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 One more night.. Jasp & Amélie

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J. Adrian Newell

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MessageSujet: One more night.. Jasp & Amélie   Ven 6 Aoû - 16:43

Foutue vie, foutues insomnies. Il est bien rare que je reste ainsi chez moi, préférant souvent et sans que je ne sache vraiment pourquoi l’atmosphère toxique des boites de nuit trop bondées. Pourtant comme dans de rares jours j’étais resté seul chez moi terré devant un écran d’ordinateur, face à l’envie d’écrire trop présente et l’absence de sensations qui fait taire les mots avec une une facilité qui se veut déconcertante. Mon existence n’a plus de sens, et on peut en dire autant des jeux malsain auxquels je joue pour tuer le temps. Parfois je m’écœure, mais m’adonne à cette routine insatiable. Julia n’est pas là, on peut dire qu’elle n’est jamais là et je ne sais plus si c’est bien ou mal, la solitude me rend fou. Je tape frénétiquement une suite de mots sans lyrisme, je suis loin du Baudelaire que je lis. La vie m’épuise et j’ai à peine vingt ans. Je rêve d’une vie illusoire tout en buvant et m’acharnant à détruire tout ce qu’il pourrait y avoir de bon en moi. Quelque chose ne va pas et je ne suis pas le seul à remarquer que je ne tourne plus vraiment rond. Le bilan est lourd. Une famille en parfaite décomposition, dont les relations pourrissent avec le temps, peu d’amis qu’on puisse considérer comme tels. L’amour ne fait plus rêver qu’à travers les livres, ma désillusion a atteint son paroxysme et je dépris tout bonnement. Alors j’en veux à la terre entière en sachant pertinemment que je suis le seul responsable de mon manque d’évolution. Gamin gaté a qui on a tout donné, sauf l’envie de s’en sortir, je ne vois pas ce qu’il y a de pire que de n’avoir aucun but à poursuivre. Je baisse l’écran de mon ordinateur et soupire pour aller m’adosser contre la fenêtre et fumer une cigarette avant de tenter tant bien que mal de rejoindre morphée. Un bruit vient cependant perturber ma crise existentielle provenant de la piscine. Eclairée par un projecteur je crois reconnaître une masse capillaire blonde qui ne peut être que James à une heure si tardive. Elle se noie dans ma piscine et c’est une propriété privée. Incorrigible et proprement cinglée. Cette fille est folle. Affichant un léger sourire, je soupire et descend pour rejoindre le jardin avant de prendre une moue moqueuse en la reconnaissant.

« Alors James, tu es revenue prendre un bain de minuit dans ma piscine ? Je n’imaginais pas que je te manquais autant, sinon crois moi je t’aurais rappelée. »

Mon sarcasme était le moteur de ma pâle existence, un moyen de trouver de l’humour dans des situations qui ne prêtaient pas à rire, bien que James dans ma piscine à quatre heure du matin, cela me paraissait tout de même réellement risible. Dans un certain sens uniquement, elle avait le don imparable de faire taire mes ruminations intérieures au profil d’idées par ailleurs nettement moins chastes et rangées.

« Un bain de minuit se prend nue en règle générale, mais je suppose que c’est une façon détournée de me demander de t’aider à les retirer. » Je désigne ses vêtements. « Tu as raté la pleine saison, l’été est déjà presque fini, je la trouve plutôt froide. »

Je lui administre un de ces sourires faussement doux dont j’ai le secret avant de me laisser tomber sur la pelouse le genoux repliés pour contempler James se débattant avec l’eau froide comme un insecte à l’agonie. Je soupire et sort mon paquet de cigarettes pour en allumer une énième. Mon regard se perd un instant dans le ciel d’encre, quelques étoiles percent sans conviction. Puis je fixe à nouveau Amélie.

« Mais merci d’être passée me voir, ma vie m’emmerde en ce moment, tu la pimentes. Tu vas me dire que j’ai Julia et tout un tas de filles que j’ramène de boite, mais que ce soit la première ou les dernières, j’ai généralement peu d’estime pour les gens qui n’en veulent qu’à ma carte bancaire, tu penses bien. »

Et je lui raconte ma vie comme si cela avait la moindre importance. Ca n’en a aucune et qu’elle s’en fiche est le cadet de mes soucis. Mon regard se tourne vers elle et j’ai comme l’impression que l’eau froide ne lui a pas fait du bien. Merde.
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Amélie James
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MessageSujet: Re: One more night.. Jasp & Amélie   Sam 7 Aoû - 1:37

L’acte que je m’apprête à commettre tient définitivement de la folie. Ou de la stupidité. Cependant, inutile de conjecturer, et sans doute aucune envie d’en arriver à une conclusion me rabaissant certainement au rang de l’imbécile. Ma main glisse sur le volant tandis que l’autre joue avec le passage de vitesses, j’atteins la rue désirée et coupe mes phares pour ne pas me faire repérer, roulant avec prudence dans la nuit noire. Il m’avait fallu chercher son adresse sur le net, évidemment, ne me rappelant pas du trajet à cause d’une trop grande dose d’alcool dans les veines. La simple évocation à cette soirée catastrophique me fait grincer des dents, vagues de colère impétueuses prenant possession de mon corps avec une rapidité effarante. Il me le payera, il me le payera, leitmotiv berçant les derniers jours passés, rancœur amère à en vomir, humiliation pesante portant un nouveau coup à ma confiance en moi frôlant déjà les abysses. Mais je ne sais pas comment m’y prendre. J’ai conscience que je n’arriverai sans doute qu’à l’amuser davantage, petit bourgeois désabusé n’ayant rien d’autre à faire que de pourrir l’existence des autres. Je ne comprends pas ses motivations, ce chantage idiot. Garder une petite amie ne semble franchement pas se trouver au sommet de ses préoccupations, il n’a aucune raison de me forcer à le couvrir face à Julia, si ce n’est casser les nerfs de la détective privée que je suis. Je coupe le contact, le silence me pèse. Je n’ai aucun plan prédéfini en tête, et me retrouver face à sa demeure n’aide pas vraiment à m’éclaircir les idées. Je suis mue d’une insatiable envie de lui faire payer, tout en sachant que chaque acte commis contre lui ne servira sans doute à rien d’autre que m’enfoncer davantage. Consciente de mon idiotie, mais ne continuant pas moins, je suis donc ce qu’on peut appeler une imbécile doublée d’une imbécile. Tant pis.

Je sors de ma Mini, jean foncé et veste noire, me fondant à la perfection dans l’obscurité. Petite trousse dans une poche, contenant des objets plus ou moins utiles dans des actes pouvant frôler l’illégalité. La façon de procéder de mes parents n’a jamais été un bel exemple à l’intégrité de détective privé, et me faire attraper me coûterait certainement gros, mais je n’en ai cure, cette fois-ci n’étant pas la première, et certainement pas la dernière. Je pénètre sur sa propriété, peu craintive, certaine de l’inoccupation de la demeure. À l’heure qu’il est, il est certainement en boîte, à faire du gringue à de pauvres poupées décervelées, caste dans laquelle je pensais auparavant ne pas appartenir. Mon poing se serre imperceptiblement, j’enserre ma taille de mes bras pour me protéger du froid. Je me demande vaguement s’il est du genre à installer une alarme, mais la réponse me sera fournie une fois devant la porte, nez collé contre la vitre. Si non, très simple, le crochetage est un de mes talents. Je ne compte évidemment pas me transformer en voleuse ou saccageuse, sachant pertinemment que cela ne l’atteindra pas, mais récupérer des clichés compromettants ne serait pas du luxe. Il me tient avec ça, j’inverserai la tendance, finirai mon job, et tout ceci ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Le plan ne frôle pas la perfection, mais disons qu’il tient la route, si seulement je n’avais pas fait la bêtise d’inspecter ses fenêtres du regard au lieu de vérifier où je mettais les pieds. Ouais. Un pas de trop, la chute, l’eau. Grandiose.

Je n’ai pas le temps de réfléchir, j’heurte la couche de liquide avec force, et le froid s’insinue directement sous mes vêtements. Déstabilisée, je bois la tasse à plusieurs reprises, ne trouvant pas le chemin de l’oxygène. Bouffée d’air, toux, mes jambes battent l’eau, mais j’ai l’impression qu’elles ne servent absolument à rien. Instantanément, je me mets à claquer des dents, le corps parcouru de frissons glacés. Déjà, mes poumons me brûlent, larmes de douleur se fondant dans le liquide dont la fraîcheur me déchiquette littéralement la peau, mes muscles se tendant à un point inimaginable et, paradoxalement, incapables de faire preuve de la moindre force. En résumé, la situation s’est brutalement aggravée et c’est déjà à moitié assommée que je cherche le rebord pour pouvoir m’y accrocher. Sauf que, évidemment, je ne vois absolument rien. Par contre, j’entends. Adrian, il ne manquait plus que ça.

« - Crois-moi, je ne savais absolument pas que c’était ta piscine. Tu vois, j’adore plonger toute habillée et de nuit dans le premier bassin venu. »

Ses paroles pseudo-arrogantes m’épuisent, tout comme sa façon de me toiser alors que je tremble de façon presque convulsive. Inutile de nier, autant attaquer, ça sera toujours moins grotesque que d’essayer de prouver mon innocence. Sa présence me détourne de mon but premier, c’est-à-dire trouver un moyen de sortir de l’eau, mais mes muscles sont désormais raidis à un tel point que je n’arrive presque plus à les bouger. Je sens mon cœur qui s’emballe dans ma poitrine, fonçant de façon désordonnée, avant de ralentir, comme épuisé d’une lutte vaine. Je me noie. Les tremblements ont cessé. Nouvelle tasse, je ne suis même plus capable de recracher l’eau que j’ingère.

« - Heureuse d’être ta… nouvelle bête de… foire. Oui, Je ne veux en aucun c… cas ton argent, juste… ta p… peau. »

Malheur de mes talents d’oratrice qui s’effondrent sans que je ne puisse lutter. Je ne cesse de m’enfoncer dans l’eau et ai de plus en plus de mal à respirer, mes bras et mes jambes abandonnant la partie. Je ne les sens même plus, tout mon corps est entrain de s’engourdir, encore plus mon esprit. Je m’enfonce dans l’eau, au fond du petit bassin plus dangereux qu’on ne pourrait le croire. Quelle idée de faire des piscines à la profondeur dépassant le mètre soixante. L’eau gagne ma gorge, mais je ne m’en rends pas vraiment compte. Mes pensées s’évadent bien trop loin de la situation présente, la douleur passagère s’effrite et laisse place à une sorte d’apaisement. Comme le début d’un songe, doux et amer à la fois. Je me laisse dériver.

Une petite pensée sur les réveils. Je les déteste. Nuit trop courte ou trop longue, gueule de bois, envie de flemmardise, faim dévorante, besoins pressants, température ambiante trop élevée ou trop basse, partenaire ronflant et bavant, amie déjà sur le pied de guerre, retard, muscles douloureux, et ce bruit insupportable de la sonnerie censée « vous tirer du lit tout en douceur ». Non, les sons de cloche, ça ne m’apaise pas vraiment, désolée. Il y a toujours quelque chose d’agaçant, voire de douloureux, quelque chose qui fait qu’on a plutôt envie de se rendormir au lieu de se ruer vers son café du matin. Et là, encore un réveil. Je sors des brumes de l’inconscience, encore en demi-sommeil, mais présageant déjà le mal-être de celui qui doit laisser ses songes. Mais ce réveil-là est bien singulier. Mes paupières se lèvent sur une vision incroyablement brouillée, je suis glacée, mouillée, et ma gorge est étonnamment douloureuse. Toux qui me prend à la gorge, la brûlure me tire des grimaces. Non. Dites-moi que rien de tout ça n’est arrivé, que ce n’est qu’un cauchemar, une fabulation de mon esprit définitivement malade. Je ne peux pas le croire, je ne veux pas le croire. La toux se prolonge, j’ai envie de pleurer, ou peut-être que je pleure déjà, en fait. Ma voix ne me semble qu’une plainte rauque.

« - J’veux retourner dans la piscine… c’était plus confortable. »

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J. Adrian Newell

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MessageSujet: Re: One more night.. Jasp & Amélie   Sam 7 Aoû - 3:34

Tu ne savais pas que c’était ma piscine ? Fous toi de moi James. Les femmes sont parfois tellement connes que c’en deviens profondément risible. Est-ce la froideur de l’eau qui la rend si peu perspicace ou est-ce chez elle une seconde nature que de s’échapper par le mensonge ? Je soupire, sans me délecter de mon affreux sourire entendu qu’elle doit mépriser au plus profond de son être. Je ne la déteste pas ou plus, la nuit qu’elle m’a offerte a en quelque sorte annihilé toutes mes rancunes tout en nous mettant sur ce que j’appelle un pied d’égalité, au détail près que je garde une nouvelle fois un parfait contrôle de la situation. Elle m’amuse et comble le vide de l’existence terne que je mène.

« Tu ne sais pas ce que tu dis, ou alors tu mens, mais j’en ai rien à faire et tu le sais bien, tes gémissements la nuit dernière, m’ont donné une vue assez lucide de ce que tu pouvais éprouver pour moi. J’imagine que tu te détestes, là je veux bien le croire, mais je ne pensais pas que l’attraction que j’exercais sur toi puisse être suffisamment dense pour que tu mettes de côté ton égo en revenant me voir. »

Je ne la regarde pas, le voile sombre de la nuit exerçant sans doute une fascination plus poussée sur mes pauvres yeux. Je l’entend hoqueter et avaler de l’eau tout en pestant cette fois contre moi. Elle veut ma peau, hey bien en voilà une nouvelle. Ce genre de menaces ne me sont pas étrangères. Me jouer des sentiments est un de mes tords il est vrai et c’est souvent dans ce genre de situation que leur haine atteint un degré étrangement élevé. L’humiliation qu’a subi James est certes terrible et je me reconnaîtrais aisément dans le terme salaud ou un autre tout aussi suggestif, pourtant derrière l’acte il y avait un message, qu’elle n’a apparemment pas saisi.

« Non tu n’en veux pas à mon fric c’est vrai, juste à celui de ma fiancée, qui est dans un certain sens mon fric aussi étant donné que mon carnet de chèques est la seule chose qu’on partage vraiment si l’on exclut la carte bancaire déjà mentionnée. Tu viens m’emmerder à quatre heures du matin sous les ordres d’une femme que tu ne connais absolument pas, parce que tu es persuadée que la seule explication à mon comportement vil et abjecte est ma personnalité déficiente et torturée. C’est triste, la seule femme qui ne s’intéresse pas à mon fric. » Je termine ironiquement.

Et là c’est le drame plus de réponse, seulement des glousglous intempestifs qui m’empêchent passablement de me laisser aller à ma rêverie solitaire. Mon regard s’attarde sur l’eau et constate qu’elle gît au fond de à présent. « Eh merde. » Une femme morte dans ma piscine cela sous entend d’énorme problèmes avec la justice, mais ce n’est hélas pas ce qui me préoccupe à présent. Sans me soucier de la température je descend dans l’eau pour la faire remonter à la surface et la faire sortir de cet enfer gelé, inquiet pour son état. La déposant sur la pelouse, je tente vainement d’imiter cet abruti de Jacob pour la faire recracher toute l’eau qu’elle a avalé, mais je dois dire qu’en réalité le résultat n’est pas aussi concluent. Je finis tout de même par y arriver et profite de sa semi conscience pour la porter jusqu'à l’intérieur ou je la dépose pour la deuxième fois en moins de quinze jours sur mon lit. Mon regard se porte sur ses vêtements mouillés et si je sais qu’elle m’en voudra tout de même au réveil, je n’hésite pas longtemps à la déshabiller sans cette fois-ci une once de perversité. Repliant la couette sur elle, je lui accorde un semblant de pudeur avant de retirer moi même mes vêtement trempés pour enfiler un caleçon de nuit sec. Je m’approche d’elle et l’installe dans mes bras pour la réchauffer. Je souris connement en pensant à sa réaction, lorsqu’elle se retrouver une nouvelle fois nue dans mon lit lovée contre moi pour avoir commis l’imprudence de s’être trop approchée de ma piscine avec en prime la mauvaise nouvelle d’apprendre qu’elle m’est redevable de sa vie. Je ne la ménage pas, mais la laisse s’endormir contre moi, passant ma main sur son épaule pour la réchauffer. Elle semble à moitié réveillée et profère des paroles incohérentes. D’une voix douce je lui susurre quelques mots à l’oreille, qui sont malgré leur ironie sincères cette fois-ci.

« Tu ne prend pas soin de ta santé James, c’est un désavantage certain pour quelqu’un qui veut jouer avec moi. Premièrement tu vas dormir, surveiller les gens à quatre heures du matin c’est de l’exploitation. Passe aux trente cinq heures ça vaut mieux pour toi, ça t’évitera en particulier de finir dans le lit d’un mec que tu détestes une fois par semaine. »
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Amélie James
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MessageSujet: Re: One more night.. Jasp & Amélie   Ven 13 Aoû - 2:53

Tout ça, c’est le karma. Sérieusement, il n’y a pas d’autre explication. Je ne peux pas croire qu’une telle succession de malheurs s’abatte sur moi aussi aisément, sans que je ne puisse rien contrôler, mon esprit si vite fatigué de tous ces rebondissements surréalistes. Je sais pas, je devais être un tyran dans une autre vie, ou un tueur en série, un chômeur qui travaillait au noir en profitant de l’aide de la société, un dirigeant ne respectant pas ses promesses pour folâtrer avec un mannequin, une femme au foyer qui avait soudainement pété les plombs et égorgé ses cinq enfants avant de les enterrer au fond du jardin. Mieux vaut trouver une raison à tout ceci, même si totalement surréaliste, autre que le fait que tout est de ma faute. Une histoire d’appas du gain. Et une histoire de garçon. Adrian… Je vais devenir folle. Le détester est immensément plus facile, cette nouvelle situation m’impose de revoir mes positions, ce que je me refuse de faire. Je ne peux ouvrir les yeux, je reste près de ce corps qui me réchauffe en préférant ignorer son identité. Parce que, si c’est bien lui, ça va devenir terriblement difficile. Il est tout ce que je peux mépriser, un masque d’arrogance et d’orgueil, un infidèle, un petit bourgeois se moquant de tout, le modèle même de ceux que je file pour des blondes décérébrées sous anxiolytiques se disant que se faire offrir un sac Chanel par semaine, ça cache quelque chose, ou encore tout simplement pour ceux que nous appelons le public, la basse population, la pléiade qui envie la jet-set en lisant les potins dans le métro du matin, jalousant ce chanteur cocaïnomane que je photographie entrain d’embrasser une prostituée russe encore mineure, alors que sa petite amie officielle est occupée à voyager dans toute l’Europe, sans la moindre seconde de répit, pour faire la promotion de son dernier film. Je me suis dit que je les connaissais tous par cœur, d’être une telle voyeuse n’observant que le pire. Et pourtant, je sens que je ferme les yeux sur d’autres choses, que ces détestables – ou du moins, celui-ci – ne le sont pas forcément tant que ça, et que le masque de volubilité n’est peut-être justement qu’un masque. Non. À quoi bon savoir que le monstre a une bonne raison de l’être ? Cela ne change rien. Des sentiments contradictoires se mêlent, et je m’en veux instantanément. Heureusement, ou malheureusement, sa voix me tire de mes pensées.

« - Certains doivent malheureusement travailler pour gagner leur vie et, dans le cas présent, c’est toi qui m’empêches de gagner la mienne. Je n’avais rien demandé. Je rends service à ceux qui me payent, c’est tout, un vulgaire contrat comme j’en ai des centaines, une personne qui gagne sa vie avec ça, pas un objet de guerre au sein d’un couple, pas quelqu’un à utiliser. Et toi tu… »

Allez, ça y est, je vais me mettre à pleurer, ne finis pas ma phrase par peur de laisser éclater le sanglot. Je me mords la lèvre inférieure à sang pour éviter un débordement ridicule, les larmes coulent néanmoins, douloureuses et amères. Plus qu’à espérer la protection de l’obscurité. Je préférerais hausser le ton pour l’engueuler, déverser à nouveau ma rage sur lui, même si cela ne le blesserait aucunement et que, pour l’instant, je ne suis pas vraiment en état de jouer la mijaurée. Il vient de me sauver la vie, et se montrerait presque « gentil », c’est le monde à l’envers. Et moi, j’en suis carrément à déverser sur lui mes problèmes existentiels et ce mal être constant m’ayant poursuivie pendant des jours, toujours collée à lui, soit dit en passant. La tentation de fermer les yeux et ne penser qu’à cette chaleur est forte, mais je lutte, sachant pertinemment qu’un réveil en plein jour, à nouveau dans ce lit, serait une humiliation que je ne pourrais pas supporter. Cette fois-ci, je ne murmure plus, je parle à voix haute, encore un peu tremblante.

« - Bref, je ne suis pas encore à prendre du Xanax, je me porte comme un charme, alors, s’il te plaît, évite que ce soit le cas prochainement si tu sembles tant t’en préoccuper. L’abus de noyades et humiliations est mauvais pour la santé. Mais… merci, pour, hem… »

Je ne termine pas, il a compris. Il m’a pour ainsi dire sauvé la vie, même si dans un sens c’est sa diatribe qui a fait que j’ai pataugé comme une idiote dans sa piscine glaciale. J’ai du mal à l’assumer, ou, en étant sincère, je ne l’assume pas du tout, seule la fatigue accumulée lors de ma lutte contre l’eau me permettant de rester relativement calme. Je finis par me détacher de lui à contrecœur, me redressant, non sans me couvrir de la couverture. Jouer la prude est idiot, vu qu’il m’a déjà vue nue, deux fois maintenant, et que de toute façon il fait noir, mais je ne peux pas m’en empêcher. J’essaye d’essuyer mes larmes avec mes mains, ce qui ne sert à vrai dire strictement à rien, il n'y a que dans les films qu'un coup de poignet arrange soudainement la tristesse et le maquillage. Tout ce que je fais, il va sans doute le réutiliser contre moi, dans un de ses pseudo-discours choc, protégé par tout le cynisme du monde. L’ironie est tout ce qu’il me reste, même si, au final, il s’agit de me moquer de moi. Cela évitera toujours qu’il le fasse par lui-même. L’air me semble si pesant que j’ai presque peur qu’il ne détruise l’atmosphère par une remarque acerbe dont il a le secret, quoi que tout autant qu’il décide de laisser tomber les acidités de connivences. Conclusion : mieux vaut-il que je file avant toute réaction de sa part. Filer avant de m’enfoncer davantage, ce qui me semble pourtant assez difficile. Ma voix n’est cependant pas aussi froide que je ne le voudrais. Je bâille même pendant mon monologue, tu parles d’un requin.

« Tu serais gentil de me dire où sont mes vêtements, je n’ai pas envie de devoir filer au petit matin par la porte de derrière, tandis que Julia se prépare un café, nuage de lait, deux sucres. Je laisse tomber l’affaire. Montre-lui les clichés, si ça te chante, de toute façon je n’arrive pas à comprendre ce que tu veux, encore moins pourquoi tu te protèges face à une fille qui passe la moitié du temps en ta présence à te demander de lui acheter telle ou telle chose. Mais bon, comme tu l’as si bien dit, je ne suis pas en mesure de te comprendre, et je ne vais pas contredire cette affirmation. ». Je m’écarte un peu plus, rebord du lit, pelotonnée dans la couverture, préférant regarder par la fenêtre qu’affronter son regard. Oui, je suis lâche. Et je m’en fiche. Je veux fuir cette situation perturbante au plus vite et avoir tout le loisir de m’arracher les cheveux une fois dans mon propre appartement. Soupir. « Promis, j’arrête de te filer dans les boîtes de nuit, plonger dans ta piscine de nuit, et tâcher tes chemises, j’ai saisi la leçon, tu ne me reverras plus. »

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J. Adrian Newell

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MessageSujet: Re: One more night.. Jasp & Amélie   Ven 13 Aoû - 15:15

Nouveau pic, elle m’agresse. Je l’empêche de gagner sa vie ? Tiens donc. Est-ce ma faute, si elle exerce un métier ou entrer par effraction chez les gens est monnaie courante ? Sûrement pas et d’ailleurs accuse t-on les gens de ne pas se laisser faire docilement lorsqu’on se permet de les filmer et les photographier a leur insu ? Là aussi, je pouvais me permettre d’avoir des doutes. . Le jeu semble s’être arrêté et la mine défaite qu’elle affiche à présent, laisse clairement comprendre que j’ai atteint ses limites, qu’elle jette l’éponge. Gagner m’importe peu au final, elle n’a pas compris, elle me diabolise sans prendre la peine d’étudier la situation plus en profondeur, la laissant de se défaire du voile de superficialité qu’elle arbore.

« Et t’as jamais pensé à devenir photographe professionnelle ou journaliste ? Ce serait la gagner plus honnêtement que ce que tu fais là. Ca n’a rien de glorifiant et pourtant tu continues, il y a un truc pas net chez toi. Je ne te traite pas de folle, non…Je me demande juste ce qui te pousse à faire tout ça. Briser des couples, vendre des photos volées au plus offrant…Tu sais certains couples tiennent sur un fonctionnement étrange, mais il est nécessaire qu’ils tiennent. Jul’ n’est pas là ce soir, elle n’est jamais vraiment là elle non plus, mais elle est plus discrète je te l’accorde. Je n’étais pas infidèle, mais quand j’ai su qu’elle me faisait suivre, je n’ai pas hésité à la provoquer. La quitter ? J’aurais pu, je pourrais, mais je ne veux pas vivre seul, quitte à claquer des milliers si ca peut bien lui faire plaisir. »

Il est vrai que ma situation « amoureuse » si l’on peut la nommer ainsi sans que ce ne soit risible, est plutôt dure à suivre, mais je ne sais pas pourquoi je lui raconte tout cela, sûrement pour qu’elle voie une facette plus humaine de ma personnalité, elle qui ne connaît que ma froideur, mon cynisme et ma haine pure. Amélie a payé ma déception pour deux. Cruel, je sais l’être sans doute, sans y mettre plus de cœur que cela, à la vérité, la désillusion fait davantage partie de mon être que la méchanceté pure. La compréhension selon moi passe avant tout par la compassion qui selon sa signification première incombe de « souffrir avec » la personne. Les clichés qu’elle était partie chercher chez moi en pleine nuit ne sont autres que des photos qu’elle aurait pu prendre d’un instant d’intimité partagé, étalé ensuite dans une presse à scandales. Les larmes coulent et dévalent ses joues silencieusement. D’un geste leste je m’empare d’un mouchoir propre dans le tiroir de la table de nuit et essuie ses larmes sans mots-dire. Je ne peux m’empêcher cependant de rire à sa remarque sur l’abus de noyades et d’humiliation.

« Ce n’est quand même pas moi qui t’ai poussée à l’eau, tu t’y es jetée seule. Dis moi seulement comment tu peux te montrer discrète en étant aussi maladroite. Une chance pour toi, je suis du genre insomniaque. »

Elle finit par se lever, sans un bruit emportant la couverture avec elle, puis s’adosse contre la fenêtre me fuyant du regard. Interrogation simple, elle me demande ou sont ses vêtements. « Tes vêtements sont trempés, tu vas attraper la mort. » Je conclus d’une voix qui ne souffre aucune obstination idiote de sa part. Vivement, je me lève moi aussi du lit pour m’approcher de l’armoire et enfin dénicher quelques linges propres et sec qu’elle pourrait enfiler. Je m’approche d’elle et lui pose le nécessaire pour s’habiller dans les bras, avant de m’éclipser pour la laisser se changer. Vague regard à l’horloge immobile, il est tard. Absence devant les aiguilles, je finis par remonter après avoir enfilé quelque chose sur moi. J’attrape les clichés séquestrer dans un tiroir de mon bureau et lui tend après avoir posé mon regard dans le sien.

« Tiens, et rêve que je te laisse partir. T’es pas en état de conduire ta pauvre twingo jaune James, je te ramène et en Porsche, j’ai pas envie qu’on me voit conduire ça, c’est peut être le seul truc avec lequel je ne plaisante pas. » Un sourire vient esquisser au coin de mes lèvres et j’ajoute. « Donne moi tes clés, Marcus passera te la déposer demain matin. » Marcus, me cède mes quatre volontés et j’imagine qu’il ne sera pas contre une prime de fin d’année pour bons et loyaux services. J’enfile une veste et lui en lance une avant de l’enjoindre de mes suivre à l’extérieur. Vague rire devant l’eau claire de la piscine encore éclairée, je me dirige vers ma berline de luxe et son lustrage impeccable. « Tu tombes tu restes dedans, alors fais attention. » je lance en riant. M’installant à bord du bolide, je grille une nouvelle cigarette, avant de démarrer au son du claquement de portière d’Amélie. Je m’élance dans circulation éteinte du Dublin nocturne et presse les vitesses dans un geste désinvolte. Ma conduite est légère et souple, gage, d’un véritable plaisir à la pratiquer. J’insère l’adresse de la photographe dans mon gps, qui calcule déjà la trajectoire silencieusement. Arrivé à destination, je freine et tourne la tête en direction d’Amélie.

« A une prochaine fois peut être, qui sait, avec la veine que tu as, je devrais encore te sauver la mise malgré toi. Pour la piscine, je songerai au barrières, celles qu’on préconise pour les gosses si l’envie te prend de me rendre une nouvelle visite nocturne. » Nouveau masque d'arrogance, je lui adresse un sourire avant de m'éclipser d'un violent coup d'accélérateur.
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Amélie James
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● Occupation: Paparazzi / Détective privée

MessageSujet: Re: One more night.. Jasp & Amélie   Jeu 26 Aoû - 19:57

Il ne me traite pas de folle ? C’est cela. Autant envisager le fait que je sois douée d’une déficience quelconque pour exercer ce métier qu’il méprise tant, comme beaucoup, d’ailleurs, tout en ayant absolument besoin que quelqu’un le pratique. C’est ce que je fais. Paparazzi, parce que c’est de l’argent facile, et qu’au final c’est tout aussi bas que de faire un article grandiloquent sur une pseudo-star à grands renforts de clichés photoshopés. Pire, le public préfère les titres racoleurs sur une histoire de tromperie ou d’argent dépensé à gogo qu’une interview de ladite célébrité parlant de la psychologie du personnage de son dernier film. Ainsi marche ce qu’on appelle la population moyenne, autrement qualifiée de superficielle et adoratrice de propos médisants, du moins selon les sondages sur les ménagères entre trente et cinquante ans. Détective privée, parce que je suis plongée dedans depuis ma naissance et que, encore une fois, ça paye. Divergence importante de point de vue, j’ai toujours haï les secrets et comprends donc que certaines personnes en payent d’autres pour les déterrer. La confiance en soi comme envers les autres est une chose si difficile à établir et si aisée à briser, elle est mon ennemi le plus féroce. De ce côté-là, on peut dire que je n’ai pas eu beaucoup de chance. Côté famille, parce que des parents se sentant obligés de planquer des micros dans votre chambre et vous faire chanter pour obtenir des informations sur votre vie privée n’est pas considérée comme vraiment… familiale ; côté cœur, parce quand votre premier amour vous trompe avec un homme, cela vous donne inévitablement envie de vous poser des questions sur la source de ce problème majeur ; côté travail, parce que j’ai tout simplement commencé à bosser pour mes parents dès mes seize ans, avant ma grande crise de rébellion pour tenter la médecine et me rendre compte que je n’aimais pas vraiment l’hémoglobine, avant de comprendre que je ne savais absolument pas ce que je désirais « faire plus tard ». Je devrais avoir un horoscope édité à mon unique usage, noir sur chaque tableau, Venus et Saturne influant définitivement négativement sur ma vie plus que bancale. Ça concorde plutôt bien avec mon histoire de karma : l’alignement des planètes à ma naissance m’a depuis toujours vouée à un destin que je qualifierais de funeste. Me raconter des histoires idiotes pour expliquer des événements dus à mon propre fait n’est pas quelque chose que je pratique habituellement. L’excès de chlore, j’imagine. Je tente de sortir ces sornettes de mon crâne. Quoi que regarder les choses sous leur angle le plus réaliste n’est peut-être pas non plus un bien meilleur choix.

Il continue. Pourquoi me raconte-t-il cela ? J’en viens presque à regretter lorsqu’il est désagréable, me confronter à son humanité est autrement plus complexe. Toute la faute est alors rejetée sur ma personne, moi qui préférerais tellement revendiquer ma position de victime. Mais c’est comme ça, Amélie, rien n’est tout blanc ou tout noir, tu dois vraiment avoir la façon de penser d’une gamine de cinq ans pour oser te baser sur ce genre d'idée. Je ne dis rien. Que pourrais-je de toute façon dire ? Faire une introspection à voix haute, m'excuser, faire un commentaire de toute façon inutile sur sa vie privée ? Je ne comprends pas le sens de toute cette histoire. Et ça ne va sans doute qu’empirer. Il sèche mes larmes, voilà le monde à l’envers, je pourrais presque en rire, mais c’est lui qui le fait.

« - Crois-le ou non, généralement je reste plutôt enfermée dans ma voiture à grignoter des mueslis. Ce n’est pas vraiment dans mes habitudes te tenter de pénétrer chez quelqu’un par effraction. »

Pas vraiment dans mes habitudes, ça ne m’a pas empêchée de le faire quelques fois. Pas de commentaire. À ce moment-là, cela ne me semblait pas une mauvaise idée. Il n'était pas censé être là, je récupérais juste la source de mon malaise, je nous remettais sur un pied d’égalité, et cela sans danger. Mais, heureusement qu’il était ici, en effet. Il aurait pu me laisser me noyer, il aurait peut-être dû, expliquant aux autorités que son profond sommeil l’avait empêché de m’entendre. Stigmatisation presque agréable à former tant il semble désormais différent. Désolée, Amélie, mais Adrian est bel et bien un être humain. Vêtements secs, les clichés tant recherchés, il me rend tout. C’est à ne rien y comprendre. Quel est donc le but de tout cela ? J’ai finalement obtenu ce que je désirais, je vais pouvoir tourner la page, mais je n’en suis étrangement pas heureuse. Sèche, habillée, l’enveloppe compromettante dans une main, je m’apprête déjà à m’éclipser. Et voilà qu’il me propose même de me raccompagner, quoi que « proposer » n’est pas vraiment le terme approprié. Ma Twigo jaune t’emmerde, Adrian, et moi ta Porsche. Mais aucun son ne franchit mes lèvres. Je suis fatiguée, complètement paumée, mes cheveux trempés gouttent sur mes épaules, me faisant frissonner. Bref, je ne suis pas en état de me battre pour une histoire de voiture, je me laisse juste diriger. Je passe en mode automatique, préférant m’abstenir de la moindre réflexion, suivant juste le mouvement, nouvelle race de zombie ayant encore dans les veines des résidus d’hypothermie. Son attitude soudain généreuse aide, évidemment, je l’accepte, ayant décidé de remettre les réflexions d’usage au lendemain. Peut-être que je vais tout simplement me réveiller. Je lui laisse les clés de ma voiture, enfile une veste bienvenue, et le suis en restant silencieuse, sans pouvoir m’empêcher d’observer ce mystère du monde moderne. Le trajet passe en une seconde, peut-être la vitesse, ou peut-être me suis-je tout simplement endormie. Retour dans une rue familière, nous sommes bel et bien devant l’immeuble où j’habite, au revoir personnalisé de sa part, je ne me formalise même plus de son arrogance, lui répondant avec un ton semblable.

« - Pas la peine, je prendrai mes précautions, si l’envie me vient de m’aventurer à nouveau dans ton jardin. Les brassards, il paraît que c’est très esthétique. Au revoir, Adrian. »

Sourire fatigué, je sors du véhicule, la voiture s’éloigne déjà. Je reste là, plantée au milieu de la rue, à regarder les phares s’amenuiser d’intensité au fil de l’éloignement, puis disparaître au tournant. Le bruit du moteur me reste en tête, jusqu’à ce que je me décide enfin à rentrer. Mélange indistinct de sensations diverses d’où ressort principalement la lassitude. Je crois que ce point d'interrogation me manque déjà. Et je crois également que je n’ai jamais aussi bien dormi de ma vie.

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