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 Leave Me Alone ! [Pv Edward]

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Annabella Manchinelli
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MessageSujet: Leave Me Alone ! [Pv Edward]   Mer 7 Juil - 1:31

    Je déposais un bref regard sur ma montre qui m'indiquait désormais 22 h 30. Cela faisait environ une demi-heure que je marchais et le temps avait fortement changé. L'obscurité avait gagné du terrain et la lumière du jour lui tirait peu à peu sa révérence, prête à la laisser gagner. Je ne parvenais alors qu'à distinguer de vagues ombres et contours et mes yeux, fatigués avaient encore du mal à s'habituer à ce changement brutal. Je fermais et ouvrais alors mécaniquement mes paupières dans l'espoir d'y voir plus clair mais rien ni faisait, tout était noir et je n'y voyais presque plus rien. Fait peu rassurant puisque je m'approchais de plus en plus du Johnstown Park, il n'était qu'à quelques pas désormais. D'ailleurs je voyais déjà l'entrée se dessiner devant moi et, au fur et à mesure que j'avançais je ralentissais le pas sachant pertinemment à quoi je m'exposais. Ce lieu calme le jour était tout aussi réputé pour sa tranquillité que pour sa violence et son air peu recommandable à la nuit tombée. Lorsque les dernières lueurs du jour disparaissaient, les petits dealers du quartier et les trafics en tout genre apparaissaient. A cela se mêlaient parfois des bagarres entre bandes et des confrontations diverses entre vendeurs et consommateurs de drogues et rien qu'à ces idées j'avais déjà envie de prendre mes jambes à mon coup et de rebrousser chemin. Seulement il était tard et j'étais exténuée et le chemin que j'avais jusqu'alors emprunté était le plus court et la paresse me poussa à continuer. Après avoir un peu hésité je décidais de pénétrer dans le parc et de le traverser le plus rapidement possible et sans me retourner. C'est peut-être puérile mais, j'étais terrorisée. Non seulement je détestais me promener la nuit, mais en plus de ça j'étais une femme, seule : une femme seule et sans défense en somme. Peu rassurée je marchais donc d'un pas rapide vers la sortie en prenant soin cependant de resserrer toujours un peu plus le col de ma parka, car un vent glacial s'était levé et j'avais froid. Tout en exécutant cette action je tentais tant bien que mal de me convaincre que j'allais bientôt rejoindre une énième ruelle calme et qu'il ne m'arriverait rien, je marchais de plus en plus vite cherchant presque à fuir. A fuir quoi ? Cette mauvaise impression qui m'avait gagné quelques minutes plus tôt, ce brouillard qui se levait peu à peu, ses voix que j'entendais et qui sortaient de je ne sais où, mais surtout et enfin cette ombre là au loin qui me pourchassait. Il est vrai qu'à cet instant j'avais tout l'air d'une folle sortie de l'asile, mais il n'en était rien car on me suivait vraiment et les voix entendues quelques secondes plus tôt s'étaient désormais transformées en légerd sifflements. Des sifflements narquois, des sifflements heureux, comme des sifflements de victoire. D'ailleurs j'avais horreur de ce bruit, il me tapait sur les nerfs et ne faisait qu'accentuer mon angoisse. Je tâchais pourtant de me ressaisir apercevant une ruelle éclairée à près de 500 mètres. Je continuais donc à marcher, prête à toucher au but quand... une voix (qui m'était d'ailleurs totalement inconnue) me fit sursauter : « Alors mademoiselle, on cherche déjà à me fausser compagnie ? » s'empressa de me demander la mystérieuse voix tandis que je continuais d'avancer vers la sortie.

    Prise de panique et me connaissant un talent certain pour la course (enfin du moins quand je m'en donnais les moyens) je décidais de me mettre à courir, bien décidée à échapper à ce malade. Cependant, mon plan magnifiquement improvisé n'avait pas prévu que les talons de mes nouvelles chaussures se casseraient et que je devrais de ce fait ralentir ma course. Ce petit contre-temps n'échappa pas à l'oeil du mystérieux et au combien stupide inconnu qui s'empressa de me rattraper, se postant devant moi. « Tu sais que ce n'est pas très gentil de t'enfuir comme cela, alors que nous étions en pleine conversation, nous apprêtant à faire connaissance...» tout en énonçant ses mots l'individu approcha son visage du mien, me donnant ainsi un avant goût de son haleine fétide. Je poussais alors un gris de dégoût avant de répondre agacée : « Je n'ai aucunement envie de faire connaissance avec vous et de plus il est tard ! alors vous serez bien gentil de me laisser partir ! J'ai mieux à faire que de perdre mon temps avec vous ! ». Satisfaite de ma réponse et persuadée de lui avoir clouée le bec, je me dégageais alors de son chemin et m'apprêtais à reprendre le mien. Cependant, notre "prince des poubelles" ne semblait pas de cet avis et m'attrapa cette fois-ci par le bras, ce qui me contraint à crier (après tout c'est ce que font les demoiselles en détresse. J'ai vu suffisamment de films débiles pour savoir qu'il y a toujours un beau et preux chevalier pour sauver la charmante demoiselle) et qui le poussa lui, à me plaquer contre un mur. A partir de là, la lutte fut acharnée et je me serai plus à penser que j'avais largement l'avantage et que j'avais été en mesure (même avec des talons cassés) de lui coller une bonne raclée. Seulement la vérité était tout autre et notre gentil chevalier qui tardait à arriver permit ainsi au "prince des poubelles" de poser ses sales pattes visqueuses sur ma cuisse et de la caresser. Dans le feu de l'action et commençant vraiment à avoir peur je lui mordais alors la main dans l'espoir de le faire réagir, mais cet imbécile (de toute évidence masochiste) appréciait cela et s'évertuait à me tripoter avec plus d'engouement au fur et à mesure que les minutes passaient. Et moi, pauvre Annabella bien que très vantarde et amusée au début, je ne trouvais plus du tout ça drôle et je pensais même que mon heure était arrivée ou du moins que j'allais subir le pire des sévices pour une femme à savoir : le viol. Apeurée et désespérée je ne pus empêcher les larmes de couler sur mes joues quand cet ignoble personnage fourra sa langue dans ma bouche. Mais alors que tout semblait perdu et que je n'avais plus aucun espoir de m'en sortir, une nouvelle voix surgit : « Je serai toi je la lâcherai et tout de suite ! ». Surprit par cette intervention, mon agresseur consentit enfin à relâcher la pression qu'il exerçait sur moi et je pus enfin respirer de nouveau même si j'étais, malheureusement toujours sous son emprise. D'un air tout aussi provocateur et menaçant que son interlocuteur il répondit alors : « Ah oui ? Et sinon quoi ? ». La réponse tout aussi brève que violente ne se fit pas attendre puisque le jeune homme (qui se sentait quelques minutes plus tôt si fort face à moi) s'enfuit à la vue de mon "sauveur". J'étais donc libérée de son emprise et, sous la violence et la rapidité du choc je m'écroulais à terre, en larmes. Après quelques minutes, je parvenais cependant à me calmer et ne désirant en aucun cas m'attarder dans cet endroit plus que sinistre je ramassais mon sac et consentais à me relever pour remercier le mystérieux jeune homme qui m'était venu en aide.

    Néanmoins lorsque je découvris son visage, le mien se décomposa. Car en effet le mystérieux sauveur en question était loin d'être mystérieux à mes yeux et je le connaissais en effet beaucoup mieux que l'on aurait pu le croire, d'ailleurs je crois même que je le détestais. Folle de rage, je faisais donc abstraction des remerciements (pourtant de rigueur) et lui tournais le dos, prête à reprendre ma route. Mais je n'obtins toujours pas satisfaction puisqu'il se posta à son tour devant moi, me bloquant le passage. Je poussai alors un cri de rage et pestais contre la terre entière, en me demandant si j'allais enfin pouvoir rentrer chez moi. Le jeune homme lui, était resté calme. Il ne m'avait d'ailleurs pas adressé la parole une seule fois et il se contentait de m'observer, un sourire malin au bord des lèvres. Mais que voulait-il à la fin ? Peu m'importait en fait, car mon plus grand souhait à cette heure était de rentrer chez moi et d'oublier toute cette histoire. Comme pour me donner du courage, je prenais donc une grande inspiration et poussait violemment mon interlocuteur avant de lui lançait froidement : « Laisse-moi tranquille Edward ! ». N'obtenant aucune réaction de sa part, je décidais alors de partir, mais il s'obstinait cependant à me barrer le passage, je perdais alors patience : « Quoi ? Qu'est-ce que tu me veux ? Tu ne t'attends pas vraiment à des remerciements j'espère ? Parce que tu n'en auras pas ! De plus je ne t'ai pas demandé d'intervenir et je n'avais pas besoin de toi ! ». Si, peut-être un peu en fait, mais plutôt mourir que de remercier ce sale type.
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Edward H. Fitzalan-Howard
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MessageSujet: Re: Leave Me Alone ! [Pv Edward]   Sam 10 Juil - 4:08

Nuit. Envahissante obscurité, ciel d’encre sans étoile, recouvrant la ville d’un voile mystérieux. Le monde en noir et blanc. Les fumées de ma cigarette s’envolent, je regarde les volutes de fumée d’un œil morne. Geste mécanique et inconscient de cette brume blanchâtre avalée puis recrachée. Continuellement. Les cendres tombent et, dans le silence du soir, j’entends presque le son de leur chute. Simple fruit de mon imagination souvent beaucoup trop fertile, bien évidemment. Soupir, je consume la cigarette jusqu’au filtre avant de l’achever d’un coup de talon. Je suis appuyé contre ma Porsche, décapotable, rouge et rutilante, ma voiture préférée dans l’incroyable collection que je possède, manière comme une autre de jeter l’argent par les fenêtres. Mais, au moins, je peux m’afficher avec de la belle mécanique et narguer la police et ses boîtes de ferrailles lors de nos courses-poursuites hebdomadaires. Un passe-temps, presque, pauvre riche désabusé que je suis, obligé de pousser jusqu’à l’extrême pour ressentir une once d’amusement dans le fade constant de mon existence. Le visage des forces de l’ordre arrêtant une nouvelle fois cet insupportable aristocrate vaut de l’or, tout comme la perte de sang froid de Mélissa Bermingham, flic s’occupant de mon épineux dossier. Sang bleu et fortune colossale, ma famille a bien compris qu’on peut tout acheter avec l’argent, silence de la police compris. Nous possédons les meilleurs avocats du pays, tout comme l’acharnement à faire taire mes frasques, moi, le mouton noir de la famille, et pourtant celui qu’on encense à chaque gala officiel. Tout n’est qu’image, celle qu’on polit chaque jour et qu’on montre à la face du monde, cachant les problèmes dont nos connaissances se fichent, mis à part si elles peuvent les utiliser contre nous. Ma prise irrégulière de médicaments divers est heureusement encore bien cachée, plus ma tendance à m’enfoncer dans ce qu’il y a de pire. Ce que mon géniteur a bien du mal à camoufler, désormais.
Et, histoire d’enfoncer le clou, nous sommes les plus grands donateurs lors des récoltes de fond pour les services de police. Un sourire se dessine sur mes lèvres, mes yeux dévient.

La pause se prolonge. Je brûle une nouvelle cigarette, histoire de me donner une excuse pour ne pas regagner tout de suite mon véhicule. Les voitures filent à vive allure, éclairs blafards, déchirant la nuit du bruit du moteur. Rien de franchement poétique, mais cette vue m’apaise. Le calme avant la véritable soirée. Carré VIP d’une de ces boîtes de nuit branchées où l’alcool hors de prix coule à flot. Je m’intoxique de bruit et de fumée, de joie artificielle et de sourires hypocrites, tout pour oublier. Tout. L’argent apporte le bonheur, paraît-il. Cette génération d’enfants de riches ne serait donc qu’un ramassis d’insatisfaits égoïstes, aimant se complaire dans une tristesse absolument injustifiée ? Apparemment. Rire jaune. Assez philosophé pour la soirée, il est temps de m’abrutir en enfilant les verres. Nouveau coup de talon porté à un cadavre à la nicotine, je me rassois dans le cuir et m’apprête à mettre le contact, mais une série de bruits me retiennent. Ils proviennent de Johnstown Park. Pour l’instant, rien d’étonnant. Le lieu est bien connu pour être un repaire de malfrats et drogués en tout genre. Les sons ne sont qu’une rumeur, je suis incapable de saisir leur signification. Et là, un cri strident. Pas besoin de traduction.
Bon. J’ai donc deux possibilités. Secourir cette personne apparemment douée d’un intellect des plus réduits, vu qu’elle se promène de nuit dans un parc qui a la réputation d’être malfamé, ou retourner à ma sympathique petite vie d’aristocrate dépravé. La seconde proposition me fait inévitablement de l’œil, mais, je ne sais pas vraiment pourquoi, je sors de ma voiture et me dirige vers la source des cris. L’alcool et la drogue m’ont peut-être à tel moins ravagé le cerveau que j’agis de façon totalement absurde. Ou bien, inconsciemment, j’ai envie de me mettre dans de sales draps, tendre vers le pire, risquer ma vie pour me faire passer pour ce que je ne suis pas : une bonne âme prête à rendre service à la veuve et l’orphelin. Mes pensées s’effacent tandis que mon allure s’accélère, j’arrive sur le lieu du crime, ou plutôt du futur crime. Et là, je ne peux m’en empêcher. Un sourire immense se dessine sur mes lèvres.

« - Je serai toi je la lâcherai, et tout de suite ! ».

Parfaite réplique digne du pire film américanisé. Mais, ça fonctionne, l’agresseur s’écarte légèrement de sa victime, que j’ai tout de suite reconnue, malgré l’obscurité. Annabella. Heureuse coïncidence. Comme quoi, j’ai bien raison de vouloir jouer au héros. Cette fille me hait, pour des raisons tout à fait compréhensibles, et je m’amuse de sa colère. Elle ne pourra supporter le fait que je suis en ce moment même entrain de sauver son intégrité, et peut-être même sa vie. Tout pour lui briser les nerfs. La brute répond, réplique pitoyable. Tant mieux, je n’aurai aucun mal à le faire déguerpir. Il fait partie de cette race de lâches se cachant dans l’obscurité, profitant de la faiblesse, mais effrayée dès que quelqu’un ose se mettre en travers de leur chemin. Je lève mon iPhone, lumière de la lune se réverbérant sur l’écran. Sinon ? La police, mon grand, ou peut-être même pire. Regarde donc ce costume hors de prix. J’ai de l’argent, beaucoup, et n’aurai aucun mal pour te faire disparaître de la surface du globe. Penses-y. Inutile de m’attaquer, voler une carte Gold ne te servira à rien d’autre qu’à te faire arrêter par la police. Fuis comme un chien, le lâche que tu es, évite de te frotter à un Fitzalan-Howard. Evite. Tous ces messages dans un seul geste, celui du téléphone portable qu’on lève. Il a compris. L’homme s’enfuit en hâte, moi rangeant mon iPhone dans ma poche avec satisfaction, observant Bella, attendant qu’elle découvre mon identité. Ce qui ne tarde pas. Et l’effet est exactement celui que j’avais escompté.
Petite danse silencieuse, je lui barre la route en attendant qu’elle me remercie, sachant très bien que cela lui brûlerait la gorge, sourire sarcastique aux lèvres. Elle tente de partir avant de se rendre compte que je ne la lâcherai pas. Moi, je m’amuse comme un fou.

« - Pas besoin de moi ? Il est vrai que tu avais l’air de t’en sortir à merveille. Si tu veux, je l’appelle, et on recommence tout, je te laisserai te débrouiller comme une grande. »

Rire bref, faussement amusé. Je la saisis par les épaules, afin qu’elle cesse d’essayer de s’échapper, tout à fait conscient d’avoir beaucoup plus de force qu’elle. Qu’elle n’apprécie pas ? Je n’en ai cure. Elle ne va quand même pas gifler son sauveur. Alors, je continue mes sarcasmes, pourtant emplis de bon sens. « Quoi que, si tu pars continuer ta petite promenade dans ce parc, il est sûr que la scène se reproduira. Je sais que tu es loin d’être une idiote, mais je ne peux pas m’empêcher de me demander quelle folie a bien pu te pousser à t’aventurer ici, de nuit. Tu habites à Dublin depuis assez longtemps que pour connaître la réputation du parc. » Nouveau sourire. Je le sais, tout simplement parce que je suis l’un des premiers à l’avoir accueillie dans ce beau pays, chose ironique, quand on sait que je suis moi-même un étranger, en quelque sorte. Tout cela, avant de sortir avec elle et de commettre l’impardonnable. Pourtant, je n’arrive pas à éprouver le moindre remord. Je suis comme ça, à tel point habitué aux relations superficielles et aux tromperies que de briser quelque chose qui aurait pu être sincère ne me rebute plus.
Mes mains glissent de ses épaules, je la libère, considérant qu’elle possède assez de jugeote que pour écouter mon conseil. Je sors mon paquet de cigarettes pour m’en griller une nouvelle, sans pour autant la quitter des yeux. Ô, douceur de l’intoxication continuelle. L’événement a ravivé mon esprit, j’entends encore cogner mon cœur contre mes tempes, adrénaline coulant dans mes veines. Bien mieux que les soirées dont j’ai l’habitude. Alors, je ne compte pas la lâcher, évidemment, ce serait trop facile. Je sors mes clés de ma poche, tintement de métal brisant la nuit.

« - Je me propose de te raccompagner. Tu me connais, toujours près à aider mon prochain. Peut-être voudrais-tu que je fasse un détour au restaurant ? Quitte à fondre dans le cliché à la Twilight, autant y aller à fond, ce qui vient de se passer me rappelle ironiquement une certaine scène. »

Après tout, quand on porte le même prénom qu’un crétin de vampire trop romantique et à la peau blafarde, autant connaître ses classiques. L’énerver tout en lui proposant mon aide, avec cet air hautain d'aristocrate anglais, du tout moi, parodie de mon personnage. Sans même attendre sa réponse, je fais déjà demi-tour. À elle de choisir : continuer le chemin dans l’obscurité et la peur, ou profiter d’une balade en Porsche, même si elle exècre le conducteur.

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Annabella Manchinelli
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MessageSujet: Re: Leave Me Alone ! [Pv Edward]   Ven 16 Juil - 1:31

    Frigorifiée quelques minutes plus tôt, j'avais désormais extrêmement chaud et pour tout dire je bouillonnais en fait. Oui c'est le mot : Bouillonner. Cette sensation étrange qui vous gagne et met en éveil tout vos sens, vous donne l'impression qu'un feu ardent prends vie à l"intérieur de votre corps. Ce type de sensation peut-être engendrée par diverses causes à savoir le désir, l'excitation ou encore même la colère et la haine. En ce qui me concerne il s'agit plutôt du deuxième cas de figure : la haine. Ou plutôt le mépris, le dégoût que je ressens pour ce sale type qui m'a brisé le cœur et que j'ai pourtant bien failli aimer comme une folle quelques mois plus tôt. Si l'on m'avait d'ailleurs dit à cette époque que je détesterai Edward H. Fitzalan-Howard à ce point, je pense que je ne l'aurai pas cru, qui que puisse être cette personne. C'est vrai j'étais tellement aveuglée par ses extravagances et ses belles paroles. Je crois même que je me serai offerte à lui sans réfléchir. Réfléchir ? Si seulement j'avais compris la signification de ce mot un peu plus tôt, si seulement j'avais su. Je ne serais peut-être pas tombée dans ses filets et il ne m'aurait pas jeté comme un vulgaire objet après avoir profité de mon corps. Cet homme me révulse, il est stupide, j'étais si stupide, JE SUIS SI STUPIDE ! C'est vrai ça, regardez-moi ! je suis là à le regarder sans rien dire et à penser à tout le mal qu'il a pu me faire pendant que lui me regarde calmement s'amusant visiblement de la situation et me narguant par la même occasion.
    « - Pas besoin de moi ? Il est vrai que tu avais l’air de t’en sortir à merveille. Si tu veux, je l’appelle, et on recommence tout, je te laisserai te débrouiller comme une grande. »
    Cet horrible sourire mesquin se dessinait une fois de plus sur son visage, sourire que j'avais déjà vu des centaines de fois et qui malheureusement ne me laissait pas aussi indifférente que je l'aurais espérée. Qu'il m'ait fait fondre il y a quelques mois était plutôt illogique mais qu'il m'agace tant aujourd'hui était tout aussi compréhensible. Et puis quelque chose me disait que c'était l'effet recherché par cet infâme et stupide Don Juan qui n'était autre qu'un imbécile. Vous l'aurez remarqué je ne tarissais pas de propos qualificatifs et calomnieux à son égard, mais après tout il ne l'avait pas volé. Cependant, je ne me sentais pas la force de les lui lancer au visage, plus que désireuse d'en finir avec tout cela et de me glisser dans mes draps pour enfin fermer les yeux et dormir. Je me contentais alors de laisser échapper une légère grimace à sa remarque et répondais le plus calmement possible : « Oh je t'en prie épargnes moi donc tes sarcasmes Edward ! J'en ai déjà fait les frais plusieurs fois et crois-moi ils ne diffèrent pas les uns des autres et ce même si les mots en changent. Tu te crois toujours aussi puissant pas vrai ? Tu penses que tout t'es du et que cette action que tu as fait ce soir te donnes un quelconque pouvoir sur moi ? » je commençais alors à perdre mon calme et le menaçais du doigt, presque malgré moi « Mais laisse-moi te dire une chose mon cher : Tu n'as plus et tu n'auras plus jamais un quelconque effet sur moi tu m'entends ? AUCUN ! Tu me dégoûtes et j'aurai préféré ne jamais te rencontrer, ma vie en aurait été bien meilleure ! Ceci étant dit je te remercie pour ce que tu as fait, même si évidemment tu sais que mes propos ne sont pas sincères ! ».

    Malgré mes dires plus que haineux il continuait de se jouer de moi dessinant à merveille cet air malsain et au combien agaçant sur son visage, resté toujours aussi charmeur et mystérieux et que je ne connais que trop bien malheureusement. D'ailleurs plus je l'observais et mieux je comprenais pour quelles raisons je m'étais laissée avoir. Sans avoir l'étoffe d'un top modèle, il était plutôt bel homme et sa garde robe, ses bonnes manières ainsi que le mystère qui se dégageait de lui ne pouvait laisser personne indifférent. Et moi la première, j'avais toujours aimé les hommes mystérieux et sombres, j'étais attirée vers eux comme un aimant et je les laissais alors faire de moi ce qu'ils voulaient sans même réagir. La preuve de cette théorie était doublement faite si on se penchait sur mon "amitié" avec Alexander. Cependant, ce dernier n'était pas comparable à l'homme de glace qui se trouvait devant moi, bien au contraire. Lui, avait des sentiments du moins il montrait un quelconque intérêt aux personnes qui l'entouraient et ne se contentait pas de leur faire du mal. Ce que faisait Edward. D'ailleurs il prenait un malin plaisir à me provoquer toujours un peu plus. Remuant le couteau dans la plaie, soulignant ma potentielle stupidité s'amusant de ma naïveté et me rappelant des souvenirs que j'aurai préféré effacer. D'ailleurs ses remarques étaient de plus en plus blessantes et humiliantes et je me contentais de les encaisser, attendant patiemment qu'il ait fini histoire de préparer correctement mon discours et de lui laisser éclater au visage toute ma haine. « Une fois de plus tu t'amuses de ce que tu m'as fait... Je constate avec stupeur que tu n'as pas changé ni même évolué et que tu te conduis toujours comme le pire des idiots, enfin bon... Nous tombons tout de même d'accord sur un point, je n'aurai jamais dû entrer dans ce parc, je connaissais le risque. Seulement que veux-tu j'étais exténuée et ai décidé d'emprunter le chemin le plus rapide. Tout le monde ne roule pas en voiture de luxe après tout ! ». Je laissais échapper cette dernière réplique avec plus d'amertume que de coutume touchant l'espoir fou que cela pourrait l'atteindre ou même effleurer sa sensibilité si jamais il pouvait par miracle en posséder une mais... je savais pertinemment qu'il n'en serait rien et resterait de marbre, retournant même la situation à son avantage, fidèle à lui-même en somme. Endossant de plus belle le rôle du personnage que je connaissais si bien, il allumait une cigarette et laissait la nicotine s'infiltrer dans ses poumons, souriant un peu plus comme s'il était enfin rassasié, qu'il avait comblé un manque. C'est le moment que je choisis pour reprendre mon discours, le provoquant une nouvelle foi, me montrant plus mesquine et mauvaise que je ne l'avais jamais été auparavant : « J'espère que la cigarette te tuera ! Quoi qu'il en soit j'accepte tout de même de rentrer avec toi, après tout il n'y a aucun risque que tu essaies d'abuser de moi et pour une fois que tu te montres utile à quelque chose d'autre qu'au...». Je m'interrompais alors, ayant la soudaine impression que j'en avais trop dit ou bien pas asse. Mais peu importe je me taisais, n'ayant aucune envie de faire remonter les souvenirs de ma brève et au combien désastreuse relation avec lui. Désastreuse peut paraître exagérée, mais je n'avais retiré absolument rien de positif de cette relation, même en cherchant bien je ne voyais rien de concluant ou même d'heureux. Tout ce qu'Edward me rappelait était de rapides escapades nocturnes, des parties de jambes en l'air, des soirées débauchées et une profonde tristesse. Sans oublier sa stupidité légendaire et son désir incontrôlable de déstabiliser les gens et de les faire souffrir. D'ailleurs ce pic stupide qui venait de me lancer sur ce stupide film ne faisait qu'accentuer mon impression de déjà-vu. En réponse à ceci je me contentais de lui montrer mon index d'un geste rapide, cela pouvait paraître puérile mais ça avait aussi le mérite de se passer d'explications et de commentaires. Puis, tournant les talons je commençais à marcher vers la sortie, sans ajouter un mot et espérant qu'Edward se montre asse intelligent pour me suivre et me raccompagner comme il me l'avait si "gentiment" proposé.
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Edward H. Fitzalan-Howard
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MessageSujet: Re: Leave Me Alone ! [Pv Edward]   Sam 28 Aoû - 4:58

Le monde n’est décidément plus ce qu’il était. Le sauveur d’une gente dame était autrefois remercié et admiré pour sa bravoure, on peut dire que les usages ont bien changé. Le preux chevalier en question arbore un sourire sarcastique à donner envie à n’importe qui de lui arracher les lèvres, et la gente dame n’éprouve de toute façon pour lui qu’une haine mal camouflée, voire pas du tout. Je ne peux que m’en amuser, il n’y a de toute façon rien d'autre à faire. Je prends ces airs suffisants et ironiques de celui qui n’a pour tenir debout que des restes de cynisme, je m’accroche à cette allure parfaite que je renvoie, tout en montrant que je suis loin d’être un gentleman. Bella en a fait les frais, c’est peu de le dire. Elle est la représentation parfaite de mon attitude à l’égard du monde extérieur : toute relation prometteuse est gâchée, et toutes celles d’avance aseptisées conservées. J’aurais pu continuer à jouer ce rôle de perfection avec elle, j’en aurais été capable, ne pas lui laisser l’impression de l’avoir charmée que pour passer la nuit avec elle, être comme on espère que je sois, mais non. Toujours plus facile de détruire que de construire. Et sur les décombres de la trahison, cette attitude imbuvable et paradoxalement d’une politesse extrême que je lui sers, exprès pour lui briser les nerfs. Le pire, c’est que ça marche. Je suis la dernière personne qu’elle aurait aimé rencontrer, je suis même certain qu’elle hésiterait si elle devait choisir entre ce grotesque malfrat et moi, peut-être choisirait-elle le malfrat. Déjà, je vois la rage bouillonner en elle. Moi, je reste imperturbable de calme et d’ironie, comme déjà tellement détaché de la situation, tandis qu’elle déverse sur moi sa diatribe sonore. Cause toujours, Bella, et espère seulement que ces mots m’atteignent… Tu ne me connais pas assez bien que pour me faire du mal, tu ne m’as jamais véritablement connu. Tu ne sais rien, tu n’as vu que la façade, même si tu penses avoir percé à jour le monstre. Mais le monstre ne réside pas dans mon côté insupportable et pseudo-volage, dans mon sang bleu qui me bouffi tellement de suffisance justifiée. La laideur est bien plus profonde, enracinée dans chaque parcelle de mon être, inscrite dans mes gènes, brûlant ma peau, m’asphyxiant doucement, contre laquelle je lutte sans succès à grands renforts de médicaments, le marasme toujours prêt à m’attaquer. Le parfait Edward maniaco-dépressif. Ainsi, le salaud en puissance n’est qu’une pauvre âme en détresse, embourbée dans les rouages malsains qu’elle s’est elle-même construits, tendant toujours plus vers l’autodestruction avec le plus de dommages collatéraux possible. Si ce n’est pas décevant…

« - Tes remerciements me vont droit au cœur. Quant à la question de l’effet… Disons, que si tu me disais cela avec un ton un peu moins hystérique, je serais plus enclin à te croire. »

Tout pour provoquer la belle. Il faut croire que la haine vaut toujours mieux que l’indifférence, ou que je suis juste incapable de me détacher de ma conduite désormais qualifiée d’habituelle. Je continuerai sans doute jusqu’à ce qu’elle se jette sur moi pour m’étrangler. L’image a au moins l’avantage de me faire sourire, tandis que je tire une nouvelle bouffée de ma cigarette. L’adrénaline disparaît trop rapidement à mon goût, et même les accusassions d’Annabella n’arrivent pas à me raviver. Je les balaie d’un haussement d’épaules. « Bella, Bella… Tu pourrais quand même te montrer plus polie avec celui qui vient de sauver ton intégrité, si ce n’est ta vie. Arrête donc de rejeter tous les malheurs du monde sur moi, ça en devient presque pesant. ». Et presque triste. Triste de tant de rancœur puritaine de sa part. Après tout, je ne suis pas le seul fautif, elle m’avait tout de même suivi, à l’époque. « A l’époque »… Pas assez lointaine que pour éviter les gestes vulgaires. Je retiens un rire et suis la demoiselle jusqu’à ma voiture d’un pas leste. Quelques secondes plus tard, nous sommes déjà en dehors du parc, devant la Porsche. Je lui ouvre la porte passagère avec un sourire courtois purement ironique, avant de m’installer à ma propre place. Clé dans le contact, le moteur vrombit. Comme à son habitude, la radio est mise à son volume maximal, grisant lors des excès de vitesse, mais je baisse la musique par égard pour ma passagère.

« - Mets ta ceinture. »

Je n’attache évidemment pas la mienne. Un sourire perce sur mes lèvres, ma cigarette vient s’échouer sur l’asphalte. En une seconde, l’aiguille passe du zéro aux extrêmes. J’ai toujours aimé la vitesse dans la conduite, cette prise de risque excessive et idiote, le paysage qui défile jusqu’à ne devenir qu’un enchevêtrement de couleurs et de sensations. Qu’elle soit effrayée ? Je n’en ai cure. Ma conduite est souple, je dévie des obstacles sans la moindre difficulté, tout en ayant l’irrésistiblement envie de foncer dedans et ainsi mettre fin à cette mascarade. Mais j’ai l’habitude. Je connais l’adresse de Bella, évidemment, et le trajet n’est d’ailleurs pas bien long pour y arriver. À la vitesse à laquelle je roule, cela ne prendrait pas plus de trois minutes. Si on excepte les détours en rigueur, évidemment. Je prends une route qu’on ne qualifierait pas vraiment de au programme, m’enfonçant dans un quartier touristique et animé, même à cette heure. Deux ou trois coups de volant plus tard, je m’arrête enfin. Pauvre Annabella, sans aucun doute décoiffée et nauséeuse à souhait…. Je laisse tourner le moteur tandis que je me tourne vers ma passagère malmenée.

« - Tu ne m’as pas répondu sur ma proposition du restaurant donc… je réitère ma demande, même si j’imagine que tes insultes signifiaient « non ». On ne sait jamais, c’est un Italien délicieux. Si non, je promets que je te ramène chez toi sans faire de détour, cette fois. »

Sourire digne d’une publicité pour Colgate en prime. C’est ce qu’on appelle être gentil sans vraiment l’être non plus. Tout chez moi n’est que moquerie, mais c’est à croire que je me préoccupe quand même de l’état de son estomac. Il paraît que subir une agression, ça creuse. Peut-être pas au point de manger avec moi, cependant. Mais je ne peux m’empêcher de lui faire la proposition, sans doute par simple provocation. Non, pendant ces derniers mois, je n’ai décidément pas changé. Ça aussi, c'est décevant. Désenchanter, il faut croire que c'est ce que je fais le mieux.

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