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 Smile, my dear. Life's good. [PV. Ludwig]

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Darcy J. Orwell

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MessageSujet: Smile, my dear. Life's good. [PV. Ludwig]   Jeu 18 Mar - 8:09

    Il aurait sans doute fallu des millénaires - et encore - pour changer Darcy sur ce point là : il ne peut pas passer plus de 24h sans se saouler la gueule. Ça fait partie de lui, c'est juste ainsi. À de nombreuses reprises, le jeune acteur a tenté d'arrêter parce qu'il est bien conscient que l'alcool, c'est une salopperie, mais en vain. Après coup, il s'est dit qu'il ne sert à rien de s'entêter contre une force beaucoup plus puissante que lui. Notez bien, c'est une des rares fois où Darcy concède la victoire, il ne fait pas du tout le poids.

    Bref, tout cela pour justifier sa présence au pub du coin, un endroit qui commence sans doute à le connaître autant que lui-même le connaît. C'est une chose bien sympathique avec l'Irlande, il n'a rien à devoir à qui que ce soit à mois que ce ne soit un choix. Lorsqu'il vivait encore en Angleterre, il recevait des tonnes d'invitations pour des soirées mondailes entre riches, entre acteurs. Il n'a rien contre ça, même qu'il commençait à apprécier ces soirées, mais il y a question chose de tellement plus authentique à sortir dans un pub comme tout le monde, sachant bien au fond du coeur qu'il n'est pas comme tout le monde de toute façon et cela suffit à satisfaire son égo. Peut-être aurait-il aller passer la soirée avec Tiffany, mais il a choisit de faire autrement parce qu'il n'a pas envie que leur relation devienne trop quotidienne, trop régulière. Ils se voient déjà souvent et cela fait son bonheur pour l'instant, mais il serait bête de se compliquer la vie avec quelque chose de trop sérieux aussi rapidement. Il faut prendre le temps de vivre ses passions, histoire de ne pas les essoufler fâcheusement. C'est un bon coup, il n'a pas envie de le perdre tout de suite et c'est pile pour cela qu'il ne doit pas abuser des bonnes choses.

    Déjà à son deuxième verre, le jeune homme baille tout en jetant un coup d'oeil à son téléphone portable. Il a trois messages auxquelles il accorde maximum trois secondes chaque avant de le refermer et de le ranger dans sa poche. La serveuse vient vers lui et le salut, s'informe s'il va bien et tralala. Tout sourire, Darcy entame une conversation avec la jolie blondinette, c'est qu'il a toujours eu un faible pour les blonds. N'empêche, cette fille n'est pas tout à fait son type et il ne voit pas l'intérêt de la draguer. Il préfère rester sage pour une fois, c'est parfois agréable de considérer les gens comme des égaux avec qui on peut discuter de choses et d'autres, sans plus. Lorsqu'elle le quitte enfin, devoir y obligeant, il repose son regard sur son verre. Son téléphone portable sonne et il roule les yeux. N'empêche, il répond.

    « Ouais, salut. Non, je suis en congé ce soir. Tu rigoles, je suis pas si zélé. Ouais. Ouais, c'est ça. Je prends l'avion lundi, je passerai au bureau, ça te va ? Ma mère ? C'est pas ma faute si elle est dingue, je n'ai fait que lui dire.. »

    Alors que Darcy discute paisiblement avec un de ses collaborateurs qui l'appelle au sujet du vol qu'il doit prendre dans un peu moins d'une semaine pour aller régler quelques trucs à Londres pour une nouvelle production dont il va s'occuper au compte de la boîte de son défunt paternel, il voit une tête connue entrer dans le pub. Son attention est attirée durant plusieurs minutes, en oubliant presque d'écouter ce qu'était en train de lui dire son interlocuteur à l'autre bout du fil. Par hasard, son regard croise celui de Ludwig et il se retourne, perplexe, reprenant son rôle d'homme d'affaires.

    « Ouais. Non, j'ai presque fini de réviser le scénario. Franchement je crois que ça peut cartonner. Ouais, c'est ça. Réaliser ? Non, j'ai pas envie, trouve quelqu'un d'autre. Ouais. D'accord, c'est ça, on reparlera de ça lundi au meeting. À plus. »

    Darcy raccroche enfin, mais il a l'impression qu'une certaine personne - devinez qui - vient tout juste d'arriver derrière lui. Sans se retourner, il marmonne : « Quelle surprise. Dis donc, tu me suis ou quoi ? » Sarcastique, rien de plus. C'est juste qu'ils se croisent si souvent que ça en devient agaçant. Ce l'est, véritablement. Darcy ne tient pas à voir son ex à chaque fois qu'il met les pieds en dehors de chez lui. Quelle connerie d'ailleurs qu'ils soient encore près l'un de l'autre après avoir pris ses clics et ses clacs pour débarquer à Dublin. Il y a parfois des hasards ridicules. Vie de merde.
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Ludwig Allen Jenzell

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MessageSujet: Re: Smile, my dear. Life's good. [PV. Ludwig]   Lun 22 Mar - 4:13

Je ne suis pas dépressif. Je ne suis pas dépressif, je suis Ludwig Allen Jenzell, et j’aime juste un peu trop l’alcool et les hommes, assez pour les enchaîner à un rythme effréné. Tant pis, je l’accepte. Je reviens de l’hôpital, et je n’ai juste qu’une envie, boire jusqu’à gerber et oublier ma soirée, ne garder qu’un foutu mal de crâne, et je m’applique peut être un peu trop à m’orienter dans cette direction. J’alterne des périodes de semi inconscience ou je me dis qu’au final il s’en sortira, et que tout ira pour le mieux. Je boirais même son putain de café. Je déprime, je l’aime, vie de merde. Je suis d’un naturel optimiste, mais en ce qui concerne Valentin j’ai comme quelques ratés parfois, je n’y peut pas grand chose, alors je bois et je baise, c’est une solution comme une autre et c’est ce que je sais faire de mieux. J’y retournerais demain, je lui raconterais comment j’ai terminé ma soirée, il ne m’entendra pas comme d’habitude, mais j’aurais au moins l’impression qu’il n’a rien manqué de mes frasques, qu’il est toujours là perdu entre deux mondes à se demander ce qu’il va bien faire de moi. Je n’ai jamais su pourquoi il ne s’était tout simplement pas barré alors que j’avais fait tout mon possible aussi involontairement soit il, pour lui rendre la vie impossible. Je l’avais embrassé le jour de son mariage, fait des déclarations d’amour un jour sur deux et suivit partout jusqu’à parler presque couramment français. Oui j’étais un grand malade en ce qui concernait Valentin. Cette pensée me fit sourire et éclipsa quelques instants cette peur grandissante qui bien contre ma volonté me nouait le ventre avec force.

Et puis il y avait Arsène ou du moins il y avait eu Arsène. Encore un français, je ne me défaisais pas de cette fixette, c’était plus fort que moi, et tout était inlassablement ramené à Val, que je le veuille ou non. J’aimais Arsène, d’une certaine manière tout au moins, mais ce n’étais pas suffisant, pas suffisant pour que je ne fuis pas comme un lâche devant mes sentiments. Il était fait pour moi et moi j’étais fait pour en aimer un autre. Nous aurions eu un avenir, je le sais, mais mis à l’épreuve l’amour que je lui portais n’était pas assez fort en somme. Je n’ai jamais su aimer, du moins pas complètement, ma fixette m’empêche d’y voir clair, et au final, c’est Val que je voulais à travers lui sûrement, et j’ai beau être tordu, je ne le suis pas au point de m’écarter de ma véritable source de lumière. Je sais ce que je veux, ou presque, et je n’ai pas pu rester à Londres, il fallait que je sois près de lui, pour l’absolution. La belle purgation de mes pêchés se fait une nouvelle fois dans l’alcool et je bois, encore, encore et encore. La musique vient flirter avec mon oreille, et je me laisse aller, débridant quelques craintes, me laissant aller à la bonne humeur d’une soirée dans un bar ou la bière coule à flot. Aujourd’hui j’oublierai, je serais Ludwig, et peut importe demain, j’aurais tout le temps d’y penser en vidant quelques boites d’aspirine.

Cerise sur le gâteau ? Darcy mon ex. Je ne me demande pas ce qu’il fiche ici, je le sais déjà, si nous n’avions jamais été réellement sur la même longueur d’onde, au niveau de l’alcool c’était bien plus qu’une entente cordiale. Je souris, l’ironie du sort à ce quelque chose d’affreusement drôle ou de tout au moins cynique à souhait. Tant pis, rions ensemble. Il m’aborde, il n’a jamais su m’ignorer, ce n’est pas aujourd’hui que cela va commencer.
Il se veut un brin sarcastique, il croit que ca me fait de l’effet, peut être un peu, je lui accorde. A défaut de provoquer mon hilarité, il m’amuse, ce n’est plus le petit Darcy que j’ai connu à Londres, mais bien un de ces nouveaux petits Don juan détachés usant de sarcasme comme en voit dans les séries que je me matte en streaming.

« Non je ne te suis pas, je ne suis pas encore réduit à cela, comme tu le vois je me saoule la gueule, et fréquente les bars mais ça j’avoue que ça revient au même que de dire que je te suis, puisque que tu fais pour ainsi dire la même chose. » Je lève mon verre et avale une gorgée plutôt conséquente. « A la tienne chéri. »
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Darcy J. Orwell

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MessageSujet: Re: Smile, my dear. Life's good. [PV. Ludwig]   Ven 26 Mar - 5:27

    « Tu fais ça depuis que je te connais, rien de bien nouveau. » Dit-il doucement, un sourire moqueur accroché aux lèvres.

    Darcy prend à son tour une gorgée. Il n'a jamais été certain de l'effet que lui fait de telles rencontres à l'improviste avec son ex. C'est tellement fréquent que ça en devient pathétique. Il n'arrive toujours pas vraiment à comprendre pourquoi la vie les réunie régulièrement ainsi. D'une certaine façon, il se plaît peut-être à continuer de le voir de temps à autre, mais il songe que c'est tout le contraire de l'évolution. Ludwig est une partie de son passé, peut-être celle qui a eu le plus d'importance quoi qu'on en dise et en pense, mais tout de même. Passer une soirée en sa compagnie comme ça, c'est très bizarre mine de rien !

    À la sienne... Quelle connerie. Après un seul coup d'oeil, Darcy a remarqué que Ludwig n'est pas de son humeur habituelle. D'abord, il a l'air à peu près normal et dans son cas, c'est inquiétant. Il ne porte pas un de ses déguisements débiles et il n'a pas d'excès apparents. Cher Ludwig, que se passe-t-il donc ? Parce que ce n'est pas coutume pour un ex prétentieux et orgueilleux, Darcy l'ignore, mais il le sait. Quelque chose ne va pas et ne va pas du tout. Même s'il essaie de paraître indifférent, c'est évident que ça le trouble tout de même.

    « Je croyais que tu faisais dans les bars gays, ça m'étonne. Envie de changement ce soir ? » Lance-t-il avec plus ou moins de conviction, simplement pour éviter de parler trop sérieusement ou de montrer qu'il se préoccupe un minimum de l'état du blondinet.

    Eh bien, oui, pourquoi donc venir ici ? Ce n'est pas dans les habitudes de Ludwig et Darcy le sait très bien. Au nombre de fois où ils ont pu sortir dans les bars gay tous les deux dans le passé... mais c'est du passé, justement, pour l'hétérosexuel qu'est le Darcy d'aujourd'hui. Ce n'est pas qu'il n'aime plus les hommes, simplement qu'il fait ça plus subtilement parce que ce n'est pas ce qu'il y a de mieux pour son image. Les filles, au final, ce n'est pas si mal que ça non plus. Il se plaît bien à fréquenter Tiffany. Il ignore si leur semblant d'histoire va durer, mais pour l'instant ça le satisfait bien.

    Bien sûr, toute cette histoire doit avoir un lien avec Valentin. Qui d'autre que lui pour ruiner la bonne humeur des gens ? Darcy n'a franchement rien contre le français, même qu'il est plutôt sympathique et mignon - ok ! -, mais il en a suffisamment entendu parlé pour une existence ou deux, peut-être trois. Si c'est la cause du malheur de Blondie, il n'a pas forcément envie d'en entendre parler.
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Ludwig Allen Jenzell

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MessageSujet: Re: Smile, my dear. Life's good. [PV. Ludwig]   Jeu 1 Avr - 5:22

Je fais ça depuis qu’il me connaît ? Sûrement, mais je ne suis pas le seul, ça nous rapprochait, nous saouler la gueule c’était notre truc, et Darcy a toujours été plus drôle saoul que sobre, c’est vérifiable, et totalement vrai que voulez vous. Nous aimons la provocation, nous envoyer chier, et bizarrement, malgré mon état, je suis toujours plus ou moins d’humeur pour ce genre de choses. A croire que Darcy a une influence positive sur mon humeur, on aura tout vu. Je souris et fais glisser mon verre dans ma direction pour boire une nouvelle gorgée de Whisky avant de prendre mon courage à deux main pour répliquer d’un air détaché comme j’en ai l’habitude.

« Je ne suis pas le seul, la preuve tu continues aussi, ça dois te rappeler de bons souvenirs ! »

La suite de la conversation m’arrache un nouveau sourire, il provoque mon sarcasme, c’est terrible d’inciter à ce point au vice, mais on ne changera pas Darcy, et lorsqu’il se veut aussi jouissif, je l’aimerais presque, mais aimer est un mot que je ne connais pas, il me l’a souvent reproché. Cependant c’est partiellement vrai, j’aime. J’aime la France, j’aimais Arsène, et j’aime toujours Val, bien sur pour lui ca ne compte pas, les grenouilles, ça a jamais été trop son truc, j’ai du l’en dégoûter à vie pauvre homme. Ah Arsène, j’ai tellement merdé, j’aurais pu avoir une vie plus ou moins cool, un mec sexy et hystérique à l’accent délicieux, un peu jaloux mais pas désagréable dont j’aurais été fier, avant de devenir au final un mec mielleux et amoureux ce que je tiens particulièrement à éviter pour ma sauvegarde mentale et probablement par orgueil. L’amour me fait peur de manière générale à part celui que je porte à Valentin, puisqu’il n’inclut aucun changement dans ma personnalité, et aucune contrainte. Je peux bien m’envoyer en l’air avec tout un tas de types, ça ne m’empêche pas de continuer à l’aimer et lui s’en contrefous, et encore plus aujourd’hui. C’est terrible, mais ma dévotion et mes capacités à éprouver un minimum de sentiments ne lui appartiennent plus qu’à lui, depuis que j’ai pris la décision de m’éloigner du seul capable d’ébranler ce côté de ma personnalité, à croire que j’ai eu peur. Je me tourne vers Darcy.

« J’ai toujours préféré les hétéros, t’es le mieux placé pour le savoir ! »

Oui et comment par ailleurs. Pauvre Darcy, je ne l’épargnais pas, et c’était plus un passe temps qu’une réelle envie de le faire chier ou souffrir. Non je l’aimais bien ce type, et même en étant un de ces handicapés des sentiments qu’on voit traîner un peu dans Dublin, il demeurait une partie importante de ma vie, même si je ne lui dirais probablement jamais, préférant dédramatiser et enlever toute importance à ce genre de choses. Je bois, et je bois encore, bientôt les effet se ressent et ma vision se trouble, j’en ai l’habitude, demain j’oublierais cette soirée, comme les autres et je puerais l’alcool. Ce soir je suis heureux de ne pas être seul.
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Darcy J. Orwell

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MessageSujet: Re: Smile, my dear. Life's good. [PV. Ludwig]   Mer 21 Avr - 23:11

HJ : Pardon pour le retard !

    De bons souvenirs... Ça, ça l'étonnerait. Peut-être bien qu'il a aimé cette période de sa vie où ils étaient ensemble, peut-être bien qu'il y songe encore souvent avec une pointe de nostalgie, mais il a du mal à croire qu'on peut qualifier de "bon souvenir" quelque chose qui fait du mal. Y repenser lui fait du mal, c'est bien évident. Darcy a beau être ce qu'il est, il n'est pas complètement insensible et certaines choses - certaines personnes - le touchent plus que d'autres. Ludwig a tout de même le don de l'emmerder, simplement en étant lui-même ce qu'il était. S'il changeait, il y a fort à parier qu'il n'aurait jamais pu exercer le même attrait et le même pouvoir sur Darcy, mais bon sens qu'il aurait été moins insupportable du coup ! Cette pique qu'il vient de lancer, comme de quoi il a toujours préféré les hétéros, a l'effet d'une bombe. L'atmosphère se crispe un peu - tout comme Darcy lui-même -, puis se relâche lorsqu'il se décide à prendre une nouvelle gorgée d'alcool pour effacer la tension qui vient de monter.

    « Me rappeler que j'ai déjà aimé me saouler la gueule avec un crétin comme toi pour ensuite finir chaudement arrosé dans une chambre d'hôtel ne me semble pas tant être un bon souvenir, Ludwig. Je ne sais pas, c'est peut-être parce que tu en fais partie et que tu es un morceau plutôt embêtant de mon passé. »

    Tout est parfait dans le ton ; le dégoût, le sarcasme, la prétention. Ça aura peut-être l'effet de faire rigoler Ludwig, c'est de toute façon à peu près la seule chose qu'il sache faire lorsque des propos sérieux sont tenus. Tant pis. C'est sincère, ce sont ses véritables pensées et elles viennent du fond du coeur... ou de la tête, il serait peut-être plus juste de dire de la tête. Darcy aime le cinéma, il aime ce que sa vie est devenue grâce au nom de son père et au sien. Il n'a pas peur de dire qu'il réussi joliment bien et qu'il ne dépend plus de personne. Il n'y a rien au monde de plus ridicule que l'idée de laisser un grain de poussière de l'univers - aussi connu sous le nom de Ludwig - avoir du pouvoir sur lui. C'est absurde. S'il a durant son adolescence eu envie de tout foutre en l'air par amour, n'ayez pas peur qu'il a solidement retenu la leçon. Rien ni personne ne vaut une chose pareille. Personne n'est aussi digne de confiance que ça et on ne sait jamais quand l'être tant "estimé" ne vous plantera pas un couteau dans le dos. C'est drôle, il a envie de prononcer les mots "Valentin" et "journal", mais passons outre.

    « Mais cela dit, ne soyons pas rancuniers. C'est moi qui paie. » Ajoute-t-il finalement, froid et détaché.

    L'argent ne manque pas. Payer la tournée à Ludwig n'est qu'une manière de signifier qu'il ne s'apitoie plus sur son sort. Il ne regrette pas de l'avoir laissé, même si certaines choses lui manquent tout particulièrement. Ce qu'il ressent, c'est sans doute ce que tous les gens qui ont déjà aimé passionnément ressentent. On ne peut pas oublier son premier amour, c'est quelque chose qui continue de nous marquer même après des années et des années. Putain que ça fait chier aussi, mais ça c'est une autre histoire.

    « Comment il va ? »

    Non, il n'a nullement l'intention de tourner le couteau dans la plaie. S'il demande, c'est qu'il veut vraiment le savoir. Mine de rien, il sait à quel point est-ce que cet homme compte pour Ludwig. Il n'est pas sur que ce soit tout à fait "saint" comme attachement, mais il s'en fiche. None of his business anymore, so what ? Comme je l'ai déjà dit, Darcy n'est pas sans coeur... pas complètement du moins. Il a déjà collaboré avec Valentin-Alexandre Legon pour une publicité de parfum qui a été tourné en collaboration avec sa boîte de production. Il ne peut pas dire qu'il a beaucoup estimé le mannequin au départ - spécialement parce qu'il le voyait comme étant ce qui avait tout brisé avec Ludwig -, mais c'est un chic type. Sûrement pas de ceux à qui on souhaite un coma.

    Toute cette "indépendance" dont Darcy fait preuve face à Ludwig, ça sonne faux. Pourtant, c'est vrai. À l'instant, il a l'impression qu'il ne se ment pas du tout à lui-même et qu'il peut tout à fait supporter cette conversation sans même en être un tout petit peu gêné. Impossible de savoir si ça va durer, s'il n'y aura pas une rechute, mais rien ne lui tient plus à coeur que de dire à Ludwig : Tu m'énerves, mais je suis pas un crétin puéril comme toi. And life goes on, darling.

    C'est vrai. C'est sincère. Tout aussi sincère que le fait qu'il ne sait pas s'il pourra être attiré par quelqu'un d'autre comme il l'a été par Ludwig. Comme il l'est toujours. VDM.



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Ludwig Allen Jenzell

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MessageSujet: Re: Smile, my dear. Life's good. [PV. Ludwig]   Dim 30 Mai - 21:12

Mon pauvre ex. Mauvais souvenirs, mauvais souvenirs, quel mécanisme de défense pour le moins hypocrite. Le fait qu’il ait passé de bons moment en ma compagnie n’était plus à prouver et pourtant monsieur Orwell semblait prendre un malin plaisir à affirmer le contraire. Ca ne m’atteignait pas non, je savais qu’il mentait et rien ne pouvait me plaire autant qu’un tel déni, lorsqu’on parle de véracité des faits. Darcy se saoulait la gueule, et je le regardais faire sans trop me poser de question, il finirait bourré avant moi comme toujours, j’avais toujours particulièrement bien tenu l’alcool. Je souriais amusé de la situation encore une fois, ne sachant faire preuve que de légèreté en ce qui concernait notre relation, ne l’ayant jamais réellement considéré comme sérieuse. Certes, j’aurais pu m’en vouloir, je crois bien que je l’ai fait, mais m’impliquer dans un processus de pitié ou de regrets bien formulés, ne relevait plus de mes compétences. La taquineries faisait partie de mon attirail de défenses et l’insouciance partie intégrante de ma personnalité. J’avais toujours été un gosse, un gosse élevé dans un milieux, aisé sans réelle famille, qui avait profité de son milieux pour faire une croix sur les responsabilité et la vie d’adulte. Je vivais d’excès, de coucheries d’un soir et d’excentricités, mais la perspective de me sortir de cette routine presque inlassable, ne m’effleurait pas.

Ce qui était arrivé à mon meilleur ami m’avait porté un coup terrible mais encore une fois, je préférais m’enfermer dans le déni que de me confronter à la réalité. Il y avait toujours eu lui et les autres. Avenant et sociable j’avais toujours été entouré de deux ou trois zigotos, qui soit m’admiraient, soit constituaient ce qu’on appelle des amitiés éphémères servant à donner l’illusion d’une vie remplie et enviable, mais depuis qu’il n’était plus là, le vide s’installait en moi et j’étais bien forcé d’admettre que j’avais misé sur lui seul, tout ce que j’étais, tout ce que j’avais. Le déni était un échappatoire, et je gardait grâce à lui mon intégrité psychologique ou presque. Mon amour pour Valentin avait toujours été inexplicable, et fusionnel, et il dépassait bien souvent les gens de mon entourage, incapable de lui trouver du sens, mais il allait bien au delà de tout ce qu’ils pouvaient imaginer et c’était bien là ce qui me rendait vulnérable pour l’une des premières fois de ma vie. Intouchable et inaltérable, même ma personnalité bien peu commode et distinguée n’avait pas eu raison de notre sempiternelle amitié et la perspective qu’elle puisse s’éteindre aussi brusquement me mettait dans tout mes états, cela ne me semblait pas naturel et je m’en délectais pour éviter la souffrance, redevenant ce gamin odieux qui ne fait pas l’unanimité.

« Que tu dis, t’avais pas l’air malheureux quand on était ensemble, ce ne sont que des regrets ça Darcy rien à voir avec de mauvais souvenirs, t’oses juste pas me demander de remettre le couvert, ce que je comprend totalement, c’est mauvais pour l’égo, mais j’ai rien contre soit dit en passant. »

Il s’en délecta, comme d’habitude et me proposa de payer sa tournée, si ça lui faisait plaisir, je ne refusais jamais un verre d’alcool. Non au contraire, je buvais jusqu’à ce que ça me nique la tête et que je sois encore plus entreprenant qu’à l’ordinaire, Darcy connaissant cette facette de ma personnalité, j’imaginai qu’il s’agissait là d’un mécanisme inconscient visant à nous faire passer une soirée de folie à se foutre de tout et de ne penser à rien. Why not. J’acceptai son verre après tout.

Sa phrase eut comme l’effet d’une douche froide, et mon cœur trop véloce ne put s’empêcher de réagir avec violence précipitant un flux sanguin dans mes veines, crispant mes muscles l’espace d’une seconde, avant de s’adonner à un violent relâchement qui me donna la nausée. Restant impassible une minute, je reprenais mes esprits avant de lever les yeux vers lui pour afficher un nouveau masque, un sourire faux, emprunt d’une fausse sérénité. La vérité voudrait sortir de mes lèvres closes, mais ne s’y résout pas, je mens, et je crois à mes mensonges, parce qu’il ne peux en aller autrement. Valentin ira bien, il s’en sortira, une autre issue n’était tout bonnement pas envisageable.

« Il va s’en sortir. » Je murmurais presque pour moi même, catégorique. « Mais si on pouvait boire et s’envoyer en l’air, j’imagine que je t’aimerai encore plus. »

L’agressivité perlait dans ma voix, et je ne pouvais pas la contrer, elle était ma seule défense, lorsqu’on touchait au point sensible, l’unique probablement. Ce n’était pas le sujet à aborder et si je n’en voulait pas à Darcy de s’en préoccuper, ou de me faire part de sa fausse pitié conventionnelle, je n’étais pas encore capable d’aborder la situation sereinement. Non je voulais boire, boire encore et oublier, belle lubie avec laquelle j’apprenais à vivre quotidiennement.
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Darcy J. Orwell

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MessageSujet: Re: Smile, my dear. Life's good. [PV. Ludwig]   Mar 8 Juin - 7:40

    Certaines personnes apprécieraient peut-être que leur ex, pour qui ils ont vraisemblablement encore des sentiments et/ou une forte attirance, parle ainsi et propose presque ouvertement de s'envoyer en l'air, mais ça ne plaît pas du tout à Darcy. Ce qui l'a blessé dans cette histoire avec Ludwig, c'est précisément le fait que lui, il est tombé vraiment amoureux du blondinet et que ce n'était absolument pas réciproque, pas même près de l'être. Rappelons nous que c'est Darcy qui l'a largué parce qu'il ne supportait pas cette histoire de sexe, pas qu'il ne supportait pas de vivre ce qu'il a souvent lui-même fait vivre à d'autres, autant homme que femme. La vérité c'est ça, que Darcy aurait bien pu continuer de coucher avec Ludwig et de se foutre de tout le reste, des sentiments, mais que pour la seule fois de sa vie, il n'en avait pas le moindrement envie, zéro !

    En tout cas, Darcy a très bien réussi à jeter une bombe dans la conversation lorsqu'il a parlé de Valentin. Il en a marre de se laisser prendre au jeu et il réalise qu'au fond, c'était peut-être un peu plus volontaire de sa part qu'il ne veut bien l'admettre de mettre Ludwig dans cet état là. Il sait que parler de Valentin a forcément un effet négatif sur lui et en quelque part, ça lui plaît de le voir avec cette mine défaite. D'accord, ça ne lui plaît pas tant que ça parce que mine de rien, il n'aime pas à ce point voir les gens souffrir, mais il y trouve un certain petit réconfort. Cependant, les propos de Ludwig font naître une expression de surprise sur le visage du jeune homme, expression suivie d'un rire franc et sonore.

    « Tu crois que j'ai envie de m'envoyer en l'air avec toi ? »

    Il est impossible d'en vouloir à Ludwig d'avoir cru une telle chose. Lui-même y a cru pendant quelques instants, mais il se rend compte à quel point il est pathétique... à quel point il a mieux à faire que s'apitoyer sur son sort et sur une stupide relation passée avec le crétin qu'est Ludwig.

    « Je suis pas masochiste. » Conclut-il simplement.

    Et c'est vrai. D'accord, Ludwig aura toujours cette même attraction sur lui. D'accord, Darcy sera toujours le genre de mec à vivre sur des histoires d'un soir parce qu'il n'a pas l'impression qu'il peut assurer ailleurs, qu'il a le courage suffisant pour risquer d'avoir le coeur en morceaux. Au fond, c'est probablement qu'il n'a pas le courage d'admettre qu'il a déjà été blessé et qu'il a peur que ça se reproduise. N'empêche, il n'est pas fou et c'est très sincère : il n'a pas la moindre envie de se risquer à fricoter avec lui une nouvelle fois, d'espérer quelque chose qui n'arrivera jamais.

    Darcy termine son verre et jette un regard blasé vers Ludwig. Il ne sait pas trop où est-ce qu'il en est par rapport à tout ça, mais il sait qu'il en a marre de jouer à ce petit jeu. Pour la première fois, il n'a pas besoin de Ludwig ce soir. À quoi cela lui servirait-il de se plonger la tête dans une marre d'illusions ?

    « Je sais pas si ça te plaît, genre de croire que j'ai envie de coucher avec toi et que t'es pas seul au monde... Va voir Tiffany, qui tu veux, je suis sure que Dublin regorge d'Arsène et de Valentin, commence donc tout de suite à les chercher. »
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Ludwig Allen Jenzell

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MessageSujet: Re: Smile, my dear. Life's good. [PV. Ludwig]   Mer 9 Juin - 2:16

Mes muscles se crispent, son agressivité, finit par m’agacer comme toujours. Je le blesse, il me blesse, routine inlassable, on ne se comprend pas, on ne se comprendra sûrement jamais. Pourtant on se cherche, et j’imagine qu’il manquerait quelque chose dans nos vies si nous décidions tout bonnement d’en finir et de ne plus jamais nous parler. Je suis son premier réel amour, et lui mon premier mec, notre lien demeure quoi qu’on en dise, quoi qu’on en fasse. Si j’ai l’air d’un connard dans ma façon de lui parler, c’est la meilleure que j’ai trouvé pour qu’il ne s’attache plus à moi sans pour autant couper les ponts entre nous. Il est bien plus facile de détester quelqu’un qu’on a aimé que de l’ignorer, pourtant ce soir, c’est moi qui le déteste. Si je ne supporte pas lorsqu’il parle de Val-A. je serais bien capable de lui administrer un coup rien que pour avoir osé trouver du risible dans une telle situation. Mon énervement atteint son paroxysme et si je ne suis pas de nature impulsive, mais plutôt calme, j’éprouve les plus grandes difficultés à ne pas réagir à ses provocations. Je dois lui montrer que ça ne m’atteint pas, être ce même gosse insouciant qu’il déteste, ne pas céder à l’envie d’être sincère pour une fois et de lui concéder la victoire, mais mon sang coule trop vite dans mes veines, je sens mon cœur précipiter son flux de ses battements frénétiques. Seule la violence verbale pourrait m’apaiser. Un instant je m’égare, m’imaginant là, lèvres pincées prêt à déverser un flot d’injures et de paroles blessantes à son adresse, lui dire qu’il n’a jamais compté, qu’il n’atteindra jamais l’estime éternelle que j’accorde à celui a qui il ose manquer de respect par son comportement, la personne pour qui je pourrais me damner, que chaque jour qui passe éclipse un peu plus mes chances de retrouver la sérénité. Mais non, je me tais retroussant mes lèvres renfrogné, je ne dirais rien, acceptant ma part de responsabilité, grimaçant seulement. Je soupire et me tourne vers lui après une énième gorgée de Whisky

« Je crois ce que je vois Darcy, si ce n’est pas le cas de tes sarcasmes, tes yeux te trahissent, je ne t’en veux pas de nier la réalité, je fais plus ou moins la même chose en ce moment, et on ne choisit malheureusement pas si l’on est masochiste ou pas, on s’en rend pas tout de suite compte en plus, de là à avouer ça publiquement, il y a pas mal de démarches psychologiques à faire avant. »

Je soupire, et commande un nouveau verre, ne lâchant pas ce sourire qui cache trop bien mon anxiété et ma nervosité. Une clope ? Peut être, je reprendrai bien, remplacer ma drogue par une autre n’est pas la pire idée que je puisse avoir. Mon esprit s’évade un instant alors qu’il parle de Tiffany. Je fronce les sourcils à l’entente de la suite de sa phrase, voilà qu’il continue à attaquer. Me laissant aller je ne m’en offusque pas tout de suite et répond d’une voix voilée par l’abus net d’alcool de la soirée.

« Je ne vois pas ce que Tiffany a avoir avec nous, à moins bien sur que tu me cache une relation avec elle, ce qui m’étonnerait fort de vous deux au passage alors passons à ta remarque suivante, non sans une réelle envie de me blesser évidemment. Me dire d’aller voir des types comme le mec que j’aime dans le coma ou encore un des rares ex pour qui j’ai eu de l’attachement dans ce bas monde est une idée foncièrement brillante, oui ça me blesse, waow tu as réussi à me blesser Darcy, tu veux peut être un bon point ou encore des félicitations plus personnelles ? Tu m’fatigues, et tu me lasse, mais ca t’as l’habitude je crois. Et pour info, les mecs parfaits ça court par les rues. »

Je me lève et paye ses consommation, l’air devient asphyxiant, dans ce bar, j’ai besoin de calme, d’un instant avec moi même, je quitte les lieux et m’assois seul sur l’asphalte mouillée à l’extérieur, sortant une cigarette, la première d’une longue liste. Si je ne suis pas susceptible, ce sujet là a toujours été une exception, si l’on désirait aborder le sujet Valentin avec moi, il fallait prendre extrêmement de pincettes, Darcy avait mit les deux pieds dans le plat, je ne pouvais savoir s’il l’avait fait exprès ou non mais je ne préférait pas y penser, j’étais fatigué, ivre, et profondément seul.
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Darcy J. Orwell

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MessageSujet: Re: Smile, my dear. Life's good. [PV. Ludwig]   Jeu 10 Juin - 21:10

    Bon, c'est vrai que vu ainsi, il est difficile de voir ce que Tiffany a à voir avec tout ça. À vrai dire, Darcy lui-même n'en sait trop rien. Tout est devenu si compliqué avec elle. Il faut qu'il soit sincère avec lui-même : lorsqu'il a commencé à la draguer, c'était surtout pour embêter Ludwig. Finalement, il n'a même jamais fait quoi que ce soit pour que ce dernier vienne à être au courant de la relation qu'il a entretenue avec la jeune fille. De toute manière, il ne voit pas vraiment ce qu'il aurait pu chercher à faire, ça n'aurait absolument rien changer entre eux, sinon que d'ajouter encore plus d'huile sur le feu déjà bien allumé.

    Ludwig se fâche. Enfin, en apparence il reste calme, mais Darcy le connaît assez pour savoir que justement, ce n'est qu'en apparence. Il ne peut pas vraiment l'en blâmer, il faut qu'il admette qu'il l'a peut-être bien cherché. Des mots, bien trop de mots, puis il s'en va. Darcy demeure seul accoudé contre le comptoir, occupé à vider un verre supplémentaire et également de trop. Il soupire profondément. Il reste là, parce qu'il n'a rien de mieux à faire et qu'il n'a pas envie de mettre des efforts de toute manière. Tout ça est d'un ennui mortel, pourquoi est-ce qu'il a fallu que Ludwig ait la même idée que lui ce soir ? La fatalité a ce petit quelque chose de désagréable de constamment nous rappeler notre lien bien étroit avec la réalité.

    Finalement, il paye ses consommations et se lèvre, un peu étourdi. Ce n'est pas si mal, il faut bien dire qu'il a l'habitude d'abuser de l'alcool alors il n'aura pas de problème, mais il a l'esprit quelque peu embrouillé. Il est tôt pour quitter le bar, mais s'attarder ici serait un peu comme signé son arrêt de mort. Il abuse, mais il sait quand est-ce qu'il faut poser les limites et c'est le bon moment. Il traverse la porte et s'arrête une fois rendu à l'extérieur. Il fait sombre, l'air est humide. C'est une ambiance digne d'un film d'horreur, quelque chose de carrément déprimant qu'il n'aimerait en tout cas pas réaliser. Il a envie de fumer, envie de s'empoisonner un peu plus. Ne vous méprenez pas, Darcy n'a jamais eu des pensées suicidaires ou ce genre de choses, mais il est un peu bizarre sur certains points. Finalement, peut-être qu'il est plus masochiste qu'il veut bien l'admettre. Il a besoin de se faire du mal pour se motiver à remonter la pente. Il a toujours eu l'impression qu'il faut absolument toucher le fond pour mieux rebondir et finalement mettre la tête hors de l'eau. Partant de ce principe, il se laisse un peu tomber en chute libre. Il faudra bien qu'il reprenne le contrôle tôt ou tard.

    Puis, il aperçoit Ludwig assis au bord de la route à quelques mètres, dos à lui. Darcy l'observe durant quelques minutes, parce qu'il est carrément confus. Sur un coup de tête, peut-être parce que l'alcool altère son jugement, il s'approche de lui et dit doucement :

    « Navré, Ludwig. »

    Ludwig ? Depuis quand, mais depuis quand parle-t-il comme ça, solennellement ? Ces mots résonnent étrangement dans sa tête. Depuis quand est-ce qu'il présente des excuses à celui qu'il méprise le plus de tout le monde ? Parce que oui, c'est aussi vrai que Darcy méprise Ludwig qu'il le désire. Bon, il croit que ce temps là est révolu et qu'on ne peut pas s'accrocher à un souvenir bourré d'illusion pendant des années. C'est simplement difficile de vraiment tirer un trait sur quelque chose - quelqu'un - en qui on a vraiment cru. C'est encore plus difficile lorsqu'on réalise qu'on a été mené en bateau durant autant de temps. Bref, c'est du passé. Il est temps de tirer le trait, là, tout de suite dans cette rue à l'air humide et à l'odeur de vers de terre.

    « Ça compte pour toi, alors j'espère qu'il ira mieux. Vraiment. »

    Puis, il y a comme cette immobilité qui s'installe et qui flanque une espèce de paralysie à Darcy. Il ne bouge plus, le regard bien encré sur les cheveux blonds du jeune homme assis près de lui, qui s'est retourné après un moment. Non, il ne l'a pas regardé dans les yeux et il ne le fera pas, jamais. Il ne sait plus ce qu'il fait, ni pourquoi il s'est arrêté. Il hausse les épaules. Il s'éloigne. Sincèrement, ça lui demande un effort de ne pas se retourner, mais l'alcool aide un peu. Il ne veut pas se retourner, il veut se prouver qu'il peut laisser Ludwig là comme ça au bord de la rue mouillée et rentrer chez lui. Il le fait, c'est terminé.
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Smile, my dear. Life's good. [PV. Ludwig]
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