre un type sympa, qui me plaisait et je devais m'en aller. Je pleurai, je pleurai sans cesse. "Get out off my head" Une fois à mon appartement, je fis mes bagages, mis mes animaux dans les cages à voyages pour au final envoyer mes valises à l'aéroport. J'avais encore un peu de temps, alors, je m'assis et m'allumai une cigarette. Destin de merde. Vie de merde. A Paris, je ne rencontrerai jamais quelqu'un comme lui. Ce qui me marquait le plus: ses yeux verts hypnotisant. Puis, je pris mes affaires et me dirigeaient à l'aéroport. Une fois-là, je m'assis et allumai mon ordinateur pour commencer à écrire. Pas une suite aux aventures des deux tourtereaux. Une nouvelle histoire. Comment j'ai rencontré un mec de télé-crochet, que j'en suis tombée sous le charme... et que je l'ai laissé filer. L'histoire de ma vie. L'histoire de Sacha. L'histoire de nos vies entrecroisées, étroitement liées mais auxquelles, j'avais coupé le cordon.
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The Journey
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