AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue à Oxford, nous vous accueillons avec plaisir sur ce merveilleux forum, le thé Earl Grey et les speculoos offerts en prime ! • Toute l'équipe de TTR vous souhaite une Très Bonne Année 2011 !• Aidez-nous à faire connaître le forum en votant pour le top ! Cliquez sur les notes de la P.A ! TEAM WESTWICK •

Partagez | 
 

 Plastic Beach • Le quatuor tordu

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Caliban O'Brien
▌Taliban •
Dealer au grand coeur (à mi-temps)
avatar


Feuille de personnage
● Relations:
● Occupation: Etudiant en médecine, traficant de drogues en option

MessageSujet: Plastic Beach • Le quatuor tordu   Mar 31 Aoû - 4:22

Vendredi soir. Les fumées s’élèvent, la détente artificielle pénètre dans la chair, inspirer, expirer, asphyxie consciente et même désirée, je m’entoure d’un brouillard tout de nicotine. Pas vraiment besoin de ça pour être à l’aise, cependant, la bouteille entre mes mains est amplement suffisante. Mélange, je bois une gorgée d'alcool brûlant après la bouffée de poison, affalé dans mon lit. Je ne prépare généralement pas mes soirées de façon solitaire, mais disons que la situation est assez particulière que pour que je fasse une exception. Tout d’abord, elle, dont je ne prononcerai pas le nom, malgré son visage flottant dans ma rétine. Elle, cette fille dont je suis tombé connement amoureux, à m’en faire crever de souffrance. Tout ne se passe pas comme dans les comédies romantiques, il faut croire que je suis plutôt destiné à être la victime préférée du mélodrame dégoulinant pour faire pleurer les fillettes de douze ans. Quoi que je pense qu’elles iraient plutôt se planquer sous les jupes de leurs mères, ou les pantalons, restons dans l’ère féministe. La dépravation n’est pas chose à montrer à n’importe qui, elle m’a ouvert ses bras, avant de m’éjecter sans délicatesse aucune. Double chute de celui qui pensait pourtant être rompu à ce genre de pratique. Se droguer par amour est définitivement quelque chose que je déconseille, quoi que toutes ces saloperies ont quitté mon organisme avant que je ne puisse vraiment commettre un acte irréparable. Je pourrais au moins la remercier pour ça. Tristesse débile, elle m’a jeté, et elle me manque, malgré tous mes efforts pour ne plus y penser. La cigarette se consume, la bouteille se vide, œil morne qui voltige entre l’écran de mon ordinateur et ses sympathiques coupes transversales de divers organes humain - étudiant en médecine oblige -, et celui de mon réveil. Bientôt l’heure. On en vient à la deuxième raison de cet alcoolisme prématuré : le plan. Aka « l’opération Geek ». Ouais, Caliban donne parfois dans le commando, il faut croire qu’il est prêt à tout pour aider son nolife de colocataire, même contre son gré. Pas mon genre de le déranger lorsqu’il tente de finir un donjon, ni même de faire une remarque, mais il y a un moment où trop, c’est trop. Il ne faut pas croire que j’vais finir comme sa sœur, à faire sauter les plombs pour qu’il daigne décrocher de son écran, mais je veux juste le socialiser un minimum vital. Disons que mon objectif s’appelle fille. Et fille qui ne se prénomme pas Isabel, de préférence. Encore un sujet de disputes entre Jodie et moi, elle qui aimerait bien que son frère papillonne avec une pyromane, et moi qui tente de les éloigner en cachette. L’histoire du plan, c’est l’exception qui confirme la règle, la preuve que Jodie et moi pouvons nous comporter comme des êtres humains normaux capables de s’allier dans une cause commune, malgré le fait que nous tentons l’autre partie du temps de nous entretuer, à coup de balades en moto et visites des magasins. Hem.

« - Je propose une trêve.
- C’est un piège ? »


Jodie était venue me trouver le matin même, normal que je sois suspicieux. Finalement, on laissait tomber notre petite guérilla pour exactement vingt-quatre heures, le temps de concevoir un plan presque parfait et de le concrétiser. Le lendemain, avec la précision d’une horloge numérique, nous en reviendrons à notre relation de chantages et de sarcasmes, ce que la vie peut être belle. Tu parles d’un plan parfait, il fallait véritablement posséder la naïveté de Sean pour y croire ne serait-ce qu’une seconde, mais le fait est qu’il était la cible, donc la chose était possible. « L’opération Geek » était en soit d’une simplicité infantile. Jodie avait fait part de l’existence d’une convention Star Wars se tenant le soir même à Sean, qui m’en avait fait part à son tour, et nous devions y aller tous les deux. Évidemment, il n’y avait nulle convention Star Wars, et je n’aurais de toute façon jamais accepté d’y participer. Le but, c’était de l’amener dans une soirée estudiantine sans devoir l’attacher et le traîner, et puis, évidemment, faire en sorte qu’il ne puisse faire demi-tour et ainsi rencontrer autre chose que des Vulcains. Simple, je l’ai dit. Sur le papier. Parce que, déjà, essayez donc de persuader votre meilleur ami de ne pas partir à cette dite fausse convention nocturne déguisé en jedi. Miraculeusement, j’avais réussi. On devait mettre nos déguisement dans un sac à dos, et se changer une fois là-bas. Nouveau coup d’œil au réveil. Vingt-deux heures, j’écrase ma cigarette dans la bouteille, avant de m’extraire du matelas trop moelleux. C’est l’heure de faire ta B-A, Caliban, même si Sean risque de ne pas forcément apprécier. Désolé, mon vieux, mais c’est pour ton bien. Je sors de ma chambre et frappe à la porte de celle de celui au centre de toute cette opération commando.

« - C’est l’heure, Sean ! J’espère que tu n’as pas oublié ton sabre laser ! »

Ahaha. Bon sang, ce qu’il allait m’en vouloir. Espérons qu’il passe une bonne soirée, sinon il cessera sans doute de m’adresser la parole pendant une bonne semaine. Comme si j’avais besoin d’un problème en plus dans la pléiade de coups durs s’abattant sur moi avec une précision presque chirurgicale. Un peu de nerf, Caliban. Après tout, je pourrais m’y amuser aussi, à cette soirée…
Trajet à pieds sous la brume de Dublin. Forcément, ça se passe dans l’université, cette soirée estudiantine. Dire qu’il ne se doute toujours de rien, c’est à se demander comment. Une convention Star Wars, nocturne, sur un campus universitaire, un vendredi soir, je ne sais même pas si ça a déjà existé. Je parle pour combler le silence de l’obscurité, nous arrivons à destination en seulement dix minutes. Des basses se font entendre, je le pousse dans le dos pour qu’il ne puisse pas s’enfuir. La soirée se déroule en plein air, ça ne l’empêche pas d’être aussi étouffante que les autres. Musique aux rythmes syncopés, corps se frôlant et se bousculant, éclats de voix tentant vainement de recouvrir le brouhaha ambiant, alcool passant de main en main, et parfois plus, mon œil expert reconnaissant chaque pupille dilatée, chaque geste se voulant discret, mais démontrant l’hystérie d’un corps devenu hors de contrôle, chaque transaction d’une minuscule pilule de bonheur artificiel. Mais je ne suis pas là pour ça, ce soir. Main posée sur l’épaule de Sean pour l’obliger à me suivre, nous pénétrons plus au cœur de la soirée. Sourire aux lèvres, je crie à son oreille pour couvrir la clameur ambiante.

« - Alors, c’est sympa, non ? C’est la soirée estudiantine de rentrée, pour faire des connaissances. Allez, prends un verre et profite de cette musique indigeste ! Y a même une plage artificielle, c’est dingue, non ? »

Comme si ça allait le motiver. Lui, il préférerait sans doute se trouver sur l’Etoile Noire, à l’heure qu'il est, pas sur l’avenue principale du campus, avec ses quelques centimètres de sable et deux ou trois palmiers en plastique pour figurer l’été, et surtout cette foule effrayante d’humains en mouvement. Je lui colle un verre de bière entre les mains et entame le mien. Le peuple grouille tout autour de nous. Cette fois, j’en suis certain, il est coincé. Sortir d’ici signifierait se faufiler, et ce n’est pas quelque chose qu’on fait en courant à vive allure pour ne pas se faire rattraper par son colocataire. Quoi que, il serait peut-être capable d’essayer. Quelques visages connus croisent le mien, nous échangeons les embrassades d’usage et des mots de retrouvailles, je me retourne vers Sean une fois le groupe passé.

« - Profites-en pour faire des connaissances. Quoi que tu en penses, il existe des étudiants sympas. Parfois, ils sont même du sexe féminin. »

Plus qu’à espérer que Jodie arrive avec le féminin, justement. J’ai rempli ma part du contrat, à son tour. Et avant que Sean ne meure d’une crise d’anxiété, ou d’une intolérance à la proximité, si possible.



Je propose un ordre de passage : Caliban - Sean - Jodie - Isabel, ça m'semble le plus logique.
Pardon si j'ai décidé un peu pour toi, Sean, mais, sinon, je n'aurais pas pu lancer le rp x)

• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sean Anderson

avatar


Feuille de personnage
● Relations:
● Occupation: Étudiant en infographie / Geek à plein temps.

MessageSujet: Re: Plastic Beach • Le quatuor tordu   Mer 1 Sep - 16:02


« Un colis Mr. Anderson ».

La boite était enfin arrivée. J'ai rapidement signé la feuille de facteur, sans même lui accorder un regard et j'ai foncé dans ma chambre. Ma joie était tellement intense, que j'avais l'impression d'être à nouveau adolescent. J'avais ressenti exactement la même sensation, le jour où mon père m'avait offert un scooter. Il m'avait juste dit qu'il avait une surprise pour moi et Bam ! Un scooter rouge, brillant..j'avais même l'impression qu'il m'appelait « Sean, conduit-moi ! ».

Aujourd'hui, c'était exactement la même chose, sauf que c'était une boite en carton, avec écris Ebay dessus. J'ai délicatement ouvert la boite qui était remplie de polystyrène. J'effectuais des mouvements lents et ordonnés, comme s'il y avait une bombe où le président à l'intérieur. J'ai renversé le contenu de la boite sur mon lit, toujours avec finesse. J'ai déplié le déguisement sur en évitent de le froisser. Je suis resté une dizaine de minutes à le contempler « Magnifique ». Le déguisement dégageait une forte odeur de neuf. Il était blanc, avec le casque et l'arme intégrée. C'était trop d'émotions d'un coup. Si j'étais une fille, je suis certain que des larmes couleraient sur mes joues. Bon d'accord, là, ça craint un peu trop.. Mais ce truc m'a coûté la peau des fesses. Neuf cents dollars, sur ebay ! Mais il vaut largement son prix. C'est un Jedi Obi-Wan Kenobi authentique. Il paraît même qu'il a servi pour le tournage de Star Wars Chapitre II. Au bout de trente minutes, Je l'ai repliée et je l'ai soigneusement mis dans mon sac. J'ai quand même gardé l'arme en main qui était en fait un sabre laser fluorescent rouge. Je me suis regardé dans le miroir histoire de voir quelle allure j'avais quand je le tenais en main. Soudain, une idée me vint à l'esprit. J'ai enfilé le casque, mon appareil photo dans une main et le sabre dans l'autre. Hop ! Une photo faite à la va-vite, que je me suis empressé de mettre sur facebook. Je sens qu'il va y avoir des jaloux..Enfin, j'dis ça, j'dis rien. Il y avait déjà trois commentaires.. ils me suppliaient de leur vendre mon déguisement. J'allai leur répondre quand la voix de Caliban vint jusqu'à mes oreilles. Il me disait que c'était l'heure de partir.

« Ouais, ouais, c'est bon.. j'arrive »

Pour la deuxième fois de toute mon existence, j'allais à une convention Starwars organisé sur un campus. Croyez-moi, c'est un endroit fabuleux. Tout le monde est déguisé et parfois des gens reproduisent des passages du film. Nous citons en coeur nos répliques préférés et nous échangeons quelques objets dérivés de la saga. C'est le monde parfait. Et dire que j'ai faillit louper cette convention ! Je n'en avais même pas entendu parler, mais c'est Jodie qui m'a dit qu'il y en avait une. Pour une fois que la fille qui me sert de soeur avait servi à quelque-chose. Je n'en revenais pas que Caliban accepte de m'y accompagner et même de porter un déguisement. J'aurai tant voulu l'enfiler directement, mais Caliban avait insisté pour que nous l'enfilions une fois sur place. Ce type est vraiment étrange. Dans la voiture, il a même entamé la discussion..d'habitude, il ne parle pas autant.

Au loin, je voyais les gens danser et s'amuser. Tout avait l'air parfait. Quand je m'approchais un peu plus, je pouvais constater que personne ne portait de déguisement. Il n'y avait aucun fan. Aucun sabre et même pas de séances dédicaces. Caliban & Jodie m'avaient eu. Ils ce sont bien foutus de moi. En fait, c'était juste une soirée universitaire. C'était donc pour ça, qu'il ne voulait pas que l'on porte nos déguisements. Caliban me poussait à l'intérieur du campus... Je ne pouvais plus faire demi-tour. Il n'y avait que des jeunes, qui dansaient comme s'ils étaient transportés par la musique. Certains étaient bourrés et d'autres avaient l'air perdus. Tout ces gens qui criaient, tous ces rires..ça me donnait envie de vomir. Caliban m'a dit qu'il y avait même une plage artificielle. Mais sérieusement, je n'en avais rien à faire. Je voulais juste retrouver mon ordi et surtout me venger.

« Tu m'as bien eu. Bien joué, mais tu sais quand on rentrera à la maison, j'aurai sans doute des envies de meurtres, alors n'essaye pas de t'enfuir si je te prends en victime. »

Ensuite, il m'a parlé de filles.. où un truc comme ça. Je n'écoutais pas vraiment. J'observais les gens, tout en buvant la bière qu'il m'avait donné. Quand je pense que j'aurai pu être chez moi, en train de tuer des orgues maléfiques sur le net.. Quand Jodie sera là , je ne manquerais pas de lui couper la tête avec le sabre laser que j'ai dans mon sac.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jodie Anderson

avatar


Feuille de personnage
● Relations:
● Occupation: Métier / Etudes

MessageSujet: Re: Plastic Beach • Le quatuor tordu   Lun 6 Sep - 23:30

Jour J, celui où tous les étudiants de l’université auront l’occasion d’apercevoir mon geek de frère à une soirée estudiantine, vision pour le moins apocalyptique. Malheureusement, à cette grande nouvelle s’ajoutent quelques problèmes disons… ennuyeux.
Tout d’abord, il n’est pas encore au courant. Ensuite, il s’y retrouvera totalement contre son gré et finalement, il y a fort à parier qu’il risque d’être pris d’envies incontrôlables de venir m’assassiner pendant mon sommeil. Peu de choses comparé à l’immense influence que ce genre de sortie pourrait avoir sur sa vie sociale actuelle, qu’on peut qualifier de dramatique. En effet, cette petite soirée permettra peut-être à Sean de doubler sa liste de connaissances et d’amis facebook – pas très difficile quand le nombre de base n’est pas loin du 0, mais soit. Caliban et moi sommes d’accord. Cela vaut la peine d’essayer, même à nos risques et périls, puisque nous savons pertinemment que sa vengeance sera terrible. Surtout pour moi, en fait.
Je dois bien l’avouer, l’idée de ce plan génialement astucieux même si un peu diabolique, vient de moi. A croire que je suis vraiment une experte pour pourrir la vie de mon entourage.

Après avoir vu l’annonce de la soirée prévue ce vendredi, j’ai pensé que ce serait sans aucun doute l’occasion rêvée pour mon frère de faire connaissance,sympathiser avec des étudiants qui ne sont pas tous des débauchés sans cervelle, quoi qu’il en dise, avoir des conversations qui ne sont pas exclusivement en ligne et comprendre que le monde ne tourne pas uniquement autour de l’informatique, star wars et world of warcraft.
Mais le problème numéro un est de savoir comment l’y amener sans qu’il n’essaie de s’enfuir en courant. Le droguer ? Le kidnapper ? Lui faire croire qu’il se rend à une convention pour geek jusqu’au moment où il lui sera impossible de faire demi-tour ? Cette dernière solution est peut-être la plus cruelle, mais c’est aussi la plus appropriée. Le 2ème problème est que si c’est moi qui propose de l’y accompagner, il risque d’étrangement sentir le coup tordu qui se cache derrière cet inattendu élan de gentillesse.
C’est pourquoi j’ai été obligée de m’adresser à une personne en qui il a confiance, son meilleur (et seul) ami, Caliban. Et ça tombe mal lorsque l’ami en question est un dealer insupportable, avec qui n’importe laquelle de nos conversations se terminent inévitablement en conflit.
Enfin, nous serons j’espère assez matures que pour mettre nos différends de côté afin de s’allier dans une cause qui nous tient tous les deux à cœur.

J’étais donc arrivée près de Caliban un beau matin à l’université, tout sourire, avec mon idée empoisonnée derrière la tête. Suspicieux au début, il a quand même fini par accepter que je lui expose mon plan brillant, et a semblé – contre toutes attentes – emballé à l’idée de poignarder son meilleur ami dans le dos de la sorte. Il m’a ensuite demandé d’amener avec moi de potentielles prétendantes. Comme quoi, avec un peu de bonne volonté, il peut se montrer très coopératif.
Nous étions donc pour une fois sur la même longueur d’ondes, du moins, c’est ce qu’il pensait.

Nous avions convenu que je devais aborder le sujet d'une convention Stars Wars avec Sean, qui se précipitera pour en parler à Caliban qui lui, en tant que meilleur ami modèle, se réjouira de lui proposer sa compagnie. Seulement, à la place d'être entouré de fans de Dark Vador deguisés qui partagent leur passion, il sera au beau milieu d'un ramassi de jeunes hurlant, gesticulant, chantant, dragant, picolant, drogués ou juste ivres au point de ne plus se souvenir de l'endroit où ils se trouvent. Sans oublier la bière qui vole partout. Tout ce qu'il aime...

21h00, mascara, blush, ombre à paupières, je suis fin prête. SMS à Isabel qui doit passer me prendre, auquel elle répond qu'elle sera là dans un quart d'heure. J'allume mon ordinateur et tue le temps en passant voir les actualités sur Facebook. Rien de tel pour savoir qui participera à l'événement, qui est célibataire, casé mais décasable ou alors en couple. Pratique. Léger pincement au cœur en tombant sur une photo que mon frère a publiée, sur laquelle il est habillé en jedi. Oups. Ca lui tenait donc tellement a cœur ? Dieu sait quelles sommes faramineuses il a du dépenser pour cette tenue ma foi...originale. C'est desormais officiel, Sean est un cas plus que désespéré. J'espère qu'il n'aura pas la mauvaise idée de la porter en arrivant à la soirée, parce que ça détruirait le peu de vie sociale qu'il a. Mais je fais confiance aux dons de persuasion de Caliban. 

Klaxon dehors, je descends et rejoins Isabel dans sa voiture. Voici la cavalière de Sean. Je fais juste ce que mon acolyte m'a demandé, j'ai juste "oublié" de préciser l'identité de la jeune fille qui m'accompagne. Celle dont mon frère est amoureux depuis qu'il est en âge de parler. Ce n'est pas comme si je n'avais jamais essayé de la lui présenter, mais toutes mes tentatives ont été arrêtées par l'abruti qui lui sert de meilleur ami, refusant catégoriquement l'idée de faire de la belle et le geek un charmant petit couple. 
J'entame la conversation tandis que la voiture avance. Isabel est décidément faite pour Seran. C'est bien connu, les opposés s'attirent, or elle est joyeuse, jolie, sociable, drôle, pétillante... Ils se complèteraient si bien. Je ne vois définitivement pas pourquoi Caliban cherche à tout prix à les éloigner l'un de l'autre. Il est évident que le fait qu'ils vont se rencontrerrisque de renforcer les envies de meurtre de Caliban à mon égard. 
Je souris en pensant à la situation dans laquelle on se trouve. Sean ne sait pas qu'il va se retrouver dans une soirée estudiantine, Caliban n'est pas au courant qui j'y amène Isabel qui elle même ne sait pas qu'elle va y rencontrer Sean, qui est l'homme de sa vie, mais ça elle ne le sait pas encore non plus. J'ai toujours eu un don pour les effets de surprise. Cette soirée promet d'être haute en rebondissements, et si je suis encore en un seul morceau à la fin, c'est que j'ai de la chance. 

La voiture s'arrête, nous y sommes.  Je regarde Isabel et lui dit, grand sourire angélique aux lèvres 
" ça va être l'éclate! Quelque chose me dit que l'on va faire des rencontres qu'on n'est pas prêtes d'oublier, ce soir..."
Aucun sous entendu, évidemment. 
Nous sortons de la voiture et nous dirigeons à grandes enjambées de talons hauts vers la plage artificielle, pas très difficile à localiser quand les baffles sont au volume maximal et que la musique est toujours audible 3 rues plus loin. 
Arrivées à destination, on entre directement dans l'ambiance, musique, oppression, alcool, drogue, bar, videurs, fumée, sable fin, danse,... Caractéristiques typiques de ce genre de soirées.
Je crie à Isabel de me suivre, et on se faufile à travers la foule. Il faut impérativement que je trouve mon frère et Caliban, et ça m'étonnerait fortement qu'ils soient sur la piste de danse, à moins d'avoir beaucoup trop bu. 
Je finis par les apercevoir après quelques minutes de recherche. Près du bar, ils sont dos à nous et semblent essayer de communiquer malgré les basses un peu trop bruyantes. Je prends Isabel par la manche, m'approche des garçons et leur agrippe l'épaule pour les faire se retourner, puis j'enchaine, parlant assez fort pour être sûre de bien me faire entendre.
 
"Oh Sean, toi ici... Quelle surprise! Râle pas, avoue que c'est quand même plus sympa qu'une convention pour geek, non ?" 
Je continue, en m'adressant à Caliban, cette fois.
 
"Et toi... Excuse moi d'avance pour ce que je m'apprête à faire.."

Et je termine, me tournant vers Isabel en lui désignant Sean.
 
"Isabel, je te présente mon frangin, Sean. Je ne pense pas que faire la présentation dans l'autre sens soit nécessaire."
 
Alors, maintenant, deux possibilités. Soit les choses de passent comme je l'espère, soit ils m'étranglent tous d'un commun accord...                       


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isabel K. Kingsley

avatar


MessageSujet: Re: Plastic Beach • Le quatuor tordu   Ven 10 Sep - 0:33

    Il y a quelques jours de cela, Jodie m’avait interpellée sur le parking notre université, car même si nous ne faisions pas les mêmes études, elles étaient juste à côté l’une de l’autre. Ce qu’elle m’avait proposé ne me choqua nullement. Nous étions toutes les deux des adeptes des soirées étudiantes car c’était un moyen de s’amuser comme un autre : faire les boutiques, ou faire la fête, chacun ses préférences. Pour ma part, même si j’aimais être à la mode, je ne louperai une occasion de me déhancher et de boire pour rien au monde. J’avais vite fait entendu parler de cette soirée qui se déroulait le vendredi soir : « une ambiance cool comme sur la playa de Malibu ». En gros, c’était leur slogan. Je n’en avais encore parlé à personne, mais j’avais eu très envie d’y aller. Le ciel avait du entendre au fond de moi, puis qu’il envoya Jodie à moi. Cette fille était comme un ange, toujours souriante et partante pour faire tout ce que je voulais. En plus, le jour où elle est venue vers moi, il y avait du soleil derrière elle, et pétillante comme elle était, et avec la blondeur de ses cheveux, oui, c’était un ange !
    J’avais bien entendu directement acceptés son invitation. Nous avons convenu un rendez vous et tout. Je n’avais plus qu’une hâte à présent : y être !

    Finalement, vendredi arriva assez vite à ma grande joie. Pour ne pas changer les habitudes j’allais m’habiller assez sexy, et puis assez léger puisque c’était une soirée étudiante au thème « playa ». Bien sur, je n’allais pas m’amener là bas en maillot de bain. Ce serait tentant pour se trouver quelqu’un pour la soirée, mais je ne suis pas encore une folle car n’oublions pas que nous sommes en Ireland, et non en Californie. Du fait que je travaillais dans un magasin de prêt à porter, j’avais pu me dénicher une tenue appropriée dans la semaine : une robe bustier noire, avec une ceinture à fleurs couleur or assortie à mes boucles d’oreilles, et des talons hauts à bandes. Du far à paupière avec quelques paillettes, du crayon, de l’eye-liner, du gloss, mais pas non plus à en devenir superficielle, et j’étais enfin prête pour affronter les étudiants de mon âge, ivres ou pas. Je pris mon petit sac à main et ma veste (car il faisait frais), et tout en quittant l’appartement, je pris mon téléphone et choisis « Jodie » dans mon répertoire pour lui envoyer un sms comme quoi je serai chez elle dans un quart d’heure environ. Il n’était pour le moment que vingt et une heure. Le quart d’heure, c’était juste le temps que j’aille jusque chez elle. Une fois dans la rue, je montais dans ma voiture. Elle n’était pas décapotable, elle n’était pas neuve, et elle n’était pas non plus d’une grande marque de luxe, mais elle roulait, et c’était ce qui importait. Je mis le contact et me rendis chez mon amie qui était déjà prête, car dès que je klaxonnais pour l’avertir de mon arrivée, elle sortit sans tarder. Je lui dis bonjour dans la voiture, et nous roulions vers le lieu de la fête. J’aimais beaucoup Jodie, elle me faisait toujours rire, et nous parlions de tout et de rien. Parfois c’est ce qu’il me manquait : des gens à qui parler comme ça.
    Je ralentis quand nous arrivions sur le parking où il y avait déjà pleins de voitures. Il fallait que je me trouve une place, ce qui était difficile, mais finalement, il y en avait juste une pour nous. Je me garais, éteignis le contact, et nous sortîmes du véhicule afin de nous dirigé vers l’endroit où la musique sonnait déjà fort, bien que nous ne soyons pas encore arrivées. Mais nous marchions à grands pas vers cette plage artificielle, facilement repérable grâce à la musique. Cette soirée me rappelait les vacances, bien que nous reprenions malheureusement les cours.
    « Des rencontres qu’on ne serait pas prête d’oublier »… j’attendais ça avec impatience ! Je regardais autour de moi pour voir s’il n’y avait pas de potentielles cibles. Malheureusement, je n’avais jamais vraiment eu de chance côté amour. Personne ne voulait de moi, à croire que je leur faisais peur. Je faisais fuir tout le monde, c’était incompréhensible. Même mes parents ne voulaient plus vivre près de moi depuis que j’avais brûlé la maison. J’étais heureuse de n’avoir encore jamais avoué mon amour du feu à mon amie Jodie pour ne pas la perdre non plus. Et je faisais aussi de mon mieux pour cacher cette passion. Alcool, drogue, musique, de l’ambiance, des gens qui bougent sur la piste de danse, et tout. J’aimais cette atmosphère joyeuse, bien qu’elle ne fût pas forcément glorieuse au fond. Je suivais mon amie, gardant toujours un sourire sur mes lèvres. Elle me prit par la manche et nous filâmes vers le bar. Mais ce n’est quand m’approchant du bar que je découvris qu’elle n’était pas venue ici par hasard. Elle se pencha par-dessus un jeune homme qui avait plutôt l’air saoulé d’être présent ici, comme forcé. Je compris dans la phrase de Jodie qu’il n’était pas heureux d’être ici car il avait du sûrement du quitter son ordinateur…Les geeks…Ils ne connaissent pas les plaisirs simples des fêtes où on s’amuse avec tout le monde car l’alcool nous le permet. A côté de lui il y avait un autre jeune homme dont j’avais déjà fait connaissance. Malheureusement, ce n’était pas l’une des meilleures : il m’avait prise en flagrant délit à vouloir incendier une maison. Je détournais mon regard de lui, et je préférais regarder dans le vide. Puis, elle me le présenta le premier garçon, en fait, il s’agissait de son frère. Sean… ce prénom me disait quelque chose, comme son regard, mais assez vaguement. Probablement que je l’avais déjà vu quelque part, mais je ne me rappelais plus où précisément.

    « Enchantée Sean… » Je ne comprenais pas pourquoi Jodie avait dit qu’il n’y avait pas besoin de faire connaissance dans l’autre sens. Peut être lui avait-elle beaucoup parlé de moi. Pourtant je n’avais rien d’extraordinaire. Moi, je ne le connaissais pas de trop pourtant.

    Pour ne pas faire mal poli, je risquais tout de même un regard vers Caliban, et je lui souris comme si de rien n’était : « Bonjour Caliban ».

    Après, venez toujours le moment que je redoutais : ne plus savoir quoi dire pour maintenir la conversation, de plus que Sean n’avait pas l’air d’être très bavard. Alors je me précipitais de plaquer un billet sur le comptoir, et je regardais tout le monde avec un grand sourire : « je vous paie un verre ? »

    Peut être que par la même occasion, Caliban oublierait ce petit malentendu entre nous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Plastic Beach • Le quatuor tordu   

Revenir en haut Aller en bas
 
Plastic Beach • Le quatuor tordu
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» New Royal Caribbean beach resort in Haiti
» Miami Beach ~ [PV Tyzy & Sakuya]
» Beach Party ! [ pv ]
» Ayiti aboli itilizasyon sak plastic ak plat stiwofom.
» Description d'Akane Beach

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
With or without you :: Dublin Four :: Trinity College, University of Dublin-
Sauter vers: