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 Will & Joy part 1 • Joylee

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William E. Norrington
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MessageSujet: Will & Joy part 1 • Joylee   Mer 17 Mar - 17:02

Journée interminable. Je venais de me réveiller dans un état second. Comme d’habitude, j’étais allé me coucher à pas d’heure, complètement ivre et avec une fille différente. Je ne changerai jamais mais bon, j’aimai le changement… de filles. La seule qui a véritablement percé à jour le beau William Norrington n’est autre que Joylee. Une ravissante blonde aux yeux bleus pétillants. Cette fille avait la joie de vivre et cela n’était pas pour rien qu’elle était ma meilleure amie. Cependant, j’avais du mal à la revoir depuis qu’elle s’était fait agresser par une groupie. Je ne comprendrai décidément jamais ces filles qui n’ont qu’un centre d’intérêt dans la vie. Mais bon, vu que c’était moi, je n’allais pas m’en plaindre au contraire. Je suis flatté mais c’est tout à fait normal de m’aimer. Ne suis-je pas William Norrington ? Le plus beau, le plus magnifique, le plus intéressant de tous les hommes et un véritable dieu du sexe… Oui, j’étais tout cela à la fois.

Ne sortant pas cette idée de mes pensées, je décidai de descendre à l’étage au-dessous pour aller me faire un petit café. Noir bien entendu. Je devais faire passer cette immonde gueule de bois qui faisait de mon magnifique visage de dieu grec, un champ de bataille. Soupirant, je vis qu’il y avait un bas sur la cafetière, avais-je encore été sauvage ? Cela ne m’étonnerait pas, venant de moi… Mettant la musique, je tombai sur « We are Golden » de Mika. J’aimai cette chanson de cet artiste français. Alors, je mis mes Ray-Ban et me mis à danser comme je le faisais d’habitude.

En plein pas de moonwalk, je sentis quelque chose me serrer la taille. Je me tournai et vis une rousse – tiens ça change – qui me câlinait. Pris d’un haut de cœur et dégouter qu’elle est pourrie mon groove, je lui intimais gentiment de se rhabiller. Franchement, pour qui se prenait-elle celle-là ? Je n’avais fait que coucher avec elle. Pourquoi à chaque fois, que je m’adonnais à ce genre de pratique, on croyait que j’allai les demander en mariage ? J’en avais plus qu’assez de ces bêtises. J’étais déjà habiller de mon jean Liberto et d’un polo Ralf Lauren. Elle essayait de me supplier de la garder mais je lui fis signe que la porte était là-bas.

_ Quand on pourrit mon groove, chéri. On prend la porte. Désolé. Et claques la, bien en sortant.

Ensuite, je pris mon café qui était enfin prêt et me demandai ce que j’allais bien pouvoir faire de ma royale journée. Je pourrai aller au parc, ou encore rester ici à glander sur mon statut de futur Prince William… Que dire de plus ? Je choisis la seconde option et partis m’assoir dans le canapé pour jouer à la wii. Mario Kart se mit en route et j’étais en train d’exploser la face de Boo avec Yoshi quand j’entendis des bruits de talons dans le couloir… Qui était venu déranger sa seigneurie ?
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Joylee McLagen

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MessageSujet: Re: Will & Joy part 1 • Joylee   Jeu 18 Mar - 18:57

    "J'ai toujours eu le sentiment que l'immense privilège de l'amitié est de ne rien avoir à expliquer."


    J'émergeais d'un sommeil de plomb. Pour une fois, j'avais passé une soirée tranquille, devant un bon dvd, une tisane, et une bonne couverture sur les pieds. Je vais finir par devenir vieille fille, si je garde ces habitudes débiles. Bref, j'avais passé une soirée comme on les aime, sans emmerdes. Pas extrêmement amusante non plus, mais parfois, il est bon de se retrouver un peu seul, face à ses pensées. Les amis, cela va un temps, ils finissent toujours par m'énerver, bizarrement. Et l'inverse est probablement vrai également. J'étais dans mon lit, à paresser, comme d'habitude. L'avantage d'être maquilleuse de star, c'est bien qu'on ne travaille pas le matin. J'étais en général sollicitée pour le show de Lexia, Who are they, qui était tourné en soirée. Donc, j'avais souvent mes matinées pour moi, où je passais le plus clair de mon temps à traîner, à faire du shopping aussi, quand le courage me venait. Mais la solitude n'a pas toujours que du bon. Et donc, ce matin, je pensais à qui je pourrais éventuellement rendre visite.

    Darcy ? Oh non, il allait encore prendre ça pour de la drague. Jasper ? J'avais bien besoin de lui dire ses quatre vérités...Mais finalement, mon choix se porta sur William. Mon meilleur ami. Certains ont beau le critiquer, il est tout de même de bonne composition. Un peu prétentieux, peut être, mais, j'étais persuadée que ce n'était qu'une façade. Et en tout cas, avec moi, il gardait sa vanité pour lui, et heureusement, sinon je ne me serais pas priée pour le remettre à sa place. On ne peut pas jouer un personnage quand on est ami avec quelqu'un. Nous ne nous étions pas vu depuis longtemps, après un petit incident qui s'était déroulé il y a quelques semaines. Une fan s'en était prise à moi, surement pas jalousie. Voilà pourquoi il n'est pas toujours facile d'être ami avec une personne célèbre, on attise forcément la convoitise. Je n'imaginais même pas, la future VRAIE petite amie de William (s'il réussissait à en garder une, mais c'était moins sûr) confrontée à un groupe de jeunes filles en fleur. Mais je doutais fort que William établisse un jour une vraie relation avec une femme. Peut être dans quelques années, quand il aurait compris qu'il y avait d'autres buts dans la vie que baiser. J'allais peut être un jour lui ouvrir les yeux. La tâche s'annonçait difficile.

    Après un bon petit déjeuner et une douche bien méritée, je m'habillais, pour aller chez William. Monsieur était toujours très attentif à mon accoutrement. Je n'allais pas chez lui en jogging, tout de même. Il y avait en plus toujours des paparazzis qui rôdaient autour de sa villa, à l'affût du moindre scoop. Mieux valait s'habiller correctement. Alors, j'enfilais une petite robe bordeaux, un peu trop courte pour la saison peut être, avec des escarpins sur lesquels je tenais à peine. Quand on est maladroite, on n'est pas pas fichue à vie, si ? J'espère que non. De toute façon, William savait bien que je n'étais pas l'adresse même, et que j'avais un peu de mal à tenir sur mes deux jambes. Je me maquillais brièvement, histoire d'être un minimum présentable, puis enfilais mon trench. Une fois sortie de mon appartement, j'appelais un taxi, en bougeant le bras dans tous les sens. J'habitais à Hampstead, au Nord de Londres : William habitait à Kensington, et donc, bien plus au Sud. Une vraie galère, pour aller chez lui. Mon salaire passait principalement dans les taxis, mais à vrai dire, il n'y a rien de plus confortable, spacieux et agréable qu'un cab. Même si je me faisais souvent arnarquer par des chauffeurs un peu suspects, qui prenaient toujours, soit disant le chemin le plus court. Mouais.

    Après un trajet d'au-moins 40 minutes, j'étais devant la belle villa de William. Il avait du fric, inutile de le nier. Mais je n'étais pas amie parce qu'il était relativement fortuné, et célèbre, bien que cet aspect ne me dérangeait pas toujours. J'aimais sa présence, nos sorties, et, étrangement, son caractère. Il ne me prenait pas la tête comme pouvait le faire d'autres hommes dont je ne citerai pas le nom. Une fois sur le perron, j'avançais machinalement la main sur la porte, quand une fille sortit de la villa. Et ben ! William s'était encore tapé une fille hier. A croire que c'était sa seule occupation. Je profitais de la porte ouverte pour entrer. Vu de l'extérieur, tous les passants auraient pu croire que la villa était un peu un harem, où des milliards de femmes entraient et sortaient, et au fond, c'était un peu ça. Alors, faisant claquer mes talons sur le parquet, pour signaler ma présence, je vis William, sur sa wii. Je m'éclaircissais la gorge, pas très discrètement, pour lui dire en gros "Hého, je suis là", quand il se retourna et me vit enfin. Alors, m'avançant vers lui, je posais mon sac à terre, et croisant mes bras sur ma poitrine, en prenant un petit air sévère, lui dis :

    - Tu deviens un geek, William. Tu vas pas me faire croire que tu jouais à la wii avec la fille qui vient de sortir ? Ou peut être était-ce le scrabble ?

    J'attendais une réponse, avec un peu d'ironie dans le regard quand je commençais à pouffer de rire, comme une ado. Je n'arrivais pas à garder mon sérieux. Je voulais le réprimander un peu, mais impossible ! Je fis un grand sourire à Will, puis me penchais sur lui pour l'enlacer. Je crois que toutes les filles de la planète auraient voulu serrer William Norrington comme ça. Je l'enlaçais souvent, et ne voyais pas ce qu'il y avait d'extraordinaire là dedans. Puis, je m'assis à côté de lui, et lui dis :

    - Raconte moi ta soirée. Je veux tout savoir. Par contre, zappe les détails cochons, ça ne m'intéresse pas.

    Toujours le sourire au lèvres, j'attendis sa réponse, bien calée sur le canapé, en le regardant fixement. J'avais décidé de ne pas parler du petit incident de la dernière fois, de peur de gêner William, et après tout, ce n'était pas sa faute.
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William E. Norrington
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MessageSujet: Re: Will & Joy part 1 • Joylee   Jeu 18 Mar - 18:59

Bruit d'escarpins sur le parquet, encore une fille, aurait elle oublié son sac à main dans la cuisine ? Si c'est le cas, je ne suis pas responsable du service après vente moi. Mais non, ce n'était pas cette fille là, mais une autre. Une blonde, ma blonde, ma meilleure amie, Joylee qui venait perturber ma partie de MarioKart. Je lâche le volant en plastique et me retourne d'un faux air indifférent avant de répondre à sa petite question. Et quelle question, elle connait déjà la réponse, mais soit. « Non non, tu sais très bien que c'est pas mes jeux fétiches, j'en ai d'autres, mais étrangement t'as jamais voulu entrer dans les détails, alors je te les passe. Le scrabble, je te le réserve ma vielle, c'est le genre d'activité pour ton ex dépressif ça. Comment il va celui là d'ailleurs ? Tu veux que j'emploie un type pour rayer sa Porsche ? » Elle m'enlace et je ris une fois de plus ayant tendance à dédramatiser par l'humour tout ce qui peut bien la chagriner. Je deviens un geek soit disant, non je découvre les nouvelles technologies et c'est souvent d'un intérêt remarquable. William Norrington n'est pas tellement télé si elle est pas HD et munie d'une wii et d'un bon lecteur blueray. Je suis riche, je profite, comme des filles, d'ailleurs vous remarquerez qu'à peine y en a t-il une qui s'en va, qu'une autre entre déjà. Quelle chance j'ai, je suis demandé. Très demandé.

Je détaille un moment son visage, sur lequel on ne voit déjà plus les traces d'agression, mais plutôt un sourire assez rayonnant qui lui va comme à l'accoutumée à ravir. Brave Joylee, c'est une battante, une vraie femme comme on fait plus. Je me lève et appelle d'une voix impérieuse une de mes domestiques pour qu'elle nous serve un thé. Ca changera du café, et puis, ça réchauffe quand il flotte et qu'il neige. Elle nous sert assez rapidement, cette femme mérite son salaire, au moins une. Joylee veut les détails de ma soirée, mais sans détails cochons qu'est ce qu'il y aurait bien à raconter ? Même rengaine inlassable, que voulez vous que je vous dise, je suis un homme. Quoi de plus naturel en somme ?

« Sans les détails cochons tu dis. Alors on s'est croisé dans un café, et je lui ai fait découvrir ma villa. Satisfaite de la version censurée ou tu veux quand même un ou deux détails pour nuancer ? »

Je prend une gorgée de thé, puis me lève prestement pour aller regarder à la fenêtre ou l'autre blonde est déjà de retour, pied nus sur ma pelouse, mais qu'est ce qu'elle fiche ? Je fronce les sourcil avant de remarquer qu'une paire d'escarpins sont alignés dans l'entrée. Merde. « Certes. »Je ne veux plus d'elle, mais soyons tout de même gentleman. J'attrape la paire de chaussures et la balance par la fenêtre avant de la refermer tout aussi rapidement.

« Ta copine Lexia me harcèle pour son émission, je vais bien finir par céder, mais je ne serais pas tendre non plus, elle me prend pour un crétin grand bien lui fasse. Que feraient les petites londoniennes acerbes sans moi ? La prochaine fois appelle moi je t'enverrais un chauffeur Joy. »

Faux, si elle m'avait appelé, j'aurais sûrement trouvé un subterfuge, pour l'éviter, aujourd'hui je n'ai pas le courage, il faut bien faire face à ce qu'il s'est passé, j'éviterai seulement les cafés bondés de groupiasses décervelées, avec Joylee. Les bains de foules pour ma part ne me dérangent pas, c'est mon fond de commerce.

« Et sinon ton mini Hamlet homosexuel, qu'est ce qu'il devient ? »

Je savais que ce type pouvait l'exaspérer au plus haut points, mais ca ne m'aurait pas étonné que ler relation évolue pourtant dans un autre sens, malheureusement, la sexualité douteuse de mini Hamlet ne m'inspirait pas tellement confiance, il fallait dire que globalement, les mecs que fréquente Joylee ne m'inspirent pas confiance. Souvent, c'est vérifiable, n'allez pas prendre ça pour de la jalousie excessive, j'en suis capable mais pas à ce point, du moins je me permet de l'esperer.
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Joylee McLagen

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MessageSujet: Re: Will & Joy part 1 • Joylee   Jeu 18 Mar - 19:01

    Me voici donc, de bon matin, chez William. J'avais donc interrompu une partie de mariokart, et d'ailleurs, je me fichais des conséquences de ce geste un rien déplacé. William était bien du genre à gueuler de bon matin, mais contrairement à ce qu'il pensait, ça ne me faisait pas peur, plutôt rire. J'étais une des rares filles qui osait lui tenir tête. Ce n'était évidemment pas les petites groupies qu'il se tapait qui allaient lui dire ses quatre vérités. Il aurait bien besoin d'ailleurs que quelqu'un se charge de cela. Mais je n'étais pas d'humeur à crier sur William, ou du moins, pas comme ça. Non, nous allions probablement blaguer un peu, mais rien de bien méchant. Quoique, parfois, William pouvait être particulièrement cynique quand il le voulait, avec des plaisanteries souvent déplacées. Mais j'étais habituée à son humour un peu spécial, et j'évitais de faire la rabat-joie de service. De toute façon, dès que j'essayais de l'engueuler, je ne pouvais m'empêcher de rire. Je lui avais donc lancé une petite vacherie, comme d'habitude, quand il fit évidemment une blague sur Jasper. C'est fou ce que William pouvait connaître de ma vie. Soit il m'espionnait, à travers je ne sais quel intermédiaire, soit c'était moi, qui s'en m'en rendre compte, parlais de ma vie privée. Bref, je ne lui en veux évidemment pas, puisqu'il plaisante. Et d'ailleurs, heureusement qu'il est là pour rire. De tout. Car, parfois, nos vies sont tellement désespérantes, qu'on a bien envie d'en finir. Je parle principalement pour la mienne. Tout se barre en cacahuète en ce moment, heureusement qu'on peut compter sur le soutien de ses amis ! Ca je ne l'invente pas, ce sont les Beatles qui le scandent dans leurs chansons. Bref. Je lui réponds alors, le sourire aux lèvres :

    - Maintenant que tu le proposes.....Mouais, c'est une bonne idée ça. Non, en fait, je préfèrerais le faire moi même. Je l'ai revu récemment, il était défoncé, comme toujours. Ca me dépasse, les gens comme ça...Il n'a vraiment rien de mieux à faire, le pauvre. Bref, let's move on.

    Oui, je n'allais pas m'étendre sur le sujet. Jasper n'est pas ma préoccupation majeure. C'est un problème parmi les autres problèmes. Les factures impayées, ma mère qui submerge ma messagerie, Darcy qui m'énerve, and co. J'ai l'impression que tout ça ne finira jamais. En tout cas, quand je suis chez William, j'oublie tout cela. Tout est si luxueux chez lui...Mais, je ne le jalouse pas, parce que je n'aimerais absolument pas devoir assurer ce statut de "star". Les groupies et tout le toutim, c'est affreux. Je sais bien qu'il adore ça, cela flatte son égo, qu'on dit surdimensionné. Peut être. En tout cas avec moi, il évite de trop étaler l'amour immense qu'il se voue, il sait sûrement que sinon il se prendrait un aller/retour. Je n'ai aucun scrupules à donner des baffes. Je l'ai déjà fait, et cela se reproduira sûrement. Je suis en train de regarder William, en me disant que je suis face à une grande star, quand même. Enfin, j'ai parfois l'impression de ne pas m'adresser à une grande célébrité. Quoiqu'il en soit, il demande du thé à une de ses domestiques. Je crois bien que William est la seule personne que je connais qui a une bonne chez lui. A son âge ! Enfin bref, je ne juge pas, il en a sûrement besoin, c'est un homme après tout, en d'autres mots une créature incapable de ranger, cuisiner et nettoyer. Je porte la tasse à mes lèvres, en écoutant William parler. Je lui dis aussitôt:

    - En effet, c'est pas bien funky cette version là. Bon allez, dis m'en plus. Mais sache que je désapprouve FORTEMENT ton attitude, de se taper n'importe qui puis de jeter de telles demoiselles sans défense dans la jungle londonienne.

    J'avais essayé de prendre un petit air sévère, de mère qui réprimande son gosse, mais enfin, ça ne marchait pas vraiment. En plus, qui suis-je pour donner des conseils, d'ailleurs ? Vu le vide de ma vie sentimentale, je devrais mieux me taire parfois. Et puis, William se lève. Il ouvre une fenêtre et balance des escarpins par celle-ci. Bizarre, bizarre. Ensuite, il me parle de Lexia. Il fait comme toujours exprès d'aborder les sujets qui fâchent. Je lui réponds donc:

    - Vous me désespérez tous les deux...Mais tu vas voir, elle a une sacrée repartie, alors si j'étais toi, je ferais gaffe.

    Pour ce qui était du chauffeur, je me contentais d'acquiescer. Ca ferait toujours ça en moins à payer. Bref, je regardais un instant William, me demandant bien ce qu'il allait trouver à dire, encore. J'avais bien l'impression qu'il allait ENCORE aborder un sujet qui fâche. Darcy. Et c'est ce qu'il fit. L'intuition féminine, il n'y a que cela de vrai. Bref, je ne peux pas m'empêcher de rigoler suite à ce qu'il dit. Oui, bon, Darcy est bisexuel, and so what ? Déjà, on n'est pas ensemble. En plus, je me fiche un peu de son orientation sexuelle. J'étais juste légèrement choquée quand j'ai appris la chose. Alors, je pose ma main sur l'épaule de William, petit geste réconfortant, et avec un grand sourire et ton très calme, je lui dis:

    - C'est dingue ce que tu peux être jaloux. Tu sais, je vais pas disparaître de la circulation parce que je joue dans cette pièce. Mais je comprends, tu veux pas partager. Je suis très demandée, je n'en peux plus. En fait, c'est MOI la star.

    Je sais jouer la comédie, alors j'avais pris des faux airs de fille prétentieuse sur la fin de mon petit discours, en insistant bien sur le "moi". C'était sûrement une façon de rire de William. J'avais réussi à éviter le sujet en tout cas. Je suis fière de moi, parfois. J'espérais qu'il n'allait pas rajouter une couche quant à Darcy.

    - T'auras intérêt à venir nous voir jouer d'ailleurs. Il y aura sûrement Lexia, donc, t'éviteras de faire un scandale pendant la pièce, tu veux bien ?
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William E. Norrington
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MessageSujet: Re: Will & Joy part 1 • Joylee   Ven 19 Mar - 13:34

Jaloux ? Cela serait fort probable. Après tout, je me devais de la protéger contre elle-même. Que ce soit contre Mini-Hamlet (enfin, je ne connais même pas son nom). Si jamais il faisait souffrir Joylee, il aurait intérêt à changer de visage, de ville voire même d’existence s’il ne veut pas avoir le beau, le magnifique et le puissant William Norrington sur le dos. Lentement, je tournai ma tête vers Joylee et je lui souris. Grand dieu ce qu’elle pouvait être exaspérante mais elle était plutôt canon. En même temps, cela n’est pas ma meilleure amie pour rien. Elle me faisait encore la leçon. Grand dieu ce qu’elle pouvait être exaspérante. Je levai les yeux au ciel et sortis une cigarette. Elle allait encore m’engueuler mais bon, après tout, que serait Norrington sans sa clope.

« Oh tu sais, je ne me souviens même pas de son nom. Bon certes, elle devait être jolie mais un peu trop superficielle à mon goût. Le truc, c’est que je ne sais pas pourquoi mais ces filles viennent à moi comme des chattes en chaleur. Franchement, c’est mon devoir de les apaiser. »

Je me tournai vers elle et lui fis un de mes sourires à la Norrington. Ensuite, je sortis mon briquet et posai mon pied sur la table. D’un coup sec, je fis revenir le cendrier vers moi et me penchai pour le prendre. Franchement, des fois, j’aimerai bien être un type inconnu. Le genre de gars que tu as envie d’aimer et que tu ne déteste pas uniquement parce que c’est un Dom Juan. Certes, j’étais un Dom Juan mais je l’assumai pleinement. Ce n’est pas comme mini-Hamlet qui se tapait à la fois des hommes et des femmes. Répugnant ! J’espère qu’il se protégeait au moins. Imaginez l’horreur s’il ramène des trucs à Joylee. Je ne savais pas qui était sa dernière conquête mais franchement, je m’en fichais pas mal.

« Mouais mouais, c’est toi la star darling. Mais bon, théoriquement, je suis plus connu que toi. Ptèt que si tu t’affichais avec ton pseudo mini-Hamlet de la mort qui tue tu serais ptèt aussi célèbre que bibi. Pis tu verras le luxe, on s’y habitue vite… Enfin moi, je m’y suis vite habitué. Pis bon, tu ne vas pas jouer ta pièce indéfiniment. Mais sache que si tu en as marre de ce goujat, tu peux toujours venir répéter avec moi. Je connais la pièce sur le bout des ongles… »

Je savais jouer la comédie aussi. Même si j’avais joué dans un film romantique à l’eau de rose pour midinettes. Franchement, j’avais apprécié tourner ce film avec mon acolyte féminine mais la célébrité était vraiment chiante des fois. Cependant c’était drôle de savoir à quel point les gens étaient débiles. On me prêtait vraiment des relations avec n’importe qui. Pourquoi pas des lapins tant qu’ils y sont. Je tirai une latte sur ma cigarette et fut surpris de voir un soutien-gorge dans le canapé. Je sifflai de mépris et constatai que celui là était trop ample pour appartenir à une de mes conquêtes. Surement à une des groupies qui a laissé ça à la dernière soirée.

« Voilà, comment veux-tu que je sois impassible à autant de charme, dis-je en attrapant le soutien-gorge, elle me laisse même leur soutien-gorge et je trouve cela chiant à la longue. Tu n’as même plus le plaisir de la séduction, c’est trop facile ! »

Voilà que je me mettais à parler comme Valmont des Liaisons Dangereuses. John Malkovitch est un génie, on peut tout lui envier à ce mec. Un jour, je serai aussi célèbre que lui. La voix de mon amie me tira de mes pensées et c’est à regret que je me mis à l’écouter. Ne soyons pas plus salaud qu’on ne l’est déjà. Sa pièce ? Lexia ? Ah oui ! Cette pétasse qui anime une pseudo-émission et qui veut que je vienne. Nouveau soupir. Soit Joylee, je ne ferai pas de scandales.

« T’inquiètes pas chérie. Au pire, je ferai des petits coucous charmeurs à Mini-Hamlet. Je suis certain qu’il n’est pas impassible à mon charme. »

Je me tournai vers elle et attendis qu’elle me sermonne à nouveau. Je me mis soudain à rire comme un gamin en imaginant son visage d’enfant renfrogné. Tellement hilarant.
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MessageSujet: Re: Will & Joy part 1 • Joylee   Ven 11 Juin - 17:56

Taquineries quand tu nous tiens ! C'est simple, je n'arrivais pas à m'empêcher de plaisanter avec lui. Je sais bien qu'il n'est pas du genre à se vexer, je peux lui dire toutes les vacheries imaginables, sur son orgueil bien sûr. Il n'allait pas fondre en larmes à l'approche du moindre reproche tout de même ! Il m'a toujours semblé qu'il possédait en tout cas une certaine intériorité. Cette orgueil poussé à l'extrême est forcément une façade. Will est bien plus complexe que cela, j'en suis persuadée. Peut être que je suis trop naïve, après tout. En tout cas, cela ne m'empêchait pas de le défendre contre ses détracteurs, comme Lexia par exemple. Je suis convaincue que Will est un homme bien. Enfin, parfois. Bref, j'avais émis la possibilité qu'il puisse être jaloux. Je savais bien qu'il aimait être le centre d'attention. Quand la conversation ne tournait pas autour de sa propre personne, il avait tendance à être plutôt cinglant dans ses répliques. Je posais mes yeux sur lui, mi-amusée, mi-énervée. William m'exaspérait parfois, avec ses manières, sa prétention, cette façon de traiter les femmes. Mais au fond, je l'adorais, et je ne pouvais pas lui en vouloir. Que serait le Grand William sans son orgueil ? Pas grand chose. Il alluma donc une cigarette. Il savait bien que j'allais le réprimander dans un peu près un quart de seconde. Je ne fumais pas, et cette odeur de tabac m'était insupportable. Je le laissais parler, écoutant son discours incroyablement machiste. Il avait des arguments de mauvaise foi. En fait, il me faisait presque penser à un personnage de théâtre. A un éternel séducteur digne du Dom Juan de Molière. Qui cherchait à convaincre son entourage que ses conquêtes étaient censées, et nécessaires. Mais, Will savait bien qu'avec moi cela ne marchait pas. Don't mess with me.

- Ouais c'est ça. Les pauvres petites. Je crois que toute la gente féminine de Dublin va te haïr. A part moi. Quoique...

Je ne pu m'empêcher de lui faire un petit sourire malicieux. Et déclarais aussitôt :

- Tu cherches à m'intoxiquer ou quoi ? C'est vraiment dégueulasse cette odeur. Tu veux pas te mettre à la marijuana ? Ca serait bien plus agréable.

J'observais le petit jeu de William, avec son sourire de dragueur, et ses matières qui avaient parfois le don de m'exaspérer. Mais là, cela me faisait rire. Et au fond, j'avais une profonde affection pour lui, sauf que je ne lui montrais pas. Je ne voudrais pas que son orgueil redouble. Je le regardais toujours, le sourire aux lèvres. William était tout de même un sacré numéro. Le genre de type qu'on oublie pas. Même s'il me mettait parfois sur les nerfs avec ses conneries, son discours de beau parleur, ses bobards et j'en passe. Mais il avait le mérite de me faire rire, et de rompre la monotonie de mon quotidien. William, nouvel anti-dépresseur ? Possible. Je regardais sa cigarette avec une mine de dégoût, quand il ne se priva de faire une remarque sur celui qu'il appelait "Mini-Hamlet". Ahah, très drôle. Il devait être jaloux. Puisqu'il n'occupait pas toute mon attention, et que je voyais relativement souvent Darcy... Je dis alors :

- Tu vas donc me réciter le célèbre monologue d'Hamlet très cher ! Parce que pour l'instant, je n'ai pas eu l'occasion de voir l'étendue de ton talent d'acteur.

Oui, William n'était pas un grand acteur. Il ne jouait pas dans des chefs d'oeuvres hollywoodiens, mais j'étais optimiste quant à sa carrière. Il arriverait à se démarquer, tôt ou tard. Mais il faut dire que Dublin n'était pas la meilleure ville pour cela. J'étais néanmoins convaincue qu'il arriverait à décrocher LE rôle de sa vie, peut être pas cette année en tout cas. Pour l'instant, il remportait la palme d'or du plus grand dragueur de tout les temps. Et sûrement du plus grand goujat aussi, puisqu'il ne traitait pas ses conquêtes avec beaucoup de gentillesse. J'espérais pour lui qu'il trouve un jour "l'âme soeur" comme on dit. Pour qu'il change ENFIN ses opinions sur la gente féminine. Je fixais toujours William, en souriant, quand je le vis découvrir un soutien gorge. Il était bien le seul mec de ma connaissance à trouver sans arrêt des sous vêtements chez lui. Les fans lui en laissaient beaucoup, évidemment. Je me préparais à sa prochaine remarque machiste, amusée d'avance par ce qu'il allait dire.

- Tu as envie de te la jouer à la Valmont, n'est ce pas ? Faudrait déjà te trouver une Merteuil.

Je connaissais bien ce roman français, que j'avais lu, enfin pas dans la version originale, évidemment. J'avais toujours trouvé les personnages d'une perversion extrême, surtout Merteuil.. Et le film de Stephen Frears était également fabuleux. J'étais sûre que William aurait rêvé d'un rôle comme celui de Malkovich. Pas étonnant. J'aurai pour ma part rêvé d'un rôle à la Glenn Close. Mais que voulez vous, on ne peut pas tout avoir dans la vie. J'honorais pour l'instant Shakespeare. Je m'attèlerais à Laclos une prochaine fois ! Vint ensuite une réflexion sur Darcy. Encore. Et William qui partit dans un rire si enfantin que cela me fit rire aussi. Mais je me repris bien vite. Essayant de garder mon sérieux.

- Alalalaaaaa mais t'es amoureux de lui ou quoi ? Tu parles que de lui ! Tu veux que je t'arrange ton coup ?

Je rentrais dans son petit jeu. Il se permettait des taquineries, je m'octroyais le même droit. Rira bien qui rira le dernier.
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William E. Norrington
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MessageSujet: Re: Will & Joy part 1 • Joylee   Mar 15 Juin - 17:34

La gente féminine me haïr, quelle bonne blague, elle aimaient trop le grand William Norrington pour s’en passer ne serait-ce qu’un jour ou deux. Ce personnage que je jouais m’avait toujours fait rire. Grand beau célèbre, et surtout très imbu de lui même, qui aurait pu se douter qu’il m’arrivait de désespérer grandement sur l’état de mes cheveux qui régressaient trop vite chaque matin. Une nuit là dessus et on en aurait presque fait une vinaigrette si toutefois il nous avait manqué l’huile. Intérieurement je riais pas mal de la situation, mais me plaisais à ce jeu de rôle idiot. Joylee me connaissait et même si au départ, elle s’était confronté à cette image pour le moins médiatique et erronée de ma personne, il fallait croire qu’elle avait su voir une autre part du William que j’étais. Ma vie était une vaste plaisanterie et je n’avais jamais rien eu contre l’humour et les spéculations. Grillant une énième clope, je n’était pas sans m’attendre à une remarque de sa part. Elle n’avait jamais aimé ça, et moi j’avais toujours adoré qu’elle m’enguirlande à ce sujet. Je souriais et lui répondait d’une voix amusée.

« Mais non Joylee voyons je ne chercherais jamais à t’intoxiquer, c’est moi que j’intoxique, tu sais je travaille dur, tout ces tournages, toutes ces filles à embrasser…c’est tellement de stress ! Parfois même j’en ai des gerçures au lèvres…Et puis ce n’est pas comme si on était mariés tout les deux, t’imagines un peu la vie que tu mènerais ? Certes tu irait au boulot en Porsche ou en Aston Martin, mais tu devrais me subir au quotidien moi et mes odeurs de clope. Je te retrouverai alors le soir perchée sur la banquette en cuir en train d’asperger nos rideaux de febreeze ou de oust, quelle vie enviable. Quand tu veux pour la soirée défonce, mais c’est toi qui fournit t’as l’air d’une fine connaisseuse, mais fais attention, droguer le célèbre William Norrington pourrait avoir des conséquences désastreuses, dans ce genre de cas j’ai tendance à retrouver l’instinct grégaire. »

Une nouvelle fois, un rire me vint, imaginant que trop bien la jolie blonde livrant un combat acharné avec le désodorisant. J’aimais particulièrement plaisanter avec Joylee, principalement parce que cette fille avait de l’humour et un réel sens de la répartie. Elle me demanda alors de réciter et usant d’un air profondément blasé, je récitai les premiers vers d’une voix volontairement théâtrale.

« Etre ou ne pas être, telle est la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., dormir, rien de plus... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir, dormir! » Je m’arrête. « Par ailleurs, je crois que ça t’endors presque, alors je vais m’arrêter là, c’était juste pour te prouver qu’un Norrington connaît Shakespeare sur le bout des doigts et qu’il oppose bien moins de résistance à retenir un texte d’exception comme celui-ci que ce petit misérable d’Orwell. Donc je réitère la proposition, si tu as besoin d’un véritable acteur tu peux toujours faire appel à moi, j’ai un emploi du temps chargé, mais il y’a toujours de la place pour toi entre deux trois scènes de baiser. Quand j’y pense, mon dernier film est peut être nul, mais tu aurais pu tout de même aller le voir, la prochaine fois nous répéterons ensemble, je suis sure que ton implication sera nettement meilleure. » Je l’aguichai d’un petit sourire pervers, cela restait dans le domaine de la plaisanterie, mais j’aimais particulièrement l’ambiguïté du jeu en lui même.

Voilà qu’elle tentait une nouvelle fois de casser dans dispersions littéraires. Je levai les yeux au ciel, avant d’afficher un nouveau sourire. Merteuil, quelle garce, et quelle femme Brillante, manipuler ainsi relevait de l’exploit, pur et simple. Je jetai ma cigarette, l’écrasant contre le cendrier avant d’expirer une dernière bouffée de nicotine.

« La place est vacante si tu veux, je vois bien qu’elle t’intéresse Joy, mais soit, quand je t’aurais engagé un garde du corps, peut être. En attendant, oserait tu t’afficher aux côté du grand et ô combien sexy William Norrington le temps d’une pause déjeuner proprement ostentatoire devant tout un tas de filles profondément amoureuses, risquant ainsi qu’on te prête une idylle avec un acteur prétentieux et idiot. »

Autant ne pas se mentir, les médias me prêtaient tout un tas de relations, mais également tout un tas d’attributs pas forcément vrais. Certes, je n’avais pas franchement étudié l’année précédente et mes résultat à l’université en avaient pâti, certes, j’avais ce don terrible de passer pour un bellâtre et me conformer au rôle qu’on aime me donner, mais je n’en était pas moins, quelqu’un de lucide sur ma situation. « C’est comme tu veux, c’est ça ou je cuisine. Et je crois que tu me connais assez pour choisir la première option chérie. Et non merci pour le coup avec Darcy, ca ira, je m’en passerais bien, William Norrington homosexuel n’a rien de terriblement excitant, pour elles, comme pour moi. »
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Joylee McLagen

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MessageSujet: Re: Will & Joy part 1 • Joylee   Dim 1 Aoû - 0:49

Ma relation avec William était bien quelque chose d'indéfinissable. Puisque Will est une personne indéfinissable. Parfois horripilant avec son faux orgueil à la con, tantôt très drôle et affectueux. Bref, on ne sait jamais sur quel pied danser avec lui. Mais, depuis le temps qu'on se connaît, je me suis habituée à son caractère. Certains le détestent. Soit je suis aveugle, soit ils n'ont jamais pris la peine de le connaître. Je crois que c'est la seconde option. Les gens sont des cons. Ils jugent au premier regard, tous autant qu'ils sont. Je regarde William fumer, je sais bien qu'il fait ça pour m'énerver. Mais, après tout, j'y suis habituée. Au fond, on aime se provoquer. C'est presque comme un petit jeu. Sans conséquences ? No idea. Je ne me suis pas privée toutefois de faire une remarque à Will à ce sujet. Il ne va pas se vexer pour si peu. Enfin je l'espère. Mais depuis le temps que je le connais, j'ai bien cerné mon ami. C'est simple, il ne se vexe jamais. Soit il cache incroyablement bien ses émotions, soit il peut résister à toutes les railleries. Dans son métier, il est bien utile de ne pas être susceptible. Je l'écoute parler, et j'explose de rire. Je suis pliée en deux. William a le don de me faire rire comme personne. Sa fausse prétention (je sais bien qu'elle est fausse) ou du moins exagérée, ses petites remarques quant à une éventuelle vie à deux, bref, son petit discours est particulièrement amusant. Dommage que les gens voient si peu cet aspect de sa personnalité. J'attends de me calmer un peu, le regardant rire aussi et lui dis alors :

« Mon pauvre chéri...c'est vraiment trop dur ton job. » Je lui pose ma tête sur son épaule, et je fais mine de le consoler. «N'essaie pas de le nier, tu adorerais te caser avec une fille comme moi. Normal, je suis géniale. » je passe ma main dans mes cheveux, le menton un peu en l'air, jouant la prétentieuse pour amuser William. On fait la paire aujourd'hui. Sauf que pour moi, ce n'est que pure plaisanterie. Je ne suis pas convaincue que William ne soit pas un tant soit peu orgueilleux, même s'il ne l'est pas autant qu'il semble l'être. «Notre petite soirée aura lieu mon cher, te voir stone...voilà qui m'intéresse ! »

Et puis, provoquant toujours mon cher William, je lui avais demandé de réciter le monologue d'Hamlet. J'étais quasiment persuadée qu'il n'arriverait qu'à réciter une ou deux phrases. Je fus étonnée qu'il connaisse aussi bien le monologue. Il ne le récitait pas comme il aurait dû le faire, il avait pris un air particulièrement blasé, comme si le réciter était pour lui une corvée. En tout cas, il faisait cela avec une incroyable facilité. Je le regardais avec un grand sourire empreint...d'admiration, aussi étrange que cela puisse être. William est sacré numéro. Parfois, il paraît futile dans ses réactions ou ses conversations, et d'autres fois, il arrive à me surprendre. Je me garde bien de lui faire un compliment pour le moment, et l'écoute parler. Il ne faudrait pas flatter son égo, tout de même.
Voilà que Will jouait le pervers. Pas étonnant de sa part. Je savais bien qu'il plaisantait, que tout cela n'était qu'un petit jeu entre nous, mais en tout cas, il semblait y prendre goût. Ca tombe bien, moi aussi !

« Tu ferais un bon Hamlet, mais tu ne pourras pas remplacer "ce misérable d'Orwell" comme tu dis. Il est doué tu sais. »

Je me rendis compte du double sens de ma dernière phrase, je rajoutais aussitôt, essayant de me rattraper tant bien que mal :

« En théâtre pardi ! »

Je repensais à toute la perversion de William dans sa petite phrase, je lui dis alors, d'un sourire faussement aguicheur :

« Mais j'adorerais te faire répéter tu sais. Je n'osais pas te demander, mais maintenant que tu proposes..»

Je m'amusais, évidemment. J'avais susurré ces mots, d'un ton le plus provoquant possible, pour évidemment faire rire William. J'espère qu'il n'allait pas se méprendre là dessus. Je n'étais pas en train de lui faire des avances, je me contentais de rentrer dans son petit jeu. Après tout, il n'y avait pas d'ambiguité, enfin de mon côté du moins. Je l'écoutais parler, et ne pu m'empêcher de rire suite à sa remarque. William faisait toujours preuve d'autodérision, et c'était sûrement une de ses plus grandes qualités. Je n'étais pas convaincue qu'il fasse ça avec tout le monde, peut être étais je une privilégiée. J'avais toujours eu l'intime conviction qu'il se comportait un peu mieux avec moi qu'avec la plupart des gens. Bref, dans un grand sourire, je déclarais :

« Provoquer la jalousie de dizaines, que dis-je, de milliards de filles...voilà qui me dit bien. Dis moi, tes fans...elles ont quoi...15 ans en moyenne ? »

Oups, une petite vanne. Ou la stricte vérité ? A vrai dire, je n'en savais rien. J'avais surtout envie de l'embêter un peu. Puisqu'il se moquait légèrement de moi aussi. Certes, ce n'était pas méchant, cela restait très bon enfant. J'avais donc le droit d'y mettre mon grain de sel, non ? William me tendit de nouveau une perche, et je lui dis alors :

« On va éviter que tu me fasses la cuisine oui. Je tiens à ma vie. C'est dommage c'est sexy, un mec qui fait la cuisine tu sais. Mon pauvre William, tu sais pas t'y prendre avec les femmes, en fait. Faudrait que je t'apprenne à être un gentleman, parce que là, disons que...tu es mal barré. Je dois te remettre dans le droit chemin. Je suis tellement charitable. Il faut me canoniser. »

Voilà que je recommençais à dire n'importe quoi. Je l'avais ensuite embêté avec Darcy, assurant qu'il avait une touche avec lui peut être. Mon dieu, si Darcy m'entendait...Bref, je dis alors :

« Il faut que tu fasses sa connaissance tu sais. Vous vous...ressemblez. Je n'en dirai pas plus. »

Disons que l'orgueil de Darcy était aussi assez conséquent. Si ça se trouve, ils s'entendraient bien, ou ce serait l'effet inverse, ils finiraient par se taper dessus au bout de quelques heures. Bref, je regardais William un instant, avec une petite moue enfantine, puis je lui dis :

« Bon on fait quoi ? J'allais te dire, on va se boire un verre, mais il est vraiment tôt. Ou pas. J'ai tellement envie d'un martini...»

Je lui fais les yeux doux, pour qu'il accepte ma requête. Manipulatrice ? Point du tout. Disons juste que j'avais vraiment envie d'un petit cocktail, et puis après tout, c'était presque l'heure de l'apéro, non ? Non pas que la présence de William me donnait envie de noyer mon chagrin dans l'alcool ! Je m'agrippais à lui, pour l'embêter of course, et avec une voix de fillette, je lui dis :

«S'il te plaiiiiit. Sois gentil. »
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William E. Norrington
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MessageSujet: Re: Will & Joy part 1 • Joylee   Dim 1 Aoû - 18:08

Et elle posa sa tête contre mon épaule et je soupirai alors qu’elle me plaignait faussement. Faussement ou pas par ailleurs, j’adorais. Pauvre William Norrington adulé et détesté, ne sachant provoquer l’indifférence d’un tiers, c’était terriblement tragique, aussi tragique qu’une bonne quantité de pièces de Shakespeare. Embrasser des filles quelles corvée, surtout lorsqu’elle sont belles et irrésistibles, qu’elles jouent les niaises alors qu’elle épurent les bars et se cokent le reste du temps. Cela n’avait rien d’un jugement, c’était une triste réalité contre laquelle même le grand William Norrington ne pouvait rien faire. Je ne me droguais pas, mais Joylee avait raison sur le dernier point, j’adorerai me caser avec une fille comme elle, ce qu’il faut de sarcasme et d’intelligence non sans s’abstraire d’un certain naturel qui se faisait rare ces temps-ci. Simple maquilleuse à la base, je ne pouvais pas nier que le critère physique ait joué au début de notre relation amicale, mais ayant adoré sa façon de me rembarrer je m’étais pris de passion pour sa personnalité fraîche et amusante. Aujourd’hui, taquineries et humour étaient nos maîtres mots et j’étais toujours heureux de passer un moment avec elle.

« Et ensuite je tomberai en dépression parce que tu m’aura trompé avec Orwell et son copain Ludwig, non merci. J’ai testé les dépressif au cinéma, ça ne me va pas du tout, ne dis pas le contraire, j’ai vraiment une sale gueule quand j’fais cette tête là. » Je mimai une mimique d’homme au bord du suicide parce qu’il croit sa copine morte, et fixai Joylee avant d’éclater en faux sanglot purement théâtraux et de me jeter sur elle en hoquetant. « Morte…Non…Joy…Joylee ! Naaan. » Je fis semblant de m’essuyer les yeux avant d’afficher un nouveau sourire content de la parodie de moi même que je venais de servir. « Tu as peut être raison pour Orwell, il est sûrement bien meilleur acteur. » Je pris alors une moue de surprise et continuai. « Oh mais Joylee, c’est un moment unique que tu vis là, j’ai presque fait preuve d’humilité. » Et elle ajouta qu’il était très doué, en théatre après une longue hésitation sur le dernier mot. Dans un haussement de sourcil, je répétai d’une voix onctueuse.

« En théâtre… »

Oui c’était cela, en théâtre, allait-on me faire croire qu’il ne s’était rien passé en coulisses ? Cet Orwell était décidément peut être plus malin que je n’osais l’estimer, mais flirter avec la meilleure amie de William Norrington était un motif suffisamment pour une surveillance nuit et jour. Par ailleurs je repensais à cette soirée qu’elle avait manqué au Velvet ou son acteur s’était retrouvé au milieux d’un terrible triangle. « En dehors de l’explosion qui est survenue au Velvet tu as manqué quelque chose ma belle. Ton acteur se mangeant une mandale par Jenzell pour avoir couché avec sa meilleure amie vampirette Addams. Quand j’te dis que ce type est pas net, tu seras beaucoup mieux avec un homme respectable comme moi, il est pas fiable j’te le dis. » Etait-ce de la jalousie purement malhonnête ? Il y avait des chances, mais je m’en délectai avec aisance profitant de sa seconde remarque pour bondir sur un sujet beaucoup moins polémique.

« Très bien on s’arrangera ça alors, je te préfère honnêtement à me donner la réplique qu’à me tartiner de poudre blanche et je suis sûre que même pour toi c’est plus gratifiant que de me transformer en immortel. »

Que de bons souvenirs, la nouvelle maquilleuse était très mauvaise et beaucoup moins jolie, et on pouvait dire que c’était nettement plus pénible à l’heure actuelle de se faire poudrer le nez pendant des heures entières. Et une autre remarque sur mes fans.

« Quinze ans ? Mais ça c’est dans le meilleur des cas, mais ne parlons pas de cinéma veut tu, tant que tu n’aura pas subit mon jeu d’acteur pendant deux heures et dix petites minutes, je refuse de répéter et d’en parler avec toi. Même si on peut tout à fait s’accorder sur la nullité de mon film, tu es la meilleure amie de William Norrington par conséquent, cela implique regarder ses navets et plusieurs fois en plus. Cela tombe bien le troisième volet vient de sortir et je sais que tu n’a rien à faire cet après-midi après notre déjeuner. »

Me rendre au milieux de cette foule en délire sans un garde du corps pour voir mon propre film cela relevait de la connerie pure, mais tout était possible avec un peu d’imagination et un bon déguisement après tout j’étais acteur et ce n’était pas pour rien qu’on avait inventé les lunettes de soleil de mouche. « Tu me maquillera en Joker et on ira le voir, et pendant tout le film je te mettrai au défi de fantasmer sur moi et d’éviter les pop corn que bien évidemment on nous lancera. Bien sur nous seront insupportables et nous feront des commentaires. Ça te tente ? »

Et elle me reparla d’Orwell, était-ce un moyen de susciter honteusement ma jalousie, ou était elle réellement folle de lui, je risquai une nouvelle taquinerie qui me permettrai d’en savoir plus à ce sujet.

« Mais tu es vraiment obsédée par lui ? Même moi je ne l’étais pas autant avec Paméla Anderson pendant alerte à Malibu. Et pour te répondre je t’ai déjà dit que je l’avais rencontré au Velvet et qu’il s’était retrouvé K-O mis à terre par son ex gay. Pour le martini c’est okay, je n’ai pas assez bu hier soir, ça me manquerait presque. »

Je terminai par lui sourire avant de me lever et de proposer une destination. « Le Blue, c’est au bord de la plage, c’est huppé et il servent même à déjeuner. » J’appelai une limousine afin d’amonceler une entrée très remarquée. La longue voiture noire ne s’était pas faite prier et je tendais mon bras à Joylee en affichant un rictus, c’était parti, nous allions réveiller toute la presse à scandale.

[tu peux répondre ici, ou répondre dans un nouveau sujet au blue qui est dans la baie de dublin, c'est toi qui voit Smile ]
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