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 I belong to you. Its not a joke. | Valentin |

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Ludwig Allen Jenzell

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MessageSujet: I belong to you. Its not a joke. | Valentin |   Jeu 1 Juil - 3:27

Son mouton, son mouton bordel, ou avais-je bien pu ranger cette relique. J’étais sur de l’avoir gardé jalousement lorsqu’il l’avait laissé chez moi et aujourd’hui il me le réclamai et je devais lui rendre, je le devais, simplement parce qu’il me le demandais et que je n’avais jamais été en mesure de lui refuser quoi que ce soit. Mon cœur s’accoutumais doucement à ma nervosité palpable, et je n’imaginais pas qu’il soit possible d’être plus imprécis dans mes gestes. Je m’agitai, courrais dans tous les sens, n’ayant pas une minutes à perdre. Son mouton était la priorité et Conchita elle même s’était lancée dans cette tortueuse chasse au trésor. Il était neuf heures et demi et le vacarme que je causai dans toute la villa aurait pu réveiller n’importe qui. Valentin s’était réveillé et ma vie avait à nouveau un sens, mon cœur s’affolait dans ma poitrine et j’aurais désiré avoir le don d’ubiquité pour pouvoir être à la fois auprès de lui et à mes recherches. C’était sûrement stupide, un effet de son retour subit à la réalité, mais j’en faisais comme une affaire personnelle. Rien ne me calmais et un soupir de soulagement passa la barrière de mes lèvres lorsque Conchita m’annonça que la peluche était dans l’un de mes cartons.

« Donne la moi ! » Je m’exclamai, avant de lui arracher presque des mains. La politesse n’avait plus raison d’être, je manquais de temps. Passant un bref coup de peigne dans ma tignasse blonde, je m’élançai dans la circulation pour rejoindre l’hôpital, du plus vite que je le pouvais. Conducteur nerveux, j’abusais du klaxon en pestant. Pour la première fois depuis longtemps, il avait besoin de moi, rien que moi, et je me devais d’être là pour prendre soin de lui, mon meilleur ami, mais aussi celui que j’aimais avec toute la sincérité dont mon cœur pouvait faire preuve. La notion de temps m’asphyxiait et j’avais l’intime conviction que je luttais contre elle. J’étais perdu entre deux sensation fondamentalement opposées, d’abord le bonheur, le soulagement, l’ivresse, puis l’oppression, l’envie d’annihiler le temps, d’être plus fort que lui, et la souffrance de ne pas y parvenir. Garé sur le parking l’hôpital, je délaissais le véhicule pour me diriger d’une marche rapide vers le bâtiment, non sans emporter avec moi la petite peluche usée qu’il m’avait réclamé.

Mon ultime faiblesse trônait au milieux d’une petite pièce encore allongé sur son lit blanc et j’entrai un brin essoufflé par ma course. Un sourire s’afficha malgré tout au coin de mes lèvres et je m’approchai pour prendre place près de lui et déposer son mouton près de lui.

« Tu l’avais oublié chez moi et j’ai jamais cru bon de te le rendre, j’pleurais toujours comme un con quand tu partais même quand j’faisais le guignol à l’aéroport. »

Je ne savais pas pourquoi je lui révélais ce genre de détail, pourtant il m’avait semblé important de le mentionner là, à cet instant précis. Je supposais que c’était le genre de phrases connes et niaises qu’on sortait à quelqu’un qu’on avait manqué de perdre, quelqu’un qu’on aimait plus que soi-même, je ne savais plus rien.

« Si tu savais comme j’ai eu peur Val. J’en ai eu des peurs avec toi mais là bordel t’as fait fort. » Mon regard se posa sur ses prunelles vert d’eau. « Si on retrouve celui qui t’as fait, j’te jure que j’aurais pas de mal à le buter moi même. » Et c’était vrai, tellement vrai que ça en devenait inquiétant. Tout m’était toujours passé au dessus, j’étais le gosse insouciant, moqueur, abusant du sarcasme comme du nutella, que rien ne semblait atteindre et je passais les détails, mais lorsque cela le touchait lui, tout prenait des proportions infernales et me mettait dans tout mes états. Pas violent pour deux sous, je n’avais jamais hésité une seconde à me battre pour une simple injure qu’on avait pu lancer au visage de mon correspondant. Je m’étais en quelque sorte attribué le devoir de le protéger et de veiller sur lui, et je m’y tenais, même s’il n’avait jamais eu réellement besoin de moi pour se débrouiller seul. J’aimais avoir la sensation de prendre soin de lui et de l’aimer plus que n’importe qui pourrait le faire. Son mariage avait été difficile pour moi, principalement parce qu’on me l’avait pris sans que je n’ai le temps d’analyser clairement la situation, et j’avais gâché la fête, beaucoup moins réservé après quelques coupes de champagne. Valentin ne m’en avait pas voulu et j’éprouvais les plus grandes difficultés à appréhender sa clémence envers moi alors qu’il m’avait explicitement demandé de me conduire raisonnablement ce seul jour. J’avais merdé, comme je merdais souvent avec lui, parce que tout bonnement pas capable d’être un drogué raisonnable.

Allongé sur son lit d’hôpital, l’horreur que m’inspirait son entourage était plus virulente encore. Je les haïssais tous, de sa femme à ses dits amis qui ne s’étaient que trop peu inquiétés de sa situation. Valentin semblait exténué et je devais bien être le seul à savoir qu’il s’était réveillé pour l’instant. Prenant sur moi, je glissais dans la conversation.

« Tu veux que je prévienne ta femme ? On s’apprécie pas vraiment, mais je peux le faire si ça t’arrange. »

Appeler Alice, me répugnait d’avance, mais j’avais une part d’humanité suffisamment considérable pour ne pas la laisser dans l’ignorance, je savais qu’elle l’aimait, même si cela me tuait de l’admettre et même si la jalousie me poussait parfois à l’extrême, cela aurait été réellement cruel de ne pas la prévenir, de plus je ne pouvais pas nier que je retirais malgré tout une grande satisfaction à être celui, qui avait toujours été là, assiduité parfaite malgré toute la souffrance qu’occasionnaient mes visites journalières, j’avais au moins ça de plus qu’elle. Je croisai les bras, tout en baissant le regard, pour cacher tant bien que mal, Mon dégoût. J’étais envahi de sentiments étranges, le cœur au bords des lèvres j’avais envie de tout lui déverser, je n’avais jamais été honnête avec lui, jamais. Je m’étais contenté d’être le meilleur ami gay et un brin barjot, qui l’allumait parce qu’il était juste mignon et juste gentil, et juste un ami hétéro de plus à emmerder. Foutais, conneries oui, j’avais juste jamais eu le courage d’admettre que je ne voulais pas coucher avec lui, que la seule chose que je voulais c’était lui, sans conditions, sans rien. Lui dire ? Je n’en avais jamais été capable, et envisager de le perdre m’avait nettement fait réviser mon jugement. Je n’avais pas de vie amoureuse, je vivais avec un blocage, pour la simple raison que je ne m’étais pas mangé le râteau que je méritais à moins qu’il s’agisse là d’un mal incurable, dont je n’étais pas prêt de guérir, on était jamais sûr de rien. Comme dans le but de faire un preview approximatif et éprouver mon courage je murmurais pour moi même, ces trois mots à voix basse. « Je t’aime. » Mais non, le dire plus fort était au delà de mes capacités, à la vérité, j’étais pétrifié à l’idée de les prononcer sans que ce ne soit une quelconque marque d’humour inhibée. Il y avait des forces plus puissantes que moi, celle là faisait partie des plus terrible. Laissant tomber mes bras le long de mon corps, je relevai la tête vers Valentin en affichant un sourire bienveillant.
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Valentin-Alexandre Legon

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MessageSujet: Re: I belong to you. Its not a joke. | Valentin |   Jeu 1 Juil - 22:38

Je somnolais en partie lorsque Ludwig est arrivé. Je l’ai regardé sans vraiment réalisé, sans doute trop amorphe pour comprendre ce qui se passait. J’ai esquissé un mince sourire et me suis légèrement redressé, content de le voir ici. Je pris la peluche qu’il m’avait apportée, enfonçant mes doigts dans les boucles synthétiques de la bête. « Merci Lud. Je l’aimais bien cette chose. » Je restais troublé par un tel aveu venant de Ludwig, qui n’a jamais été réellement sérieux avec moi. J’étais plus habitué aux boutades, allusions sexuelles et humour douteux plutôt qu’à ce genre de détail sincère et perturbant. Je me poussai encore un peu et attrapai son poignet pour qu’il s’asseye sur le bord du lit. « Combien de temps ? Combien de temps j’ai perdu ? » Je plongeai mon regard dans le sien, cherchant une réponse avant de serrer instinctivement la peluche contre moi comme un enfant perdu qui retrouve un peu de chez soi dans un endroit inconnu. Je soufflai, soulagé de ne pas être seul. « Je suis heureux que tu sois là Ludwig... » Je repoussais le drap, peu soucieux de me retrouver torse nu face à mon meilleur ami. Ce n’était pas l’image que je m’étais fais des hôpitaux. Pour moi c’était des blouses atroces que chaque patient haït mais à croire que j’avais passé suffisamment de temps pour gagner le privilège d’avoir le bas de mon pyjama habituel. Je passai mes bras autour de Ludwig, le serrant brièvement avant de m’asseoir docilement en tailleur sur le lit, le fixant d’un air tranquille. Puis subitement une surprise violente marqua mon visage. J’haussai les sourcils, désorienté. Une femme ? Moi ? Moi, Valentin-Alexandre Legon marié ? Elle ne m’avait pas plaqué la veille du mariage ou même dans l’église ? Ou bien elle avait trop pitié de moi pour me dire clairement qu’elle me trompait car elle n’en pouvait plus de moi, de mon métier, de mon tempérament trop doux et ma docilité écœurante ? « Comment ça…ma femme ? T’insinue que je suis marié ? Et en plus tu ne l’aimes pas ? Entre nous, tu aurais pu faire un effort Ludwig ! Tu es mon meilleur ami… A moins qu’elle soit vraiment atroce ? » Je commençais à m’inquiéter. Comment pouvait-il ne pas aimer celle que j’étais censé aimer ? Un long frisson parcourut mon échine tandis que je ramenais mes genoux contre mon torse, désarçonné. Marié. « Elle…elle s’appelle comment ? » Si mon mouton avait été vivant, il serait mort la cage thoracique broyée par mon étreinte. J’en avais mal au cœur pour elle. Combien de souvenirs pouvait-il me manquer ?

Je me recouchais sur le flanc, me recroquevillant sur moi-même, ne sachant plus quoi penser ni de moi ni de cette nouvelle. « Putain. Je suis marié. » ai-je murmuré dans ma langue natale, le regard dans le vide. Etrangement la voix de Ludwig me parvint bien qu’elle fut faible. J’arrachai la perfusion pour la seconde fois, décidé à ne plus ressembler à un rat de laboratoire. Je lui jetai un regard en biais avant de sourire. « Mais Lud, moi aussi je t’aime. Tu n’es pas mon meilleur ami pour rien ! » je soupirai faiblement, me demandant ce que j’avais d’autre à apprendre sur ma propre vie. Pas d’enfant au moins ? Je ne suis moi-même pas adulte, comme pourrais-je être quelqu’un de fiable. Une maison ? Grande comment ? Animaux ? J’ai pas changé de métier je suppose ? Mon accent il s’entend toujours ? « Ludwiiig. Ludwig, comment je vais faire. Tu te rends compte ? Je suis fini. J’étais marié mais si elle est lucide, elle va partir lorsqu’elle se rendra compte que je ne me souviens pas d’elle, si ce n’est pas déjà fait. Qu’est ce que je vais lui dire ? Et qui d’autre j’ai oublié ? Je suis un monstre Lud. Un monstre. » Je gémis doucement, profondément perdu. J’étais déchiré entre l’envie de m’abandonner à mon horreur et l’envie de mettre ça de côté et profiter de la présence de mon meilleur ami.

« Lud. Lud. Lud le goût infect du thé me manque, les trucs débiles, avoir peur de rien, parler mal anglais, me perdre dans cette foutue ville, avoir honte de tes costumes pour mieux en rire. J’en peux plus d’être ici. J’en peux plus, je te promets. » Je passai ses doigts dans ses cheveux, en proie à des tourments peu imaginables. Je m’affolais sans raison précise, si ce n’est que je ne parvenais à accepter que je puisse être amnésique. Mon cœur ne répondait plus de rien et ma respiration non plus. C’était peut-être aussi ce qu’on appelait crise d’angoisse ? J’avais froid. J’avais chaud. Je me sentais terriblement mal, mal au cœur, mal au ventre, mal au crâne. Je fermais les yeux, silence et lorsque le calme me revint je posai mon regard translucide sur mon meilleur ami qui avait la bonté de venir me voir mais aussi de m’apporter ma peluche. Il était là, lui. Il me soutenait, me parlait placidement et m’apportait un note de gaité dans une chambre d’hôpital morbide. « Dis moi Lud, tu ne voudrais pas me parler de ce que je pourrais avoir oublié ? Raconte-moi ce que j’ai loupé… » Je torturai doucement l’oreille de mon mouton, ayant la sensation d’avoir quatorze ans, d’être de retour chez mon correspondant. Lui extraverti et drôle, moi, timide, tendre mais traumatisé et traumatisant. « Est-ce que…est-ce que je l’aime tu crois ? ». La question me trottait en tête depuis plusieurs minutes déjà et je n’envisageais pas la possibilité que je puisse être marié et que Ludwig ne s’en réjouisse pas pour moi. Je l’aimais, et je devais sans doute l’aimer elle. Pourquoi ne pouvait-il pas l’apprécier ? L’adopter ? Ou quelque chose comme ça… « Je te suis reconnaissant de ne pas m’avoir abandonné. Je ne sais pas comment…comment j’aurai réagi si j’avais été seul, complètement seul. Et sans mouton. » ajoutai-je en riant.

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Ludwig Allen Jenzell

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MessageSujet: Re: I belong to you. Its not a joke. | Valentin |   Ven 2 Juil - 0:25

« Je sais. » Oui, je le savais, c’était une des raison pour lesquelles je l’avais gardé, parce qu’il y tenait justement, je m’étais dis, qu’en gardant son mouton, c’était un peu comme le garder près de moi. Je n’avais jamais été très peluches et cela m’avait toujours fasciné chez les autres et en particulier chez Val d’observer un tel attachement vis à vis d’un simple objet. Moi même j’avais un jour serré sa peluche contre moi et j’avais compris qu’il y avait une part de lui à l'intérieur, de son affect. Blessé lorsqu’il partait, je m’étais habitué à ce qu’il y ait autour de moi quelque chose pour me rappeler sa présence. Maintenant que nous étions adultes, c’était bien différent et j’avais appris à me satisfaire des nouvelles technologies. Aujourd’hui grâce à facebook, je pouvais polluer son mur et lui envoyer des pokes, lorsque bon me semblait. Mon esprit divaguait et seul la douceur de sa voix parvint à me reconnecter à la réalité. Combien de temps ? Des mois, de longues heures, des milliers de secondes, tout restait approximatif. Affichant un bref sourire en coin, je lui répondais. « Une trentaine d’année, mon lifting est parfait mais tu devrais plutôt te regarder dans une glace, tu serais surpris. » J’eus un petit rire avant de retrouver mon sérieux, pour lui donner une réponse concise et claire. « 4 mois, 4 putain de mois, il nous on dit que tu t’en sortirais pas, ta femme a pété les plombs, moi je savais que t’en sortirais. On a frôlé souvent la catastrophe avec toi, mais je ne voulais pas y croire, c’était impossible de croire qu’on puisse t’arracher à moi comme ça. J’ai beau me déguiser en Jedi, j’adhère pas à leur code débile sur l’attachement, j’sais pas ce que j’aurais fait sans toi. » Dieu, je devenais sentimental, il fallait qu’on m’arrête, ou j’allais glisser sur cette pente diaboliquement savonneuse, me rétamer sur le sol, avec une ou deux dent en moins, perdre le contrôle de moi même, du rôle que je m’étais assigné pour ne pas en souffrir. Son regard était plongé dans le bien, et je me haïssais d’y être trop sensible. Maelström infernal de ressentiments, je ne savais pas mettre un terme sur ce que j’éprouvais. J’avais envie de pleurer sans qu’il n’y ai rien de triste, pleurer pour pleurer, pour l’apaisement que ca procure, me dire que tout était enfin fini.


J’avais envie de l’enlacer, juste un instant le serrer contre moi, sentir son cœur pour attester sa réalité, l’aimer secrètement encore sans qu’il ne s’en rende seulement compte, mais je restais paralysé, incapable d’engager moi même l’approche, comme bloqué par une force invisible de mon inconscient, qui aurait eu peur d’abuser de sa candeur ou encore de souffrir d’une trop grande proximité. Alors que mes muscles se détendaient abandonnant la lutte, je sentis ses bras se poser sur moi et m’enlacer, mon cœur s’affola et j’avalai difficilement. J’aurai voulu lui hurler de ne pas se montrer si proche, mais l’instant fut trop court et déjà il s’éloignait me laissant frissonner, déboussolé.

Et il aborda le sujet Alice, complètement désorienté, ne se rappelait-il donc pas de celle qu’il avait épousé ? Ahuri, je me remettais doucement de mes émotions alors que lui à l’inverse semblait totalement perdu, en proie à une angoisse naissante. Les médecins m’avaient informé que sa mémoire avait pu subir quelques séquelles, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il oublie tout de son mariage. Si elle est atroce ? Non, elle est même plutôt gentille, si j’avais pu faire un effort ? Oui j’aurais du rien que pour lui, à commencer par ne pas l’embrasser le jour de son mariage, après avoir débarqué complètement ivre au vin d’honneur. Parler d’elle me rendait nerveux, mais j’étais le seul à être ici avec lui, et je devais m’en satisfaire.

« Tu es marié, et on va dire que je suis arrivé complètement saoul à ton mariage et que je t’ai…embrassé. Pas que ce soit la guerre ouverte, elle est pas bien méchante, mais pour elle je suis certainement ton meilleur ami cinglé qui à gâché sa fête. A ce propos et même si tu ne t’en souviens pas, je tenais à m’excuser. »

Je ne m’excusais jamais, c’était souvent au delà de mes compétences, j’avais fait des trucs pas cools, des trucs salauds, blessé des gens, mais il ne m’était jamais venu à l’idée de m’en excuser, je n’avais jamais souffert de blesser quelqu’un d’autre que lui. Aujourd’hui, les choses étaient différentes, j’avais manqué à une promesse que je lui avais faite, je n’avais pas été capable de me contenir, et pour l’une des premières fois de ma vie j’éprouvais de la culpabilité. Il ne comprenait pas ce que je pouvais bien reprocher à son Alice, et moi même je ne le savais pas. Pour l’une des rares fois de sa vie Valentin avait su garder une fille, et j’étais incapable de me réjouir pour lui. La jalousie. Tout cela était plus fort que moi, si je savais faire en sorte qu’il ne la ressente pas, chaque fois qu’il me parlait d’elle, chaque fois qu’il me parlait d’une fille un peu trop gentille, et un peu trop belle, j’en crevais. J’avais beau savoir que je comptais pour lui, ce n’était pas suffisant, ce n’était jamais suffisant, je l’aimais trop et malheureusement pas de la bonne manière. « Alice. Elle s’appelle Alice. » Je lui avais glissé feignant la décontraction.

Second coup, plus violent encore. Mon cœur eu comme un raté, butant sur la première partie de sa phrase avant de relâcher aussi prestement. Il avait entendu et l’avait malheureusement compris comme n’importe qui l’aurait compris, un banal je t’aime de circonstance, égal significatif d’un je tiens à toi, ou tu m’a manqué, j’ai eu peur que tu clamse alors j’te le dis quand même, je t’aime. J’avalai ma salive, je devais me calmer, sourire, il n’avait honnêtement pas besoin que son imbécile heureux de copain gay s’épanche pour la tragédie grecque. Il fallait que je me calme, j’en étais capable, je n’étais pas triste, ni même amoureux, juste en manque de sommeil, et oppressé par une forte de dose de stress et d’émotion. J’avais forcé sur la vodka la veille, je le payai rien de plus, rien de moins.

L’anxiété de Valentin me faisait écho et je ne voyais pas comment la calmer, je n’avais jamais été de ces gens foncièrement doué avec les mots, parfois j’empirai les choses plus que je ne les apaisais, bien meilleur au sarcasme qu’à l’aide pure. Sa souffrance m’était cependant intolérable, et je décidai de lui répondre, tentant tant bien que mal de le calmer.

« Tu n’es pas un monstre Valentin, ce n’est pas de ta faute ce qui t’es arrivé, et Alice ne partira pas parce qu’elle t’aime, et ça j’en suis certain, ça sera difficile, mais tu te souviendras d’elle, vous surmonterez ça. J’étais là quand elle te l’a dit, pour le meilleur et pour le pire, là c’est difficile de faire pire, je te l’accorde, mais…» Mes paroles, avaient un sacré côté téléfilm, et je me maudissais d’être un aussi piètre ami. Les allusions perverses, cela allait mais faire preuve d’un peu de sens pratique et de compréhension, c’était nettement moins bon. Bordel, il ne se calmait pas, j’étais officiellement nul. « Val tu vas sortir, faut juste s’assurer que tout va bien avant que tu puisse rentrer, alors si c’est pas trop demandé, calme toi, je doute que le thé te manque vraiment, ou alors tu n’es plus lucide, je t’en prie calme toi. » Voulant à tout prix l’apaiser, je l’avais attiré vers moi pour l’enlacer, le laissant m’arracher les cheveux si bon lui semblait. Il sembla se calmer, et je libérai mon étreinte, tentant tant bien que mal de ne pas trop m’habituer à ce genre de contact avec lui.

« Tu m’as dis que tu l’aimais la veille de ton mariage, qui a d’ailleurs surpris tout le monde, à peine rencontrés vous vous êtes mariés. Mais que je te rassure, tu n’es pas père de famille, si ça arrive un jour, je veux être le parrain et je te laisse pas vraiment le choix. » Un léger rictus se forma au coin de mes lèvres, tandis que j’essayais de détendre son naturel angoissé. Il me remercia et sans que je ne m’y attende me toucha un peu plus. Je l’avais toujours mis sur un piédestal et si avant son accident, je l’avais laissé profiter d’Alice, savoir qu’il avait besoin de moi, ne pouvait pas me rendre plus heureux. Je retrouvai mon meilleur ami, qui en dehors d’être celui que j’aimais, était également une personne de confiance avec qui j’avais énormément partagé.

« Tu me prends pour qui idiot de frenchie, ton imbécile de copain gay est toujours fidèle au poste, que ce soit pour casser la gueule des gens qui t’emmerdent ou passer toute la matinée à courir après une peluche pour te la rapporter. Je serais toujours là pour toi, toujours. »

[ Pavé César I'm so sorry. 1515 mots bordeeel.]
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Valentin-Alexandre Legon

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MessageSujet: Re: I belong to you. Its not a joke. | Valentin |   Ven 2 Juil - 13:32

Trente ans ? Je me mis à rire de bon cœur, jetant la peluche au visage de Ludwig qui s’amusait de mon ingénuité mais aussi de mon ignorance. Trente ans allongé, je ne serais même plus capable de bouger. J’aurai les muscles atrophiés et une vie foutue. Quatre mois, en comparaison à l’annonce précédente, ça paraissait surmontable. Quatre mois de perdu c’était une saison en moins, beaucoup d’heures de travail manqué, une vingtaine de coupe de champagne laissées pour compte et des relations devenues distantes. Quatre mois, c’était toujours mieux que trente ans. « Je ne suis pas fais pour être la nouvelle au bois dormant qui ne se réveille jamais. Quatre mois, c’est long. A sa place je serai parti. » Un silence s’installa tandis que mon cerveau faisait le tri des informations. « Quoi que non. Me connaissant, c’est elle qui serait partie à son réveil, et non moi. En fin de compte je suis plutôt fidèle comme garçon. » Je fronçai doucement les sourcils, étonné de réaliser que j’avais pu tomber sur quelqu’un me ressemblait au moins sur ce point : Ludwig ne parlait que de mariage et non pas de divorce. En somme, c’est qu’elle devait être heureuse avant avec moi. « Je préfère le costume de Jedi plutôt que la tenue de plongé… »
Autant que je me souvienne, mon meilleur ami avait toujours eu un drôle de goûts en matière de vêtement, chose qui était un comble, car moi-même étant mannequin, je n’ai que faire de vêtements de marque chics et/ou casual. Lui en costume digne d’enfant, moi avec des jeans griffés par de grands créateurs. Nous avons toujours été deux antithèses bien que ni l’un ni l’autre ne soit porté sur l’apparence ou l’argent. J’avais été habitué par mon métier et mon éducation à porter ce qui remplissait mon placard. Lui, préférait l’excentricité. Tout n’était qu’une question de volonté d’excentricité pour lui, de docilité pour moi.

Je l’écoutais attentivement, un brin étonné mais surtout curieux. J’imaginais mal mon mariage mais voyais très bien Ludwig soûl, ce qui n’était pas forcément bon signe. L’idée même qu’il ait pu m’embrasser sans créer un scandale était tirée par les cheveux. Elle, elle n’aurait rien dis ? Elle ne serait pas devenue folle de rage ? Et moi je me serais laissé faire ? Oui, ça, c’était envisageable. Je ne suis pas réactif, jamais en proie à quelques coups de sang s bien que je n’avais pas du comprendre immédiatement ce qui m’arrivait. « Tu m’as embrassé ? Le jour de mon mariage ? Comme ça, sous le nez de…Ludwig ! T’es incorrigible. Pardon accordé, ça ne semble pas avoir foutu en l’air ma vie sociale et je ne m’en souviens pas alors disons que c’est comme si…c’était oublié. » Ironie du sort ou mauvais jeu sur les mots ? Il m’avait embrassé. Soit. C’était Ludwig après tout. Ludwig, mon correspondant bizarre qui m’avait laissé repartir. Ludwig qui avait testé le bouche-à-bouche sur moi. Celui qui avait toujours de drôles de sous-entendus, des manières bizarres, et des habits loufoques.

J’étais mal à l’aise pour elle, mal à l’aise pour lui et j’étais désespéré de voir que son prénom ne parvenait pas à me sortir la tête de l’eau. Je nageais dans une incompréhension royale. J’étais marié, mais je ne m’en souvenais pas. Mon meilleur ami était là, fidèle au poste, mais pas elle ; et lui, pour ne rien arrangé, il m’annonçait qu’il m’avait embrassé à mon mariage et qu’il s’excusait, chose que je n’aurai jamais imaginé venant de Ludwig. Embrasser si, bien sûr, demander pardon, non. Il ne l’aimait pas, et je ne comprenais ni pourquoi ni comment mais la façon dont il daignait répondre à mes questions sur elle me renseignait bien plus que n’importe quel mot. Quel pouvait être le malaise installé entre eux d’eux ?
Les mots de mon meilleur ami n’eurent aucun effet sur mon anxiété, si ce n’est que je lui étais reconnaissant de tester quelque chose pour m’apaiser. Puis il me dit que je n’étais pas lucide si le thé me manquait réellement, chose qui m’arracha un léger rire. Si, le thé me manquait car je ne parvenais pas à me souvenir ce qui faisait que je détestais tant cette boisson. Je m’étais laissé attirer à lui, trouvant un certain réconfort à être ainsi serré contre quelqu’un de réellement vivant, et même toujours trop. Je fermai les yeux, le laissant parler tandis que mon affolement s’estompait, bercé par le son de sa voix. Lorsqu’il libéra son étreinte j’eus l’étrange sensation de me réveiller et je retournai à ma place à contrecœur. « Ca n’aurait pas du étonner, je suis toujours trop…trop attaché. Affectif et toujours trop amoureux. » C’était une bonne chose que je ne sois pas père de famille. Vive la débandade avec moi. Aucune autorité, aucune faculté à hausser le ton, à donner des punitions … Bienvenue en colonie de vacances. « En parlant de gamin, j’ai un service à te demander. Personne t’oblige à accepter, je pourrais toujours trouver une solution annexe. Dans ma famille ça brasse pas mal – ça dit en passant ça a toujours été le cas – et j’ai mon cousin qui prend comme on pourrait dire…un exil politique. Je l’aurai volontiers pris chez moi, il n’est pas méchant mais si je dois recommencer avec…Alice ? Tu ne voudrais pas le prendre chez toi un moment ? Il est débrouillard, c’est l’affaire de quelques semaines. Laisse-le se perdre deux fois dans Dublin et toute la ville le connaîtra et tout le monde l’invitera à squatter. Enfin, pour ça, faudrait qu’il apprenne l’anglais. Gentil, mais énergique. Drogue le, pour le calmer, je m’en fous, il refuse jamais une connerie à faire mais interdiction de l’enfermer dans un placard. Il s’appelle Axel. Ca te gênerait ? »

Je n’ai pu m’empêcher de rire, le poussant en riant. « Tais toiiii le british ! C’est pas bien de casser la gueule des gens, même s’ils sont mauvais. Tu m’as déjà vu frapper quelqu’un moi ? Et j’aime quand tu récupères mes peluches, ça me rend heureux de retrouver ces trucs là. J’espère que t’as pas retourné toute ta villa, ça ne le méritait pas… »
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Ludwig Allen Jenzell

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MessageSujet: Re: I belong to you. Its not a joke. | Valentin |   Dim 4 Juil - 2:28

Je restai un moment sans bouger désorienté par sa proximité. C’était bien l’une des rares fois ou j’osais me montrer proche de lui sans avoir peur des distances qu’il pourrait imposer. J’avais beau jouer les abrutis modèles qui se rient de tout, j’appréhendais son rejet plus que n’importe quoi. J’étais toujours resté distant avec Valentin, en dépit des vaines tentatives que j’amorçais souvent pour le séduire, et dans un certain sens il pensait vrai, il s’agissait d’une plaisanterie, plus que de la séduction, car jamais je n’aurais eu le cran d’envisager qu’il puisse un jour céder à mes avances, et leur donner ainsi un caractère plus solennel. Beaucoup avaient de moi cette image de gamin impertinent, refusant l’autorité et le politiquement correct, mais face au gosse au mouton blanc j’avais toujours été le minable amoureux transis dévoré par la crainte de perdre l’amitié d’une personne chère à ses yeux. Mon cœur loupa un battement lorsque je m’éloignais de lui, probablement habitué à battre trop fort pour pas grand chose.

J’eus comme un rire en repensant à son mariage et au mal infernal qui avait saisi ma boite crânienne le lendemain. Trop d’alcool, trop de champagne, et le meilleur baiser de ma vie. Si je m’excusais de ne pas avoir su me tenir un peu mieux le jour du mariage de mon meilleur ami, je peinais à l’inverse à regretter le baiser en lui même, baiser que je n’aurais probablement jamais pu lui donner sobre. Ironiquement si je m’en sortais bien avec d’autre types, je n’osais pas me montrer tactile avec Valentin, et cela bien malgré mon attirance indélébile, pour le frenchie.

« Incorrigible oui, et surtout ivre. Depuis le temps que je rêvais de t’embrasser, il faut croire que le champagne a fait le reste. » Il aborda ensuite, le sujet de ma garbe robe, foyer de nos différences en matière d’habillement. Lui mannequin de renom bon chic bon genre, moi allumé accroc au kitch et au ridicule, je me demandai toujours ce que pensaient les gens de notre atypique amitié. Un large sourire s’étira sur mes lèvres. « Certaines de tes tenues sont pires honnêtement Val, d’ailleurs tu dois t’en rendre compte, tu ne les mets jamais pour sortir, mais ma foi si tu ne sais pas quoi en faire, tu sais que j’existe. »

Il pesta contre son affectivité et j’eus un nouveau sourire, cela l’avait vraiment fait souffrir dans le passé, mais je continuais de penser que ce n’était qu’un détail qui le rendait encore plus attachant, du moins à mes yeux, même si il était de notoriété publique ou presque que ma vision était comme troublée par l’amour irrationnel que je lui vouais. L’amour avait bien une raison qui même lorsqu’elle nous échappait restait valable et je refusais de croire qu’il puisse inspirer autre chose que de l’amour à ceux qui le connaissaient, c’était tout bonnement impensable.

« Je ne pense pas que tu sois trop affectif, tu es juste un type bien, et c’est pas forcément ce qui court les rues c’est vrai. » Si Valentin attendait de moi que je l’approuve lorsqu’il se dévalorisait, il se confronterait à un mur. Ma subjectivité empêchait toute prise avec la réalité qui le concernait, je l’aimais bien trop pour lui imaginer d’éventuel défauts que je ne pouvais pas voir par moi même. Mon regard se perdit un instant dans le sien et je décidai sagement d’éviter la noyade et de fixer le sol. Sa voix résonna à nouveau et je relevai instinctivement la tête. Un service à lui rendre ? Sa confiance en moi subissait des lois étranges et je ne la comprenais pas toujours. Alors qu’il m’expliquait la situation, je ne cernai qu’approximativement le type de gosse à garder à sa place. « Tout dépend, je dois le forcer à réviser ses mathématiques ou pas ? Car là tu sais très bien que j’ai pas le niveau. » La suite de sa phrase ne m’enchanta pas. Il comptait vraiment réapprendre à connaître Alice et rester vivre avec elle ? La déception cribla mon visage avant que je ne me reprenne. Mon attitude me faisait honte et pourtant je ne parvenais pas à m’en délecter.

« Alors tu comptes retourner vivre avec elle, rester marié avec elle alors que tu ne te souviens pas d’elle, qu’elle est plus rien pour toi ? Tu ne vas pas divorcer ? »

Mon cœur cogna contre mon thorax. L’espoir idiot qu’il décide de divorcer me rongeait tant il n’était pas digne d’un véritable ami, d’un meilleur ami. L’ami donne des conseils avisés dans le but d’amoindrir la peine et la souffrance de l’autre, ma jalousie agissait à l’inverse et je n’avais aucune prise sur elle, je ne pouvais que la répugner. Au fond de moi je savais que Valentin-Alexandre Legon n’était pas un homme à divorcer, il ne le supporterait pas et ferait tout ce qui était en son pouvoir pour éviter un tel massacre de sa vie sentimentale et affective. L’espoir me dévorait, c’était malsain.

« Pour Axel, c’est arrangé, j’irais le chercher à l’aéroport et Conchita lui préparera une chambre. » Rien de forcément compliqué, si cela pouvait lui permettre de se remettre tranquillement. Je n’avais qu’un jacuzzi à partager, ce n’était pas la mort. Je tentais de concentrer mes pensées sur ce qu’il me disait d’Axel, mais tout dérivait inlassablement sur lui et Alice, je ne voulais pas qu’ils se remettent ensembles car il s’éloignerait de moi, et cette brève conversation me faisait comprendre à quel point il pouvait me manquer en dehors de mon amour, mon meilleur ami me manquait, ma stabilité me manquait, et il était cette stabilité. Son rire m’empêcha de sombrer et je relavai la tête vers lui en souriant alors qu’il me poussait doucement et se moquait de moi et mes tendances à me battre pour un mot de travers qu’on lui aurait lancé au visage.

« Je sais que tu ne frappes pas, mais je n’ai jamais prétendu atteindre ton niveau de perfection. » Je l’avais dis en riant sur le ton du rire, et pourtant je pensais chaque mot derrière l’ironie. Si seulement il en avait la moindre idée, peut être trouverai-je ça moins douloureux ? Mon regard heurta le sien, et son ignorance engendra l’overdose. J’allais le regretter à coup sur, mais je pourrais toujours noyer mes souvenirs dans quelques verres de Vodka jusqu’à en gerber et faire comme si je n’avais rien dit.

« Val, si je déteste Alice, ce n’est pas parce qu’elle est mauvaise, c’est parce qu’elle t’a toi. Et moi je donnerai n’importe quoi pour avoir sa place. Etre ton meilleur ami ne m’a jamais suffit, il faut croire, je voulais tellement plus, je voulais que tu m’aimes, comme tu l’aimais elle. » L’émotion me nouait la gorge et la vérité me faisait horreur, mais je continuais. « Je suis pas volage tu sais, j’ai des tas d’amants peut être, mais si ca se termine toujours mal, c’est parce que je ne peux pas m’empêcher de les comparer à toi. Val ceci Val cela ma vie entière tourne autour de toi. Ca doit faire longtemps, maintenant, et je compte plus les années ou j’ai fait semblant de te taquiner. Depuis ton mariage, c’est pire, je suis lucide, je sais que c’est avec toi que je veux être. Je ne sais pas expliquer ce qui a bien pu se passer pour que j’en arrive là, mais même si je sais parfaitement que tu n’es pas et ne sera jamais gay, je tenais à ce que tu saches que pour moi, tu es parfait. » Un silence s’installa et mon regard s’assombrit, suppliant. « Pardonne moi, j’en prie. Je t'aime et c'est plus fort que moi. »

Le cœur au bord des lèvres, je l’ai fuis du regard. Encore une fois, je n’ai eu qu’une envie : fuir, mais je restai collé à ma chaise presque tétanisait, j’avais franchit les limites, et il y avait de grandes chances qu’à partir de maintenant plus rien ne soit comme avant entre nous.
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