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 Pas le temps de courir le marathon, j'ai les crocs ! [Pv Araon]

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Alexandre Legall

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MessageSujet: Pas le temps de courir le marathon, j'ai les crocs ! [Pv Araon]   Lun 23 Aoû - 21:20

    12h45 .

    « Et merde ! » pestais-je tandis que je regardais ma montre et découvrais par la même occasion l'immense retard dans lequel je me trouvais. De toute manière avec moi c'était toujours la même chose, on m'attendait à une heure bien précise, me précisant de ne pas être en retard et moi, tel un gamin insouciant je me pointais 3/4 d'heure voir une heure et demie plus tard, la bouche en coeur et me confondant en excuses. J'avais bien sûr conscience que mon comportement n'était pas correct du tout et qu'il se montrait parfois des plus irrespectueux vis-à-vis de la personne qui m'attendait, mais j'estimais cependant qu'après tout ce n'était pas la fin du monde et que si l'énergumène en question n'était pas content avec ça et bien il n'avait qu'à cesser de me voir. J'étais encore tout jeune après tout et j'avais bien d'autres soucis que de penser sans cesse à l'heure qu'il était, la vie était bien trop courte pour s'encombrer de futilités agaçantes, je le savais mieux que personne et je comptais bien appliqué cette petite idée à la lettre. S'amuser, rire et profiter de chaque instant sans tenir compte des connaissances ? Tel était devenu mon crédo et ce n'était pas mon ami Araon Fisher qui allait dire le contraire. Pourtant loin d'être mourant, cette espèce de tête brûlée se montrait tout aussi dérangé et inconscient que moi, si ce n'était plus... Comme moi, il aimait s'essayer à tout, repoussant sans cesse ses limites quitte à en oublier le danger et à frôler la mort. D'ailleurs d'un certain point de vue, cette façon de vivre (celle que j'adoptais désormais) avait une dimension asse paradoxale puisqu'elle me confrontait sans arrêt (même indirectement) à la chose que je redoutais le plus à savoir : la mort. Pourtant, je savais que je n'y échapperai pas, mais je ne sais pas quelque chose de mesquin en moi, une part de mon moi le plus profond à fortes tendances masochistes me poussait à jouer au petit garçon casse cou et désobéissant. Sans doute une façon de dire à tous ces abrutis dégoulinant de compassion écœurante à mon égard (et excusez-moi d'avance de ma vulgarité) que je les emmerde ! Vulgaire? Moi ? Pas le moins du monde, je ne supportais simplement pas l'idée que l'on me prenne en pitié et qu'on ne voit en moi que le pauvre petit mourant. (C'était d'ailleurs pour cela que j'avais cesser de parler de ma maladie et endossait le rôle du garçon simple et mystérieux que j'étais aujourd'hui.) J'étais une personne comme les autres bon sang ! J'étais, je suis et je resterai ALEXANDRE LEGALL, cuisinier reconnu, vivant dans la banlieue de Dublin et qui sur un coup de tête avait décidé de quitter sa France natale. Bon bien sûr il faudrait rajouter à cette description mon incroyable sex-appeal et ma "gueule d'ange", mais j'avais acheté récemment de nouvelles chaussures et je ne voulais en aucun cas risquer de les déformer. Je souris alors à cette pensée, tandis que je descendais du bus que j'avais emprunté et m'amusais à l'idée que "si quelqu'un venait à s'introduire dans mon esprit, ou s'il entendait mes pensées, il me ferait probablement interné " ! Ce qui au fond serait peut-être tout à fait justifié...

    Enfin devant le lieu-dit de notre point de rencontre c'est-à-dire le "Wilde Restaurant", je chassais bien vite mes idées de maladie, de mort et à caractère bizarroïdes et poussais la porte du magnifique et gigantesque établissement. Réputé pour son ambiance cocon et romantique, il n'avait en effet rien d'un lieu de rencontre pour deux amis aussi déjantés qu'Araon et moi, mais je m'en moquais complètement. Non seulement j'étais libre de déjeuner où bon me semblais, mais en plus de ça j'en avais asse de me goinfrer de restauration rapide (comble du mauvais goût pour un chef de mon rang ^^) et d'ingurgiter les plats indigestes du chinois d'à côté. J'avais donc opté pour ce charmant petit coin de paradis, où je dois bien l'avouer la nourriture était divine. Considéré comme un habitué maintenant (bien que les prix des menus étaient ici exorbitants) je recevais une poignée de main ferme et assurée de la part du chef et une bise en bonne et due forme de la part de la gérante de l'établissement. Une fois mon devoir de politesse accompli, je scrutais alors l'immense salle qui se dessinait devant moi, à la recherche de mon ami. C'est alors que je le vis, assis à une table au fond de la pièce, la tête dans les nuages. Amusé par ce tableau, je m'engageais d'un pas rapide dans sa direction et m'asseyais brutalement sur la chaise face à la sienne, ce qui ne manqua pas de le faire sursauter.

    « Alors l'ami content de me voir ? » lançais-je tandis que je me jetais sur la boule de pain situé à ma droite et y croquais à pleines dents. Araon me regardait alors bouche-bée, il devait sans doute me prendre pour un malpoli, affamé et dérangé, mais après tout il commençait à en avoir l'habitude. Tout comme de mon éternel retard d'ailleurs... Je me gardais cependant de le lui faire remarquer, sachant pertinemment qu'il ne se gênerait pas pour me lancer un petit pic en rapport avec mon manque de ponctualité.

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Araon Fisher
Tueur à Gage Obsédé
Fuyez ! Il va vous manger tout cru !
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Feuille de personnage
● Relations:
● Occupation: Sexe et Mort.

MessageSujet: Re: Pas le temps de courir le marathon, j'ai les crocs ! [Pv Araon]   Ven 27 Aoû - 20:35

.
11.30

Araon détacha son regard de sa montre pour le reporter sur le cadavre présent devant lui. Le sang coulait de sa tempe tombant aux gouttes à gouttes sur le sol sale. Plic, plac, plic ploc. Seul bruit qui résonnait dans cette pièce vide aux odeurs de sexe. A. essuya son colt sur les draps avant de le replacer dans sa veste. Il ouvrit la porte. Là, devant lui, Loa, Kim, Niky – qui est vraiment sûr du nom d’une prostitué ?; le fixait les yeux écarquillés par la peur. Son client venait de se faire tuer,. Elle tremblait, collée contre le mur. Elle était terrorisée par cet homme qui lui sourirait derrière ses verres opaques. Il s’approchait d’elle, lentement, sa main partit chercher quelque chose dans sa veste. Elle ferma les yeux, retenant sa respiration. Elle pouvait sentir son souffle comme elle sentait les perles de transpiration couler sur sa colonne vertébrale. Puis, plus rien. Quand elle ouvrit les yeux, il n’était plus là, ne restait plus que ces billets glissés dans la poche de sa mini-jupe. Rachelle, de son vrai nom, recommença à respirer. A., lui, descendait l’escalier et quitta ce motel insalubre, sans un mot, sans un bruit, tel une ombre peuplant les rues, tel le spectre de la mort.

12.10

L’eau coulait de l’autre côté de la porte. On l’entendait claquer contre le sol et les parois de la douche. Normalement, à cette heure A. aurait du être au The Wilde Restaurant. Mais bon, il ne s’inquiétait pas outre mesure, Alexandre était connut pour toujours arriver en retard. Qu’il l’attende seulement, ça lui changera un peu. Le bruit de l’eau stoppa et Araon sortit de sa douche, un essuie autour de la taille et séchant ses cheveux à l’aide d’un autre. Il était content de retrouver son ami. Ces dernier temps il recevait de plus en plus de contrat. Bien que cela flattait l’ego et améliorait sa réputation déjà grandissante, il commençait à se sentir fatigué. S’il ne faisait pas attention, il allait finir par se retrouver enfermer dans une routine des plus gore où tuer deviendrait aussi coutumier que beurrer sa tartine le matin. Il balança sa serviette mouillée dans le panier à linge sale, souriant dans le vague. Oui cela lui faisait du bien de passer du temps avec des personnes comme Alexandre éclatant d’innocence et de joie de vivre par tout les pores. Sans compter qu’il avait enfin trouvé quelqu’un pour l’accompagner dans ces activités. Il n’y aurait jamais pensé mais risquer sa vie est franchement plus marrant à deux. Et puis cela lui permettait de bavarder sans arrière pensée avec un ami autour d’un bon plat. Chose pourtant banal mais des plus importante aux yeux du tueur à gage.
Araon termina de s’essuyer et enfila une chemise au dessus d’un jeans noir. Il ne fallait quand même pas trop le faire attendre, ne sait-on jamais qu’il soit à l’heure. Il prit les clefs de son Aston Martin et quitta son appartement.

12.45

« -Puis-je quelque chose pour vous monsieur ? »

*. Oui vous le pouvez. Vous pouvez appeler le petit morveux qui me sert d’ami et lui dire de magner son cul. *
Comme s’il allait dire ça. Six fois que cette même serveuse revenait lui demander si elle pouvait « quelque chose pour lui ». Cinq fois qu’il lui avait répondu qu’il n’avait besoin de rien, qu’il attendait quelqu’un. Oh, mais il voyait très bien où elle voulait en venir avec son sourire bienveillant et son blond peroxydé. Dommage mademoiselle, sa copine ne lui a pas posé de lapin et non, il n’y a aucune chance qu’il vous donne son numéro. Il attend juste un petit français qui vient de pulvériser son record du plus grand retard.

« - Si vous n’avez vraiment rien d’autre à faire, vous pouvez m’apporter un wiski. »
Il lui sourit et la jeune fille parti, le laissant à nouveau seul, maugréant contre Alexandre et ces sempiternels retards. En pensant que même lui en le faisant exprès n’arrivait pas à le surpasser. Il faut dire qu’en garçon propre sur lui, Araon arrivait toujours à l’heure précise, était poli, courtois, bref le parfait gentleman. Bien sûr, il n’était question que d’apparence.

« Alors l'ami content de me voir ? »
Araon sortit de ses pensées, assis devant lui se trouvait Alexandre et son air de ‘je suis un gentil chaton sans défense, me faites pas de mal’. Malgré tout, A. ne put s’empêcher de sourire tandis que son camarade mordait tel un affamé dans un innocent morceau de pain. Il ne changera jamais, mais après tout c’est comme ça qu’il l’appréciait.

« - Il y a dix minutes, oui j’aurais été content de te voir. »
Araon le fixa, amusé et lui piqua son morceau de pain des mains pour à son tour croquer dedans. Sa réponse aurait pu être blessante, mais il était évident qu’elle avait été dite sur le ton de l’humour.

« - Mais bon, dirons nous que si tu me fais à manger et qu’on se mate l’intégrale des Hannibal, je serais peut-être prêt à te pardonner. »

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Alexandre Legall

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MessageSujet: Re: Pas le temps de courir le marathon, j'ai les crocs ! [Pv Araon]   Dim 5 Sep - 16:57

A peine avais-je le temps d'avaler l'énorme morceau de pain que j'avais dans la bouche que, déjà Araon m'arrachait ce même morceau et le conduisait tout aussi violemment que moi quelques secondes plus tôt à sa bouche. De là, il fourrait ses dents dedans et le croquait, avant de me notifier que mon retard l'avait quelques peu agacé. Ainsi donc il n'était pas passé inaperçu ? Mince... Pourtant amusé par la scène de jeune homme affamé qui s'offrait à moi, je laissais échapper un petit rire, suivit d'un sourire confus, destiné évidemment à me faire pardonner. D'ailleurs si Araon avait été une femme, ce sourire aurait probablement suffit. Je n'aurais eu qu'à y ajouter un baise main et le tour était joué ! Mais avec lui c'était différent et quelque chose me disait qu'il fallait mieux éviter ce genre de familiarité. Sérieusement je ne me voyais pas lui attraper la main et y déposer un long baiser fougueux. Mes lèvres étaient certes très douces, mais je pensais également que l'effet produit n'aurait pas été celui escompté et que j'aurais eu plus de chance de frôler son poing que ses lèvres en guise de réponse. D'ailleurs il m'était inimaginable, même impensable d'embrasser mon ami, j'avais beau l'apprécier, il y avait des limites. Quoi qu'il en soit et, ayant intérieurement et suffisamment tergiverser sur la question, Araon n'était pas une femme que je pouvais séduire et je devais de ce fait faire preuve de suffisamment d'imagination pour excuser, une nouvelle fois mon immense retard.

« Oh allez petit ne fais pas la tête ! Tu me connais... je suis plutôt tête en l'air et je n'ai aucune notion de bonne conduite. T'es mon pote et quand tu as signé tu le savais alors... fais avec ! Et puis tout à fait entre nous... mon entrée en scène t'a beaucoup amusé ne dis pas le contraire, tu as ri et tu m'as même imité. Mal, mais tu l'as fait ! »

UNDERCO' l'ami ! afro
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MessageSujet: Re: Pas le temps de courir le marathon, j'ai les crocs ! [Pv Araon]   

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